Mai septentrional 2015 (1)
Qui saura reconnaître cet édifice en travaux ?
Nous sommes allés là-bas durant le pont ascensionnel pour visiter le musée des Beaux-Arts. Ce musée est prétendument de grand intérêt. Pour notre part, nous avons été déçus. Outre les photos complètement interdites, le musée est très mal agencé : nous n’avons pas trouvé la logique dans la disposition des œuvres (ni chronologique, ni géographique, ni thématique). Par ailleurs, les étiquettes sont fort mal disposées, souvent très loin, sans logique et uniquement rédigées en français (pas très fairplay pour les Flamands). Quelques belles œuvres, mais fort mal éclairées. Des peintres primitifs flamands dont l’incontournable Roger de le Pasture, natif de la ville et ayant commencé à peindre ici, avant qu’il ne prenne le nom de Rogier van der Weyden. Une seule œuvre, pas inoubliable. Du Bruegel le Jeune plus intéressant, des œuvres de l’atlier de Jérôme Bosch. Un Monet moche et un pas mal. Et un Manet ultra connu et splendide que je ne pensais pas trouver ici : Le couple d’Argenteuil. Sinon, c’est très décevant. Par ailleurs, des étudiants étaient en train de préparer des œuvres modernes en prévision de la nuit des musées. Parmi ces œuvres, quelques bricoles auxquelles je n’adhère pas et dont le principe semble déjà usé jusqu’à la corde car vu dans de multiples endroits ces dernières années. Selon Fromfrom, l’allure, l’habillement de ces étudiants est aussi assez caractéristique. Personnellement, cela m’a moins marqué que le caractère éphémère de certaines de ces œuvres.
Ensuite, visite devant l’église Saint-Brice, originellement des XIIe-XVe s., en grande partie détruite en 1940-45 et reconstruite à l’identique. Nous n’avons pu y entrer. A côté, des maisons romanes du XIIe s., prétendument parmi les plus anciennes d’Europe.
Je donne la réponse à la devinette initiale : il s’agit de la cathédrale de Tournai que je ne présente plus (voir cependant le reportage chez Fromfrom ici).
Un petit coup en terrasse avant de rentrer.
Vacances de mai 2015 (7 et fin)
Le lendemain, après avoir fait les misères de rigueur à la chienne…
… j’ai eu envie d’aller faire quelques photos d’une des rares espèces de renoncules terrestres (non aquatiques) à fleurs blanches. J’ai une attirance particulière vis-à-vis de ce que l’on pourrait appeler un bouton d’argent, par analogie avec les boutons d’or. Contrairement à ces derniers, il ne s’agit pas d’une espèce particulièrement commune. Elle se développe sur des sols particulièrement gorgés d’eau à cette saison. Je parle de Ranunculus aconitifolius L. (Renoncule à feuilles d’aconit), car il existe au moins une espèce proche.
J’en ai profité pour faire quelques photos du ruisseau de Brisecou, en aval du pont du dragon terrassé.
Je ne vous épargne par Poa chaixii Vill. (Pâturin de Chaix), une graminée des forêts humides plutôt rare.
Et grâce à la nouvelle flore de France, je n’ai plus de doute sur la présence de Polygala serpyllifolia Hosé (Polygala à feuilles de serpolet). Jusque là, bien que convaincu de la présence d’un autre polygala que celui montré ici, je n’avais pas pu me résoudre à conclure définitivement. Voici donc le site du dragon terrassé enrichi d’une nouvelle espèce.
Je suis allé à la recherche, vaine, d’Aquilegia vulgaris L. (Ancolie commune) pour un bouquet ou des photos. Hélas, la belle station repérée il y a quelques années, situées en bord de route, a été fauchée. Pourquoi s’obstine-t-on à faucher à ce point les bords de route, l’argument sécuritaire étant ici exagéré ? Probablement, parce que c’est « sale », car il s’agit à l’évidence de particuliers qui se sont permis de faucher, très amplement, les bermes de la route départementale. Le Silene dioica (L.) Clairv. (Compagon rouge) est répaudu sur une large part du territoire français et ne dénote aucune qualité particulière du milieu. Elle n’a(vait) pas beaucoup grâce à mes yeux. Et pourtant cette année, des floraisons particulièrement remarquables m’ont réconcilié avec elle.
