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Cornus rex-populi

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11 avril 2023

Musée royal des beaux-arts d’Anvers (3)

On poursuit.

Cornelis de Vos (Hulst, 1584 – Anvers, 1651). Portrait de famille. 1631. Huile sur toile.

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Antoine Bourdelle (Montauban, 1861– Le Vésinet, 1929). Le peintre Jean Auguste Dominique Ingres. 1908. Bronze.

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Jean Auguste Dominique Ingres (Montauban, 1780 – Paris, 1867). Autoportrait. 1864-1865. Huile sur toile.

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Maître de 1499 (primitif flamand actif de 1470 à 1499 entre Bruges et Gand). Diptyque de Christian de Hondt, abbé de Ten Duinen. Huile sur bois.

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Attribué à Jan Daemen Cool (Rotterdam, 1589 – 1660). Docteur Cornelis van der Heijde et Ariaentgen Ariens de Buijser et leurs enfants. 1639. Huile sur bois.

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Maître anonyme (Brabant, XVIe s.). Jardin clos.

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Cornelis de Vos (Hulst, 1584 – Anvers, 1651). La restitution des objets sacrés de l’Église à saint Norbert après la défaite de l’hérétique Tankelin, avec un portrait de la famille Snoeck. 1631. Huile sur toile.

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Abel Grimmer (Anvers, 1570/1573 – 1618/1628). Les quatre saisons. 1607. Huile sur bois. Série de quatre tableaux : ici « Le printemps ».

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Abel Grimmer (Anvers, 1570/1573 – 1618/1628). Les quatre saisons. 1607. Huile sur bois. Série de quatre tableaux : ici « L’été ».

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Abel Grimmer (Anvers, 1570/1573 – 1618/1628). Les quatre saisons. 1607. Huile sur bois. Série de quatre tableaux : ici « L’automne ».

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Abel Grimmer (Anvers, 1570/1573 – 1618/1628). Les quatre saisons. 1607. Huile sur bois. Série de quatre tableaux : « L’hiver ».

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10 avril 2023

Musée royal des beaux-arts d’Anvers (2)

Suite de la visite (dans le désordre).

George Minne (Gand, 1866 – Laethem-Saint-Martin, 1941). Le porteur de reliques. 1897. Marbre.

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Albrecht Bouts (Louvain, 1451/1455 – 1549). L’Homme de douleurs. 1500-1525. Huile sur bois.

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Mattheus van Beveren (Anvers, 1620/1640 – Bruxelles, 1696). Le Christ [à gauche] & Notre-Dame des Douleurs [à droite]. Ivoire.

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Frans Francken II (Anvers, 1581 – 1642). Un Cabinet de curiosités. 1619. Huile sur bois.

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Copie d’après Pieter Brueghel I (Bréda, 1526/1530 – Bruxelles, 1569). La danse de la mariée. 1566.

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Maître de la guilde de saint Georges de Malines (actif entre 1490 et 1510). Les membres de la guilde malinoise de la Grande Arbalète. Vers 1497.

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Auguste Rodin (Paris, 1840 – Meudon, 1917). Cariatide tombée. 1881. Bronze.

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Suiveur de Rogier van der Weyden (Tournai, 1399/1400 – Bruxelles, 1464). Portrait d’un juge de camp. 1450. Huile sur bois.

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Jean Fouquet (Tours, 1410/1430 – 1477/1481). Madone entourée de séraphins et de chérubins. Vers 1450. Huile sur bois. Ce panneau est un de ceux d’un ancien diptyque venant initialement d’une église de Melun ; le second panneau se trouve à Berlin et représente Étienne Chevalier, le commanditaire du tableau. Il semble que ce tableau soit un des plus célèbres du musée. Il a incontestablement des vertus qualitatives, de modernité, de simplicité, mais cela semble un peu exagéré. Et il est tourangeau, ce qui est un comble en terres flamandes !

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Maître anonyme (Pays-Bas méridionaux, 1er quart du XVIIe s.). Portrait de famille. Huile sur bois.

