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Cornus rex-populi

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13 octobre 2008

Retour à K'

En ce mois d’août, une ancienne citoyenne de la ville de K’ put enfin m’emmener voir le manoir de Kernault (elle s’était persuadée m’y avoir emmené depuis longtemps).

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Dans le parc, une agréable promenade, même si la pluie menace toujours. Un petit clin d’œil au Taxus baccata.

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Nous saluons des Highlands Cattles (c’était la première fois que je voyais cette race rustique d’aussi près).

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Puis, nous prenons la direction de K’. En nous garant sur la place, à peine descendus de la voiture, me voilà interpellé par une dame :

- Vous connaissez S.-C. ?

- J’y suis né

- Ah ben alors… Mon mari travaillait à l’usine de C.-L.

- Oui, forcément, je connais, il y aussi une usine C.-L. à C. à côté de R-D-G.

- Depuis que nous sommes à la retraite, nous sommes revenus en Bretagne.

La dame avait vu l’adresse du concessionnaire qui nous a vendu la voiture sur la plaque minéralogique.

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Dans l’entrée sud de l’église, des jeunes « squattent » le porche avec leurs scooters. Plus tard, ils iront se « recueillir » au fond de l’église en singeant je ne sais quel rituel. S., s’en offusquera quelque peu et quand je dirai à elle et à sa mère que ces gestes ne m’avaient pas dérangé, j’allais attirer sur moi quelques foudres vengeresses. Evidemment, j’avais joué la provocation, comme souvent, mais en même temps, il ne faut pas oublier qu’en tant que voleur hautement spécialisé en cierges et en veilleuses d’églises, j’ai ressenti une certaine solidarité immorale avec ces jeunes.

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D’autant que l’immoralité s’expose largement à l’extérieur de l’église.

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12 octobre 2008

Angel à Saint-Georges

Saint-Georges correspond à un ancien prieuré de femmes (Saint-Georges-des-Bois ou Saint-Georges-en-Montagne selon les textes) dont on a la preuve qu’il existait au début du XIIIe siècle. Faute de moyens de subsistance et de revenus suffisants, l’évêque, malgré la résistance des religieuses, l’a fait fermer au début du XVe siècle ; la chapelle a été détruite pendant la Révolution. Les pèlerinages pour la Saint-Georges (22 avril) se sont cependant poursuivis jusqu’au XXe siècle.

Mon père a connu Saint-Georges après la guerre. Il y venait en vacances plus ou moins régulièrement. Mon arrière grand-tante (Tante M.), veuve, en était propriétaire : un domaine sur lequel se trouvaient deux fermes, des terres agricoles, des prairies et puis deux petits bâtiments correspondant à la maison, à l’atelier et à l’écurie d’un charron, des bois et un étang où mon arrière grand-oncle allait à la pêche et à la chasse. Avant guerre déjà, le charron n’était plus en activité et sa maison faisait un peu office de pavillon de chasse.

Tante M. résidait très souvent à Paris, mais il lui arrivait de venir à A. Pour s’occuper du domaine, elle avait des fermiers et un régisseur. On comprendra qu’elle n’était pas dans la misère, puisqu’elle possédait des commerces et de nombreux immeubles à A. et Paris. Le régisseur n’en était pas moins une véritable crapule. Il a profité à fond de sa situation pour faire feu de tout bois. Par exemple, il a vendu tous les gros bois en forêt et a empoché seul la mise. A la demande de Tante M., il a fait réaliser des travaux surfacturés, en a saboté d’autres… Il n’était pas régisseur que pour Tante M., mais j’ignore s’il en arnaquait d’autres. Toujours est-il qu’il avait un bon train de vie. Tante M. n’a pas toujours été complètement dupe de ses entourloupes, mais beaucoup de choses sont passées inaperçues. Ce n’est pas tout, pour achever le portrait du régisseur, il y eût cet épisode. Tante M., mon grand-père (son neveu qui était à peu près du même âge) et mon père furent invités à la maison du régisseur. A table, les enfants étaient exclus, l’épouse également (ils mangeaient dans la cuisine), mais la maîtresse du scélérat était à table. On croit rêver, mais tout cela se passait à la fin des années 1940 ou au début des années 1950. J’ignore comment son épouse a terminé ses jours, mais je sais que ses enfants ont vraiment souffert (j’ai connu sur le tard le fils, aujourd’hui décédé).