Et la non moins banale Stellaria holostea L. (Stellaire holostée).
Puis, je suis allé à la pêche sur l’étang en barque. Après plusieurs dizaines de minutes d’essai de diverses cuillères tournantes, je décide de l’utilisation d’un poisson nageur articulé qui n’avait jamais, jusque-là, donné de résultats extraordinaires, mais qui permet de pêcher les aux peu profondes relativement encombrées. Après quelques lancers, je me fais prendre mon poisson nageur de façon extrêmement violente, lourde mais très rapide. Mais j’ai toute confiance en canne, moulinet et fil. Hélas, le géant de l’étang a eu raison de l’émerillon (qui n’est en principe pas le maillon faible). Je n’ai pas vu le brochet, mais il s’agissait assurément d’une très belle pièce comme on en capture rarement. C’est rageant d’être trahi ainsi par le matériel.
Le lendemain, sous le soleil, nous sommes rentrés en Flandre.
Vacances de mai 2015 (6)
Le jour du 8 mai, il ne faisait pas spécialement beau, mais il était convenu que mes parents nous offrent le restaurant suite aux 80 ans de ma mère (c’était en mars). Accessoirement, leur anniversaire de mariage (50 ans) avait eu lieu en février. Pour cela, j’avais déniché un restaurant dans un village un peu désolé du Morvan, mais qui possède une belle réputation. Il faut dire que nous n’avons pas été déçus, même s’il y quelques petits détails, peu gênants dans les faits, qui seraient à revoir.
Après le fort bon repas, direction le Mont Beuvray dont nous étions proches. A cette saison, on peut grimper au sommet en voiture. J’ai pu photographier la reconstitution de la « Porte du Rebout », qui correspond à une ouverture de l’antique rempart gaulois de l’oppidum de Bibracte. En fait, il s’agit de la seconde reconstitution, la première (début des années 1990 si j’ai bonne mémoire), moins ambitieuse et moins solide, n’ayant tenu que quelques années.
A la table d’orientation du sommet, le temps était sérieusement ennuagé.
Mais Fromfrom a pu néanmoins se recueillir devant le monument de la société éduenne commémorant la découverte du site par un célèbre archéologue au XIXe s.
Les fayards du sommet attirent toujours mes photos.
A peine plus bas, Hyacinthoides non-scripta (L.) Chouard ex Rothm. (Jacinthe des bois) s’épanouit dans un pré-verger.
Vacances de mai 2015 (5)
Un autre jour, rendez-vous à l’étang pour une partie de pêche à la recherche de Maître Esox. Fiasco total pour cette première partie de pêche. A peine ai-je vu une minuscule perche suivre une cuillère.
Avant de remonter, l’étang transformé en miroir méritait bien quelques photos (cliquer sur la dernière pour agrandir le panorama).
Vacances de mai 2015 (4)
Tout d’abord un complément à la note précédente : j’avais déjà parlé plusieurs fois de l’église de Chapaize, mais je ne l’avais curieusement montré qu’une seule fois ici.
Un autre jour, voyage à Beaune pour aller chercher cette fois du pain d’épices dans un des rares magasins d’une célèbre maison artisanale dijonnaise. Arrêt également aux halles de Nolay du XIVe s., dont j’avais déjà parlé ici. On remarquera par comparaison avec les photos de 2006, que la vieille charpente a été renforcée depuis par du lamellé collé. Est-ce provisoire ou y aura-t-il une restauration plus académique ?
Dans l’église, des vieilles chaises sont encore là avec les plaques et les noms, qui ne servent plus, heureusement (pas les chaises, les places réservées des notables). Le plus drôle est que je connais une dame qui a le même nom de jeune fille et la même initiale du prénom.
