Grand triangle à venir
Vacances aoûtiennes 2017 (3)
L’objectif premier de notre présence à Châtillon-sur-Seine n’était pas l’église Saint-Vorles, mais la visite d’un musée, et pas n’importe quelle pièce dans ce musée, mais le fameux vase ou cratère de Vix. Un vase exceptionnel, unique à divers titres : par ses dimensions colossales (1, 64 m, plus de 200 kg, contenance de 1100 l, le plus grand conservé de l’Antiquité), son âge (525 av. J.-C. en provenance d’Italie du sud, mais réalisé par un atelier corinthien grec), sa décoration d’une beauté extraordinaire et son excellent état de conservation (il a néanmoins été restauré). Il a été découvert par un paysan dans un champ à Vix (Côte-d’Or) en 1953 à l’emplacement d’un caveau funéraire d’une dame appartenant à l’aristocratie locale (nous sommes sur un oppidum). Ce cratère servait à contenir du vin additionné de divers aromates. A priori, il n’avait pas beaucoup servi car sa taille imposante limitait énormément sa manipulation. Dans le musée sont expliquées (en images) dans le détail les péripéties liées à sa découverte, à son exhumation, sa première restauration massacrée, la seconde réussie et son exposition. Voir cet objet, même derrière une vitre m’a beaucoup impressionné. Le musée comporte d’autres pièces (à voir au prochain épisode).
Vacances aoûtiennes 2017 (2)
Deux notes la même journée : cela fait une éternité que ce n’est pas arrivé. Il faut que je fasse attention, je risque le claquage !
Après Langres, escale à Châtillon-sur-Seine, dans un hôtel sympa et un restaurant qui ne l’est pas moins. Le lendemain matin, nous décidons de faire l’ouverture de l’église dont nous avions esquissé la visite il y a quelques années (voir ici).
Cette église romane date du Xe ou du XIe s. (Eduard, retient la seconde hypothèse, les bandes lombardes étant du siècle suivant). Elle se trouve sur un point haut de la ville. Il ne faisait pas très beau lors de notre visite matinale. Je ne suis pas tombé en extase devant cette église, mais il est néanmoins vrai que le site est sympa. La mise au tombeau est du XVIe s. L’oratoire dans la crypte est daté du IVe s.
On trouve aussi plusieurs ensembles de ruines d’un château ducal (ducs de Bourgogne).
Brèves cornusiennes du 10 décembre 2017
Depuis des années, j’ai utilisé un ordinateur qui a toujours bien fonctionné. Il y a deux ans, je l’avais fait évoluer des fenêtres 7 vers les fenêtres 10. On m’avait dit que cela ne pourrait être que positif. Personnellement, je n’ai pas vu beaucoup de choses positives, en dehors des nouveaux services offerts par le nouveau système dont je me fiche complètement. Au contraire, j’avais surtout constaté que la durée de démarrage de l’ordinateur avait augmenté. De tout temps, lorsqu’il devait exécuter certains logiciels gourmands en ressources (calculs), il déclenchait un ventilateur particulièrement bruyant. C’était notamment le cas lorsque je travaillais sur des photos. Le plus pénible était la vitesse d’affichage des fichiers RAW et surtout les opérations de fusions d’images, particulièrement chronophages (5 min, 15 min, 30 min ou carrément jamais) d’autant que cela bloquait complètement l’ordinateur (impossible de faire autre chose pendant ce temps-là). Et je n’avais jamais utilisé fotochope à la fois parce que je ne maîtrise pas encore le logiciel, mais surtout parce la lenteur décourageait toute tentative. Par ailleurs, il devenait globalement plus lent. En discutant de la chose avec mon informaticien préféré, il m’avait proposé une solution consistant à doubler la mémoire vive et remplacer le disque dur (classique) par un disque dur « SSD » (comportant de la mémoire flash du style de celle que l’on trouve sur les carte mémoire SD équipant les appareils photos). La solution, qu’il proposait de réaliser lui-même, avait l’avantage d’être la moins onéreuse, mais elle n’aurait pas apporté de gain sur le microprocesseur et n’aurait pas réglé les déjà bons six ans presque canonique de l’ordinateur portable (réputé plus fragile mais que j’assume). Il m’a proposé de m’orienter vers un nouvel ordinateur, ce qui coûte évidemment beaucoup plus cher. On trouve énormément de modèles, y compris au sein d’une même marque. Quand on souhaite aller vers des modèles performants, ceux qui trônent en maître sont les ordinateurs conçus (et carrossés) pour le jeu et d’ailleurs les prix peuvent s’envoler de manière assez exponentielle (à cause des cartes graphiques surtout). Les modèles suffisamment performants mais moins équipés en cartes ou accessoires inutiles sont finalement bien moins nombreux. J’ai donc opté pour la même marque que précédemment. Le temps de tout transférer d’un ordinateur à l’autre (cela a été plus difficile et plus long que prévu), cela fait néanmoins une semaine que j’utilise le nouveau et je suis stupéfait par la vitesse de mise en route (à peine dix secondes contre plusieurs minutes), la célérité des fusions des photos et son silence absolu. Je ne l’ai néanmoins pas encore poussé dans ses derniers retranchements, mais je pense que j’ai une bonne marge. Je suis donc content de mon investissement et je retrouve bien mes repères.