Dans la seconde moitié des années 1950, Tante M. a commencé à vendre certaines de ses propriétés (elle n’avait pas d’enfants). Les fermes du domaine furent ainsi vendues, dont celle de Saint-Georges. Cette dernière fut achetée en 1956 par une famille paysanne venue d’une proche campagne de Côte-d’Or. Cette famille avait 4 enfants. J’ai connu tous les membres de cette famille : une seule personne sur les six est encore de ce monde (la fille actuellement âgée de 55 ans). Mon père, en tant que petit-neveu a pu « récupérer » au début des années 1960, la partie de l’ancien domaine qui n’avait pas de vocation agricole. Et il est tout naturellement devenu l’ami des nouveaux propriétaires de la ferme. Et c’est mon cas aussi avec tous les éléments rapportés depuis. Mais parmi ces personnes, il y eût un homme que j’appellerai Angel. Angel était un homme d’une immense gentillesse, d’une immense patience. Quand je l’ai connu, il était déjà marié et habitait le village. Il travaillait dans une usine (fonderie). Après la mort du père en 1973, la propriété resta en indivision et la mère en garda la jouissance. Dans la seconde moitié des années 1970, un des fils, sans doute influencé par sa femme, se brouilla avec l’ensemble de la famille, ce qui a eu des conséquences majeures jusqu’à aujourd’hui, conclusion posthume d’une brouille ridicule de trente ans.

Après un grave problème cardio-vasculaire, Angel fut mis en invalidité. Entre temps, la mère était allée habiter chez sa fille, dans une maison voisine de la ferme. Angel, qui ne concevait pas de ne rien faire prit l’initiative, en accord avec sa mère, d’aller habiter le logement de la ferme qui venait d’être libéré, en attendant la réfection de sa maison au village. Et puis comme ça n’allait pas trop mal, il s’occupa de pas mal de choses à la ferme. Nous savions que sa maladie était grave. Il avait arrêté complètement la cigarette et ne buvait de l’alcool, en quantités raisonnables, que pour les grandes occasions. Devant la forme qu’il montrait la plupart du temps, il avait réussi à nous faire oublier la gravité de sa maladie. Pourtant, lorsqu’il déchargeait du foin dans la grange en été et à cause de la poussière, il était parfois obligé d’aller prendre son « start pilot », autrement dit de la ventoline.

A cette époque, je passais l’essentiel de mes vacances, et plus tard, de nombreux week-ends à Saint-Georges. Immanquablement, j’allais souvent discuter, parfois des heures, avec Angel. Il n’était pas allé beaucoup à l’école, mais s’intéressait à beaucoup de choses et écoutait attentivement ce que l’on lui racontait. Ainsi, aussi curieux que cela puisse paraître, j’allais souvent le voir lorsqu’il curait et pansait les vaches dans les étables. Je me souviens lui avoir raconté dans des détails invraisemblables, tout mon travail sur la Loire. Car bien sûr, il me posait des questions pertinentes qui ne manquaient pas de me rendre encore plus bavard. Je crois que, sans trop m’en rendre compte, j’ai personnellement beaucoup profité de ces discussions : aptitude à m’exprimer oralement et à rendre intelligible un discours scientifique. Et puis nous parlions aussi un peu de politique et de plein d’autres choses. Bref, ces discussions étaient un vrai plaisir pour lui comme pour moi. Et nous aimions nous retrouver ensemble aussi souvent que possible. Mon père discutait aussi beaucoup avec lui. Et quand le boulanger passait le matin, c’était un rituel « discours » de 5 à 10 minutes. Cette pause du boulanger était incluse dans sa tournée (pour ainsi dire, c’est lui qui apportait des nouvelles fraîches de la ville). Angel était aussi quelqu’un qui aimait rendre service et il est vrai que nous en avons beaucoup bénéficié. Mais il est aussi vrai qu’une profonde amitié nous unissait.