Vacances de mai 2015 (3)
Après avoir quitté Burgy, une pelouse calcicole, un peu ourlifiée, attire mon intention. D’abord par la présence illuminée des pieds d’Hippocrepis comosa L. (Hippocrépide en ombelle), que je trouve plus plaisante en général que l’omniprésent Lotus corniculatus L. (Lotier corniculé).
Puis par la présence d’Orchis anthropophorum (L.) All. (Acéras homme pendu), qui porte fort bien son nom et qui est commune en Bourgogne calcaire, contrairement à d’autres régions.
Un peu plus loin, je ne peux m’empêcher de tirer le portrait de Salvia pratensis L. (Sauge des prés), qui est pourtant une grande tarte à la crème des talus secs.
Puis nous passons par Saint-Gengoux-de-Scissé. La façade de l’église n’est pas d’époque romane, mais l’autre extrémité, ainsi que le clocher le sont (XI-XIIe s.).
Puis nous allons vers notre dernier objectif d’église inédite du jour, Bissy-la-Mâconnaise qui elle, est ouverte. Eduard nous dit qu’elle date du XIIe s.
J’aime assez l’autel garni en bas de cuir de Cordoue.
Et les magnifiques statues de saint Simon, saint Fiacre, saint Antoine, un évêque et une piéta, du XVe s.
L’ange gardien est du XVIIe s. si j’ai bonne mémoire.
Malgré le temps qui n’avait rien d’extraordinaire (bien que les températures fussent clémentes), j’ai voulu retourner voir une de mes églises « secondaires » préférées de Bourgogne, perdue dans la campagne du Tournugeois occidental. Je veux parler de l’ancienne priorale de Chapaize (XI-XII-XIIIe s.). Elle reste exceptionnelle par la taille, la hauteur de son clocher (35 m), par ses énormes piliers cylindrique et sa nef fortement penchée.
Puis nous sommes rentrés.
Vacances de mai 2015 (2)
Il était question d’aller quérir du vin blanc dans le Mâconnais, à la fois pour le pot que je devais organiser au boulot et pour notre consommation personnelle puisque nous étions en rupture totale de stock. Nous en avons profité pour aller voir quelques églises encore inconnues et qui paraissaient intéressantes.
La première est Laizé, une romane évidemment des XI-XIIe s. et qui possède des stalles du XVe s. La partie défensive en bois du clocher est également du XVe s. Les peintures de l’abside sont des XVI-XVIIe s. (cf. Eduard sur Bourgogne romane). La lumière n’était pas très belle.
Puis nous sommes allés à Clessé voir également l’église du XIe s., avec son magnifique clocher. Nous n’avons pu rentrer à l’intérieur.
L’église suivante, plus austère, est celle de Burgy (XIe s.). Elle est isolée du village. On n’a pas pu rentrer dedans non plus.
Suite au prochain épisode...
Vacances de mai 2015 (1)
Nous sommes donc partis le jour du 1er mai. La veille au soir seulement, nous avions vu que nous avions des interdictions de stationnement dans notre rue, en prévision du « vide-grenier » qui s’y fait depuis trois ans. Seulement cette fois, nous n’avions pas été informés suffisamment à l’avance par un papier de la mairie dans nos boîtes. En clair, nous aurions tout aussi bien pu partir en vacances (période de vacances scolaires) quelques jours plus tôt et retrouver en rentrant notre seconde voiture à la fourrière. Très sympa ! Oui, car l’interdiction courait de 6 heures du matin à 19 heures. Donc, pour pouvoir charger la voiture le matin de notre départ, nous sommes partis avant 6 heures en nous levant à 4 heures. Des vendeurs étaient déjà en train d’attendre pour s’installer quand je suis sorti dans la rue à 5 h 20. Ce genre de pratiques m’agace au plus haut point parce que des tas de pseudos « vide-greniers » s’effectuent successivement dans tous les quartiers, dans toutes les rues de la ville entre mai et septembre. C’est du grand n’importe quoi quand on voit cet acharnement pour vendre les pires merdouilles (et je ne parle pas de la cervelle de certains vendeurs). Cela relève plus de la psychiatrie à grande échelle que d’autre chose, le tout sous la « protection » de la mairie. Je ne compte pas le nombre de fois où le dimanche matin je me retrouve avec des rues barrées, toutes sur mon chemin. Si j’étais maire, inutile de dire que tout cela serait purement et définitivement supprimé ! Oui, je suis parfois enragé. Non, je sais je ne serai jamais maire, j’ai des âmes de dictateur parfois. D’accord pour quelques vides greniers ou autres braderies, mais pas ces tas de conneries inqualifiables !