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9 avril 2023

Musée royal des beaux-arts d’Anvers (1)

Durant la demi-semaine que je m’étais accordée pendant les vacances scolaires de février, nous avions décidé, non pas d’aller à Amsterdam pour aller voir l’exposition Vermeer, mais d’aller à Anvers. Cette ville, comme d’autres grandes villes belges est soumise à une forme de plan interdisant, en ville, la circulation des voitures les plus polluantes et là-bas, on ne rigole pas ! Selon les régions ou provinces, il faut faire des démarches séparées (en ligne) indépendantes et suffisamment en amont de la première visite : diable que c’est chiant ! Je l’avais déjà fait pour Bruxelles et Gand, mais pas pour Anvers. J’ai juste eu le temps. Notre voiture diésel a le droit de circuler là-bas jusqu’en 2027. Pour faire quoi à Anvers ? Pas pour visiter la ville, cela ne me disait pas trop… mais pour aller voir le musée royal des beaux-arts qui a été fermé pendant plus d’onze ans. Personnellement, j’étais impatient ; il a rouvert en septembre 2022 et tout ou presque a été refait à l’intérieur. Le bâtiment n’est pas de ceux que j’apprécie particulièrement ; il est très massif (de la fin du XIXe s.). Bien entendu, la cible était la peinture flamande, avec en particulier certains primitifs flamands qui d’affectionne particulièrement. Je savais la présence de plusieurs tableaux originaux de Rogier van der Weyden dont un qui à lui seul valait facilement le voyage. Je n’ai pas été déçu et Fromfrom non plus. Bien entendu, il n’y a pas que de la peinture flamande, il y a d’autres choses. J’ai pu faire des photos, dont certaines ne sont pas ratées. Je vais en montrer un large échantillon, sans ordre particulier et en plusieurs épisodes. Pas mal de travail sur les photos notamment pour le redressement et le recadrage, plus rarement des traitement plus poussé, mais aussi pour mettre les titres  qui ne figurent pas en français sur les cartels, mais uniquement en néerlandais et en anglais (et peu limite quand même pour un pays qui a le français et l’allemand comme langues officielles en plus du néerlandais, mais on connaît un peu la bêtise mesquine qui peut les étreindre parfois… Enfin, je me suis débrouillé avec une application du musée sur smartphone qui m’a permis de m’y retrouver.

Alors c’est parti !

Maerten de Vos (Anvers, 1532-1603). Saint Luc peignant la Vierge. 1602.

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Auguste Rodin (Paris, 1840 – Meudon, 1917). Pierre de Wissant. 1882-1884. Cette statue est l’une de celles de l’ensemble des Bourgeois de Calais.

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Jean Clouet (Province du Hainaut, 1480 – Paris, 1541). Le Dauphin François, fils de François Ier. 1522-1525. Huile sur bois.

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La marquise devant :

Hendrick van Balen I (Anvers, 1573-1632), Jan Brueghel (Bruxelles, 1568 – Anvers, 1625), Frans Francken II (Anvers, 1581 – 1642) & Sebastiaan Vrancx (Anvers 1573-1647). Blason de la chambre rhétorique ‘De Voliere’. 1618.

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Artus Quellinus II (Saint-Truiden – Anvers, 1700). Saint Sébastien. 1661.

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Pablo Gargallo (Maella, 1881 – Reus, 1934). Hommage à Marc Chagall. 1933. Bronze.

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Peter Paul Rubens (Siegen, 1577 – Anvers, 1640). Épitaphe de Nicolas Rockox et de son épouse Adriana Perez. 1613-1615.

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Jan Brueghel II (Anvers, 1601-1678). Fleurs dans un vase.

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René Magritte (Lessines, 1898 – Schaarbeek, 1967). Madame Récamier. 1967.

