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Cornus rex-populi
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19 mai 2023

Ma mère (2) : sa sœur, son père

Ma mère et sa sœur sont de caractères très différents. Ma mère est une personne globalement plus calme, plus apaisée, plus « insouciante » de manière générale et aurait tendance à ressembler à sa mère (physiquement aussi). Ma tante, est une personne physiquement plus vive, qui s’inquiète en permanence, notamment pour les autres ou sur les aspects agricoles (la pluie, les orages, la grêle, la chaleur, la sécheresse – assez logique pour une ancienne paysanne, mais de manière exacerbée), pour un rien et ressasse sans arrêt. Pire, elle parle régulièrement des personnes de sa connaissance en mauvaise santé, comme si elle se complaisait là-dedans. Ma tante a donc, sur ce plan, plutôt hérité du caractère de son père, lequel avait toujours tendance à voir les choses en noir et à s’inquiéter de manière maladive. Il avait des problèmes pulmonaires graves et après la guerre, il avait dû subir une ablation d’un lobe de l’un de ses poumons. En plus de ce problème, je pense qu’il avait une forme d’inquiétude permanente relative à la sensation d’étouffement. Encore très jeune, j’ai vécu une crise où il pensait étouffer et c’était quelque peu inquiétant voire traumatisant pour l’enfant que j’étais. Cependant, il avait pu passer un temps dans un établissement spécialisé près de la maison où, je pense, on lui avait appris à mieux respirer et à gérer son stress, ce qui avait été bénéfique. Personnellement, j’ai une petite idée de la chose, j’en ai déjà parlé, à l’occasion de mon choc anaphylactique. Cette sensation d’étouffement, exacerbée par le stress et la peur de manquer définitivement d’oxygène m’a d’ailleurs empoisonné l’existence à l’endormissement durant une dizaine d’années (peur irraisonnée d’oublier de respirer).

Pour revenir à ma mère, elle a quand même hérité de son père, contrairement à sa sœur, son caractère « soupe au lait », capable de se mettre furieusement en colère, souvent pour des broutilles, le soufflé pouvant retomber rapidement après. En revanche, sur ce plan, mon père m’avait rapporté un cas où c’était allé plus loin et plus longtemps, illustrant leur caractère impulsif. Ma mère et son père s’étaient brouillés un temps et ma mère ne voulait plus le voir. Mon grand-père avait cédé le premier en demandant via mon père de lui dire de venir pour ramasser des cerises ou je ne sais quoi : une façon d’exprimer sans le dire qu’il était allé trop loin et qu’il passait à autre chose.

Il se trouve que je suis parfois la proie de vives montées de colère qui me mettent hors de moi à l’occasion desquelles mes mots dépassent largement mes pensées. Des mots et un ton violent pour faire mal, pour montrer que je n’en peux plus. C’est suffisamment rare pour impressionner, mais ceux qui connaissent cela s’en souviennent pour longtemps. En cela, je ressemble beaucoup à mon grand-père…

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14 septembre 2025

Handicap et directeur

Comme toutes les entreprises d’une certaine taille, nous sommes soumis à un quota minimal d’emplois de personnes handicapées ou assimilées avec des pourcentages éventuellement différents. Toutes ces dernières années, ça allait car nous avions deux femmes de ménage, chacune à mi-temps et en CDI qui répondaient à cela. Mais une des femmes est partie en retraite et l’autre, déjà difficile à gérer en temps normal, s’est enfoncée dans la maladie et a dû arrêter de travailler. Nous avons eu beaucoup de déboires avec des femmes de ménage handicapées, non pas par rapport à leur handicap supposé, mais par leur comportement ou au soin minimal apporté dans leur travail. Cela a été tellement pénible, que nous avons fini par renoncer. En effet, le personnel d’entretien n’est certes pas extraordinairement rémunéré (encore que chez nous, après quelques années, la convention collective dont nous relevons, n’est pas la plus maltraitante) et les personnes sont régulièrement assez défavorisées. Je précise immédiatement que je ne dénigre personne et que je parle d’une forme de moyenne, car les exceptions à cette caractérisation sont nombreuses car les parcours de vie peut être très disparates et des personnes très intéressantes peuvent exercer ce métier. J’ai connu de telles personnes d’ailleurs. Tout cela pour dire que pour recruter des hommes / femmes de ménage, nous avons finalement préféré les choisir sans handicap officiel, mais là encore, nous avons eu des difficultés avant de trouver les bonnes personnes. Entre temps, une personne effectuant des tâches administratives en poste depuis longtemps, a été reconnue partiellement handicapée, mais cela n’est pas suffisant en termes d’effectif total. Alors pour éviter de payer une « amende », nous avons décidé de recruter durant quelques semaines / mois deux personnes pour faire d’un côté de la peinture / lasure, de l’autre, de la pose de parquets, étagères… Le « peintre » est arrivé mi-août et il fait du bon boulot. Il est un peu plus âgé que moi et c’est une personne très calme et mesurée. Ce qui m’a amusé, c’est de le voir s’exprimer comme quelqu’un de la vieille école ou alors il a eu des chefs précédemment qui étaient pénibles sur la forme. En général, c’est la collègue directrice administrative qui le suit, mais comme elle a été en vacances durant trois semaines, j’ai pris le relais. Et voici à peu près comment se passe un échange quand je vais le voir :

Moi : Bonjour Jean-Pierre*

Lui : Bonjour Monsieur le directeur.

Moi : Tu as bien avancé sur les fenêtres de ce bâtiment, c’est bien.

Lui : Oui, j’ai réussi à tout poncé hier et là j’attaque la lasure.

Moi : La couleur rend bien finalement.

Lui : Oui, Geneviève* [la directrice administrative] a bien choisi.

Moi : Attention quand même à la pluie.

Lui : C’est bon, je suis à l’abri, Monsieur le directeur.

Moi : Très bien, bon après-midi, alors.

Lui : Merci, bon après-midi, Monsieur le directeur.

(* prénoms modifiés)

Dans mon entourage professionnel, presque personne n’appelle son directeur, « Monsieur le directeur » ou « Madame la directrice », sauf pour rire. On l’appelle éventuellement Monsieur ou Madame Untel, mais pas beaucoup plus. Je note cependant deux autres exceptions me concernant. La première, qui n’est plus d’actualité, était l’ancienne cofondatrice de la structure, qui avait déjà dépassé les 90 ans quand elle m’a appelé « Monsieur le directeur » et pour avoir le paix, j’ai toujours cherché à maintenir cette forme de distance (qui n’existait pas avec mes prédécesseurs). La seconde, ce sont quelques élus régionaux ou départementaux, avec lesquels je n’ai pas du tout envie d’avoir la moindre familiarité (et sans doute eux non plus). De mon côté, je ne donne quasiment jamais de Monsieur (Madame) le (la) directeur (trice) / président(e).

