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Cornus rex-populi

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8 septembre 2018

Condition tropicale !

HALLÉ F., 2010. La condition tropicale. Une histoire naturelle, économique et sociale des basses latitudes. Actes Sud. 573 p.

Francis Hallé est un des botanistes les plus connus en France. Il s’est notamment illustré avec le « radeau des cimes » pour étudier au plus près, sans du tout abimer les arbres et le reste et surtout de manière bien plus efficiente qu’auparavant la canopée des forêts vierges tropicales, siège de la biodiversité terrestre maximale dans le monde. Plus récemment, il s’est fait connaître grâce à sa forte collaboration dans le film Il était une forêt de Luc Jacquet (2013). Il a été professeur d’université à Montpellier et a participé et dirigé de nombreuses expéditions scientifiques dans les forêts tropicales depuis les années 1960.

Personnellement, j’ai connu cet homme par ses publications scientifiques et ses idées via ma co-directrice de thèse il y a vingt ans. D’abord ses travaux sur l’architecture des arbres (certes surtout tropicaux), l’architecture forestière en général et la sylvigénèse. Ensuite, le fait qu’un arbre puisse être vu non pas comme un organisme unique, mais comme un ensemble coloniaire à la façon des polypes coralliens. Il en résulte également que le patrimoine génétique (génotype) au sein d’un seul arbre diffère très significativement en fonction de la position des branches et de l’âge (les mutations cellulaires sont très fréquentes, notamment sur des arbres à forte longévité). Les effets induits sont très nombreux : la reproduction sexuée croisée n’apporte finalement peut-être pas tant de diversification que cela ?

Outre certaines de ses publications scientifiques, j’avais lu peu après sa sortie, L’éloge de la plante (1999) où il explique le désintérêt global des hommes pour le monde végétal comparativement au monde animal, mais aussi l’incompréhension, voire le mépris, alors qu’il montre le génie insoupçonné des plantes.

Revenons au sujet initial. J’avais entendu parler de ce livre à sa sortie en 2010, lors d’une émission estivale où l’auteur avait pu s’exprimer assez largement. Cela avait nettement piqué ma curiosité, mais pris par d’autres contingences et d’autres priorités, j’avais un peu abandonné l’idée de le lire. Mais cela m’est revenu il y a quelques semaines et j’ai pu le lire.

L’auteur évoque de nombreuses facettes de la tropicalité en commençant par les aspects « physiques » les plus prégnants, à commencer par l’astronomie : cet angle d’environ 23° marquant le décalage entre l’axe de rotation diurne et l’axe de translation annuelle de la Terre autour du Soleil. Ces 23° marquent au Nord le tropique du Cancer et au Sud, le tropique du Capricorne. Les conséquences en termes de durée des jours, de photopériodisme, d’énergie solaire incidente, de vents et en un mot de climats, sont majeures, ce n’est pas une découverte. Bien sûr, il y a des exceptions locales et d’éventuels effets d’altitude, mais cela se traduit par une conséquence majeure prenant le pas sur tous les autres : une relative égalité annuelle des jours et des nuits (absolue à l’équateur). Secondairement, des climats souvent chauds et humides. Ce n’est pas une découverte non plus, mais la chose a des incidences majeures sur les populations et les communautés biologiques. C’est ici que se concentrent les plus fortes biodiversités mondiales, qu’elles soient terrestres (forêts primaires) ou marines (récifs coralliens). Ces biodiversités diminuent graduellement vers les pôles.

L’auteur en vient peu à peu aux conséquences sur l’Homme. Celui-ci est d’origine tropicale, mais est devenu un animal parfaitement cosmopolite, sa conquête du monde, à l’exception de quelques îles s’étant achevée il y a 15 000 ans avec la fin de la conquête de l’Amérique du Sud. Il s’avère que l’Homme tropical et l’Homme des latitudes tempérées ne « fonctionnent » pas de la même manière, à cause de différents paramètres dont le photopériodisme annuel et l’écoulement du temps jouent des rôles majeurs. L’Homme des latitudes moyennes est plus agressif car il est soumis à l’alternance des saisons, aux contraintes climatiques. Je ne vais pas m’étendre, mais les « forces » mis en œuvre sont à la fois dérangeantes (libre arbitre, conditionnement…) et puissantes.