Au printemps 2000, Angel est décédé des suites de la maladie qui l’avait atteint une dizaine d’années plus tôt. Il s’était un peu arrangé pour dissimuler la gravité de sa maladie. Comme il ne voulait pas que la maladie entrave sa liberté, il s’était arrangé pour esquiver certains « outils thérapeutiques », dont je suis certain aujourd’hui qu’ils n’auraient pas servi à grand chose.

Sa disparition m’a laissé un énorme vide. Il n’avait qu’à peine plus de 50 ans et c’est la mort qui m’a le plus perturbé jusqu’à présent. Il constituait (sans doute pas que pour moi), une référence, une sorte de bouée par sa gentillesse, son amabilité, son calme à toute épreuve. Angel était aimé un petit peu par tout le monde, sauf les beaux parleurs, les prétentieux et autres vaniteux pour lesquels il cultivait une belle indifférence.

Encore aujourd’hui, je l’imagine encore arpenter les prairies de Saint-Georges. Il fait encore partie de mon paysage intérieur. Je me demande encore par rapport à un événement, ce qu’il en aurait pensé. Et jusqu’à une période récente, je me suis interrogé sur ce qu’aurait fait Angel à la place de ce que n’avait pas fait celui qui prétendait s’occuper de la ferme depuis sa disparition. Une part de hasard a fait que c’est son fils qui a repris la ferme depuis peu. Je n’ai pas beaucoup d’atomes crochus avec lui et je ne suis pas totalement l’esprit tranquille par rapport à ce qu’il fera de l’intelligente philosophie gestionnaire de son père.

6 octobre 2008

Couleurs d'automne

Le week-end dernier, quelque célébration de l’automne nous a entraîné dans un voyage ferré éclair sur les terres éduennes. Cela a donc été l’occasion de constater que l’automne ne faisait que commencer, puisque les fleurs domestiques jouaient les prolongations.

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Dans les espaces moins civilisés, la chlorophylle abandonne les arbres petit à petit.

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Samedi soir, l’obscurité froide fige les roses, annonçant la gelée du lendemain matin.

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Avant le regagner les latitudes plus septentrionales, deux petites photos bocagères dont l’été aurait pu se satisfaire.

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27 septembre 2008

« le bâtiment qui est denté sur le dessus »

Ce vendredi, il était programmé de longue date que je devais me rendre à Rennes pour participer à un jury d’une soutenance de mémoire d’un stage que j’avais encadré sur une durée de six mois.

S. me dépose à la gare d’H. et j’arrive à Lille alors que le soleil est à peine levé. Je ne déteste pas cette architecture :

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Au passage, je ne cueille pas ces fleurs écloses là depuis la fin de 2003 :

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A Rennes, j’arrive en tout début d’après-midi, ce qui me laisse un peu de temps pour voir la poste (et non la mairie !) :

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Le boulevard qui la longe me paraît bien large, avec une place et des parkings au milieu qui semblent s’allonger très loin. Je comprendrai plus tard en prenant le bus qu’il s’agissait en fait d’une couverture de la Vilaine. Je n’en reviens pas qu’à Rennes aussi, « ils » aient commis cette épouvantable erreur. Je dis ça avec une amertume certaine dans la mesure où dans ma ville de naissance et celle de mon enfance, « ils » ont fait pareil, encore que là-bas ils avaient l’excuse de le faire par ce que la rivière était extrêmement polluée, profondément nauséabonde et il était de salubrité publique de faire quelque chose à une époque où on ne songeait pas encore à traiter la pollution à la source. Aujourd’hui, il me paraît totalement inconcevable de se détourner ainsi d’une rivière.