30 août 2025

Juillet 2025 (2)

Une loi votée en 2023 impose désormais aux propriétaires de forêts de plus de dix hectares de mettre en place un « plan simple de gestion » (PSG), du moins s’ils veulent couper et vendre du bois et qu’il soit labelisé. Autrement, c’est plus aléatoire et il faut se soumettre à une autorisation administrative et en acceptant de vendre le bois, non labelisé, à un prix moindre. Auparavant, les PSG n’étaient obligatoires que pour les propriétés forestières de plus de 25 ha… et nous, nous en sommes à un peu plus de 22 ha. L’établissement public de la gestion des forêts privées et la coopérative forestière nous ont envoyé des lettres qui ont inquiété mon père. Je pense que c’est un peu l’objectif inavouable de ces organismes. Toujours est-il qu’au printemps 2024, nous avions rencontré une technicienne de la coopérative forestière (dont le second bureau est basé à Autun) et elle nous avait même accompagné sur le terrain. Cette dame avait aussi pu voir qu’il ne fallait pas me la faire à l’envers. Elle m’avait envoyé un devis pour la réalisation du plan de gestion, mais trouvant le prix excessif, j’avais dit à mon père de ne pas donner suite.

En revanche, même si nous ne souhaitons pas faire d’exploitation sylvicole pour la majeure partie de la propriété, il y a quand même un peuplement de Douglas (Pseudotsuga menziesii) de deux hectares planté en 1993 et qui mérite une éclaircie. Dans la jeunesse de cette plantation, mon père avait été aux petits soins et moi-même, j’y avais également pas mal travaillé : remplacement des pieds d’arbres morts après la première plantation (les individus plantés dans des cailloux purs ont du mal à pousser !) ou détérioration par les chevreuils (broutage, écorçage du jeune tronc par frottis des bois de velours) et grâce aux conseils d’un ami, ancien ingénieur retraité de l’ONF, éclaircie des repousses de Bouleau verruqueux (Betula pendula), puis après un gel tardif d’un grand nombre de bourgeons apicaux, pose de sortes d’attelles en priorisant un bourgeon latéral… Bref, pas mal de journées de travail… Las, il y a une quinzaine d’années, une importante chute de neige lourde était venu abîmer les arbres, en couchant certains, en tordant d’autres. Aussitôt après l’événement, en essayant certains abattages ciblés parmi la plantation, nous pensions trouver la solution, mais il s’est vite avéré que cela n’était pas possible. Découragés, nous pensions que notre travail était anéanti et cela m’énervait tellement que je ne voulais pas y retourner. Ce n’est que dix ans plus tard que je me suis aperçu que la situation était loin d’être désespérée puisque les arbres les plus abimés avaient fait des formes de mini-éclaircies et d’autres s’étaient finalement redressés. Il y a donc de quoi faire. J’envisageais donc de procéder à une demande d’autorisation administrative pour effectuer une coupe d’éclaircie. Et puis une année est passée.

En juin, nouvel appel de la coopérative forestière, mais via un technicien (la technicienne de l’an dernier est partie). Après de nouvelles tergiversations, je finis par accepter la mise en place du PSG en le finançant par l’éclaircie des Douglas… et le prix de la prestation est revue à la baisse ! Cela valait le coup de discuter. Lui est originaire de Douai, ce qui nous rapproche d’une certaine manière. On se donne rendez-vous en juillet sur le terrain. En préalable, je lui envoie une compilation d’un article non publié que j’avais rédigé il y a une dizaine d’années et je lui dessine sur plan la localisation des enjeux floristiques et phytocénotiques principaux. Il m’avouera quelques jours plus tard qu’il n’avait jamais rien vu de tel. Et sur le terrain, je suis entré assez vite dans la peau du professeur de botanique et d’écologie végétale forestière. Je ne m’étonne hélas pas que les techniciens / ingénieurs forestiers ne soient pas plus aguerris en botanique, y compris pour les arbres qu’il ne connaissait pas tout à fait correctement. De mon côté, j’ai quelques lacunes en sylviculture et presque aucune pratique, mais je pense avoir les bases et j’ai suivi quelques formations ponctuelles ou plus complètes (voir ici et ). Donc des échanges intéressants et fructueux. Le technicien a fini par produire une carte de gestion et un commentaire sur ce qu’il entreverrait bien de faire durant les 15 ans qui viennent. Rien bien sûr au niveau de là où se trouvent les choses les plus intéressantes sur le plan écologique, sans compter que cela n’a pas d’intérêt sylvicole. Et ailleurs, des interventions légères à caractère jardinatoire pour favoriser un peu les arbres les plus intéressants autres que bouleaux et trembles.

26 juillet 2025

Brèves cornusiennes du samedi 26 juillet 2025

Quelques nouvelles au sujet de mon père. Il semble s’avérer que la canicule qu’il a subie jusqu’à début juillet aurait pu provoquer une décompensation cardiaque. Il avait déjà eu du mal à arriver à A. Durant les deux semaines et demie où il a résidé avec nous à A., il n’a jamais récupéré de son essoufflement dès le moindre effort. Il n’a pas pu aller à la pêche ni rien. Se lever de table était déjà une épreuve. Mais il n’a pas voulu aller consulter un médecin à A., ni même appeler son médecin, craignant finir aux urgences à A., sans bénéficier d’un protocole de soin réellement adapté à son cas. Je peux en partie le comprendre, séjourner à l’hôpital, de surcroît en été, n’a rien de réjouissant. De fait, la situation ne s’améliorait pas. Nous avons quand même pu prendre un rendez-vous chez son médecin à RdG vendredi matin et je l’ai emmené. Elle a proposé en premier l’hospitalisation, mais aussitôt indiqué l’alternative avec l’administration à la maison, pour commencer, de fortes doses de diurétiques (poumons gorgés d’eau) et a demandé à le revoir lundi, avant de l’envoyer très prochainement chez le cardiologue. Ce samedi matin, il y avait un léger mieux. Nous sommes de retour très provisoirement à A.

 

Les trois fils de l’ami-voisin d’A., décédé en janvier, sont dans un état plus que déliquescent. L’aîné (de deux ans mon cadet) est malade du foie depuis environ deux ans. Il y a un blackout sur son véritable état, mais on soupçonne un cancer. Depuis un an, il a des hauts et des bas. Un très bas est survenu en début de semaine. Hospitalisé aux urgences à A., il a été héliporté à Dijon en milieu de semaine et se trouve désormais à Besançon en attendant une greffe. Le deuxième fils, devenu alcoolique à fond il y a un peu plus de vingt ans, ne travaille pas depuis quatorze ans et a le cerveau un peu grillé. Le troisième, a travaillé dans divers établissements dont le grand château local jusqu’à son licenciement économique déguisé il y a environ trois ans. Depuis, il subissait son père (les deux plus jeunes fils célibataires vivent chez leurs parents). Et depuis lundi, il a été admis aux urgences car il ne savait plus où il habitait : entre bien d’autres effets, il voyait des choses qui n’existent pas : encéphalopathie hépatique pour faire « simple ». Bref, rien de réjouissant dans le quartier. Heureusement, les autres voisins tiennent la route et nous, on va bien !

