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Cornus rex-populi

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22 mars 2019

Brèves cornusiennes du 22 mars 2019

Après avoir craint une tentative de coupe budgétaire de la Région d’un côté, il n’en a rien été, mais la perfidie est venue d’ailleurs. On nous fait une forme de chantage sur un dossier que l’on ne maîtrise pas du tout. Donc, on ne va voter que 6 mois de notre subvention. Notre présidente s’est mobilisée et moi j’agis en coulisses, mais cela sera-t-il suffisant ? L’affaire est grave, mais tout n’est pas cuit. On a beau le savoir, mais c’est toujours dingue de voir à quel point la bêtise a du pouvoir.


 

Une grosse poutre est tombé sur le pied de ma directrice administrative et financière, lui écrasant le gros orteil de manière épouvantable. Il a été reconstruit à la « clinique de la main ». Le chirurgien lui a dit après coup qu’elle aurait pu le perdre pour de bon. De ce fait, elle est en arrêt, même si elle essaie de faire des choses en télétravail et vient quand même quelques fois (aujourd’hui, c’était son troisième jour depuis un mois). Malgré tout, je suis bien plus sollicité par les uns et les autres. Cela reste très supportable, mais cela ne m’allège pas la tâche non plus.


 

Fromfrom a toujours beaucoup de mal à se déplacer. Par conséquent, pas de restaurant cette année pour son anniversaire (c’était il y a une semaine). Mais on a quand même fêté et arrosé dignement ses 15 ans tout le week-end.


 

Mon père devait se faire opérer le second genou la semaine sainte avant Pâques, mais on a appris aujourd’hui que c’était repoussé à début juin. Pas facile d’attendre encore autant, car il ne peut plus trop marcher. Et la mémoire de ma mère ne s’arrange pas… Elle passe désormais un jour par semaine dans un centre qui a pour objectif de solliciter la mémoire. Pas simple, elle n’aime pas y aller, mais elle y va quand même parce que la médecin l’a incitée, tout comme mon père et moi. Elle dit qu’il y a des vieux bien pire qu’elle sans parler de ceux qui sont comme elle.

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9 mars 2019

Transition 2018-2019 (13 et fin)

Depuis que je l’ai vu se construire (on passe à côté sur l’autoroute A7 en arrivant par le sud de Lyon), l’architecture très spéciale de ce musée des Confluences (à la confluence Rhône – Saône), m’avait d’emblée attiré (idem pour Fromfrom). L’édifice a été conçu par Coop Himmelb(l)au, un cabinet d’architectes autrichien dans un style déconstructiviste. De fait, les lignes parallèles et perpendiculaires ne sont pas ce qui caractérisent le mieux cette architecture, de sorte que pour cadrer certaines photos, c’était un peu déroutant.

Cette année, nous avions quelques « fenêtres de tir » pour se voir avec Calyste et nous avions décidé de nous donner rendez-vous sur place. Le musée avait ouvert ses portes trois ans plus tôt. D’ailleurs, Calyste avait déjà eu l’occasion de relater au moins une de ses visites antérieures. Nous, nous étions arrivés par le train (et le tramway), craignant, à juste titre, de ne pas trouver à stationner sur le parking dédié. Nous trouvâmes Calyste qui dominait déjà la situation dans un vent froid bien que le soleil brillât. Je dois dire que le musée présente beaucoup de choses intéressantes qu’il conviendrait d’examiner dans le détail, mais notre but était à la fois de découvrir le site dans son ensemble… et de discuter de tas de choses et de nous en amuser. Bref, les collections sont passées largement au second plan de nos retrouvailles, mais ce fut un bel après-midi souriant et fort agréable.

Calyste a eu le temps, le lendemain de publier quelques photos. Les miennes arrivent plus de deux mois plus tard.

On commence avec un noir et blanc (nord-ouest de l’édifice).

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La partie supérieure du « nuage » (partie d’aspect métallique, gris clair).