Il ne pleuvait pas en partant, mais nous avons trouvé la pluie en Champagne et elle ne nous a pas quittée jusqu’à notre destination finale. Pluie mouillante et pratiquement sans arrêt en Burgondie le vendredi, le samedi et le dimanche matin. J’en ai profité pour me reposer un peu, pour faire du tri – et il y en avait grand besoin – sur l’ordinateur de mon ancien directeur. J’y ai passé au moins huit heures pleines.
Le dimanche après-midi, profitant d’une éclaircie, je suis allé nettoyer la grille du déversoir de l’étang du dragon terrassé. La photo montre la scène après le nettoyage, mais on voit nettement que les deux tuyaux de 300 mm de diamètre n’étaient pas loin d’être en charge.
Finalement, cela n’est pas allé plus loin grâce au nettoyage de la grille et parce la pluie a cessé. Si la grille n’est pas nettoyée suffisamment tôt, il y a submersion des points bas de la digue. Cela fait longtemps que cela n’est pas arrivé. En aval, le bouillon.
Et puis il y a eu cette rencontre avec cet oiseau que je n’avais jamais vu là. Certes, je ne suis pas piafologue, même amateur, mais je suis quand même observateur et j’ai pu faire quelques photos qui me permettent d’affirmer qu’il s’agit d’un Chevalier guignette, Actitis hypoleucos Linnaeus, 1758.
Sur la chaussée de l’étang, respectivement Ajuga reptans L. (Bugle rampante), Cytisus scoparius (L.) Link (Genêt à balais), Polygala vulgaris L. (Polygala commun), Luzula campestris (Ehrh.) Lej. (Luzule champêtre), Lathyrus linifolius subsp. montanus (Bernh.) Bässler (Gesse des montagnes) [nomenclature à revoir semble-t-il – 2 photos], Polygonatum multiflorum (L.) All. (Sceau de Salomon multiflore), pas moins « géant » que celui de Karagar et Orchis mascula (L.) L. (Orchis mâle), tordu, lui. Ce sont quasiment mes premières macrophotos effectuées avec le nouvel appareil. Je ne maîtrise pas encore très bien la fonction « live view » avec l’objectif macro, alors j'ai eu du déchet.
Et la pluie revenant, j’ai dû rentrer.
Brèves cornusiennes (43)
Nouvelle désagréable de la journée : la voleuse toxique est en train de tenter de nous assigner en justice. Je me doutais du coup. Ceci dit, je pense qu’à part nous emmerder, la procédure n’ira pas loin tant son dossier est indéfendable. Mais elle peut effectivement manipuler un temps ceux qui prendraient sa défense.
Aujourd’hui, profitant de la venue des collègues des antennes régionales à l’occasion d’une conférence sur la maladie de Lyme, j’ai organisé un pot à l’occasion de ma promotion. Ce n’était pas dans mes intentions de départ, mais on me l’a tellement réclamé, que je n’ai pu y couper. Ce fut donc liquides et solides essentiellement bourguignons.
Les dernières tulipes en plastique prises ce soir. Et le rhodo yakushimanumisant du premier étage qui livre des premières fleurs.































































































































