Télétravail et confinement
Je viens de terminer ma troisième semaine avec 0 % de télétravail. Fin mars, j’avais installé mon PC (nouveau portable depuis février) à la maison avec un grand écran complémentaire et la chaise de bureau qui va bien. Et en conséquence, le jours où je retournais au bureau avec mon seul portable, j’étais moins bien installé car je ne pouvais pas transporter tout le total à chaque fois.
Au mois de septembre 2020, j’avais mis en place une charte du télétravail avec la possibilité de prendre un jour de télétravail par semaine et avec quelques garde-fous. Et puis dès la fin octobre, les mesures de confinement ont repris en autorisant le télétravail à nouveau de manière plus ou moins importante. Au dernier trimestre 2020, je n’avais quasiment pas été en télétravail pour diverses raisons, en particulier pour « surveiller » certaines personnes.
Le 9 juin, conformément aux consignes gouvernementales, on est sorti progressivement du télétravail dominant pour un retour à la « normale » le 30 juin. Mais je voyais que cela allait coincer, beaucoup de personnes se sont accommodées du télétravail, de la visioconférence, du partage de documents. Il faut dire que depuis un an, j’ai tout fait indirectement pour aller dans ce sens (enfin pas que moi, beaucoup de monde allait dans ce sens). Heureusement que nous avions pu, de justesse avoir un raccordement à la fibre dans les locaux au début de l’année 2020. Le premier confinement de 2020 avait été compliqué avec l’impossibilité d’accéder à notre serveur professionnel et ce n’est qu’en mai 2020 qu’une solution (payante et pas donnée) fut trouvée pour y accéder depuis chez soi, ce qui nous permit de rebasculer en télétravail de manière sereine en octobre. Donc, un jour hebdomadaire de télétravail ne suffirait plus. Il s’avère que le télétravail semble permettre plus de productivité (ce n’était pas gagné et je ne dis pas que c’est forcément bien/mieux et surtout cela n’est pas valable pour tout le monde) surtout en l’associant avec de bons outils comme T*e*a*m*s (ce n’est pas pour faire de la pub, mais c’est aussi le prolongement de nos suites de logiciels bureautiques). Nous venons donc de valider une charte de télétravail à deux jours hebdomadaires. Les représentants du personnel ne s’attendaient pas à cette nouvelle car ils pensaient que la direction ne bougerait pas. Bon, en même temps, c’est une forme de réciprocité en termes de responsabilités et c’est le sens de l’histoire. Il y a quand même d’autres intérêts : moins de transport et de stress lié aux déplacements et au temps perdu, moins de pollution… Bien sûr, il y a toujours des postes pour lesquels le télétravail est impossible ou très compliqué et des personnes pour lesquelles on ne le permettra pas ou qui ne le veulent en aucune manière. Nous avons la chance d’avoir des locaux suffisamment vastes.
Plus que le télétravail, le confinement et les règles sanitaires imposées par certaines collectivités à leurs fonctionnaires ont permis de multiplier les réunions en visioconférence. Et ça, quand cela fonctionne, je trouve que c’est un véritable confort : beaucoup moins de déplacements à l’autre bout de la région (ou dans les régions voisines) et ça aussi, c’est bien. Certains disent qu’il y a la convivialité en moins, mais dans 75 % des cas au moins, personnellement je trouve ça mieux car je n’ai aucune envie de voir certaines personnes (et les gestes barrière m’interdisent avec bonheur de les embrasser ou leur claquer la bise comme c’est trop la mode par ici, alors que l’on ne s’aime pas). Et là, que de temps gagné et de stress en moins ! Je crains que beaucoup reviennent trop à des réunions physiques : c’est dommage. La vraie convivialité oui, les bises des faux-culs, non !