Après ça, comme le principal objectif était de voir le parlement de Bretagne et que je ne vois aucun panneau, je demande dans quelle direction je peux le trouver. D’abord à une jeune fille qui malheureusement ignore jusqu’à l’existence de l’édifice, et ensuite à une vieille dame peu aimable qui finit par me dire : « par là-bas, le bâtiment qui est denté sur le dessus ». Evidemment, le voici donc au sein d’une place où se prépare apparemment quelque chose :

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Arrivé à l’école agronomique, je constate qu’elle a encore changé de nom. Peu importe, je rentre. Aucun accueil, je chercherai en vain un café. Puis, l’heure de la soutenance approche, je vois ma stagiaire débarquer, puis le président du jury qui n’est autre qu’un des rapporteurs de ma thèse et celui qui m’avait attiré au même endroit en avril 2005 lors d’une semaine de formation à la suite du suicide de ma collègue. Une semaine qui avait été assez salutaire parce qu’elle m’avait permis de m’éloigner un moment d’un lieu dans lequel j’avais désormais du mal à entrer. Un moment important aussi puisque c’était la première fois que je me rendais en Bretagne non ligérienne.

La soutenance se déroula très bien. Même s’il y eut des critiques bien naturelles et des remarques intéressantes, le travail fut salué pour sa qualité, ce qui était aussi important pour moi.

Et puis j’ai repris le chemin inverse. Cette fois, le train fit escale à Paris et non à Lille. La gare du Nord possède parfois des ambiances curieuses comme ce quai vide :

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24 septembre 2008

Jardin au début de l'automne

Vendredi, en sortant du travail, je suis allé au jardin (pas le mien, tout le monde l’aura compris). Et voici ce que l’on pouvait y voir, entre autres.

Aconitum napellus L. (Aconit napel) :

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Colchicum autumnale L. (Colchique d'automne) :

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Phragmites australis (Cav.) Steudel (Roseau) :

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Impatiens glandulifera Royle (Impatiente de l’Himalaya) :

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Niocotiana tabacum L. (Tabac commum) :

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Humulus lupulus L. (Houblon) :

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Cannabis sativa L. (Chanvre cultivé) :

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Niocotiana rustica L. (Tabac rustique) :

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Viburnum opulus L. (Viorne obier) :

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Ligustrum vulgare L. (Troène commun) :

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24 septembre 2008

Plan du jardin au 24 septembre 2008

L’idée était dans ma tête depuis longtemps, mais un commentaire récent de Maître Karagar m’a poussé à le faire plus vite que je ne l’aurais imaginé. Voici donc un plan à l’échelle du jardin et de ses annexes. Evidemment, il s’agit de l’existant. Il faudra aussi prévoir de faire des sortes de transects (profils) pour avoir une idée du volume. Voilà qui devrait commencer à aider à mieux concevoir le futur jardin de 25 m².

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Cliquer pour agrandir

22 septembre 2008

Trois ans

A quelques jours près, cela fait déjà trois ans que j’ai rencontré pour la première fois virtuellement S., la personne qui allait m’accompagner dans la vie. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le raconter çà et là, c’était ce fameux soir où un « individu fort peu recommandable » m’avait piégé en m’invitant avec sa webcam dans son studio de K. La plaisanterie avait duré un certain temps, mais j’avais assez vite détecté qu’il y avait anguille sous roche. Avant de la voir, je l’avais entendue rire car elle me voyait alors qu’elle restait invisible à mes yeux. Puis, le propriétaire des lieux tourna la caméra et je pus enfin voir son visage. Il faut bien dire que je n’y étais pas resté insensible, notamment à cette puissance joyeuse, à cette simplicité, à ce sourire sur ce merveilleux visage qui émanaient d’elle, même si je ne dis rien sur le coup.

Le lendemain soir, alors qu’il était déjà assez tard et que je terminais une conversation avec l’« individu fort peu recommandable », je commençai à lui faire part de mes premières impressions positives sur S. Il me donna donc immédiatement son adresse MSN. Je lui précisai alors que comme il était tard, je ne la contacterai que le lendemain. C’est alors que l’« individu fort peu recommandable » m’intima l’ordre de rentrer en contact avec elle sur le champ (pas étonnant, il conversait avec elle sur MSN en même temps, ce que j’ignorais encore). Ce que je fis, et je fis bien. Cette première conversation privée fut très positive. Le lendemain (je crois bien), nous pûmes entamer une conversation plus poussée par webcams interposées. Ce que nous nous souvenons très bien, c’est le fait que nous nous sommes observés mutuellement sans rien dire, ou presque, pendant plusieurs dizaines de minutes.