3 août 2025

Brèves cornusiennes du dimanche 3 août 2025

L’aîné des frères (E.) dont je parlais la semaine dernière, en attente d’une greffe de foie a Besançon est mort ce dimanche en début d’après-midi. Deuxième décès dans cette famille depuis début janvier. Pour moi, des souvenirs d’enfance car on jouait régulièrement ensemble et on allait à la pêche à l’étang. E. s’était après un petit peu éloigné de moi, pour diverses raisons : lui, avait fait de courtes études et n’avait pas le même bagage culturel. Après son service militaire, influençable avec des amis peu recommandables, il avait commis quelques larcins (arrachage de sacs à main dans la rue). Son père, force brute, l’avait remis dans le droit chemin. Il s’était marié à la fin des années 1990. Mes parents et moi étions invités. Au mariage religieux, le chanoine Gri*vot officiait (ma première rencontre avec lui). E. laisse deux enfants, tous deux majeurs à présent et charmants. Son épouse est une bonne personne et paraît très forte. J’espère qu’elle tiendra, tout comme la mère d’E., dont le plus jeune des fils est toujours à l’hôpital avec un lourd traitement (l’encéphalopathie hépatique semble d’origine multifactorielle).

 

Je ne pense pas l’avoir évoqué ici, mais le frère aîné de Fromfrom a eu un grave AVC voici quelques mois. Il est dans un établissement de convalescence et de rééducation, mais sa situation évolue peu et il reste dans une situation de dépendance (il marche, mais parle peu et n’est « pas là »). Pis, les médecins ont parlé d’une forme d’autisme qui préexistait avant l’AVC, ce qui a constitué pour Fromfrom comme une forme de révélation, compte tenu de son comportement depuis longtemps pour ne pas dire depuis toujours. Il ne serait pas souhaitable qu’il revienne à la maison à l’issue de ce séjour, sauf s’il y avait de forts progrès, ce qui est hautement improbable. La duchesse mère a accusé sérieusement le coup et se retrouve seule à la maison depuis le départ du plus jeune frère pour son travail en Afrique.

 

Mon père a vu son médecin pour la troisième fois vendredi. Cela va un peu mieux, même s’il est loin d’avoir retrouvé son état antérieur. Et chose positive, il a repris le volant pour la première fois ce matin depuis un mois.

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7 octobre 2024

J'étais à Ajaccio

1) Pour l'avion (on ne peut pas aller en Corse par voie terrestre).

2) Le monogramme N surmonté d'une couronne impériale dans une chambre d'hôtel (il y a peut-être des hôtels Napoléon ailleurs qu'à Ajaccio, mais...).

3) Le président du Conseil exécutif de Corse, qui s'est pointé à notre congrès (il n'était pas attendu) pour l'honneur qui était fait à la fille d'une grande botaniste corse, décédée depuis une trentaine d'années et qui remettait officiellement son herbier à l'organisme spécialisé de Corse.

4) Des bustes de la famille Bonaparte au musée Fesch des beaux-arts à Ajaccio (Napoléon est le quatrième du côté droit).

5) Au centre, la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption d'Ajaccio, édifice du XVI° s., assez petit et, disons-le, sans grand attrait.

Vous l'aurez compris, j'étais à Ajaccio depuis lundi soir pour un congrès de tous les organismes similaires au mien de France métropolitaine et ultra-marine (300 personnes environ). Nous devions rentrer jeudi soir, mais grève oblige (ports et aéroports corses), je ne suis rentré que 24 heures plus tard (seulement si j'ose dire), d'autres bien plus tard. Beaucoup de stress et de fatigue. C'était seulement la deuxième fois que je prenais un avion de ligne (Airbus A 320) et je dois dire que je n'ai pas été enthousiasmé par le confort des sièges trop serrés. Quand j'étais allé en Roumanie avec un Boeing 737, c'était bien mieux, même si c'était un peu plus bruyant.

25 juin 2025

Brèves cornusiennes du 25 juin 2025

De passage deux jours à Paris en début de mois pour une rencontre annuelle entre présidents et directeurs d’établissements homologues, nous avons été une fois encore estomaqués par le manque d’épaisseur de certains hauts fonctionnaires du ministère chargé de l’écologie. Le souci est qu’ils nous prennent littéralement pour des demeurés. Alors qu’on réclame plus de crédits au ministère compte tenu des exigences sans cesse croissantes et que nous ne coûtons pas si cher à l’État, on nous dit d’aller voir les collectivités territoriales (Régions, Départements…), alors qu’ils nous soutiennent parfois depuis des décennies, que c’est notre quotidien que d’aller leur demander des sous. Et que justement, c’est parce que l’État réduit ses dotations aux collectivités territoriales que nous sommes dans la panade. Il est aussi ahurissant de constater que ces gens-là n’ont généralement aucune compétence dans la conduite, la gestion d’un établissement et tentent de nous donner des leçons. Ce n’est pas que risible, c’est tragique d’être à ce point déconnecté de la réalité dans les salons bien ouatés du ministère. Autre hypothèse : ils comprennent très bien la réalité, mais n’en ont strictement rien à cirer. Le plus grave est que ces gens sont persuadés détenir la vérité alors qu’on pourrait plus aisément les qualifier de parasites… alors qu’ils n’ont, eux, aucun rôle écosystémique à jouer.

 

Je m’étonne moi-même de me retrouver partiellement en phase sur certains sujets, avec un homme de droite qui m’avait pourtant exaspéré lorsqu’il était premier ministre entre 2005 et 2007, notamment avec la vente des concessions d’autoroutes au privé, et à la création des contrats nouvelle puis première embauche, abandonnés ensuite après les manifestations. En revanche, je lui ai toujours reconnu, dans le sillage de Chy*raque, de ne pas avoir soutenu l’invasion de l’Irak en 2003. Il avait eu par la suite pas mal de déboires avec Sarre*quo*zy, mais était-il aussi blanc que la justice l’a reconnu in fine ? Il a aussi fait des affaires plus ou moins tenues opaques dans différents pays. Il a souvent été donneur de leçons depuis une dizaine d’années dans le domaine des affaires internationales. Mais est-il crédible ? Que ferait-il de mieux s’il était réellement au pouvoir ? Cependant, sa parole a un certain poids, il a une approche globalement ferme et une capacité d’indignation qu’on n’entend pas chez d’autres ou alors de manière inaudible, incohérente, inconsistante, outrée, mal argumentée... C’est évidemment un homme de droite qui le paraît sans doute un peu moins parce que la très grande majorité des représentants politiques de droite se sont positionnés à l’extrême droite depuis une dizaine d’années, y compris une partie significative de l’actuel clan présidentiel ou de ses satellites.