Mon père n’étant pas opéré du genou avant la fin mars, les vacances de Noël seront cette année armorico-ligériennes.
Au boulot, certaines mauvaises nouvelles persistent, mais il y en a aussi de très bonnes, alors globalement, je reste positif. Et aura de l’argent en caisse en début d’année, ce qui n’était pas gagné au départ.
La neige a fait son apparition pour la deuxième fois ce matin.
Vacances aoûtiennes 2017 (1)
Lors du week-end estival dans le marais aux lièvres, Karagar avait évoqué, je ne sais plus exactement à quel propos, la cathédrale de Langres. Comme il l’avait laissé entendre, cet édifice roman possède une nef assez semblable à Saint-Lazare d’Autun, notamment dans son élévation à trois niveaux très clunisienne (Cluny III). Cependant, elle est de construction globalement postérieure à Saint-Lazare.
Lors de la seconde période de vacances estivales, il avait été décidé de faire une étape. Et la première phase de cette étape se trouvait donc à Langres.
Cette ville évoque le plateau dont il a hérité du nom, lequel rappelle la source de la Seine. J’ai déjà eu l’occasion de le dire, mais je trouve qu’en poussant à peine, la phrase traditionnelle « La Seine prend sa source sur le plateau de Langres » est à peine plus précise que « La Loire prend sa source dans le Massif central » quand on sait que le plateau en question est au moins aussi vaste qu’un département !
Par ailleurs, Langres, c’est aussi le lieu où travailla ma grand-mère paternelle durant les années 1920 (et peut-être au tout début des années 1930), dans un hôtel restaurant, le plus bel établissement de la ville qui existe toujours. J’ignore combien de temps elle y resta. Ce que je sais en revanche, c’est qu’elle n’était pas payée (et qu’aucune cotisation sociale n’était versée) et qu’elle ne pouvait compter que sur les pourboires, qui étaient semble-t-il significatifs à l’époque pour ce « petit personnel ». Mais un travail très dur, à n’en pas douter (et cela n’a sans doute guère changé aujourd’hui).
C’était mon premier passage à Langres. Cette ville, situé sur un promontoire rocheux calcaire m’évoque un peu la « montagne couronnée » (Laon) ou la « montagne éternelle » (Vézelay). La ville possède encore des vestiges de fortifications gallo-romaines et médiévales. Pas de photos, nous nous sommes concentrés, uniquement sur la cathédrale Saint-Mammès.
Il ne faut pas être rebuté par la façade et les tours et la façade du XVIIIe s. En revanche, le toit « bourguignon » à tuiles vernissées passe. Le chevet était peu visible et peu photographiable.
L’intérieur est sympathique. Les voûtes sont gothiques et cela lui va bien. Un joli chœur et un déambulatoire, Contrairement à Autun. Une heureuse surprise. En revanche, la sculpture est très loin d’être aussi riche qualitativement et quantitativement.
Un haut-relief : La résurrection de Lazare, XVIe s.
Premier week-end d'août
En ce début août, alors que Karagar et Vladimir étaient de (trop court) passage au Pont de l’Âne, nous avons essentiellement fait deux visites. La première dans le hameau de mon travail, en particulier dans deux des jardins (pas de photos des forfaits karagariens) et la seconde à Lille. Passage obligé par la Grand’ Place, avec la Vieille bourse.