L’auteur constate ensuite que les pays tropicaux sont presque tous des pays pauvres, qu’ils ont presque tous été colonisés depuis des siècles ou plus récemment, sont tous « déclassés ». L’auteur dénonce avec force les horreurs de l’esclavage et de la colonisation par les pays tempérés, mais fait aussi l’inventaire de toutes les nouvelles formes « modernes » de colonisation, toutes les formes abjectes de racismes. Naïf que je suis, je n’avais pas pris conscience de tous ces racismes et cette mise en perspective m’a été salutaire. Même si j’étais loin de tout ignorer, j’ai appris beaucoup de choses et au total, c’est assez vertigineux et révoltant. La problématique économique est analysée dans toutes ses composantes et là aussi, c’est fou, on prend encore plus conscience de l’horreur que l’on inflige depuis des siècles à tous ces Hommes tropicaux, horreurs qui ne faiblissent pas globalement, mais au contraire ne vont qu’en s’accentuant. Tristes tropiques, sans vouloir faire du Lévi-Strauss, d’ailleurs régulièrement cité.

Il s’agit là d’un essai remarquable, même s’il y a un peu trop de redites sur plusieurs sujets. Mais il est vrai aussi que l’ouvrage comporte 500 pages, sans compter les index et l’abondante bibliographie. Car oui, l’auteur est un scientifique et tout est étayé, cité, avec beaucoup d’humilité à la différence de beaucoup d’autres auteurs qui nous racontent des histoires ou nous manipulent. Personnellement, ce livre m’a beaucoup touché et m’éclaire sur plein de choses. Car beaucoup des constats ou hypothèses posés dans ce livre sont assez inédits notamment en termes de sciences humaines, l’auteur ayant eu une approche multidisciplinaire et transversale sur la question, ce qui manque le plus souvent, à commencer par les économistes. J’ignore si ce livre a suscité de nouvelles approches, de nouvelles recherches afin de mieux documenter et comprendre pourquoi la misère mondiale se concentre presque mécaniquement sous les tropiques (même si certains se sont appliqués pour qu’ils n’en soient pas autrement). En définitive, un livre profondément humaniste et qui devrait être lu par les racistes de tous poils. Mais savent-ils lire ?

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5 septembre 2018

Discrétion (2/2)

Pratiquer consciemment ou inconsciemment une certaine discrétion verbale peut aussi s’accompagner d’une discrétion du corps, sinon visuelle, au moins sur le plan sonore.

J’ai déjà évoqué ici les relations amicales particulières que j’ai longtemps pu avoir avec C. M’observant gamin, il avait dit, amusé, à mon père que je manquais singulièrement de discrétion lorsque je me déplaçais avec mes bottes dans les bois ou le long de l’étang du Dragon terrassé. C’était son instinct d’ancien braconnier qui parlait, mais aussi de maquisard puis de combattant dans l’armée régulière dans les poches de l’ouest de la France en 1944-45. En effet, il avait évoqué (une seule fois sans doute car il ne parlait pour ainsi dire jamais de cela) des combats en forêt (pinèdes du genre de celles des Landes) où Allemands et Français, homme à homme, face à face, se tiraient dessus entre les troncs d’arbres. Il y avait bien sûr participé et indiquait que la discrétion et la vue perçante étaient des éléments déterminants de survie dans un tel contexte. Autrement dit, tirer (et bien tirer) sur l’autre avant de se faire voir. « C’était lui ou moi ». Et il était bien conscient qu’il avait eu de la chance. C’est pourquoi, pour lui la discrétion, le silence du « prédateur » ou du « hors-la-loi » étaient des qualités fondamentales.

Par ailleurs, pendant l’Occupation, il n’avait cessé de braconner des, y compris les cervidés dans l’immense parc du château, siège de la Kommandantur locale, alors que cela grouillait partout de soldats allemands. Il finit par être repéré (par qui, comment ?) et n’eut d’autre choix que de rejoindre un des multiples maquis morvandiaux. Inutile de dire qu’il avait appris ici aussi de sacrées ruses, comme par exemple, croiser des herbes le long d’un vague sentier afin de savoir si une personne était passée à cet endroit durant une période de temps définie et s’il convenait de se méfier plus qu’à l’accoutumée ou pas. Cela impliquait en retour de ne pas laisser la moindre trace visible de son passage ou de sa présence à un endroit donné.