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8 avril 2023

Brèves cornusiennes du samedi 8 avril 2023

Parce qu’on en parlait dans les médias au début de l’année (on en encore abondamment parlé ces dernières semaines), j’ai testé le logiciel d’intelligence artificiel de discussion ChatGPT à plusieurs reprises selon plusieurs axes. Un collègue informaticien l’a testé positivement de son côté dans le cadre professionnel pour l’aider à écrire du code informatique, ce qui lui fait gagner beaucoup de temps. De mon côté, tout ce que j’ai essayé a donné des résultats pitoyables. Je l’ai interrogé sur des questions d’architecture, d’écologie (science), d’histoire, de géographie, de littérature et il s’est avéré que dans tous les cas, il était superficiel, convenu, presque caricatural. Et dès que l’on va dans des choses un peu précises, les réponses deviennent vagues voire souvent fausses. Le nombre de réponses fausses est hallucinant et bien sûr inquiétant. Les journalistes n’ont pas beaucoup relayé ce problème que je considère pourtant comme l’un des plus préoccupants. Le souci est que lorsqu’on lui dit qu’il se trompe, il se se corrige en intégrant la bonne réponse qu’on vient de lui donner, mais surtout quand on lui donne une fausse réponse, il l’intègre tout aussi bien. Je parle bien de réponses qui n’ont rien à voir avec l’actualité ou issue d’une interprétation. Bref, la fiabilité en prend un sacré coup. Ensuite, il est vrai que l’outil produit des phrases globalement très correctes et en principe exemptes de fautes d’orthographe. Je pense que c’est sans doute cela qui me paraît le plus remarquable. Il a été dit que les étudiants l’utilisaient et que c’est justement l’absence de fautes d’orthographe dans les copies qui permettait de suspecter son utilisation. On peut aussi le constater quand les copies sont à peu près similaires et surtout parce que la façon de rédiger est toujours la même, manque de personnalité et est donc à ce titre caricaturale, le tout avec une certaine superficialité et sans caractère. Si les enseignants ne s’en rendent pas compte, il faut qu’ils se posent des questions. Toutefois, il est aussi vrai qu’il ne s’agit là que d’une étape et des évolutions futures pourront certainement brouiller les pistes. Sur le fond, il y a quand même de quoi être inquiet, non pas de l’outil en tant que tel mais des utilisations malveillantes qui ne manqueront pas d’être mises en œuvre par des individus, groupes, entreprises, états fort mal attentionnés. Je ne parle pas de cet outil en particulier mais des diverses formes que prennent ou en prendront l’intelligence artificielle. Certes, les technologies ont toujours été utilisées pour des choses utiles ou en principe bienveillantes d’un côté et détournées pour faire le mal de l’autre. Il n’y a rien de réellement nouveau dans l’approche, mais cela donne toutefois le vertige et on a clairement le sentiment que nos espaces de liberté s’amenuisent sans cesse à une vitesse accélérée.


Quand quelqu’un a un pouvoir, la question n’est pas de savoir s’il va en abuser, mais quand il va en abuser. Le pouvoir peut être très modeste, très limité et je pense qu’il peut concerner n’importe qui, y compris des personnes qui sont loin d’avoir une âme de dictateur. Prenons mon cas, certes déjà biaisé car je rêve d’être dictateur, mais prenons-le quand même. J’en ai déjà parlé, quand j’étais au service militaire, il m’est arrivé une fois d’abuser d’une minuscule parcelle de pouvoir qui m’était octroyée en tant qu’armurier. C’était pour rendre la monnaie de sa pièce à un sous-lieutenant et j’avais décidé de faire du zèle sur la propreté des armes. La victime collatérale n’avait pas d’importance, c’était un abruti, certes presque inoffensif.

Certains, beaucoup trop nombreux, argumentent que l’utilisation de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution de la République française est démocratique. Il ne faut pas confondre le respect de la loi et des règles avec l’esprit de la vraie démocratie active et incontestable, surtout quand autant de personnes sont contre une réforme. Ce passage en force pour une réforme engageant un nouveau recul social est un abus de pouvoir caractérisé et est à mon sens réellemnt anti-démocratique.

