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Cornus rex-populi

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11 juin 2015

Mai septentrional 2015 (10)

En attendant la suite de la visite du musée de Gand, voici une curiosité. Je pensais qu’il n’y avait aucun représentant de ce genre dans les jardins du boulot. Effectivement, il n’y en a aucun dans les jardins officiels. Mais dans la cour de la ferme initiale, non loin de mon actuel bureau, quelques arbres coupés ont été coupés il y a deux ans. On n’avait rien vu l’an dernier dans le fourré, mais en cette fin mai, quelle ne fut pas ma surprise de voir mon regard attiré par quelques inflorescences de rhododendron. Certes, il est bien déséquilibré et a dû subir un certain étouffement avant de pouvoir s’épanouir à nouveau cette année.

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9 juin 2015

Mai septentrional 2015 (9)

On continue la visite, avec des œuvres à peu près dans les mêmes périodes.

Maître du retable Pflock (Allemagne, v. 1520). Le Couronnement d’épines.

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Jan Provoost (Mons v. 1465-Bruges 1529). Le Calvaire (v. 1515-1520).

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Maître anonyme (Anvers, v. 1500-1525). La Circoncision.

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Maître anonyme (Anvers, v. 1500-1525). Le Christ au Jardin des oliviers.

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Jaime Huguet (Valls, Espagne 1415-Barcelone 1492). Le martyre de saint Pierre.

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Atelier dHugo van der Goes (Gand 1440-Bruxelles 1482). La Lamentation (v. 1500).

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Atelier de Rogier van der Weyden (Tournai 1399/1400-Bruxelles 1464). La Vierge à l’œillet (v. 1480).

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Jheronimus Bosch (’s-Hertogenbosch [Bois-le-Duc], Pays-Bas v. 1450-1516). Le Portement de croix (v. 1510-1516).

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Gerard Horenbout (Gand, v. 1450-Gand/Londres 1540/1541). Portraits de Lieven van Pottelberghe, de Livina van Streelant et de leurs enfants.

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Maître de 1499 (Pays-Bas méridionaux, années 1500). Marguerite d’Autriche adorant la Vierge (v. 1501-1504).

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Maître viennois de Marie de Bourgogne (Gand, v. 1475-1500). La conquête de Jérusalem par Titus. Prédelle (partie fixe) dun polyptyque inconnu.

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Maître anonyme (Pays-Bas méridionaux, v. 1480-1490). La sainte Trinité, donateurs et saints patrons.

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Colijn de Coter (Bruxelles, v. 1450-1539/1540). L’adoration des Mages.

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Maître anonyme (Bruxelles, v. 1470-1500). Figure d’une mise au tombeau, Nicodème. Chêne.

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Cornelis Engebrechtsz (Leyde, 1468-1533). Pietà.

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Jacob Cornelisz van Oostzanen ou Jacob van Amsterdam (Oostzaan, Pays-Bas, v. 1472-Amsterdam 1533). Le calvaire (1524).

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Pseudo-Blesius (Anvers, v. 1520). L’Adoration des mages.

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A suivre...

8 juin 2015

Brèves cornusiennes (44)

Je devais m’y attendre : les revendications salariales n’allaient pas tarder. Personnellement, je n’ai jamais réclamé d’augmentation de salaire. J’avais juste exigé lors du montage de ma thèse, d’avoir au moins le salaire que je m’étais fixé (et j’avais été entendu). Il y a deux semaines, une jardinière de légumes en emploi saisonnier est venue se plaindre qu’elle n’était pas assez bien payée (or, son salaire brut avait été clairement annoncé lors de son recrutement courant avril). Comme auparavant elle avait travaillé dans une structure publique, elle aurait touché un net supérieur ? Elle s’est plainte également qu’elle faisait beaucoup de désherbage de parcelles. Or, là aussi, cela lui avait été clairement signifié lors de la visite d’embauche. La directrice administrative et financière (et des ressources humaines) me demande mon avis avant de la recevoir dans son bureau. Je réclame quelques précisions nécessaires sur la personne et je demande à voir quel effort financier acceptable (forcément limité) on pourrait faire. Et comme je suis un être pervers, j’ai demandé à ce qu’on ne lui fasse aucune annonce afin de la voir venir et de savoir ce qu’elle avait véritablement à dire (car jusque-là, les plaintes n’étaient passées que via le jardinier principal). Donc, entrevue il y a eu et elle devait revenir la semaine dernière avec la feuille de paie de son ancien employeur et finalement, elle n’est pas revenue en entretien. Aurait-elle surestimé son ancien salaire ? La question n’était pas de lui refuser une augmentation, mais disons que ce genre de choses se règle à l’embauche ou lors des entretiens d’évaluation annuels. Et on ne souhaite pas donner l’impression qu’il suffit de venir nous voir pour que l’on consente une augmentation, sinon on aurait tous les jours du monde dans nos portes sur le sujet.