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Le « cristal » est la partie avec les verrières.

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Vue sur Lyon plus au nord, avec le « vieux crayon » (165 m) des années 1970 et la « gomme neuve » (170 m, 202 m avec l’antenne) de 2015.

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Le pont Raymond Barre (2013) où circulent les tramways, piétons, vélos et trotinettes, notamment les électriques en location que les utilisateurs laissent parfois un peu n’importe où (elles sont géolocalisées et repérables sur une application dédiée accessible ave son smartphone). Et moi qui possède un smartphone, je me sens quand même à côté de la plaque.

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Hommes barbus (Haute-Égypte), de gauche à droite, respectivement de 3800-3500 av. J.-C. et 3300-3100 av. J.-C.

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Ombre d’un animal marin préhistorique.

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Mammouth de Choulans, Pléistocène (305 000 à 130 000 ans BP), découvert à Lyon en 1859.

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« Mur de bulles ».

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Senju Kannon, Japon (entre 1603 et 1868). Beaucoup de bras pour les gourmands de chocolat !

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Boomerang (image issue de l’assemblage panoramique de plusieurs photos).

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Jacques Chirac (davantage ressemblant à la marionnette des « Guignols »). Masque de kyôgen de type Buaku. Japon, XVIII° s. Bois laqué.

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De nuit.

Le « cristal » se caractérise par une sorte d’entonnoir près de l’escalier qui lui tourne autour. Tout cela m’a fasciné, mais j’avoue ne pas avoir « compris » comment cela « fonctionnait ».

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Image issue de l’assemblage panoramique vertical de plusieurs photos incluant la base de l’entonnoir.

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La base du « nuage » surplombant un parterre d’eau illuminé en bleu, et un restaurant de l’autre côté.

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En noir et blanc.

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Vues depuis le pont Raymond Barre sur le chemin de la voiture calystéenne.

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4 mars 2019

« Gilles et John »

La note d’hier de Calyste (ici) ont suscité ce commentaire sans prétention.

Les « Gilles et John », je ne les ai pas appréciés d’emblée. Au départ, la revendication qui arrivait à mes oreilles, c’était le prix des carburants. Je n’ai jamais pensé que le prix des carburants était bon marché, mais je n’étais pas contre le principe d’une taxe carbone ou autre taxation, même s’il aurait été opportun que cette taxe soit appliquée sur de nombreux produits et activités polluantes, ce qui n’est hélas scandaleusement pas le cas (kérosène du transport aérien, fioul à peine raffiné des bateaux de mer, matériaux de construction…). Et puis, il faudrait que les taxes récoltées profitent un minimum aux politiques environnementales, ce qui n’est pas le cas. Et cerise sur le gâteau, à cause de la crise des « Gilles et John » a induit une baisse de 15 % du budget en faveur des politiques de préservation de la biodiversité du ministère. Miraculeusement, ma structure ne sera pas touchée cette année. Mais l’année prochaine ? Vraiment, j’en ai assez de ces gribouilles et le ministre ne sert à rien. Mais ça, ce n’est pas une surprise.

Les « Gilles et John », je n’en suis pas fan en général, mais pas uniquement pour ces raisons. Et pourtant ils m’ont rappelé à l’ordre intérieurement et de manière salutaire : je suis un « privilégié » (même si je n’ai aucun privilège) et que je ne dois jamais me laisser aller comme M. à des formes de mépris vis-à-vis des plus modestes (culturellement parlant). Je dois avouer que je me suis souvent emporté contre eux, bien sûr contre les accents de xénophobie (au sens large) ou contre les discours simplistes et de courte vue ou la « beaufitude » ordinaire. Mais je ne méprise pas les situations réelles parfois difficiles dans lesquelles ils vivent. Je ne pense pas que ce sont forcément des abrutis, des fainéants ou des inaptes à l’effort. Certes, il y en a, mais cataloguer autant de gens de cette manière, comme le fait M. depuis tant d’années, démontre qu’il n’aime pas les vrais gens en général, qu’il flotte au-dessus dans un mépris permanent. Je pense que nous n’avions pas connu un président à ce point hors sol de toute la Ve République. Une grande partie de ses problèmes viennent de là. A-t-il commencé à le comprendre ? Personnellement, je n’ai toujours pas l’intention d’être « Gilles et John », mais dès lors que ces derniers n’ont pas des idées moisies extrême-droitières ou assimilées ou prônant des actions violentes, je peux éprouver quelques proximités.