François Mitterrand s’était engagé, comme candidat à la présidentielle en 1981, à abolir la peine de mort (alors qu’il l’avait fait appliquer en tant que ministre de la Justice et ministre de l’Intérieur dans les années 1950). Y avait-il une majorité dans la France d’avant 1981 pour l’abolition ? Les sondages de l’époque semblaient dire le contraire. Mais à quel point avait-on expliqué la barbarie que cela représentait ? La question se pose. Mitterrand avait-il pris un vrai risque en s’engageant dans ce sens avant l’élection ou était-ce au contraire un calcul pour incarner une rupture, un changement pouvant lui octroyer plus facilement des voix de la part des humanistes ? Pour ma part, j’ai tendance à penser que Mitterrand n’avait pas besoin de parler de l’abolition pour être élu, mais il l’avait fait, et à ce titre, c’est sans doute l’une des choses qu’il a fait de mieux dans son existence. Tout cela pour dire que ce n’est pas parce que le « peuple » est pour ou contre une chose, une loi que le « peuple » a nécessairement raison, mais on ne peut pas aller radicalement contre lui sans en tenir compte de manière extrêmement sérieuse. Et aujourd’hui, cette réforme des retraites ne tient compte de rien. Le compte à rebours de la bombe à retardement est déjà en route.


Le calendrier pour le départ de ma mère à la maison de retraite s’est précisé, ce sera le 19 avril, soit onze mois après avoir formulé la demande dans les premiers établissements. L’établissement, qui dépend de l’hôpital public, a une très bonne réputation de la part des soignants et travailleurs sociaux avec lesquels mon père et moi sommes en relation. Il y a encore des dossiers à remplir pour que mon père puisse bénéficier d’un minimum d’aide. Et on s’aperçoit à cette occasion combien les systèmes sont mal foutus, pas interconnectés, répétitifs. Il devrait y avoir des liens directs et facilités entre les dossiers fiscaux et sociaux (retraites, logement…) et ce n’est pas le cas, on n’a pas de communication directe des bases de données entre elles (on en est à l’âge de pierre d’une certaine façon).

1 avril 2023

Brèves cornusiennes du samedi 1er avril 2023

Ce jeudi, mes parents avaient rendez-vous avec le médecin-conseil dans l’un des deux EHPAD de les plus proches de la maison. Et après la visite, il s’avère qu’une place pour ma mère sera disponible dans une chambre double d’ici trois semaines. Cette perspective est un soulagement pour mon père, mais il craint de s’ennuyer seul. Il va également falloir faire en sorte qu’il conserve a minima une aide-ménagère quelques heures par semaine. Donc, globalement, cela reste une très bonne nouvelle, ce que confirme la personne qui travaille au Département de la Loire avec laquelle je suis en relation régulière depuis le mois de mai 2022.


Tous les matins, j’ai envie d’étrangler un ministre. Il faudra que je me prescrive quelque chose.


Hier soir, après avoir regarder une vidéo sur You Tube depuis chez Calyste, je suis arrivé de fil en aiguille sur ce vieux sketch de Pierre Dac et Francis Blanche, qui contrairement à d’autres, je ne connaissais pas. Cela s’appelle La recette du water pudding.

 

C’est surréaliste, absurde, très bête, idiot, crétin… si bien que j’ai failli mourir de rire, comme cela ne m’était pas arrivé depuis fort longtemps.

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26 mars 2023

Brèves cornusiennes du dimanche 26 mars 2023

Jeudi avait lieu notre Conseil scientifique qui s’est bien passé. Parmi les membres, il y en a qui ne s’expriment jamais ou qui ne sont pas pertinents. Et puis il y en a d’autres qui formulent des critiques intéressantes. Parmi ceux-ci, il y a une dame qui m’agace : si elle a souvent raison sur le fond, la façon dont elle s’exprime est condescendant et sa voix m’horripile (et je ne suis pas le seul qu’elle agace, des collègues ne peuvent pas la sentir). Toutefois, je trouve important que des voix critiques justifiées s’expriment, c’est même le but.