 

Lundi dernier, un message de la responsable par intérim (qui risque de devenir définitive) de l’une de nos antennes. Elle veut qu’on (la directrice mentionnée plus haut et moi-même) la rappelle, parce que cela ne va pas. Après avoir réussi à s’isoler de son équipe, elle a fondu en larmes. De cette manière-là, c’est la première fois que cela m’arrive. Ce qui la traumatise, c’est qu’elle n’arrive plus à voir une éclaircie dans l’avalanche de missions qu’elle doit terminer, qu’elle s’est engagée à rendre des missions à telle date et qu’elle ne peut y arriver alors qu’elle aurait eu la possibilité de repousser plus loin, qu’elle commence à se rendre compte que ce que je disais depuis plus d’un an était probablement une solution acceptable pour retrouver un peu de sérénité et mieux vivre. Bref, dans l’urgence, on a pu la rassurer, lui redonner confiance. J’espère que cela va tenir. J’espère que la sortie effective du prochain bouquin (fin juin ou début juillet) de l’antenne fera qu’ils pourront être fiers d’eux. Car l’accouchement a été long et pénible. Et comme je ne veux pas personnellement devenir le gynécologue des cas difficiles, j’ai bien l’intention de prodiguer dès que possible des traitements préventifs.


 

Hier donc, au boulot, c’était notre journée « portes ouvertes » aux jardins qui a lieu tous les deux ans. Tout le monde s’est débrouillé comme des chefs. Tout a été impeccable. Et l’atmosphère était détendue. Un animateur a même avoué aujourd’hui que pour la première fois, il avait abordé la journée de manière tout à fait détendue et sereine, ne craignant plus les reproches perpétuels de la menteuse toxique mise à la porte en mars. C’est fou d’ailleurs à quel point les langues se délient sur le sujet, y compris chez des partenaires extérieurs qui jusque là n’osaient rien dire. J’ai personnellement animé plusieurs visites guidées, comme plusieurs de nos scientifiques (en plus des animateurs dont c’est le métier). Personnellement, je n’aime pas beaucoup faire deux fois la même visite et ce que j’aime le plus, c’est l’improvisation. Un franc succès sur tous les plans pour cette journée qui s’est terminée, entre salariés, par un barbecue dans la fraicheur crépusculaire.

6 juin 2015

Mai septentrional 2015 (8)

Dimanche dernier, nous étions donc au musée des beaux arts de Gand. C’est un musée assez vaste dans lequel les œuvres sont bien disposées et aérées dans l’ensemble. Dans certaines salles toutefois, les peintures brillent pas mal à la lumière (mais on a connu pire). Nous n’avons pas visité l’exposition temporaire (de photos). Hélas, plusieurs œuvres majeures étaient en cours de prêt. Sur les étiquettes, seuls les titres des œuvres sont en trois langues (dont le français), le reste étant en flamand (néerlandais). C’est mieux qu’à Tournai, mais moins bien qu’à Bruges. Et on peut faire des photos (mieux qu’à Tournai ou Cassel). J’ai réalisé quelques traductions, en essayant d’aller au-delà du mot à mot, mais je ne suis pas à l’abri d’erreurs.

 

Atelier de Pedro Nicaulau (Valence, Espagne, v. 1390-1408). Le Christ au tombeau.

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Maître de la famille de sainte Anne (Gand, v. 1500-1510). La famille de sainte Anne.

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Maître du triptyque de Wenemaer (Gand, v. 1480). Scènes de la vie du Christ.

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Maître du mur de prélats (Aragon, v. 1450). L’Adoration des Mages.

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Maître anonyme (Angleterre v. 1450-1500). Le Baptême du Christ. Albâtre.

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Maître anonyme (Angleterre v. 1450-1500). Le Couronnement de la Vierge. Albâtre.

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Maître anonyme (Pays-Bas méridionaux v. 1400). La Mise au tombeau. Tout petit (environ 15 cm de côté).

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Maître des portraits royaux (Bruxelles). La Vierge allaitant (v. 1520). Tout petit (environ 15 cm de haut).

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Atelier du Maître de Flémalle (Tournai). L’Homme de douleurs (v. 1430).

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Simon Bening (Gand 1483/84-Bruges 1561). Vierge à l’enfant. Tempera sur parchemin marouflé sur bois. Tout petit (environ 10 cm de haut).