A la même période, j’étais encore empêtré dans des histoires assez invraisemblables avec plusieurs personnes. Une période pendant laquelle j’étais devenu très accroc des discussions sur les sites de rencontres homo, même si par d’autres moyens, je ne laissais jamais totalement tomber le côté hétéro. Depuis l’été, j’avais eu des contacts assez « intéressants » avec une jeune femme avec jeunes enfants et en instance de divorce, mais je dus déchanter assez rapidement. Peu de temps auparavant, j’avais eu aussi, entre autres, des contacts assez curieux avec deux hommes. L’un, porteur « quasi sain » du VIH et que je faisais fantasmer malgré mes refus et ma froideur. L’autre, qui vivait avec sa mère relativement âgée en région parisienne et qui aurait voulu que j’aille le rejoindre. Ces deux personnes, surtout la seconde, me paraissaient sincères. Lorsque j’entrevis plus qu’un espoir avec l’arrivée tumultueuse de S. dans ma vie, il était nécessaire de mettre un terme aux relations virtuelles qui existaient avec ces deux hommes. Pour le premier, ce fut facile puisqu’il ne s’était rien passé. Pour le second, les choses étaient allées un tout petit peu plus loin (surtout lui qui s’était imaginé des choses alors que je l’avais mis en garde très tôt), alors il prit mal la chose…

Ceci explique ce que j’ai déjà dû évoqué ailleurs, ma période d’indécision relative qui succéda à ma rencontre virtuelle avec S. L’« individu fort peu recommandable » n’en sut rien (S. non plus), mais s’agaça un peu de cette indécision qui me faisait aussi souffrir. Sans rien n’exiger, il me poussa à me déterminer. Ma décision fut prise un dimanche : mettre un terme définitif aux discussions sur les sites de rencontres et couper les ponts avec tous les prétendants potentiels. Alors que je devais déjà sentir des choses extrêmement positives, je décidai donc de mettre tous les œufs dans le même panier. Peu après la mi-octobre, j’achetais mes billets de train qui allaient me conduire, le 11 novembre chez S. à K’.

En définitive, vu avec le recul, que de choses se sont passées en à peine quelques semaines. Que de bouleversements dans ma vie en si peu de temps. Et surtout des décisions importantes, un engagement décisif, serein et confiant. Les énormes qualités de S. ont fait le reste. Et merci pour les ailes du papillon de l’« individu fort peu recommandable ».

21 septembre 2008

Du tracteur au présentoir

Cet après-midi, il fut décidé d’aller à une fête de village dont on m’avait informé. Curieusement, je ne suis pas insensible à l’esthétique des machines agricoles. Et j’ai une « tendresse » particulière pour les vieux tracteurs. Dès lors, faut-il s’étonner si le premier mot que j’ai prononcé (correctement) lorsque j’étais petit (j’ai parlé couramment à 3,5 ans) fut « tracteur ».

A la fête, on moissonnait et on battait à l’ancienne du blé (dans un champ où on avait fait exprès de ne pas le moissonner quand c’était le moment) et des haricots (lingots du Nord).

Inutile de dire que tout cela faisait un certain bruit et dégageait pas mal de poussière. Les machines modernes, elles, ne tournaient pas.

Une moissonneuse-lieuse presque du même type que celle qu’utilisait mon grand-père (sauf que lui utilisait des bœufs ou un cheval) :

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Une moissonneuse-batteuse (invention franco-suédoise) qui s’adapte sur un tracteur (au cas où, ça peut toujours servir) :

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Une autre moissonneuse-batteuse assez ancienne en pleine action :

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Une moissonneuse-batteuse moderne : c’est beaucoup moins sexy :

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Des batteuses à blé ou à haricots mues par des tracteurs ou par une machine à vapeur :

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Au rayon vapeur, une dameuse millésimée 1905 :

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Et de vieux tracteurs, évidemment, de toutes les couleurs :

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Un attelage de deux tracteurs anciens tirant une charrue qui ne l’est pas moins :

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Des voitures comme on n’en fait plus :

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Et puis, quelque chose qui a attiré l’œil de S. : à l’avant d’un tracteur, il était écrit « bitrac ». Que rêver de mieux comme présentoir ?

