Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Cornus rex-populi

Publicité
Archives
12 novembre 2018

Retombées azotées

Il y a plus d’une semaine, Ar valafenn nous parlait ici de la problématique de la pollution atmosphérique au dioxyde d’azote en Europe et en France. Un article bien intéressant, y compris la cartographie montrant que la Bretagne est relativement épargnée.

Mais il faut savoir que le dioxyde d’azote une fois dans l’atmosphère, ne reste pas ainsi, il évolue par différents processus chimiques en azote nitrique (nitrates - NO3-) ou ammoniacal (ammonium - NH4+), c’est-à-dire deux formes de l’azote assimilable directement ou indirectement par les plantes. Il s’agit donc de retombées polluantes sous forme d’engrais dans l’eau de pluie. Il existe des données RE*NE*CO*FOR (Réseau national de suivi à long terme des écosystèmes forestiers). On trouvera dans les documents RE*NE*CO*FOR pas mal de données et de cartes. Ci-dessous, un exemple de planche cartographique une que j’ai récupérée (colonnes 1 : 1993-1998 ; 2 : 1999-2004 ; 3 : 2005-2010). Toutes les cartes vont à peu près dans le même sens : ce n’est pas terrible en Bretagne, mais pas mal en Vendée. Sinon, on voit qu’il y a aussi une certaine corrélation entre le niveau de précipitations de la pollution par « engrais azoté », même quand on s’éloigne des sources de pollution atmosphérique potentielle (carte d’Ar valafenn). Tout cela serait à creuser. Notons que cette pluie d’engrais ne pose pas de souci quand elle tombe sur des zones cultivées ou sur des prairies exploitées. Au contraire, cela réduit les quantités d’engrais à apporter. La souci est que cela tombe partout, y compris sur des milieux naturellement pauvres en nutriments, ce qui n’est pas sans conséquences fâcheuses, parce que cet apport de nutriment n’est alors pas négligeable et peut à la longue induire une eutrophisation et une banalisation du milieu, de la flore, de la végétation… Ceci a été bien peu étudié jusqu’à présent et est certainement sous-estimé dans certains dysfonctionnement trophiques que nous constatons çà et là (pelouses, marais oligotrophiles…).

cartes N

Publicité
4 novembre 2018

Toussaint 2018 (1)

Je reviendrai ultérieurement sur les précédents épisodes, mais voici celui qui mardi après-midi dernier nous emmena de la Touraine jusqu’au Morvan. A notre grande surprise, nous rencontrâmes de vagues traces de neige à l’ombre des arbres du côté de Bourges, traces qui se confirmèrent dans le Nivernais puis bien sûr dans le Morvan. La neige avait fondu toute la journée. Enfin, ça dépend où parce que dans le Haut Morvan et dans les hauts de l’Autunois à notre arrivée à la nuit tombée, cela ne fondait plus. Le long de notre parcours, j’ai estimé l’épaisseur de neige qu’il y avait dû y avoir le matin à une vingtaine de centimètres au-dessus d’Arleuf, entre Nièvre et Saône-et-Loire.

Ces photos ont été prises à l’ouest de Château-Chinon, à une altitude bien moindre. Il y a donc moins de neige.

CCC-1

CCC-2

 

Peu après sur la route, mes yeux se portent sur un groupe de chevreuils vaguement dissimulés derrière une haie. Fromfrom conduisait et me propose de faire demi-tour et de revenir, et de s’engager sur une petite route perpendiculaire pour faire une photo des animaux. J’ai le temps de régler l’appareil à la focale maximale (200 mm, équivalent 320 mm en 24 × 36) et sur le programme « sport », de baisser la vitre et contre toute attente, j’ai pu faire plusieurs photos dans une trouée de la haie et ne pas trop rater cette photo de quatre chevreuils. Je précise que la photo est très peu recadrée. J’ai donc eu beaucoup de chance, car les animaux n’ont pas tardé à prendre la poudre d’escampette.

CCC-3

1 novembre 2018

Encore deux ans de sursis !

Avant de passer le cap du demi-siècle, il me reste deux ans, si toutefois on me prête vie jusque là, mais  y a pas de raison ! Rediffusion de la photo postée pour les 05 ans de Fromfrom.