Plus loin, la cathédrale Notre-Dame de la Treille (que j’avais déjà évoquée et montrée ici). L’édifice principalement en béton, à caractère néogothique, n’a jamais été achevé, faute de moyens. Du coup, les fenêtres hautes ont été tronquées, la voûte posée plus bas un peu à la va-vite et la nef sans doute également raccourcie. D’ailleurs, le triforium reste inachevé. La façade (sans tours) a longtemps été constituée par un vulgaire mur avant d’être remplacée par un marbre translucide (et non une vitre comme je le laissais penser en 2008) en 1999. Somme toute, un déambulatoire et des chapelles rayonnantes à peu près potables comme l’a diagnostiqué Maître Karagar. Je précise que les photos qui suivent ont été plus ou moins retravaillées (pas simple car mon ordinateur sature franchement avec le logiciel gourmand en ressources).
Retable de Notre-Dame du Rosaire. Le cadre est du XIXe s., mais la peinture sur bois espagnole est des XV-XVIe s.
Début novembre
La plupart des gens assimilent le mois de novembre au mauvais temps, à l’obscurité, à la tristesse, à la mort… Et pourtant pour nous, comme tous les ans, ce début novembre est une succession d’anniversaires et de fêtes.
Le 1er d’abord avec la fête de tous les saints (et non celle des morts comme la majeure partie de la population semble le penser). Curieusement, les sorties dans les cimetières ont encore la cote ce jour-là et les jours qui précèdent et les ventes de chrysanthèmes, si elles doivent reculer années après années, semblent encore assez vives. Moi, comme tous les ans, j’en achète un pied pour en profiter à la maison ou chez mes parents. Accessoirement, c’est le jour de mon anniversaire. La veille, rapide passage à l’étang pour ranger les derniers éléments du matériel resté sur la chaussée (digue). Deux jours après la vidange complète, l’eau remonte et les poissons réinstallés se portent bien, mais que dans les conditions de relative sécheresse, il faudra bien au moins six semaines pour que l’étang donne l’impression d’être plein. Notons qu’il est alimenté par une source qui ne tarit jamais, mais que seule la pluie peut permettre de le remplir plus vite. Lors de la vidange 2004, il avait fallu guère plus d’une semaine pour le remplir, ce qui avait constitué, si mes estimations sont bonnes, un débit entrant moyen de 40 à 50 litres par seconde. En période de fortes pluies, il peut partir du trop plein (déversoir) des débits encore supérieurs.
Par comparaison, une photo de juillet de l’étang du Dragon terrassé, avec une autre focale, sous un angle et un point de vue bien différent : le plus bel étang du monde !
Le 3, c’est l’anniversaire de notre mariage religieux breton (dix ans déjà). Une photo karagaro-plumesque inédite de ce jour-là.
Et une autre du coupage carnassier du gâteau.
Mais cette année, mon gâteau d’anniversaire a été réalisé par Fromfrom deux jours plus tard car le jour même, vu le nombre d’invités, on était sur un gâteau du commerce. Et c’était bien meilleur (framboise, mascarpone, vanille, biscuits roses de Reims…).
Le 5, c’est la fête de la plus belle (prise le jour du mariage il y a dix ans).
Le 7, est venu s’intercaler l’anniversaire de Calyste. Certes, on ne le fête pas directement, mais je ne pouvais faire l’impasse.
Le 11, ce n’est pas que l’Armistice 1918, c’est aussi le jour de notre rencontre pour de vrai il y a douze ans, en haut des escaliers de la gare de Lorient. Fromfrom me rappelait hier que ce jour-là, j’étais resté dans un premier temps assez mutique. Car évidemment, depuis notre fameuse « rencontre » via webcam aux alentours du 20 septembre 2005, nous avions déjà énormément parlé et écrit. Mais rien ne vaut la rencontre réelle. Que d’étapes franchies depuis. Et il est vrai que nous sommes un couple aimant heureux et je peux le dire pour nous deux sans risque de me tromper.