Pour les activités cynégétiques ou halieutiques, la discrétion n’est pas toujours obligatoire dans toutes ses composantes, mais il y a néanmoins des cas où elle est primordiale. C’est notamment le cas de la pêche à poste fixe de certains poissons (carpe) ou itinérante le long des ruisseaux (truite). Pour cette dernière, j’ai appris grâce à lui une technique assez efficace, que j’ai mise à ma sauce (la pêche « au toc » le long des ruisseaux boisés est en effet délicate et finalement assez peu pratiquée).

J’avais donc acquis au fil du temps, des manières discrètes de me faufiler au bord de l’eau (voire sur l’eau) ou dans les bois. Est-ce pour cela que j’ai manqué plus d’une fois d’être renversé par un chevreuil et une fois par un sanglier qui ne m’avait pas calculé ? Que j’ai capturé des brochets à quelques centimètres de la barque ?

Il m’est arrivé de faire des prospections sur le terrain avec des collègues. Est-ce une curieuse habitude ou la peur d’être pris pour un gibier par des chasseurs prompts à tirer sur n’importe quoi, mais nombreux sont ceux qui trainent bruyamment leurs bottes ou chaussures. Et je ne parlerai pas des pêcheurs qui viennent au bord de l’eau avec la radio ou un CD hurlant. Pour ce dernier exemple, Fromfrom m’a rappelé il y a quelques temps la crise que j’avais piquée il y a une dizaine d’année le long de l’étang du dragon où un ancien collègue de mon père passait des chansons en boucles d’un célèbre présentateur de télévision, un sommet de la beaufitude. Les sons de la nature et ses silences ne sont-ils pas mille fois plus intéressants et plaisants ? Le gobage répété d’un poisson, les frictions d’ailes des libellules, le cri du martin-pêcheur, le tambourin du pic-épeiche, les jacasseries du geai, les sifflements de la buse…

3 septembre 2018

Discrétion (1/2)

Une note en deux épisodes écrite depuis un moment mais que je nai jamais publiée.

Bien qu’il puisse m’arriver d’avoir des moments où je m’exprime avec véhémence et sonorité, je n’ai jamais été quelqu’un de singulièrement expansif. On peut analyser de manière un peu plus détaillée le phénomène, sans toutefois remonter trop loin dans le passé.

Il y a quelques années à peine, une ancienne collègue de Fromfrom m’avait qualifié d’introverti. Je dois dire que je ne m’en étais pas offusqué pour plusieurs raisons.

D’abord, le qualificatif m’avait fait rire, au moins intérieurement, vu que finalement elle me connaissait bien peu et n’avait aucune idée précise de mon vécu antérieur (et même actuel). Elle prétendait m’avoir « évalué » alors que je m’étais pour ainsi dire livré qu’avec une grande parcimonie. J’imagine que je voyais plus clair en elle (je n’en avais rien dit et il ne me serait pas venu à l’idée de le faire, même si on me l’avait demandé) que ce qu’elle imaginait détecter en moi.

Ensuite, il n’en reste pas moins que pense qu’une partie de moi-même est ainsi faite. Une forme de timidité naturelle séjourne toujours en moi et je ne sais pas toujours quoi dire en général aux personnes que je ne connais pas ou peu. Avec ces personnes, je n’engage pas spontanément des conversations au hasard. Dans les « interstices » des réunions publiques auxquelles je participe, je ne vais pas discuter facilement avec des personnes que je ne connais pas ou peu. Il m’arrive encore de participer à des réunions dans lesquelles je connais peu de monde (cela devient rare, c’est vrai). Ceci étant dit, avec les personnes que je connais, je discute bien volontiers. Je vais régulièrement contre ma nature car bien souvent, je préfèrerais m’abstenir d’aller dans certaines réunions, notamment celles où il y a beaucoup d’élus ou des représentants d’institutions diverses. Je ne parle même pas des grandes messes faites de palabres inutiles que je tente d’esquiver du mieux que je peux. De quoi passer pour un vieil ours…

Cependant, je ne me sens pas fondamentalement introverti si on regarde les faits : j’arrive à travailler normalement (voire bien plus que normalement) avec tout le monde tant à l’interne qu’à l’externe et je n’ai jamais eu de retour négatif à ce sujet. Le poste que j’occupe et le précédent ne font pas partie de ceux que l’on confie à des personnes inaptes à communiquer ou réputées introverties. Je me considère comme plutôt « sociable » et même bavard. On m’a reproché plus d’une fois d’être bavard dans le sens où je tourne très souvent autour du pot, je ne vais pas tout de suite à l’essentiel. J’avoue que c’est clairement un défaut, mais qu’en cas de nécessité, il m’arrive d’être beaucoup plus laconique (je n’aime pas trop l’être).