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20 septembre 2008

Retour aux environs de Pontivy

En ce 23 août, je fus entraîné dans une autre aventure dans les environs de Pontivy. La météo avait promis du soleil, mais hélas, il n’en fut rien.

S. et sa « môman » sont des fans de restaurants chinois. Moi, je suis, sans conviction. J’ai parfois d’heureuses surprises, mais cette fois-ci, ce ne fut pas une grande réussite pour ce qui me concerne. Après le repas, une photo en passant du château des Rohan (l’église de Pontivy avait déjà été vue l’an dernier sous la pluie) :

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Nous commençons par l’église Notre-Dame de Carmès de Neuillac (visitée l’an dernier également) :

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Puis, nous nous rendons à la chapelle de la Trinité à Cléguérec (Klegereg). Un attroupement me fit espérer qu’une manifestation quelconque s’y déroulait. Malheureusement, il ne s’agissait que d’un « rallye » au cours duquel les automobilistes s’étaient arrêtés pour faire un jeu particulièrement stupide. Porte close, donc pour la chapelle. Mais la fontaine, je n’en reviens pas comme elle me tape encore dans l’œil.

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Puis, ce fut le tour de la chapelle Saint-Mériadec de Stival :

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Enfin, nous pûmes aller visiter la chapelle de la Houssaye à Pontivy, avec son magnifique retable :

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En fin d’après-midi, nous retournâmes au sud-ouest. Le soleil revenu, nous allâmes nous baigner à l’embouchure ouest de l’Aven et du Belon. Le thermomètre de la voiture affichait 17 °C (j’ai eu l’occasion d’en parler ici).

16 septembre 2008

Ouverture au jardin

J’en avais déjà parlé : le petit jardin dont nous avons « hérité » avec la maison me (nous) déplaisait, tant tout était l’un sur l’autre et en route pour devenir complètement impraticable d’ici quelques années à peine. Il fut donc décidé de pratiquer :

  • Une coupe rase du laurier-sauce qui atteignait plusieurs mètres de haut et devenait envahissant (comme il a rejeté de souche, nous ne conserverons que le strict nécessaire pour faire la cuisine) ;

  • Une coupe tout aussi rase du forsythia : je ne suis pas fan de cette plante même si j’aime bien la couleur jaune (et non les fleurs) qui illumine la fin de l’hiver. Il a aussi rejeté de souche, alors je lui laisse une petite chance ;

  • La coupe rase d’un bouleau de 6-7 m de haut (arrachage impossible car en limite de propriété) ;

  • L’arrachage de thuyas sous forme de haie murale ou plus isolés (les thuyas formant un écran à la limite avec la propriété voisine ont été conservés, mais taillés de façon sévère) ;

  • L’arrachage d’un pieris camouflé sous le forsythia et complètement jaune (le second pieris est conservé pour l’instant, à condition qu’il ne périclite pas dans la mesure où il a été fort mal planté, comme beaucoup d’arbres et d’arbustes dans ce jardin) ;

  • L’arrachage de divers autres conifères dont un pin noir qui commençait à prendre une sérieuse ampleur et deux dans les bacs de la pergola en plastique qui n’a pas résisté à l’opération ;

  • Arrachage de deux aucubas, de quatre « lauriers à la con » dont un à feuilles panachées…

Le tout a généré plusieurs mètres cubes de déchets végétaux, soit 5 voyages à la déchetterie (dont 2 grands breaks). Et maintenant, il y a du boulot pour tout remettre en état et envisager quelques plantations automnales. Il reste 3 hortensias qui ne fleurissent pas (sans doute pas tellement étonnant, je pense qu'un ou deux d’entre eux gicleront à terme) et un buis (à voir...).

Voici ce que cela donne. Avant :

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Et après :

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