23 décembre 2024

Mépris

Mépris de classe

Il y a quelques semaines, à propos de l’émission de téléréalité « loft-store-i », des journalistes se permettaient de dire qu’une certaine catégorie des acteurs médiatiques, (pseudo-)intellectuels ou de la population générale, avaient fait, à l’époque (2001), du mépris de classe, au sujet de cette émission et de ceux qui la regardaient, en la dénigrant parce qu’elle ne mettait pas en avant la culture, elle mettait en scène des personnes « ordinaires », était populaire ou je ne sais quels qualificatifs… alors qu’en même temps, « tout le monde » la regardait sans l’avouer. Par curiosité, j’avais regardé en son temps quelques minutes, une fois ou deux, mais j’avais été très rapidement lassé par le manque total d’intérêt, la superficialité, la vacuité ou la vulgarité. Par conséquent, si on n’a pas aimé ce genre d’émissions (j’en passe et des pires), on fait du mépris de classe ! Eh bien non, on a le droit de ne pas aimer et de préférer des choses plus intelligentes, intéressantes, divertissantes ou tout ce que l’on veut (y compris des choses plus bêtes si ça existe), sans avoir à se justifier de ne soi-disant pas aimer le peuple de la France d’en bas. Quelle connerie !

Il est vrai que le mépris de classe, ça existe et on peut parfois en faire malgré nous. Si le manque d’intelligence et de culture les deux à la fois est une classe, alors oui, cela peut m’arriver, mais je m’en moque. Cela ne signifie pas que je méprise les gens « simples ». Certains s’en chargent très bien au sein de la classe politique et médiatique et d’autres, voire les mêmes, se chargent de faire en sorte que surtout ils ne s’élèvent pas en favorisant la bêtise et l’inculture.

 

Autre mépris

Immédiatement après le week-end du 11 novembre, je reçois plusieurs messages oraux et écrits du coordonnateur d’un ouvrage que nous réalisons sur les territoires phy*to*g*éogr*aphiques des Hauts-de-France ainsi que de notre chargée de com’, qui viennent encore de recevoir une série de courriels de volée de bois vert de la part du rédacteur principal dudit ouvrage. Je ne méconnais pas les difficultés qu’il y a, mais ce rédacteur, qui était censé remettre sa copie en mai, n’a toujours pas terminé à la fin de la première décade de novembre et réclame des choses insensées, remet en cause des choses pour lesquelles on n’a absolument plus de mou pour améliorer et remet en cause l’essence professionnelle de ses collègues. Pis, cela s’avère être rien d’autre que des caprices d’une star qui empoisonne ses collègues avec des exigences d’un rare mépris et eux n’en peuvent plus. Ils ne sont pas loin de la rupture… et quand on connaît leur conscience professionnelle, leur patience… on comprend aisément que d’autres auraient pu craquer avant. En fait, tout cela relève très clairement du harcèlement. J’en parle à mon dirlo adjoint qui est aussi responsable de l’antenne d’Amiens et, à sa demande, nous cosignons un remontage de bretelles et nous le « désactivons » pour l’empêcher de nuire plus longtemps et permettre l’édition effective de l’ouvrage, pour lequel le retard est considérable. J’ai désormais une sacrée habitude de ce genre de choses, car comme directeur, j’ai dû arbitrer opérer souvent des arbitrages, parfois dans la douleur, mais là c’est inédit. Il est important de souligner que le dirlo adjoint est (était) l’ami du rédacteur qui se mue en tyran. Un ami de 30 ans (ils travaillaient dans la même structure), mais cela fait des années qu’il doit compenser ses failles et il n’en peut plus. Moi, je savais depuis un moment que cela ne pourrait pas durer éternellement, mais quand ça passe encore, on continue. Ce gars a un côté perfectionniste mais est un très mauvais gestionnaire de dossiers et surtout ne tient aucun compte des délais et autres tâches bassement administratives. Le fait que le dirlo adjoint cosigne le courriel, c’était signifiant car il ne pouvait plus accuser seul le siège de tous les méfaits qui l’accusent. Je vous passe les péripéties, mais il demande rapidement une rupture conventionnelle. Cela ne l’empêche pas d’envoyer un nouveau message particulièrement hargneux vis-à-vis de ses collègues qui avaient osé se plaindre. Voyant cela, nous adressions deux nouveaux messages de recadrage (l’oral ne suffit plus depuis un moment), mais il n’a encore rien compris au film et il s’est mis en arrêt pour « burn out ». C’est pratique de faire ça quand on n’arrive pas à ses fins. A son retour une quinzaine de jours plus tard (lundi dernier), il refuse de signer la rupture conventionnelle parce qu’il n’a pas donné son accord pour ses propres photos insérées dans l’ouvrage et qu’il a lui-même choisies. On marche sur la tête ! On se met à culpabiliser… un peu… parce que dans la course, on n’a pas fait tout à fait les choses dans l’ordre, alors que lui a une responsabilité écrasante. À la fin de la semaine dernière, l’ouvrage sort de chez l’imprimeur et on lui demande une autorisation officielle pour ses photos en préalable à la reprise des discussions pour la rupture conventionnelle. Il finit par accepter de signer l’ensemble. Soulagement général à la direction. En revanche, le dirlo adjoint a craqué plusieurs fois. Lui, si solide habituellement… Mais 30 ans d’amitié ainsi déchirée… Et, par-dessus le marché, en même temps, un jeune couple de collègues à Amiens qui se sépare en se mettant en arrêt tous les deux pendant un mois et demi, parce que les pauvres petits lapins ont une peine de cœur qu’ils font passer pour du surmenage ! Mazette ! Le dirlo adjoint n’est pour rien dans tout ça bien entendu et au contraire, il est très attentionné et à l’écoute. Mais les ex-tourtereaux se foutent des conséquences de leurs arrêts respectifs !... Et le dirlo-adjoint craque parce que même s’il sait qu’il n’est pour rien dans tout cela, il intériorise ces échecs. Je lui parlé de tout cela, évidemment, parce que je le tiens en haute estime. Nous sommes très différents tous les deux, mais nous nous entendons bien et nous convergeons sur la quasi-totalité des sujets. Et il est resté à la barre, mais il était plus que temps que les vacances arrivent. Je me dis souvent que je travaille avec des dingues. Quand tout va bien, c’est un plaisir, mais dès qu’un grain de sable surgit, tout prend des proportions hallucinantes. Est-ce vraiment mieux ailleurs ? Je n’en suis pas sûr, mais je pense que les associations, même si très cadrées comme chez nous, attirent des personnalités particulières, à la fois très compétentes et charmantes mais aussi très enclines à des « désirs de pureté » qui deviennent incontrôlables en cas de problème.

22 mars 2025

Le pire est peut-être derrière nous

Le paragraphe suivant en vert avait été écrit le 24 février et que je n’avais pas publié du fait d’une certaine lassitude.

La situation ne s’améliore pas au boulot. Je crains un effondrement. Mon directeur adjoint à Amiens avait été lourdement affecté par le départ de l’un de ses collaborateur et ancien ami. Pendant les vacances de fin d’année, il s’est fait aider par une béquille chimique, ce qui a été bénéfique, jusqu’au départ effectif dudit salarié. C’était sans compter sur les conséquences financières assez désastreuses des conneries en cours ni les tribulations d’un couple de salariés qui ne se rend pas compte de la vitesse du vent. Résultat, le directeur adjoint est en arrêt. Avant les épisodes de ces dernier mois, je ne pensais pas qu’il serait aussi sensible et « fragile ». Ensuite, ma directrice administrative et financière (DAF) qui n’en peut plus et fond régulièrement en larmes et qui arrive à tenir par je ne sais quoi (et heureusement). Pour ma part, je ne vais pas dire que tout va bien dans le meilleur des mondes, mais je vais dire que je tiens le coup. Est-ce dû au fait que je suis moins directement exposé, au fait que je me suis construit une forme de tour d’ivoire ?