Transition
Excalibur
Je n’en avais rien dit, mais cela fera bientôt deux semaines que nous sommes au domaine du Dragon terrassé. Pour faire quoi ? A part pour prendre de nouvelles vacances, pour vidanger l’étang, comme nous l’avions fait il y a six ans : voir ici et là. Cette année, pour stocker provisoirement le poisson, nous avions opté pour des piscines gonflables. Nous avions tout bien organisé. A l’ouverture de la vanne (appelée pelle – voir ici), tout se passe bien, la vidange commence… Mais le mardi midi, quand je désire ouvrir davantage la pelle pour augmenter le débit d’évacuation tout dégénère : plus moyen d’ouvrir plus. On utilise un cric : rien n’y fait, la vidange continue à débit réduit. Le lendemain, décision est prise de louer une pompe (la plus grosse du magasin et qui débite théoriquement 138 m3/h que nous n’aurons que le lendemain). Effectivement, la pompe accélère un peu la baisse du niveau dans l’étang, mais de manière insuffisante, même en faisant tourner la pompe tard dans la soirée et tôt le matin. Nous décidons de décaler la pêche du samedi au mercredi suivant (jour de la Toussaint). Même en bon Shadok, je n’espérais pas assécher l’étang avec la pompe, mais quand le niveau serait suffisamment bas, j’espérais pouvoir décoincer la pelle avec une barre à mine, muni de mes waders (bottes qui montent jusqu’à la poitrine). Mais le niveau ne descendait pas suffisamment vite. Quitte à tout casser, décision est prise d’essayer de soulever la tige de la pelle à l’aide de la fourche-godet d’un gros tracteur. Résultat : une chaine de liaison cassée et la pelle toujours gelée comme l’épée Excalibur. Le même soir, le voisin-ami, qui travaille dans une entreprise de travaux publics, a la possibilité d’apporter un tractopelle pour essayer de décoincer la chose : nous faisons l’hypothèse que le mur s’est partiellement effondré devant la pelle et que des pierres la coincent. Il gratte devant (en plongeant allègrement le bras de l’engin dans l’eau), tire dessus : aucun résultat, Excalibur résiste toujours. Le lendemain, le voisin retourne à son affaire dès 6 h 30. Avec mon père, nous allons acheter dans un magasin agricole dès 8 heures une manille de plusieurs tonnes de résistance pour adapter une nouvelle chaine sur l’anneau de la pelle. Au retour, nouvelles tentatives en soulevant à la pelle mécanique par à-coups. Rien ne va bien. Nous pensons que nous ne pourrons pas faire l’économie de lourdes réparations, donc il faut tirer quitte à endommager le système de vidange. Nous pensons à une nouvelle option quand comme par miracle, Excalibur s’arrache partiellement sous le godet du tractopelle. Nous ouvrons à fond, mais nous n’osons pas refermer, de peur de tout coincer à nouveau. La vidange va donc très vite, trop vite. Dans le milieu de l’après-midi, décision est prise de pêcher le lendemain (le dimanche), quitte à ce que ce que nous le fassions l’après-midi. Nous pêchons normalement le matin, mais là je ne contrôle rien du débit. Une nuit blanche. Je m’aperçois qu’il n’y a plus d’eau à 3 heures du matin. J’essaye de maintenir un semblant d’eau. J’avais annoncé aux voisins-amis une pêche l’après-midi, mais nous devons procéder aux manœuvres vers 8 heures. Moi, j’ai paniqué toute la nuit (et les jours précédents). Le stress me permet de te tenir toute la journée. Les « carpistes » (gestionnaires d’un étang de pêche commerciale à la carpe) de nouveau avertis, arrivent vers 9 heures pour récupérer les carpes dont nous ne voulons plus. Il n’y a plus les quelques grosses carpes que nous avions en 2011 (celles de 18-20-22 kg) : je pense qu’elles sont mortes de vieillesse, car elles auraient eu exactement 34 ans, ce qui est déjà un âge canonique. Ils récupèrent néanmoins une trentaine de pièces de 8 à 14 kg, hélas sans grande valeur commerciale. De l’autre côté, récupération des brochets (5 gros seulement), des gardons et rotengles (et hybrides des deux) et quelques tanches. Élimination des perches-soleils et des perches communes. Nous étions en effectifs assez réduits pour la pêche car de décommandes en reports et avec cette pêche finalement réalisée en urgence, certains n’ont pas pu venir, notamment mon cousin de la Loire et sa compagne. Toutefois, vers 14 h 30, tout est terminé : nouvelle pelle colmatée (à l’argile), poissons remis dans l’eau. Mais pourquoi donc Excalibur ne voulait pas s’arracher ? Parce qu’un des trois boulons de liaison pelle-tige s’était curieusement débloqué (du fait de la corrosion de l’acier) et coinçait Excalibur (et comme mon père avait remis de plus gros boulons de haute qualité il y a six ans, la chose était particulièrement solide). Bref, beaucoup d’énervements, beaucoup de panique/stress. J’ai pu dormir normalement la nuit suivante, mais en gagnant des courbatures… Le jour de la Toussaint, nous avons organisé un repas pour remercier les pêcheurs et autres aides. Et c’était mon anniversaire…

























































