1 mars 2019

Des nouvelles de Fromfrom

A la suite d’un commentaire de Plume chez Calyste, je me sens obligé de donner des nouvelles puisqu’elle ne le fait pas elle-même.

L’accident de Fromfrom ayant entrainé sa sèvre entorse de genou remonte au 10 janvier et les améliorations sont très très lentes après plus de sept semaines. Après avoir vu un premier chirurgien fin janvier, fait une IRM, vu un spécialiste du genou il y a une semaine, rien de catastrophique dans le sens que cela nécessiterait une intervention chirurgicale à court/moyen terme, mais l’affaire est sérieuse et on parle de 3-4 mois pour s’en remettre ! Depuis plusieurs semaines, kiné trois fois par semaine, mais les améliorations sont peu perceptibles. Alors, c’est difficile psychologiquement pour elle. Je pense que j’aurais ressenti les choses de manière plus négative qu’elle.

28 février 2019

Transition 2018-2019 (12)

Après Brioude, nous nous dirigeons vers le nord-est, en passant par Le Puy-en-Velay, et notamment par la commune voisine d’Aiguilhe et sa célèbre église Saint-Michel bâtie sur un rocher correspondant à une forme de « cheminée » volcanique. Nous l’avions visitée il y a neuf ans (j’en avais parlé ici). La partie romane de cet édifice date du Xe s. (bien sûr, des éléments ont été ajoutés depuis).

Et nous n’avons fait que passer cette fois. Je n’ai pu m’empêcher de m’arrêter pour prendre quelques photos à la tombée de la nuit sur trépied à la période assez courte dite de l’heure bleue. Une seule photo, mais dont je ne suis pas mécontent.

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25 février 2019

Transition 2018-2019 (11)

Après le Puy-de-Dôme, direction des bords de l’Allier en Haute-Loire, dans une ville où je n’étais jamais passé : Brioude.

La basilique Saint-Julien de Brioude est un des édifices romans majeurs d’Auvergne (XI-XIIe s.). La voûte de la nef est néanmoins postérieure (à caractère gothique). Là aussi, on retrouve des piliers peints, mais cela semble plus ancien que des choses vues dans le Poitou. Il y a aussi des voûtes peintes ou des fresques (XIIIe s.). Le sol est fait de galets polychromes du plus bel effet. J’ai été bien enthousiasmé par cette visite. Contrairement à Orcival, il y avait pas mal de visiteurs (il est vrai qu’il était plus tard dans l’après-midi). J’ai été abordé par un photographe assez expert qui faisait des photos également au trépied. On a discuté vite fait. Il disait qu’il venait très souvent (il n’habitait pas très loin). Il voulait me donner son adresse face de bouc pour que je puisse voir ses photos, mais comme je n’y suis pas facebouqué, il ne m’a pas donné son adresse. Bon, lui ne verra pas mes photos. J’imagine que les siennes sont meilleures, mais je crois que je ne me débrouille pas trop mal pour une première visite. Je précise que Fromfrom connaissait cette église depuis l’ère précornusienne.

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22 février 2019

Transition 2018-2019 (10)

Avant de partir pour les îles méridionales, Karagar avait rédigé le dernier épisode de son périple après le Cantal en évoquant Orcival, disant qu’il en avait été quelque peu déçu. Or, à ce moment-là, j’avais déjà décidé que nous y passerions.