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Maître anonyme (Mons v. 1500-1530). Vierge à l’enfant. Pierre blanche.

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A suivre.

5 juin 2015

Mai septentrional 2015 (7)

Une descente au musée des beaux arts de Gand nous a permis de rapporter les pièces suivantes.

Pour Calyste

Jan Janssens (1590-v. 1650). L’Annonciation.

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Pour Plume

Meester Arnt. Le martyre de saint Sébastien (1480-1485). Chêne.

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Louis Tytgadt (1841-1918). Le martyre de saint Sébastien.

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2 juin 2015

Mai septentrional 2015 (6)

C’était le dessert d’il y a à peine plus de quinze jours. Le saint-honoré aux fraises de Fromfrom. Des fraises émergées, mais aussi sous le niveau de la chantilly. Je ne montre pas les desserts de saison de Pentecôte (une tarte aux fraises) et de ce dernier dimanche (charlotte aux fraises).

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31 mai 2015

Mai septentrional 2015 (5)

La réponse à la question à laquelle personne n’avait osé répondre était l’église Saint-Jacques de Gand (XIIe-XIIIe-XIVe s.), qu’on avait pu apercevoir ici. La dernière photo avec une sculpture moderne en colonne.

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Lundi dernier (férié), nous sommes en effet allés à Gand. Nous voulions visiter le musée des beaux arts, mais je n’ai pas regardé une chose essentielle, à savoir si c’était ouvert. Eh bien nous avons trouvé porte close, puisque tous les musées de la ville sont fermés le lundi (en France, c’est le mardi dans la majorité des cas). Nous nous sommes rabattus sur le polyptyque de l’Adoration de l'Agneau mystique d’Hubert et Jan van Eyck, qui se trouve dans la cathédrale Saint-Bavon. Contrairement à Fromfrom, qui était allée là-bas bien avant moi, je n’avais jamais vu l’œuvre parce que soit elle n’y était pas (restauration) ou que je n’avais pas pris la peine de patienter et payer pour voir ça. L’œuvre est dans une salle spéciale, sous vitre et l’éclairage est loin d’être optimal. De plus, les photos sont interdites. Le mieux est donc de regarder ce que cela donne sur Ouiqui. Outre le fait qu’il y a beaucoup trop de monde autour, comme je le disais, l’éclairage et la position de l’œuvre rendent très frustrante l’observation.

Quelques autres vues de la ville.

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Nous nous sommes vengés en retournant au musée aujourd’hui. Le compte rendu sera pour plus tard.

29 mai 2015

Se retourner sur son passé

J’ai trouvé la note « Se retourner » de Calyste un peu déstabilisante. Tout dépend ce que l’on entend par là. S’il s’agit de faire appel à ses souvenirs, de puiser des ressources dans son passé, son enfance ou je ne sais quoi, je pense qu’en ce qui me concerne, je le fais très souvent, même inconsciemment et j’imagine que je suis loin d’être le seul. Et ce passé est souvent un peu trop glorieux, puisqu’on monte en épingle les micro-événements et on passe à côté les côtés plats ou négatifs.

Il peut également s’agir de regretter son passé, non pas pour ce qui s’est passé de bien ou de mal, mais pour avoir fait des choix qui n’étaient pas judicieux, voire catastrophiques. Pour ce qui me concerne, pas de catastrophe, mais il m’arrive de penser (de moins en moins certes) à deux événements où eurent lieu de vrais choix et qui ont eu forcément des conséquences.

Le premier, c’était à la fin de l’année 1995. L’été précédent, j’avais terminé mon service militaire et j’avais été embauché aussitôt à Chinon pour réaliser des inventaires floristiques et à l’automne, pour donner mes premiers cours (à 25 ans). Mais je cherchais quand même du travail et j’avais répondu à une sollicitation en Alsace. En même temps, on me proposait d’autres contrats à Chinon pour envisager des poursuites d’études (pour lesquelles je n’étais pas chaud à l’époque). A cause des grèves de l’époque (gouvernement Juppé), le courrier de réponse qui venait d’Alsace m’est parvenu avec beaucoup de retard (15 jours environ) et j’avais déjà donné une réponse positive à Chinon plutôt qu’à l’Alsace. Quand j’ai appelé en Alsace pour m’excuser, on m’a affirmé que ma candidature aurait eu toutes les chances d’être retenue. A l’époque, c’était un emploi bien mieux payé et bien plus stable que l’on me proposait (dans le domaine de l’eau et des rivières). Que serait-il alors advenu ? On ne le saura jamais bien sûr. Mais assez rapidement, je me suis dit que l’Alsace aurait probablement été plus intéressante sur le plan matériel, mais par rapport au fait de « s’éclater » à faire des activités scientifiques de plein air, à dérouler ma passion pour la botanique, rencontrer des gens intéressants (…), cela n’aurait certainement pas été la même chose. Je ne sais pas pour autant si en Alsace les choses auraient été monotones ou peu intéressantes.