IMG_0192

31 octobre 2018

Cathédrale Notre-Dame d'Amiens (3 et fin)

Amiens, c’est aussi depuis 2-3 ans, un nouveau spectacle son et lumière de la façade occidentale. En cette fin août, il y avait beaucoup de monde pour assister au spectacle. Pour les photos, je m’étais placé le plus au centre possible et j’ai cadré large au 10 mm puis fortement recadré et redresser les verticales afin de ne pas avoir sur l’image les spectateurs et les lumières parasites. Lors de la première partie du spectacle, toute la difficulté était d’avoir des poses ni trop longues pour avoir une netteté suffisante, ni trop courte pour que la pose soit suffisante et sans trop monter en sensibilité pour ne pas trop induire de bruit chromatique. J’ai donc dû jouer pas mal avec différents réglages. Cette première partie était particulièrement sympa, beaucoup plus que lors de notre précédente visite il y a neuf ans : beaucoup plus original et varié et pas de commentaire désagréable. Bref, une très bonne surprise. Dans la seconde partie, on retrouve la mise en couleur médiévale « classique ».

Voilà, attention à l’overdose, cela fait beaucoup de photos, alors même que je suis loin de tout montrer.

CAN-1

CAN-2

CAN-3

CAN-4

CAN-5

CAN-6

CAN-7

CAN-8

CAN-9

CAN-10

CAN-11

CAN-12

CAN-13

CAN-14

CAN-15

CAN-16

CAN-17

CAN-18

CAN-19

CAN-20

CAN-21

CAN-22

CAN-23

CAN-24

CAN-25

CAN-26

CAN-27

CAN-28

CAN-29

CAN-30

CAN-31

CAN-32

21 octobre 2018

Cathédrale Notre-Dame d'Amiens (2)

Bon, je ne vais pas me lancer dans une approche exhaustive de l’intérieur, mais je propose cette série.

Certaines photos pourraient paraître redondantes, mais pas pour moi. Je précise qu’il y a pas mal de post-traitement dans ces images, même si cela ne se voit pas (et c’est même mieux si cela ne se voit pas).

CAi-1

CAi-2

CAi-3

CAi-4

CAi-5

CAi-6

CAi-7

CAi-8

CAi-9

CAi-10

CAi-11

CAi-12

CAi-13

CAi-14

CAi-15

CAi-17

CAi-16

CAi-18

CAi-19

CAi-20

Publicité
13 octobre 2018

Cathédrale Notre-Dame d'Amiens (1)

Fin août, profitant des beaux jours (nous ne savions pas encore que septembre nous réserverait de belles surprises), nous décidons d’aller faire un tour à la cathédrale d’Amiens. Car, si je la vois souvent de loin (je me rends régulièrement à Amiens pour le travail), cela faisait déjà neuf ans que nous n’y étions pas retournés. Et puis, il nous fallait profiter de la nouvelle mise en lumière (de juin à septembre et pour les fêtes de fin d’année uniquement). Pour revoir les précédentes notes sur la cathédrale, voir ici. Voici quelques photos de l’extérieur de jour.

CA-12

CA-13

CA-2

CA-3

CA-4

CA-1

CA-6

CA-7

CA-8

CA-10

 

La façade occidentale de deux façons.

CA-9

CA-11

CA-14

6 octobre 2018

Ligne aoûtienne 2018 (3 et fin)

Durant le séjour en terres éduennes, nous n’avons rien visité de particulier. Voici une galerie de fleurs communes prises autour de l’Étang du dragon terrassé. Pour le post-traitement consistant à imposer un fond noir, j’arrive désormais à m’en sortir assez facilement, d’autant qu’une évolution du logiciel facilite désormais bien les choses.

Renouée persicaire (Persicaria maculosa)

FSG-1

 

Berce commune (Heracleum sphondylium)

FSG-2

FSG-3

Linaire striée (Linaria repens)

FSG-4

 

Angélique sauvage (Angelica sylvestris)

FSG-5

FSG-6

 

Lotier des fanges (Lotus pedunculatus)

FSG-7

FSG-8

 

Reine-des-prés (Filipendula ulmaria)

FSG-9

 

Chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum)

FSG-10

FSG-11

 

Achillée millefeuille (Achillea millefolium)

FSG-12

 

Scutellaire casquée (Scutellaria galericulata)

FSG-13

 

Lysimaque commune (Lysimachia vulgaris)

FSG-14

FSG-15

 

Germandrée scorodoine (Teucrium scorodonia)

 

FSG-16

Succise des prés (Succisa pratensis)

FSG-17

FSG-18

 

Et une vue panoramique (haute définition) à visionner.