Pour le 6 mars, avec la DAF, nous nous étions partagé les trois salariés que nous devions convoquer dans nos bureaux respectifs pour leur remettre une lettre de licenciement économique da manière assez synchrone. Stress maximum. J’arrive au bureau plus tôt que d’habitude pour ranger un peu et consulter mes messages en attendant l’heure fatidique. Je vois en particulier un message de retour d’un fonctionnaire d’État qui, après une des nombreuses bouteilles lancées à la mer, propose quelque chose qui permettrait de sauver un emploi. Un autre message des représentants du personnel qui sont au courant de la démarche en cours mais n’ont heureusement pas vendu la mèche, nous alerte sur une éventuelle difficulté de notre procédure. Nous arrêtons tout. La DAF retrouve la vie, l’optimisme. Moi, moins, car seul une personne sur trois est sauvée. C’est ce qui nous différencie : elle est tout feu tout flamme tout en haut ou tout en bas… et moi d’humeur plus égale, enfin au moins en apparence. Mais c’est un premier soulagement. Un soulagement qui va sombrer petit à petit vers un nouveau pessimisme que je ne détaille pas car c’est très technique… jusqu’à mercredi matin à l’occasion d’une visio sur les fonds européens… qui vont nous sauver la mise pour les deux autres personnes en 2025 voir au-delà. Là, heureusement que notre présidente s’est mobilisée et c’est chouette. Rien n’est fait, mais c’est un sacré soulagement, pour l’instant.

J’estime que nous sommes victimes d’une forme de maltraitance. De tels épisodes nous font vieillir plus vite. On parle souvent de pénibilité physique, mais ce type de choses est assez épouvantable… alors qu’on a bien travaillé, pas commis d’erreur. Et les personnes menacées, sont passées à un quart d’heure du pire, mais heureusement, n’en ont rien su. Je ne crie pas victoire, loin de là, car cela va engendrer d’autres soucis, mais il faut savourer.

J’ai pu constater via une réunion que j’ai provoquée que les salariés d’Amiens étaient en souffrance, du fait de l’état psychologique de leur chef (le directeur adjoint) qui n’a sans doute pas su communiquer de manière correcte ces derniers mois. J’ai pu expliquer certaines choses et, je l’espère, mettre un peu d’huile dans les rouages. En tout cas, ils m’ont copieusement remercié.

Vendredi, avait lieu au ministère à la Défense, notre audition pour le renouvellement de notre agrément devant une commission spécialisée de scientifiques faisant autorité dans notre domaine. Ma présidente, présente uniquement au début et en visioconférence a évoqué la maltraitance en lisant ce que je lui avais préparé… et j’y suis revenu à la fin. J’ai eu quelques remarques pertinentes (il est normal que notre dossier ne convienne pas à 100 % à tout le monde en fonction des spécialités ou obsessions), mais l’issue ne fait aucun doute nous concernant. Et j’ai eu une bonne écoute sur nos soucis financiers et une agréable écoute et bienveillance du président de la commission.

Lundi, mon directeur adjoint reprend le travail, uniquement en télétravail pour l’instant. J’espère qu’on va revenir à un fonctionnement plus serein.

16 mai 2024

Conneries criminelles en Nouvelle-Calédonie

Je suis triste et outré par ce qui se passe en Nouvelle-Calédonie qui n’aurait jamais dû arriver si nos dirigeants avaient un peu de mémoire et de plomb dans la tête. J’ai voté pour la première fois le 6 novembre 1988 (référendum) pour entériner les accords de Matignon du 26 juin 1988 dont l’artisan métropolitain fut Michel Rocard. Je n’étais pas un inconditionnel de ce dernier, mais je pense pouvoir dire que pour le coup, il avait fait plutôt du bon boulot avec ses équipes et l’ensemble des acteurs pour apaiser la situation. En tout cas, personnellement, cela m’avait touché qu’on mette fin à des années de violence qui avaient culminé en avril 1988 avec la prise d’otage sur l’île d’Ouvéa.

Nos dirigeants métropolitains actuels sont une sacrée brochette d’autistes et d’incompétents. Déjà, le troisième référendum de 2021 sur place avait été un fiasco puisqu’il avait été boycotté par les indépendantistes, essentiellement pour des raisons liées à la pandémie de COVID-19. Or, le résultat n’était pas valide et aurait déjà nécessité d’annuler / repousser ou d’organiser un nouveau scrutin consensuel. Or, je me souviens que le gouvernement métropolitain faisait péter son fouet pourtant après un résultat digne d’une république bananière.

Et là, l’Assemblée nationale vote le principe de la réforme du corps électoral néo-calédonien de manière totalement hors sol. Je considère que ce sont aux Néo-calédoniens seuls d’en décider et en tenant compte du scandaleux et encore actif contexte colonial / néocolonial de l’archipel. Cela ne me choque nullement que le corps électoral reste bloqué sur celui négocié auparavant, tant que le processus n’a pas été véritablement mené à son terme.

En attendant, j’espère que la situation va s’apaiser et qu’au gouvernement métropolitain, une voix raisonnable va finir par être entendue. Mais j’ai de sérieux doutes.

21 décembre 2025

Canonisation

L’autre jour, Karagar parlait de canonisation. Cela m’a immédiatement évoqué une actualité locale et nationale rapportée par mon père. Une personne (parmi un ensemble dont étaient natives du département de la Loire) a été béatifiée le week-end dernier à la cathédrale Notre-Dame de Paris et dont j’ai bien connu le frère. Le frère était une personne, du même âge que mon grand-père maternel et qui vivait à moins de 100 m de chez mes parents à RDG. C’était aussi un ancien paysan qui dans son jeune âge habitait dans une commune limitrophe, près des parents de ma grand-mère maternelle. Quelques années avant son décès, il m’avait expliqué qu’il aurait pu se marier avec ma grand-mère... à la nuance près que ma grand-mère n’aurait jamais accepté car c’était un vieux con dès son plus jeune âge. Et en effet, c’était un vantard, une mauvaise langue et un fainéant qui avait néanmoins réussi en faisant gratter les autres, comme dirait mon père. Et son frère, aujourd’hui béatifié, était prêtre et avait été fait prisonnier durant la Seconde Guerre mondiale et avait fini en camp de concentration en tentant d’aider les autres, ce qui n’avait pas forcément plu ; il est mort à Buchenwald. Son frère avait fait des démarches après-guerre pour le faire canoniser, car évidemment, cela devait être une meilleure personne que lui. 80 ans après, ses neveux et petits-neveux ont réussi à le faire béatifier. Dans le même quartier que mes parents dans les années 1970, il y avait un ancien résistant communiste qui avait lui aussi connu les joies des camps de concentration et en était heureusement revenu. Quand il entendait le vieux con vanter les mérites de son frère, cela l’agaçait au plus haut point, surtout dans la bouche d’une personne qui le faisait uniquement pour se mettre lui-même en valeur. Dans le même esprit, il se vantait aussi d’être un descendant des barons du château de Senevas (Saint-Romain-en-Jarez). Connaissant le loustic, un autre voisin, qui avait toujours le mot pour rire, avait fini par lui dire qu’il en descendait par les communs du château. Mon père n’était pas le dernier pour l’envoyer balader.

