Petit circuit dans le Nord (3)
Il n’est pas très tard, alors l’idée me prend de passer par Gravelines. Comme Bergues et Dunkerque, c’est encore une ville fortifiée par le morvandiau Vauban. On y trouve, entre bien d’autres choses, un beffroi dont le premier datait de 1608 (il a été reconstruit entre 1822 et 1827).
Ou trouve aussi le « château » de l’arsenal. Au XVIe s., la ville étant espagnole, Charles Quint fit construire une première fortification et au siècle suivant, la ville étant devenue française depuis peu, Vauban fortifie la ville et englobe l’arsenal. On peut notamment voir ici le jardin de et la poudrière, édifice semi-enterré et abritant le musée du dessin et l’estampe originale.
J’ai pu parcourir rapidement le jardin (Fromfrom n’a rien vu, elle était restée dans la voiture). Plusieurs sculptures intéressantes.
Charles Gadenne (1925-2012). La conversation. 1976 et en haut seule, La Vigie. 1979.
Mais mes préférées sont celles-ci :
Prince Argoutinsky-Dolgorouky dit Benatov. L’Homme éclaté.
Georges Minnel. L’Homme assis.
Et j’ai été plus intriguée par une signature féminine :
Magada Nemeth. La Liberté. 1991 et La Méditation. 1999.
J’ai voulu en savoir plus sur la sculptrice et je suis tombé sur cette vidéo (2010) qui permet de mieux cerner sa personnalité qui ne peut pas, à mon sens, laisser indifférent.
Puis me revint à l’esprit l’existence sur cette commune d’un chantier de bateau. Le Jean Bart sera la réplique d’un vaisseau de ligne de premier rang de 1670 (règne de Louis XIV) qui mesurera 57 m de long (ce genre de bateau était équipé de 84 canons). La construction a débuté ici en 2002 et devrait s’achever en 2027 ou 2029. Pour de plus amples informations, voir ici et là. On connaît l’Hermione, une réplique d’une frégate du même nom (1779), bien plus petite et légère, armée de 26 canons. Il y aura quelques autres différences notables avec elle : le Jean Bart ne naviguera pas par lui-même (il ne sera pas équipé de moteurs et de compartiments étanches) mais il pourra être remorqué. Cela s’explique notamment par le fait que sa manœuvre demanderait beaucoup de personnel (150-200 matelots), ce qui serait un gouffre financier impossible à rentabiliser. Il restera donc au port et pourra voyager pour les grands rassemblements de vieux gréements du style de ceux de Brest, Nantes ou Rouen. La visite n’était bien sûr pas ouverte et je n’ai pas pu faire les photos à ma guise. Pour la poupe, je suis même rentré dans l’enclos d’un garage de réparation automobile.







































































































