J’ai été évidemment contre l’utilisation de l’article 49, alinéa 3 de la Constitution de la République française pour faire adopter la « réforme » des retraites par l’Assemblée nationale sans vote. Je m’interroge sur l’utilisation de cet artifice constitutionnel : faudrait-il l’interdire complètement ou le limiter très strictement au passage de lois urgentes ? Je pencherais plutôt pour l’interdiction totale, surtout si en contrepartie on modifiait les possibilités d’examen d’amendement lors des séances à l’Assemblée nationale. Je serais partisan de la possibilité de dépôt d’un seul amendement par article de loi et par député, ce qui me paraît déjà bien. L’obstruction n’a en effet pas de sens, même si dans le cadre actuel, je trouve cela logique et de de « bonne guerre ». Ce qui ne signifie pas que je donne forcément raison à l’ensemble des arguments des « forces de gauche ». Personnellement, j’aurais été partisan d’une réforme des retraites qui prennent en compte les éléments suivants :

  • la stricte équivalence des régimes de retraites des secteurs publics et privés limitant les effets pervers et délétères qui existent quand les personnes passent d’un secteur à un autre (ce qui limite d’ailleurs les mouvements, ce qui est un problème sérieux en soi) ;
  • la possibilité de partir çà la retraite un peu plus tôt (certes avec une décote à définir) ;
  • la prise en compte substantielle de la pénibilité physique mais aussi réfléchir à la pénibilité psychique ou intellectuelle (je n’ai pas entendu du monde s’exprimer à ce sujet) et la prise en compte des maladies chroniques ;
  • la prise en compte dans le dispositif des retraites complémentaires ;
  • la limitation des régimes spéciaux dont nombre ne se justifient pas ou plus ;
  • l’incorporation dans les recettes pour les retraites de certains prélèvements d’impôts du capital et de revenus financiers pour équilibrer le tout.

En discutant avec les uns et les autres lors du Conseil scientifique, je me suis rendu compte que l’âge de départ à la retraite à taux plein à 67 ans (pour l’instant !) concerne bien plus de monde que je ne l’imaginais, y compris pour des personnes que je considère bien établies et dans le « circuit » depuis longtemps. Parce que certains petits boulots de début de carrière ne sont pas pris en compte, parce que certaines rémunérations d’étudiants dans certaines structures publiques et déjà scandaleusement inférieures au SMIC, ne sont pas prises en compte, ni certains emplois exercés hors de France. Je ne peux pas entendre l’expression « ceux qui ont commencé à travailler à [tel âge] » car on voit bien que ceux qui ont fait de longues études n’ont pas tous tourné leurs pouces et ne sont pas tous des nantis irresponsables en pleine forme et grassement payés.


C’est toujours la galère pour ma mère, toujours pas de place dans les EHPAD à peu près abordables et pas trop éloignés de la maison. Je relance régulièrement (si je ne le faisais pas, cela serait problématique, même si j’ai l’impression d’emmerder inutilement le monde, mais c’est ainsi que l’on m’a dit qu’il fallait procéder).


Un restaurant de Cassel a eu son étoile en 2017 et comme il est assez petit (une vingtaine de couverts au maximum), nous n’y étions jamais allés. Là encore, cela a été assez difficile de trouver un créneau, mais j’y suis arrivé pour débuter le week-end après l’anniversaire de Fromfrom. Très bonne surprise. Un côté familial et sans chichi et un service extra dans l’ambiance d’une salle d’une demeure du XVIIIe s.

Fromfrom y travaillait depuis 2019 (la première année après son arrêt consécutif à son entorse du genou). Il lui a fallu trois ans et demi et 5000 heures de travail pour ce monumental ouvrage en points de croix extra-fin. Le tableau encadré très récemment fait 86 cm × 62 cm. Quand je l’avais vu s’attaquer à cela, je m’étais dit que cela relevait de la folie furieuse (d’ailleurs, je le pense toujours) tant les plans de l’ouvrage sont complexes et gigantesques et surtout parce que s’attaquer à cela m’aurait rendu dingue. Mais aussi par le nombre de couleurs (presque 130). Je précise que l’ouvrage est aussi vendu avec un fond blanc qui le rend un peu plus facile à broder que le noir (vive les lampes spéciales à DEL). Bref, je suis épaté, plus qu’admiratif et je dois dire que j’ai longtemps pensé que cela ne finirait jamais.