7 décembre 2024

Des hauts et des bas au travail

Notre agrément ministériel de cinq ans arrivait à échéance durant l’été 2020. Donc, en janvier 2020, j’avais donné le top départ pour définir notre stratégie scientifique pour les dix ans à venir, car il était déjà question que notre agrément serait désormais porté à dix ans. Mais est venu se caler là-dessus en 2021, un nouveau décret en Conseil d’État définissant nos missions d’intérêt général puis en 2022, un nouvel arrêté ministériel précisant les conditions de notre agrément et un cahier des charges hyper-musclé (cela ne nous faisait pas peur car à part la fonge, nous étions déjà dans les clous. Et surtout, l’ex-Haute-Normandie a fusionné avec la Basse relevant de Brest et a fait sécession. D’où un renouvellement d’agrément repoussé en 2022 puis à fin 2024.

Après les effets induits par la crise de Covid-19, nous avions travaillé un « business plan » en 2021, rendu public en 2022… au moment de la crise ukrainienne, donc, sans en tenir compte ! Très énervés par cela, on s’en doutera. Cependant, ce document a été une bonne base à notre futur projet d’établissement.

En janvier 2024, après s’être « débarrassé » de la rédaction du rapport d’activités 2023 (nous avons acquis un grand degré d’efficacité car nous allons plutôt vite et le document plaît), nous avons commencé, fin janvier, la rédaction de notre dossier de renouvellement de notre agrément en quatre tomes : demande formelle et présentation générale, bilan analytique de la période précédente, projet d’établissement pour les dix ans à venir, synthèse des objectifs et indicateurs. Avant le 15 avril, nous avions terminé le gros de la rédaction, pour le présenter à nos partenaires scientifiques et financiers, lors de divers échanges officiels et d’un séminaire, qui fut un grand succès. Le tout également présenté en Conseil scientifique début juin. Finalement, je mettais les points finaux début juillet après une dernière salve de validations.

Nous avons été les premiers à rendre notre copie parmi les établissements analogues qui arrivaient en phase de renouvellement d’agrément en même temps que nous. Servirons-nous une fois encore de mètre étalon, comme nous le faisons depuis 2020, car le ministère s’inspire de nos productions pour fixer les cadres ? Certains vont peut-être nous bénir pour le travail supplémentaire que cela pourrait leur occasionner, mais c’est quand même valorisant de servir de modèle. Ce n’est pas pour faire mon malin que je dis cela, car si j’en suis fier, cela n’est pas que grâce à moi, mais aussi grâce à l’entrainement d’une équipe qui tient globalement très bien la route, à la fois sur le plan scientifique et en termes d’organisation et d’ambiance générale. Ces derniers éléments, j’y suis très attentif car c’est extrêmement précieux. Notre management par projet, la responsabilisation des personnels, le sens des coûts et frais financiers sont aussi fondamentaux et font partie de la culture d’entreprise. Tout comme la transparence dans la façon dont la direction mène la barque.

Cette semaine, nous avons reçu, sur deux jours, le rapporteur nommé au niveau national pour diverses auditions internes et avec nos partenaires principaux. Nous ne le connaissions pas, alors cela était de nature à nous inquiéter, d’autant qu’il a la réputation d’être un coupeur de cheveux en quatre. Au bilan hier soir, il nous disait qu’il avait été obligé de gratter, histoire de dire quelque chose car tout était bien. Il va même nous diffuser son rapport pour qu’on le relise avant qu’il ne l’envoie de son côté, pour vérifier s’il n’y aurait pas d’erreur dans ses propos. En principe, le rapport n’est jamais diffusé car c’est une autre instance qui produit un avis pour le ministère. Bref, tout va bien à tous les étages. On le savait, mais cela va mieux en le disant. La suite, en début d’année prochaine avec un passage sur le grill à Paris, mais avec zéro crainte… et un arrêté ministériel en juin ou juillet, s’il se trouve un ministre pour signer

En parallèle avec le chantier de renouvellement de l’agrément, nous avons été accompagnés pour réaliser une étude prospective afin de changer de statut, afin d’étudier notre éventuel passage sous statut public, en particulier d’Établissement public de coopération environnementale (EPCE), nouveau type d’établissement créé par la loi « biodiversité » de 2016, calqué sur l’EPCC (dernier C pour culturel) comme le sont par exemple certaines salles de spectacle, de théâtres ou certains musées (comme le Louvre-Lens). Avec la présidente ou sans elle, mais souvent avec un autre collègue, nous avons rencontré toute une série de vice-présidents chargés de l’environnement à la Région, dans les cinq Départements, les grandes intercommunalités… Nous étions accompagnés par une ou plusieurs personnes du groupement de bureaux d’études (organisation, juridique, financier), mais cela n’a pas été simple de les voir tant ils ont un agenda rempli ou se foutaient parfois de nous ! Mais on y est arrivé. Au départ de ces rencontres bilatérales en mai-juin, l’ambiance était globalement positive, mais à partir de mi-septembre, elle s’est notoirement tendue… avec la pression gouvernementale croissante pour faire des économies budgétaires sur le dos des collectivités territoriales. Au final, deux jours avant le séminaire des élus le 20 novembre, qui devait quelque part un peu donner le coup d’envoi pour les travaux préalables à l’évolution statutaire (prévue sur au minimum 18 mois), la Région nous prévient qu’il est hors de question d’évoluer, certes compte tenu du contexte budgétaire, mais aussi parce que la jeune « énarque » du cabinet du président, sait tout sur tout, mais ne sait absolument pas qui on est et ce qu’on fait, ni ce qu’est un EPCE. Je n’invente rien, c’est la présidente qui le dit car je n’ai pas été convié pour assister à ce dialogue de sourds. Bref, enterrement de première classe pour un statut qui aurait pu contribuer à nous sécuriser un peu sur le plan financier. Ce qui a été décidé de faire à la place va certes dans le bon sens (tentative d’ouvrir la gouvernance de l’association à d’autres collectivités territoriales), mais reste, selon moi, que gesticulations. Et après, refaire la tentative de passer en EPCE. Mais on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif. Qui peut croire que l’équilibre financier de l’État et des collectivités va s’améliorer dans les années qui viennent ?