Dans une conversation, quand les sujets ne m’intéressent pas où pour lesquels je n’ai aucune compétence, je ne dis rien ou presque. Je laisse les gens s’exprimer à leur guise. Sauf à être dans la provocation gratuite ou pour mettre un piquant humoristique, je n’ai alors pas à m’exprimer. Mais ceci n’est nullement de l’introversion, c’est évident.

Si on me prête parfois un caractère que je n’ai pas, cela ne me dérange pas outre mesure (sauf quand cela me porte préjudice). Je m’en amuse même quelque peu, car quand on ne parle pas, on peut d’autant plus observer, ce qui est parfois riche d’enseignements. Et parfois, en contexte hostile, il vaut mieux ne pas trop parler et ne pas dire ce que l’on pense (ce qui m’arrive souvent ces dernières années et c’est la seule stratégie à adopter, car hélas professionnellement, je ne m’exprime pas en mon nom propre). D’ailleurs, même quand je ne m’exprime pas, on me prête des intentions…

En définitive, je cultive aussi parfois une certaine forme de mutisme, ce qui m’évite de me découvrir trop facilement et qui me permet d’être plus difficile à cerner vis-à-vis de certains de mes interlocuteurs (toujours en contexte au moins potentiellement hostile).

25 août 2018

Quadrilatère juilletiste 2018 (6 et fin)

Et voici le dernier point d’arrêt des vacances de juillet. Nous sommes passés en pays éduen sans mes parents, afin de faire un peu d’entretien dans le jardin. J’avais fait pas mal de plantations au potager début mai et les voisins avaient heureusement largement désherbé, buté les pommes de terre, tuteuré et taillé les tomates et arrosé. J’ai quand même dû tondre à nouveau, désherber et motobiner les parties non plantées.

Nous ne sommes restés que quelques jours, mais nous avons pu aussi aller voir un château très « campagnard » dans le Morvan. Forcément, j’ai pensé au futur séjour de Calyste, car ce n’est pas très loin de Vézelay, mais cet édifice n’est pas très connu, si bien qu’il n’y a pas beaucoup de visites (je pense que nous avons été les seuls visiteurs de l’après-midi).

D’ailleurs, ce château se trouve assez isolé et c’est une étroite route de campagne qui nous y amène, et les panneaux ne sont pas très explicites, de sorte que nous avions manqué l’entrée. Nous nous garons sur un parking qui est une cour de ferme et on se demande si on ne va pas gêner les engins agricoles, mais cela n’a pas l’air. Nous osons à peine franchir la grille et Fromfrom doit aller sonner à la porte après avoir franchi le pont dormant. Une dame (70 ans largement sonnés) vient lui ouvrir et nous demande si nous ne pouvons pas attendre s’il ne viendrait pas d’autres visiteurs en faisant le tour du parc et des douves. Elle nous explique que depuis que son mari est décédé, le parc n’est plus aussi bien entretenu, ce dont nous nous sommes aperçus, mais cela ne nous a pas dérangé. Mais aucun autre visiteur n’est arrivé et vingt minutes plus tard nous avons pu entreprendre la visite avec cette dame. Nous avons compris ensuite qu’elle était un des membres de la famille propriétaire du château, acheté par son grand-père.

A l’emplacement du château de Lantilly (commune de Cervon dans la Nièvre), un des généraux de César y avait installé une villa, profitant des eaux de la rivière voisine, L’Anguison. Les plus vieilles pierres actuelles sont médiévales (XIVe s.). Le château a été remanié au XVIIe s. et au XIXe s. Actuellement, on sent qu’on ne roule pas sur l’or. La toiture n’est pas complètement étanche (sans être ruinée), ce qui n’empêche pas de louer des chambres d’hôtes d’un château à l’ancienne. En tout cas, la visite guidée a été fort bien assurée et sympathique. En fin de visite, nous avons été rejoints par des amis nivernais originaires de Cambrai (on avait repéré notre plaque minéralogique dans la cour). Je précise que ce château semble être une résidence secondaire de vacances pour les propriétaires.