ESG-1

29 septembre 2018

Ligne aoûtienne 2018 (2)

Pour les photos, j’accrois de nouveau la définition des photos (1500 points dans leur plus grande dimension), ce qui nécessite pour en profiter de cliquer dessus pour les visualiser. Il semblerait qu’on puisse encore accroître leur définition, mais j’en reste là pour l’instant. Je précise enfin que toutes mes photos ont subi un post-traitement, de très faible à très important (recadrage, assemblage de plusieurs photos, redressement des verticales, accentuations diverses, travail sur les ombres et lumières de manière globale ou localisée…) ce qui est parfois un assez long travail.

Pour l’intérieur, nous avons eu l’opportunité d’une visite guidée des appartements et du théâtre de Napoléon III (non ouverts en visite libre). En dehors du théâtre, peu de photos intéressantes exploitables, mais comme bien souvent dans les monuments nationaux, une guide passionnée et intéressante et dotée d’un certain humour.

IMG_2016

IMG_2019

 

Puis, hors visite guidée, les grands appartements royaux depuis l’époque de François Ier jusqu’au Premier Empire. Voilà, je pense que d’autres choses qui ne vont pas plaire à tout le monde, mais dans l’ensemble nous avons plutôt aimé avec Fromfrom. Seulement, cela a été un peu l’overdose de dorures, de décors et on ne peut pas véritablement en profiter. En effet, on sature assez vite et outre la foule de visiteurs (heureusement, c’était un vendredi matin et il paraît que c’est le jour où il y a le moins de monde), il y a des gens particulièrement sans gêne et désagréables qui s’arrogeraient volontiers de droit d’être les seuls à faire des photos. Pas facile de s’immiscer dans ce bordel pas forcément joyeux. Mais bon on s’en sort. En revanche, ce qui nous a agréablement supris avec Fromfrom, c’est l’excellent état du mobilier, de son revêtement, des tentures, rideaux, tapis... Un aspect neuf que l’on avait aussi constaté à Azay-le-Rideau et qui tranche avec des choses vues ailleurs qui étaient effondrées, déteintes, râpées, abimées… Cela fait plaisir de voir que le Mobilier national fait de sacrés et louables efforts, ce que je ne peux que souligner avec force et admiration.

IMG_2084

IMG_2092

IMG_2095

IMG_2099

 

IMG_2100

La chambre de l’Impératrice (Joséphine).

IMG_2103

IMG_2105

 

IMG_2107

IMG_2113

IMG_2118-Panorama

 

La chapelle de la Trinité, commencée par François Ier, continuée par Henri II, Henri IV, Louis XIII, Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. Vue d’abord du premier étage, puis d’en bas.

IMG_2067

IMG_2122-Panorama

IMG_2127

IMG_2126

 

François Gérard. Hortense, reine de Hollande. Huile sur toile, 1806-1808.

IMG_2029

 

Une Fromfrom canine de style Second Empire !

 

IMG_2050

 

 

Niccolo Pericoli dit Tribolo (v. 1500-1550). La Nature. Statue en marbre support de vasque, commandée par François Ier.

IMG_2085

 

Galerie François Ier.

IMG_2070

IMG_2075

IMG_2076

Encore des plafonds.

 

IMG_2073

 

IMG_2083

 

 

La salle et le trône cornusien. Un royaume de ne me suffit plus, je veux être empereur !

IMG_2109

IMG_2111

Et l’aigle qui va avec.

IMG_2139

Et l’épée d’empereur.

IMG_2032

19 septembre 2018

Ligne aoûtienne 2018 (1)

Pour cette seconde plus petite période de vacances estivales, nous avions décidé de partir un jour plus tôt et même dès le jeudi soir pour aller au sud-est de la capitale : le château de Fontainebleau. Depuis que je suis adolescent, je souhaitais aller voir ce palais édifié entre les XIIe et XIXe siècles.

Le lendemain, nous sommes au château pour l’ouverture. Même si le cagnard avait provisoirement baissé de régime, il valait mieux démarrer le plus tôt possible. Voici donc une série de photos des extérieurs. L’escalier en « fer à cheval » m’a toujours fasciné (il va être restauré prochainement). Le palais est impressionnant par son étendu, c’est joli, mais si ce n’est pas non plus l’extase générale, il y a tout de même des points de vue qui m’ont bien plu.