La cerise sur le gâteau est que bien que l’on crie partout notre utilité, nos compétences, notre caractère irremplaçable, j’en passe et des meilleurs, nous allons subir des baisses budgétaires de la part des collectivités en 2025 (on ne sait pas encore combien). Même si certaines collectivités ne nous avaient pas baissé nos subventions ces dernières années, comme elles ne les ont pas revalorisées depuis 15 ou 20 ans, la montée en compétence des équipes et l’inflation « ordinaire » ont fait des dégâts, sans parler de l’inflation consécutive à la crise ukrainienne ! De fait, depuis quelques années, nous en sommes arrivés à une situation critique croissante pour laquelle nos fonds statutaires ne suffisent plus à financier nos activités « régaliennes » socles et que nous vivons sur des crédits exceptionnels comme ceux versés par l’Europe (FEDER) ou parfois l’État. Nous essayons faire feu de tout bois, mais cela a des limites. Les fonds européens sont une vraie plaie car on est payé longtemps après et les règles d’éligibilité des dépenses changent après le dépôt du dossier. Et je ne parle pas du côté tatillon des procédures et des contrôles. On ne peut plus s’en passer, c’est une drogue dure. Nous craignons beaucoup le sevrage qui risque fort d’intervenir dès 2027.

Nous ne cessons de faire preuve d’imagination financière, mais on n’est au bout du bout. Nous avons décidé d’éviter à tout prix de licencier en 2025, voire en 2026, mais si la situation ne s’arrange pas, ce sera reculer pour mieux sauter ne 2027, avec des dégâts plus importants, forcément. Tous les cadres de notre structure sont au courant de cette situation et l’expliqueront à leurs services. La transparence ayant des limites, nous n’avons pas dit quels doigts ni combien nous en couperions, car nous y pensons déjà, même si cette fois-ci, il n’y a aucun doigt surnuméraire sur le corps du malade.

Je ne vais pas rester sur un point aussi négatif, il faut garder espoir, car on ne sait jamais ce qui peut arriver, en pire ou en meilleur.

24 août 2024

Génération Z

Bien que je ne lise rien de particulier ces dernières années dans le domaine de la gestion des ressources humaines, parce que le peu que j’ai pu lire m’a montré des choses peu avenantes, ennuyeuses, pavées de poncifs ou d’enfoncements de portes ouvertes, je participe encore à certains entretiens d’embauche et depuis quelques années déjà, la plupart des candidats recrutés sont de la génération Z, c’est-à-dire, selon les sources, des personnes généralement nées entre 1995-1997 et 2010-2012. Cette génération Z a fait couler beaucoup d’encre et de bave. Même s’il faut systématiquement se garder de généraliser et si l’approche n’a rien de véritablement scientifique ou rigoureuse, il n’en demeure pas moins que les personnes de cette classe d’âge ont des caractéristiques assez spéciales. Voici ce que je peux relater comme observations, qui ne sont pas toujours spécifiques de la génération Z :

  • une tendance nette à ne pas s’enfermer dans un emploi fixe ou stable : pas de quête absolue du CDI, le fait de renoncer à un CDI (qui n’était pas affreux) pour un CDD, y compris moins cher payé n’ayant pas forcément vocation à devenir un CDD. Bien sûr, chez nous, il est arrivé à plusieurs reprises que des CDD se transforment en CDI même si cela n’était pas prévu / imaginé au départ ;
  • une tendance à ne pas vouer un respect particulier à la hiérarchie, mais c’était déjà le cas pour la (les) génération(s) précédente(s) ;
  • un côté très naturel au travail, jamais en représentation ; cela était déjà vrai pour la génération précédente, mais cela devient une règle ; seuls les entretiens d’embauche résistent encore un peu à cette tendance ;
  • mentionner dans son CV qu’on a envie de travailler (ce qui veut dire en creux que parfois, cela ne pourrait ne pas être le cas) ;
  • le fait de ne jamais se définir par rapport à l’entreprise pour laquelle on travaille…
  • le fait de se définir d’abord personnellement avant le groupe (cela s’est vu, même si cela n’est pas courant et pas forcément typique de la génération)…

Certaines de ces caractéristiques sont parfois étonnantes voire déstabilisantes pour l’employeur ou pour certains collègues. Personnellement, je conçois assez mal le fait de quitter un boulot où on s’épanouit (et où on a de l’avenir), où on s’entend bien avec son chef, sa hiérarchie, ses collègues, pour partir à l’aventure pour des choses plus précaires, incertaines… Et en même temps, je trouve cela très fort car ceux que je connais qui l’ont fait s’en sortent. Cela peut parfois poser la question de la solidité de l’engagement pour la « sainte entreprise », mais c’est un fait et personnellement, cela n’a jamais posé de vrais problèmes. Mais en même temps, cela ne concerne pas des « piliers » de l’entreprise, « confisqués » par des « vieux » qui dépassent largement la cinquantaine.

Une autre anecdote. Une collègue voulait recruter une ancienne stagiaire (devenue la compagne d’un autre collègue) et celle-ci est bretonne (lui est natif de l’Aisne). L’intérêt de ce nouveau poste ne posait pas question et j’y étais favorable. En revanche, les fonds pour financer ce poste n’étaient pas évidents à trouver et ne sont pas pérennes d’où le fait de proposer une forme de successions de CDD disjoints à la personne, éventuellement durant plusieurs années. Je m’explique : en droit privé, on ne peut pas proposer le même poste en CDD au-delà de 18 mois maxi et entre deux CDD pour le même poste, on doit respecter une période de carence d’un tiers du temps. Par exemple, si on embauche quelqu’un pendant 12 mois, on doit attendre 4 mois avant de le réembaucher. Ainsi, même si je n’étais pas enthousiaste avec l’idée, il était question d’embaucher la personne durant les premiers six mois de l’année, suivi d’un tiers temps en juillet-août, suivi d’un CDD de 4 mois, puis un tiers temps d’un petit mois et demi et ainsi de suite, durant plusieurs années, du moins tant qu’on a l’argent pour... La Bretonne passant ses tiers temps en Bretagne. J’ai validé ce « montage » car il était très opérationnel et pertinent pour le travail. Mais je n’y croyais pas et je semblais être le seul à ne pas croire à la durabilité de cette combine. Ma directrice qui s’occupe des ressources humaines y croyait, elle, sans doute par enthousiasme enflammé naturel. Quand elle travaille ici, elle aurait voulu avoir son cheval près d’elle, mais elle n’a pas trouvé d’endroit pour le mettre (soit disant, même si on peut avoir de sérieux doutes). Donc elle a décidé de laisser son cheval près de chez sa mère en Bretagne, au détriment de son travail ici à compter de 2025 et au détriment de son compagnon. Le cheval passe avant ! Bon, il paraît que sa mère est malade, alors elle s’en occupera... Ah ?

Dernier élément, parce que je ne voudrais pas faire croire une seule seconde que les générations Y ou X (la mienne en principe) seraient supérieures car il n’en est rien. C’est juste un peu différent, même si en réalité c’est parfois plus la jeunesse qui fait la différence par rapport aux générations précédentes qui s’encroûtent un peu plus facilement… et je n’ai rien contre les vieux croutons non plus dont je suis. Juste une chose quand même à dire : il y a toujours beaucoup de diversité et d’enthousiasme dans cette génération et cela fait toujours plaisir à voir. En attendant de voir arriver la génération Alpha sur le marché du travail, mais on a encore quelques années devant nous…

11 décembre 2025

Brèves cornusiennes du jeudi 11 décembre 2025

Certains collègues du sud de la région déconnent complètement, pour diverses raisons, soit par manque de compétence ou d’évolution professionnelle, soit parce qu’ils prennent fait et cause pour un collègue défaillant. Le souci est que le responsable, affaibli par ailleurs, a un peu perdu ses repères dans la bataille. J’ai néanmoins confiance pour la suite. Vivement que cette année diabolique se termine.