Un petit coucou au Puy de Dôme.

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Nous arrivâmes là-bas au moment du déjeuner. Et nous, non pas pour nous démarquer, mais par esprit pratique, nous fîmes un véritable banquet : chips et pop-corn devant l’église au soleil. Bon, il est vrai que nous avions bien mangé le matin à l’hôtel. Nous ne vîmes pas un chat dans un premier temps, à part un vieux qui avait du mal à marcher qui s’arrêta moins de deux minutes avant de repartir avec sa voiture. Personnellement, j’ai été assez enthousiasmé par le cadre et cette église dans la vallée. Je n’avais vraiment pas d’a priori pour cette basilique romane Notre-Dame (XIIe s.), mais c’est vrai que cela a été celle dont l’intérieur m’a le moins enthousiasmé (parmi les romanes) durant ce séjour entre Poitou et Auvergne. En revanche la Vierge noire (XIIe s.) recouverte d’argent et de vermeil m’intrigue pas mal, même si je ne la trouve pas très gracieuse.

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Voici deux versions de la même photo (exactement), avec et sans redressement.

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18 février 2019

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Après la basilique Notre-Dame-du-Port, nous allâmes jeter un cil à la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption. Cette cathédrale noire (pierre de Volvic), jen connais la silhoutte noire de ses tours de la façade depuis que je suis gamin. La partie gothique a été initiée au XIIIe s., même si la crypte remonte au tournant des Xe et XIe s.

La messe en présence de l’évêque n’était pas loin de se terminer. Cependant, l’édifice peinait à se vider et je dus me contenter de quelques photos. Il faut dire que dans la suite du programme, nous nous étions fixés comme objectif la visite de deux autres édifices finalement assez distants. Alors, nous ne nous sommes pas attardés et il est vrai aussi que nous n’avons pas eu de coup de cœur pour cet édifice. J’imagine que nous retournerons le voir dans d’autres circonstances.

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16 février 2019

Transition 2018-2019 (8)

Nous sommes finalement arrivés à notre hôtel clermontois dans la soirée. Nous n’avions pas réservé de restaurant en ce réveillon de Noël car c’était trop tard et de plus, c’était surtout les établissements gastronomiques ou d’un certain standing qui étaient ouverts. Nous avions néanmoins trouvé une information nous affirmant que les établissements d’une célèbre chaine de restaurants d’autoroutes étaient ouverts, mais hélas, une fois sur place, c’était fermé. Après avoir pas mal tourné dans une vaste zone commerciale, nous nous étions résolus à manger quelques chips et autres sucreries indigestes lorsque nous tombâmes enfin sur un établissement ouvert à côté d’un complexe cinématographique. Ce ne fut pas un repas inoubliable, mais ce fut néanmoins sympa, avec des serveurs et des clients souriants.

Le lendemain, nous nous dirigeâmes vers Notre-Dame-du Port, un célèbre édifice roman du XIIe s. que je ne connaissais pas, non loin de la cathédrale.