Le second choix a été fait en 2004 : décider de ne pas pousser plus loin mon investissement à devenir maître de conférences dans une université. Là encore, j’étais convoqué à un entretien à Lille que j’ai décliné parce que la date et l’heure ne m’arrangeaient pas, compte tenu de mon boulot. Il faut dire que ces convocations s’adressent généralement à des étudiants, ce que je n’étais plus, et n’avait probablement pas été mentalement étudiant au moins depuis mon service militaire puisque après ma reprise d’études en 1996, je ne m’étais plus jamais ressenti comme un étudiant, mais comme un professionnel qui fait des études. Mes condisciples  étudiants à Marseille m’apparaissaient comme des post-adolescents boutonneux. J’avais même culpabilisé de les voir bachoter comme des malades, alors que j’avais l’impression de ne rien faire, avant de me rendre compte que finalement, ils brassaient surtout de l’air. Pour revenir à 2004, j’aurais pu en réalité trouver facilement le moyen de me rendre à la convocation, mais dans mon esprit, j’étais déjà en pleine « compétition » pour obtenir un poste de chef de service là où je travaillais, et c’est d’ailleurs ce qui est arrivé. J’avais choisi le métier de botaniste plus ou moins « de terrain » (cela faisait moins de deux ans que j’étais dans le Nord) plutôt que de faire de la recherche dans une faculté de géographie (même s’il y aurait eu un peu beaucoup de botanique). Il faut dire que j’avais déjà expérimenté en modèle réduit le panier à crabes universitaire. Bien sûr, je n’aurais peut-être pas été pris à Lille, mais j’avais toutes mes chances de l’être dans une autre université française, d’autant que j’avais deux ans pour me retourner. Mais je n’ai pas voulu. Là encore, je n’avais pas choisi, et d’assez loin, le poste le plus intéressant sur le plan matériel. Et je ne regrette nullement ce qui s’est passé depuis.

Non seulement je ne regrette pas mes choix de 1995 et de 2004, mais j’en suis de surcroît très heureux. Sans cela, je ne serais sans doute pas en train d’écrire des âneries ici, de voir des gens intéressants, sympathiques, des amis me lire et commenter, d’avoir vécu d’autres épisodes essentiels auxquels certains de ces amis ont pris part et d’avoir rencontré Fromfrom. Impossible de regretter quelque chose qui s’apparente au meilleur. Je ne suis pas pour autant en train de raconter mon conte de fées personnel. Les choses auraient été différentes, elles auraient peut-être été tout aussi intéressantes et agréables, car c’est aussi une histoire de tempérament. Je suis volontiers râleur par rapport à des tas de détails de la vie, mais je suis aussi apte à saisir toutes les chances qui ont pu me sourire. En jouant à la belote (ce n’est pas souvent que j’y joue), je dis fréquemment « la chance sourit aux audacieux » quand je n’ai pas beaucoup de jeu et que je le « sens » bien. Cela ne marche pas à tous les coups bien sûr. Je ne sais pas si je suis audacieux. Je ne sais pas si je suis naïf. Je me demande finalement si à force de jouer au pessimiste, je n’en viendrais pas à être un crypto-optimiste.

28 mai 2015

Mai septentrional 2015 (4)

Encore quelques fleurs. La première prairie se situe à 10 m de mon bureau du boulot.

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Et ensuite une devinette : où cet édifice se situe-t-il ?

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27 mai 2015

Mai septentrional 2015 (3)

Quelques nouvelles « plantanières ».

Les iris du boulot se portent bien.

Iris pseudacorus L. (Iris faux-acore)

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Iris albicans Lange (Iris blanchissant)

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Iris hollandais de la maison.

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Finalement, Sneezy II n’a peut-être pas complètement terminé son règne même s’il me semble mal en point. Les inflorescences sont assez réduites, mais il faut dire qu’elles sont (trop) nombreuses.

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Monsieur Tige est bien plus tonitruant.

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Une petite progression de la floraison de la clématite. Certains des mes collègues n’ont pas voulu croire que les fleurs atteignaient 20 cm de diamètre. Non seulement, c’est le cas, mais c’est même assez largement dépassé.

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