Pas de photos à lintérieur pourtant meublé : pas dinterdiction formelle, mais je navais pas envie et cela aurait été difficile de faire des photos correctes.

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16 août 2018

Quadrilatère juilletiste 2018 (5)

Pas de visite lors du passage dans la Loire. J’ai fait un lifting général au jardin. Des roses…

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… et avant la tonte, pas mal de plantes typiques de milieux sèchards comme l’Héliotrope d’Europe.

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12 août 2018

Quadrilatère juilletiste 2018 (4-E)

Azay-le-Rideau (suite 4 et fin).

Les intérieurs ayant été dévastés notamment à la Révolution, le mobilier actuel n’est évidemment pas celui d’origine, mais est néanmoins crédible vis-à-vis des époques restituées. Il provient du mobilier national et nous avons trouvé que les restaurations effectuées globalement (meubles, tableaux, objets, décorations, tissus…) sont très belles.

 

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Les cuisines.

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Chambre Renaissance. Le lit et le coffre datent néanmoins du XIXe s. mais sont a priori conformes au goût du XVIe s. Les velours sont une reconstitution de la même période ; c’est la première fois que j’en vois d’aussi beaux. Le tressage mural n’est pas une fantaisie et est exceptionnel. Il s’agit de « jonc de rivière », confectionné il y a quelques années par une Anglaise avec des « joncs » qui venaient d’Angleterre. Je n’ai pas réussi à trouver l’identité botanique de ce « jonc », excessivement plus rare que le « jonc de mer ». Je pense qu’il doit en fait s’agir de « Jonc des chaisiers », qui est en fait un scirpe, Schoenoplectus lacustris (L.) Palla ou moins probablement, Schoenoplectus tabernaemontani (C.C. Gmel.) Palla. J’ignore l’identité de la peinture.

 

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Louis XIII a séjourné ici à deux reprises, mais très peu  de temps à chaque fois. Voici la reconstitution supposée de sa chambre.

 

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Salon « Néo-Renaissance » conforme à celui des propriétaires du XIXe s.

 

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Un petit bout de charpente pour rassurer Calyste. Elle est encore constituée de 80 % des chênes du début du XVIe s.

 

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Je précise enfin que le château est un monument national et comme toujours (en tout cas pour nous) dans les monuments nationaux, les guides y sont excellents. On les trouve passionnés par leur boulot, intéressants, cultivés et non pas en train de régurgiter un texte appris par cœur, comme le fit le guide du château de Combourg. Donc, un vrai professionnel consciencieux et rempli d’un bel humour, prompt à faire des jeux de mots laids, de quoi réjouir encore plus Fromfrom.

12 août 2018

Quadrilatère juilletiste 2018 (4-D)

Azay-le-Rideau (suite 3).

La première est peut-être l’angle de vue le plus connu de ce château.

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11 août 2018

Quadrilatère juilletiste 2018 (4-C)

Azay-le-Rideau (suite 2).

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10 août 2018

Quadrilatère juilletiste 2018 (4-B)

Azay-le-Rideau (suite 1).

 

A noter que la restauration du château (façades et toitures) sont terminées depuis l’automne 2017, d’où notre visite (j’attendais d’y aller pour ça). La charpente a été restaurée et les ardoises ont été intégralement remplacées (proviennent d’Espagne, car plus de production en France et à Trélazé en particulier) et les façades ont été également restaurées. Je me souviens que dans les années 1990, certaines étaient sombres, ce qui n’est plus du tout le cas à présent.

 

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9 août 2018

Quadrilatère juilletiste 2018 (4-A)

Les quadrilatères ont cinq côtés ! Voici le cinquième, sur le chemin de la Loire.

Je n’ai pas besoin de présenter de château, que je pensais comme un des plus connus « de la Loire », même si sur une île de l’Indre. En fait, après en avoir parlé à plusieurs collègues, je me suis aperçu que bien peu connaissaient, même si certains seulement de nom. Personnellement, je connais son image depuis l’enfance (avant 10 ans), mais je ne l’avais visité que dans les années 1990 avec mes parents lors de mon premier passage comme étudiant dans la région.

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