Je m’étais renseigné sur les horaires des offices de l’ensemble des églises que nous devions visiter ce jour-là, d’autant que Noël n’est pas tout à fait un jour ordinaire. Et comme souvent, les informations n’étaient pas très claires voire contradictoires. En arrivant vers 10 heures, nous pensions que la messe de la communauté portugaise serait terminée, et en fait pas du tout, il fallut attendre au moins vingt minutes supplémentaires. Après quelques photos de l’extérieur, nous pénétrâmes dans l’édifice normalement. Il y avait quelques retardataires et d’autres s’affairaient pour préparer la seconde messe de onze heures. J’avais donc le temps de faire des photos avec mon trépied. Je ne gênais personne. Après avoir déjà réalisé plusieurs clichés en différents points, j’ai été finalement interpelé par une dame fort désagréable (un jour de Noël, cela fait toujours plaisir, surtout de la part d’un croyante affichant ostensiblement une grande croix en pendentif) me disant que « normalement », on ne « devait pas faire de photos », surtout « avec un trépied ». Devant mes protestations (parce que je n’avais pas vraiment l’intention de me laisser intimider par cette vieille grenouille de bénitier, et parce que je prenais soin de ne gêner personne ni empêcher quoi que ce soit), elle a sous-entendu que je pourrais faire concurrence avec les cartes postales en vente (dont on peut imaginer qu’elle participe à la vente), que la mairie (propriétaire) considérait je ne sais quoi (invérifiable), que l’Église était l’affectataire (exact) et que le curé avait des pouvoirs de police dans ces lieux (et puis quoi encore). Je précise que le curé m’avait vu à de multiples reprises et n’avait pas trouvé lieu à un quelconque début de remarque à mon égard. J’ai précisé à la dame que ses cartes postales ne m’intéressaient pas et que je faisais MES photos et qu’elle n’avait pas lieu de m’ennuyer du moment où je ne gênais personne et que je ne manquais le respect à personne et qu’en bonne catholique, elle ferait mieux d’arrêter de m’ennuyer, singulièrement un jour de Noël. Elle est repartie furax. Je pense que cette dame est persuadée détenir la vérité et qu’elle n’a pas l’habitude qu’on lui résiste et que de surcroît, elle se croit investie d’un pouvoir moralisateur en montrant que c’est elle le chef. Cela dit, ce « non-événement » m’avait gâché la fête. Je n’ai pas loupé mes photos, mais j’y ai pris moins de goût et j’ai un peu abrégé la séance.

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10 février 2019

Transition 2018-2019 (7)

Comme prévu, nous mettons le cap sur Saint-Savin-sur-Gartempe (je préfère donner le nom complet avec la rivière, car je tiens assez haut en estime ce bel affluent de la Vienne). L’ancienne abbaye bénédictine possède une abbatiale romane du XIIe s. (la flèche est en revanche du XIVe s.). Nous n’avons visité que l’église, actuellement paroissiale. Je connaissais cet édifice de nom et par quelques photos depuis assez longtemps, et il était temps d’y aller enfin. Le temps gris n’était hélas guère de la partie…

L’intérieur est assez fantastique, malgré le peu de lumière extérieure. La nef est presque entièrement peinte : une fresque ou technique à mi-chemin entre peinture et fresque. On retrouve comme au Chauvigny des nefs latérales avec des pierres dessinées notamment au niveau des voûtes, mais elles sont plus basses que celles de la nef centrale (presque égales à Chauvigny). Les piliers ont des motifs peints (tous différents) qui rappellent Notre-Dame-la-Grande et Sainte-Radegonde de Poitiers ou ceux du chœur de Chauvigny. Comme à Chauvigny, on a un narthex (voûte peinte également) et une sorte d’avant-nef avec des piliers multiples, mais ces piliers sont ensuite tous simples dans le prolongement, contrairement à Chauvigny. Bon, il y a d’autres choses similaires ou différentes. Ce qui frappe avant tout, c’est la taille assez imposante de l’édifice et on prend plaisir à s’y balader : peu de monde dans l’ensemble dans ces églises en cette saison. Nous avons beaucoup aimé. Nous avions là à notre actif en deux jours à peine, déjà une belle brochette d’édifices romans. J’avais eu dans l’idée d’aller aussi à l’abbaye de Fongombault un peu plus au nord-est, mais cela paraissait délicat et nous devions reprendre la route pour Clermont-Ferrand.

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StS-13Celle-ci est une photo panoramique unique.

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Et celle-ci est issue de lassemblage panoramique de cinq photos prises en décalant lappareil sur trépied de piliers en piliers, ce qui permet une grande définition sur la photo dorigine (je lai aussi augmentée ici par rapport aux autres, on peut donc lagrandir davantage).

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