Mais au fait de quoi s’agit-il ? D’une peinture flamande du XVIIe s., assez classique à cette époque, représentant un bouquet de fleurs dans un vase. Un bouquet irréaliste puisque comme beaucoup des tableaux du même genre, il regroupe des fleurs aux phénologies très différentes puisqu’elles étaient peintes isolément avec les saisons.

Jan Davidszoon de Heem (Utrecht [Pays-Bas], 1606 – Anvers [Belgique], 1684). Nature morte avec fleurs dans un vase en verre. 1650-1683. Huile sur cuivre. Il est visible au Musée des beaux-arts d’Amsterdam (voir ici). Fromfrom n’a pas représenté deux petites araignées (devinez pourquoi), un pseudo-cadre qui n’existe pas sur l’original. Par ailleurs, certains points arrière de finition n’ont pas été brodés car ils avaient un aspect artificiel. L’encadrement a été réalisé de main de maître (ce n’est pas une première pour nous) et avec du verre antireflet de qualité musée (ce n’est pas toujours miraculeux, mais si la lumière incidente est bonne, le verre ne se voit pas).

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11 mars 2023

De décembre à mars

Quelques photos prises entre décembre et la semaine dernière.

Le QR code antique, détail de la mosaïque de la Salle de la mosaïque de Méduse (deuxième moitié du IIe s. ap. J.-C.) du Musée des beaux-arts de Besançon.

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Crocus, Hellébore d'hiver (Eranthis hyemalis), Noisetier commun (Corylus avellana), Perce-neige commun (Galanthus nivalis), Jonquille (Narcissus pseudonarcissus), Cornouiller mâle (Cornus mas).

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Tulipes, hippéastres (« amaryllis ») et narcisses d’intérieur.

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Céleste électricité.

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25 février 2023

« Champollion, la voie des hiéroglyphes »

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Le musée du Louvre-Lens a fêté en 2022 ses dix ans.

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Nous y étions déjà allés en juin 2022 pour l’exposition « Rome, la cité et l’empire ». Cette fois, il s’agissait d’aller voir l’exposition relative à Champollion et aux hiéroglyphes.

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Seulement, l’exposition, démarrée en septembre était terminée lorsque je me suis réveillé (en fait, c’est Fromfrom qui dormait !). Mais, l’exposition a été prolongée d’une semaine. Nous y sommes donc le dimanche précédent le jour de fermeture (22 janvier). Il faut environ deux mois de fermeture entre deux expositions. Et ce dernier dimanche, il y avait une queue énorme. Je pense que tout ce qui traite d’Égypte attire beaucoup de visiteurs. À noter que les expositions temporaires sont payantes, mais que l’exposition permanente est demeurée gratuite (cela n’était prévu que la première année au départ). Bien sûr pour cette exposition, beaucoup d’œuvres venues du Louvre parisien ou de ses réserves (dont une partie se trouvent depuis peu dans un bâtiment pas très loin du musée lensois), mais pas uniquement car on y a trouvé quelques pièces venues de musées italiens ou de Grenoble par exemple (où Champollion officia un temps). Une des choses qui m’a le plus frappé, aidé en cela par un petit morceau d’un documentaire-fiction sur Champollion vu à l’automne, c’est la profonde hostilité dont cet homme a pu être l’objet de la part de chercheurs bien établis et surtout de notables qui ont méprisé ses travaux et ses résultats, y compris tardivement, lorsqu’il avait été reconnu. On voit aussi l’importance qu’a pu jouer son frère et d’autres notables et scientifiques qui l’ont soutenu, ce qui est quand même rassurant.

Outre des éléments liés à la naissance de légyptologie dans diverses de ces composantes, lexposition  illustre également la passion queurent les Romains de lAntiquité pour lart égyptien (et pas que lart) et les Français du XIXe s.