IMG_2002-Panorama

IMG_2022

IMG_2132

IMG_2142

IMG_2150

IMG_2164

IMG_2168

IMG_2170

IMG_2171

IMG_2174

IMG_2176

IMG_2196

IMG_2199

IMG_2202

IMG_2212

IMG_2224

IMG_2228-Panorama

IMG_2236

Un pur exercice de style pour la fontaine de Diane.

IMG_2238

15 septembre 2018

« Trop compliqué ! »

Il y a quelques années, les services de l’État avaient lancé ce qu’on appelle les atlas de la biodiversité communale, sans grands moyens. Cela s’était fait sur la base du volontariat des communes, avec un co-financement. Cela n’avait pas eu un succès dingue, notamment du fait de la modestie des moyens accordés. Dans le Nord, les services de l’État avaient demandé à des structures associatives (les C*P*I*E pour Cen*tres per*man*ents d’in*itia*tives po*ur l’env*ironne*ment) de s’y coller. Or, au sein de ces derniers, s’il y a parfois des faunisticiens corrects (et encore pas partout), leur niveau est souvent très moyen à pas bon du tout en botanique et en écologie végétale (ce qui est déjà très limite, mais passons). Le Mus*é*um nat*io*nal d’His*toire natu*relle, fidèle à sa réputation, avait pondu une usine à gaz comme cahier des charges (je dis ça parce que les gens qui écrivent les méthodologies n’ont jamais mis les pieds sur le terrain ou pas depuis des décennies). Alors, j’avais dû pondre une méthodologie régionale, qui avait même alimenté le truc au niveau national. Mais bon, les services régionaux de l’État s’étaient aperçus que lesdits C*P*I*E seraient incapables de faire une partie du boulot concernant la « partie végétale ». Et pour les « simples » inventaires botaniques, nous avions été missionnés pour les accompagner. Lors de l’une des journées de terrain où j’étais présent et où il était question de la méthodologie spécifique à adopter, je m’aperçus vite que les personnes que nous devions former, n’étaient que des débutants en botanique pour les meilleurs, et pour les moins bons, ne devaient pas trop savoir pourquoi ils étaient là, ce qu’un ou deux finirent par m’avouer. Cette anecdote est symptomatique de la façon dont certains responsables abordent la connaissance de la biodiversité en France et ce n’est pas nouveau : le fait de penser que c’est simple et pas cher, donc un truc d’amateurs et de dilettantes. Bien sûr, il n’est point besoin d’être un expert pour mener des inventaires sérieux, mais il faut quand même un minimum de connaissances, d’expérience, de curiosité, de rigueur… Des choses qui ne s’acquièrent pas en seulement quelques mois. Personnellement, il m’a fallu plusieurs années avant de mener seul des inventaires à valeur professionnelle, et encore j’étais fébrile.

Je repense à cela car cette semaine, un collègue non botaniste (un animateur nature à la base) m’a dit que la nouvelle flore de France (2014) était « trop compliquée ». C’est vrai qu’au niveau du vocabulaire, la barre est placée assez haut, mais possède l’avantage de la précision et interdit certaines ambiguïtés que l’on rencontre et déplore dans certains ouvrages. Eh bien oui, ce n’est pas un ouvrage de vulgarisation, mais un livre pour les « vrais » botanistes. Il faudrait que tout soit toujours simple, accessible, sans le moindre effort, prédigéré. Comme si ce livre allait remplacer tous les autres et que tout allait tomber tout cuit. Comme si la vulgarisation devait toujours suffire, comme si tout devait être superficiel, facile, qu’il était inutile de se poser des questions. J’en ai parfois assez des apparences ou le fait de penser que le vaguement à peu près peut bien suffire, que la forme puisse toujours l’emporter sur le fond ! Et de s’apercevoir après coup de la médiocrité du travail et qu’en définitive, il ne répond pas aux vraies attentes… C’est d’ailleurs fou de voir combien de tels inventaires bas de gamme se sont faits en France depuis plusieurs décennies (cela se raréfie un peu, du moins je l’espère), entachés de nombreuses erreurs grossières.

De telles considérations, je le sais, ne s’appliquent pas qu’à la botanique, mais à de nombreux champs professionnels ou de la vie.

Publicité
Cornus rex-populi
Publicité
Derniers commentaires
Publicité