On n'est pas encore sorti de l'auberge
Au sujet des règles sanitaires « COVID-19 » en entreprise, il y a quand même de belles conneries faites par des gens qu’on pourrait croire responsables et qui pourtant se mettent à déconner sérieusement comme j’ai pu le voir cette semaine de la part de collègues qui avaient décidé de faire une réunion à cinq sans masque (certes à distance) avec une collègue nouvellement embauchée du matin. Bon, il n’y avait pas de péril imminent, aucun n’était présumé malade, mais il se trouve quand même que tous ont des enfants et peuvent être porteurs asymptomatiques. En effet, les enfants semblent quand même être des vecteurs importants. En découvrant la chose, j’en suis resté baba. Ben oui, parce que depuis le début de ces conneries de COVID-19 et des premières règles à mettre en place au travail, c’est moi qui est pris les choses en main et je suis devenu l’emmerdeur numéro un sur le sujet. Je ne sais pas combien de « circulaires » j’ai rédigées, parfois le lendemain pour corriger ce qui avait été dit la veille car le gouvernement avait changé d’avis ou tardait à mettre en place un formulaire qui était pourtant prêt. Je dois dire que je suis beaucoup plus serein que je ne l’étais lors des premières semaines du confinement du printemps où j’avais l’impression d’une apnée interminable, sans horizon, sans savoir quelle horreur allait arriver. Le deuxième confinement et ce qui se passe en ce moment n’est plus source d’inquiétude particulière.
En décembre, contre l’avis de mes collègues, j’avais demandé que les candidats à un entretien d’embauche ne retirent pas leur masque. C’est vrai que c'est pénible, on ne voit pas bien l’expression des gens, mais on la devine quand même, à ce que j’ai pu en voir, y compris pour des personnes qu’on ne connaît pas. Imaginons qu’un candidat tombe gravement malade et qu’il aille dire qu’on lui demandé expressément de retirer son masque pendant l’entretien et qu’il a attrapé le SARS-CoV-2 a cette occasion même si en vrai c’est son/sa petit(e) ami(e) qui lui a refilé...
Je ne peux pas être derrière tout le monde pour surveiller que tout le monde agit toujours dans les règles de l’art et franchement, j’ai autre chose à faire et ça me gonflerait, mais en même temps, je ne peux pas non plus être laxiste là-dessus et ne pas enguirlander les fautifs. Il y a souvent des tendances naturelles à s’affranchir des règles, parce que oui c’est chiant, je le reconnais. On peut oublier un détail, négliger une désinfection… Mais manifestement quand le « père fouettard » commence à accepter un détail, ne fait plus des rappels réguliers (et usants), alors cela peut dérailler très rapidement. C’est ce que j’ai pu constater cette semaine, semble-t-il sans conséquence. Je ne suis finalement pas très étonné des dérives évoquées çà et là dans les familles, entre groupes d’amis… Moi-même, je ne suis sans doute pas irréprochable. Toutefois, après la énième conférence de presse « COVID-19 » de ce soir, il y aura demain une énième circulaire de ma part demain matin… ce qui va nous permettre de mettre en place, quel bonheur, une énième attestation employeur pour les salariés qui rentreront chez eux après 18 heures.





































