 

Statue d’Aménophis II présentant les vases-nou. Karnak (Égypte). V. 1425-1400 av. J.-C. (Nouvel Empire, 18e dynastie). Granite rose. Vient du musée Egizio de Turin.

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Jean-François Champollion (Figeac, 1790 – Paris, 1832). Étude d’après le David de Michel-Ange. 19 mai 1804. Fusain et rehauts de craie blanche sur papier vergé.

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Léon Cogniet (Paris, 1794 – 1880). Portrait de Jean-François Champollion, égyptologue. 1834. Huile sur toile.

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Lion couché du Sérapéum. Saqqara, Sérapéum, temple de Nectanébo, Égypte. 379-361 av. J.-C. (Basse Époque, 30e dynastie). Calcaire.

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Antoine-Guillaume Grandjacquet (Reugney, 1731 – Rome, 1801). Statue d’Isis dite « Isis Grandjacquet ». 1781. Granitelle.

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Statue d’Isis. Tivoli, Villa Hadriana (Italie). 117-138 (règne d’Hadrien). Marbre noir.

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Statue de Ramsès II dit « Horus Albani ». Rome, villa Albani ; Champs de Mars, temple d’Isis et de Sérapis (Italie). 1279-1213 av. J.-C. (partie inférieure) et XVIIIe s. (partie supérieure). Calcite (albâtre égyptien).

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Buste d’Antinoüs en pharaon. Tivoli, villa Hadiana (Italie). Vers 130-140 ap. J.-C. Marbre blanc.

 

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Charles de Steuben (Bauerbach [Allemagne], 1888 – Paris, 1856). Portrait de François Arago. 1832. Huile sur toile. François Arago fut un astronome, physicien et homme politique français. Il fut un scientifique et vulgarisateur talentueux et un républicain favorable au progrès social et technique. Il fut l’un des premiers défenseurs des théories de Champollion.

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Architrave de Sobekemsaf Ier. Médamoud, temple de Montou (Égypte). V. 1615-1605 av. J.-C. (Deuxième Période intermédiaire, 17e dynastie). Grès.

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Stèle de Hor. Abydos (Égypte). V. 1950 av. J.-C. (Moyen Empire, 12e dynastie, an 9 de Sésostris Ier). Calcaire.

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Eugène-Émile Thomas (Paris, 1817 – Neuilly-sur-Seine, 1882). Buste de Jean-François Champollion, égyptologue. 1852. Marbre.

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Fragment de stèle dédiée à Osiris et aux divinités associées. Abydos (Égypte) ou Thèbes (actuel Louxor, Égypte). vers 1294-1279 av. J.-C. (19e dynastie, probablement le règne de Séthi Ier). Calcaire peint avec inclusions de silex.

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Antoine-Guillaume Grandjacquet (Reugney, 1731 – Rome, 1801). Osiris dit « Osiris Grandjacquet ». Rome, villa Borghèse (Italise). Vers 1779-1781. Basalte.

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Statue de la chanteuse d’Amon Hénoutideh. Probablement Thèbes (Égypte). Vers 1425-1400 av. J.-C. (Nouvel Empire, 18e dynastie, règne d’Aménophis II). Grès.

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Couvercle du sarcophage de Djedhor[détail]. Saqqara (Égypte). 380-342 av. J.-C. (30e dynastie) ou 332-306 av. J.-C. (début de l’époque ptolémaïque). Diorite.

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Auguste Bartholdi (Colmar, 1834 – Paris, 1904). Jean-François Champollion. 1867. Plâtre. Provient du Musée de Grenoble. Une version plus tardive en marbre se situe dans la cour du Collège de France.

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Tirage du torse de la Vénus de Milo. Atelier du Louvre, après 1921. Plâtre. La statue d’Aphrodite en marbre découverte sur l’île grecque de Mélos en 1820 et dite « Vénus de Milo » entre au Louvre en 1821. Elle avait été achetée par l’ambassadeur de France en Grèce qui l’avait offert aussitôt au roi Louis XVIII qui l’avait offert à son tour au Louvre. Tout cela l’année où Champollion avait déchiffré les hiéroglyphes.

