Vacances éduennes de mai 2021 (2) : l'appel de la prairie
Lors d’une période d’amélioration des conditions célestes ou lorsque le temps se mit enfin au beau, je pus aller parcourir la prairie pour m’immerger dans diverses communautés végétales qui se discriminent par les conditions édaphiques (sols) selon trois axes : humidité, richesse en carbonates de calcium / acidité, richesse en nutriments. Ainsi, dans cette parcelle de prairie de fauche ou principalement fauchée (une seule ici), on distingue au moins sept communautés prairiales mixant les qualificatifs suivants : mésoxérophile, mésophile, hygrocline, mésohygrophile à hygrophile, calcicline, neutrophile, acidicline, acidiphile, eutrophile, mésotrophile, oligomésotrophile, oligotrophile.
Alors voici quelques plantes.
Sceau-de-Salomon multiflore [Muguet de serpent] (Polygonatum multiflorum)
Renoncule bulbeuse (Ranunculus bulbosus)
Flouve odorante (Anthoxanthum odoratum)
Vulpin des prés (Alopecurus pratensis)
Trèfle des prés (Trifolium pratense)
Berce commune (Heracleum sphondylium)
Petite pimprenelle (Poterium sanguisorba)
Scorsonère des prés (Scorzonera humilis)
Salsifis des prés (Tragopogon pratensis subsp. pratensis)
Orchis brûlé (Neotinea ustulata)
Orchis bouffon (Anacamptis morio)
Orchis maculé (Dactylorhiza maculata)
Et une bestiole avec laquelle j’ai eu beaucoup de chance car mon œil s’est porté sur elle, alors qu’elle devait probablement tout juste d’émerger depuis son stade nymphe : un bel imago tout neuf de Libellule à quatre taches (Libellula quadrimaculata), aux ailes d’une brillance exceptionnelle. L’intérêt est qu’elle restait encore immobile et que j’ai pu m’approcher de façon considérable.
Et un concert de grillons qui s’en donnaient à cœur joie, phénomène qui m’était très familier et qui est pourtant très rare à entendre chez nous.

