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19 février 2023

Fin 2022 - début 2023 (5 et fin)

La maison de mes parents à RDG. Je l’avais déjà montrée photographiée par l’ancienne aide-ménagère, peu après la fin des travaux. Là, la photo est un peu trafiquée car j’ai retiré des fils électriques et téléphoniques. Pour dire que mon père a reçu le versement de « MaPrimRénov » seulement 19 mois après la fin des travaux !

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Direction la Bretagne. Nous y avions loué un gîte à Riec-sur-Bélon pour quelques jours. Une vraie chaumière récemment refaite dans laquelle se trouvent trois gîtes (nous étions dans celui le plus à gauche).

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Le lendemain, rendez-vous pour un premier repas chez la duchesse mère, avec notamment de superbes crevettes roses (bouquet) qui vient, comme d’habitude d’un pêcheur pour lequel le jeune frère de Fromfrom fait des réparations diverses à son bateau. L’après-midi, comme un pèlerinage obligatoire, nous allons à la pointe de Trévignon et ses annexes. Je ne me souvenais plus qu’il y avait des blockhaus.

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Le lendemain, rendez-vous avec Madame Plume de Dz. Comme nous n’étions pas pressés par les chiens fous, nous décidons de faire un petit crochet par Locronan, même s’il n’arrêtait pas de pleuvoir. Il n’y avait pas foule à cette heure. J’avais pris des photos de la crèche, mais elles ne m’ont pas plu, j’ai tout effacé. Il reste ces photos. On remarquera que la commune se prend à présent pour Lyon ou Lille avec une grande roue, de taille cependant bien plus modeste.

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Sur recommandation plumesque, nous mangeons agréablement dans un établissement proposant des brunchs goûters et pâtisseries. L’après-midi devait être consacré à une visite de l’un des joyaux ecclésiaux de la ville, mais c’était scandaleusement fermé. Et pas question de se replier ailleurs, il pleuvait sans cesse ce jour-là. Nous sommes restés Barbara de Prévert. Nous avons quand même pu profiter d’agréables discussions avec Plume, cette fois sans Karagar et Vladimir qui étaient partis sur Mars aux Canaries.

Les jours suivants, encore de jolis repas à la Lande à genêt ou au gîte. Puis nous sommes rentrés dans nos hauts comme des grands le lendemain du jour de l’an.

11 février 2023

Fin 2022 - début 2023 (4)

Nous sommes quand même passés par le Pilat.

Sur la première image, le barrage du Dorlay, du nom d’un affluent du Gier. Le réservoir pour l’eau potable était loin d’être rempli.

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Le Gier à environ 4,5 km de sa source. Le fameux aqueduc romain du même nom captait les eaux de la rivière environ 5 km plus en aval.

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Les chirats sont une formation géologique très rare à l’échelle mondiale. Elle est uniquement présente dans la bordure orientale du Massif Central et dans le Pilat et ponctuellement en Ardèche et ensuite, il faut aller dans les Appalaches pour en trouver. Autre caractéristique peu courante, il s’agit d’une formation géologique récente, non seulement du Quaternaire mais durant la dernière glaciation, soit comprise entre environ 100 000 et 12 000 ans. Pour faire simple, c’est assez proche des éboulis, mais cela n’en est pas car ils se retrouvent presque au même endroit que la roche originelle dont ils sont issus, c’est-à-dire qu’ils restent proches des sommets ou s’en éloignent peu. On trouvera ici et de bonnes explications. En tout cas, les sommets et les pentes du Pilat comprennent souvent de telles structures mais pas beaucoup en dessous de 900 m d’altitude. Sur les photos suivantes, on voit le « grand chirat » à proximité du saut du Gier (on devine la cascade en question sur la droite ; c’est beaucoup plus impressionnant de voir cela sur place bien entendu ou sur cette vidéo).

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D’autres vues du Pilat prises de différents endroits.

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