Le voisin septuagénaire de mon père est décédé des suites d’une intervention chirurgicale visant des tumeurs au foie dont l’aspect malin n’était pas certain. L’opération s’était bien passée, mais des complications post-opératoires l’ont conduit à la mort en moins d’un mois. C’était un Portugais venu s’installer en tant que voisin il y a moins de dix ans, après les voisins historiques et leurs enfants. Et surtout un type très chouette, qui aidait ses voisins (bricolage, travaux au jardin au autres) tout comme son épouse (de bons petits plats dont profitait mon père) quand ils n’étaient pas au Portugal…

Les problèmes respiratoires, toux, allergie (…) de Fromfrom se poursuivent depuis l’hiver dernier. Il y a près de quatre semaines, elle s’est évanouie en classe et a fini aux urgences (elle était passée voir la pneumologue moins d’une semaine avant). Pas d’amélioration décisive depuis malgré l’arrêt. Ce lundi, le passage devant l’allergologue (rendez-vous pris depuis le début de l’été) a confirmé les problèmes et accéléré un nouveau passage chez la pneumologue, rencontrée dans la foulée. Des traitements qui ne sont pas miraculeux pour l’instant, mais nouveaux rendez-vous en perspective chez une spécialiste de l’asthme à Lille. En attendant, la femme de science, peu incline à prescrire des arrêts en temps ordinaire, l’a prolongé d’un mois. Cela n’empêchera pas d’espérées améliorations d’ici là.

Mon PC (portable) que je ne pensais pas si vieux, n’était pas éligible pour passer de la version Windows 10 à la 11. Cela faisait un an que je savais que c’était inéluctable et qu’il n’y aurait plus de mise à jour de sécurité sans procédure particulière. Je pense que j’aurais pu en bénéficier. Cependant, j’ai trouvé un tutoriel permettant de forcer le passage vers Windows 11, de manière très simple et « propre », ce que j’ai fait en prenant toutes les précautions de rigueur : diverses sauvegardes préalables pour rétropédaler, le cas échéant. Er cela a réussi, ce qui n’a pas manqué d’épater l’informaticien du boulot… qui du coup a utilisé la même procédure pour les PC un peu anciens mais encore bons. On pouvait craindre des différences entre versions famille et pro, mais il n’en est rien. Néanmoins, je ne résolvais pas les problèmes de lenteur avec les logiciels de photo de plus en plus gourmands en ressources, ni le vieillissement de l’appareil dont on peut toujours craindre qu’il se laisse aller au-delà d’un certain âge. J’ai donc investi. Je redoutais le passage d’un ordinateur à l’autre, surtout pour le logiciel principal de photo. Après avoir perdu du temps à faire des copies qui ne servaient à rien, j’ai pu parvenir à mes fins de manière sereine mais avec méthode. Cela m’a même permis de régler quelques petits artéfacts agaçants. Et sinon, le logiciel de messagerie et celui de navigation internet se synchronisent de manière bien plus aisée qu’auparavant, ce qui est un vrai progrès par rapport à ce que j’avais connu auparavant.

5 avril 2024

Mes voitures (2)

En guise d’introduction, il me faut dire que sans que je sois un malade de la bagnole, j’aime quand même bien ça. J’aime bien les moteurs qui tournent bien, mais les mécaniques hurlantes, je n’aime pas ça. En revanche, je suis un peu plus amateur de lignes (cf. notre visite au musée de Mulhouse). J’ai l’impression que l’on dit depuis longtemps que les voitures se ressemblent toutes et je trouve que cela n’est pas forcément vrai, même s’il existe des convergences de plus en plus marquées du fait de la réduction du nombre de constructeurs, de la réduction du nombre de plateformes communes entre marques, de l’hégémonie des SUV et plein d’autres éléments.

Je viens ici dresser la liste des voitures que j’ai eu l’occasion de conduire assez durablement depuis que j’ai eu le permis en 1989.

D’abord, les voitures sur lesquelles j’ai passé le permis. Il s’agissait de Peugeot 205 diesel (1989). Elles n’étaient pas désagréables mais évidemment les doubles commandes en faisaient de sacrés numéros (sic).

Il y eut la Renault 14 rouge Bourgogne de mes parents (essence, elles l’étaient toutes). Une voiture au moteur Peugeot (104), manquant un peu de puissance, surtout quand on tractait une remorque pas mal chargée. Elle avait remplacé en 1983 la regrettée (par mon père) Renault 16 aux bas de caisse complètement pourris. Avec la R14, j’avais complété ma formation à la conduite avec mon père sur les routes du Pilat notamment. Ma mère l’a finie en allant au travail avec, mais elle ne tournait plus très rond à la fin (1995) et commençait aussi sérieusement à pourrir dans les ailes.

En 1990, il y eut la Renault 21 parentale, bleue ciel diesel bicorps (à hayon). Ce n’était pas une foudre de guerre, mais son moteur 2,1 l de 74 ch allait bien sur l’autoroute une fois lancée, même avec une remorque bien chargée. Bref, un bon tracteur (nom donné par le voisin à Autun), mais très lourde pour faire des manœuvres sur un parking, car malgré son poids important, non dotée de la direction assistée car c’était une option. Je l’ai pas mal conduite jusqu’en 2005, c’était quand même pas mal dans l’ensemble. Mes parents l’ont remplacée en 2006 par une 307 diesel break beige clair de 110 ch (1,6 l) et c’est toujours sa voiture. Assurément une bonne voiture car jamais de souci important, même si elle n’a pas un très gros kilométrage.

Ma première voiture personnelle (1992) fut une Ford Fiesta noire d’occasion à motorisation essence avec un petit moteur très peu puissant (54 ch pourtant), bruyant et pas souple du tout. Mes parents me l’avaient achetée lors de ma troisième année d’études à Tours. Les bus et trains, j’en avais profité à fond, mais cela me bloquait sérieusement pour certains déplacements de plus en plus fréquents. Je l’ai conservée environ 4 ans et j’ai fait pas mal de kilomètres avec. La première année, on avait essayé de me la voler sur le parking de l’immeuble, mais c’était sans compter sur le coupe-circuit planqué (on me l’avait quand même bien abîmée). Peu puissante, elle consommait quand même énormément sur l’autoroute et sur les petites routes, son comportement routier était parfois fantasque sur les routes sinueuses… tant et si bien que je l’ai mise dans le décor dans le Morvan (portion de route très accidentogène, refaite après), sans pour autant avoir fait des folies avec. Vu avec le recul, par rapport à toutes les voitures que j’ai été amené à conduire, cela avait été la pire car avant l’accident, je m’étais fait peur avec à plusieurs reprises.

En 1996, grâce à l’aide de ma grand-mère maternelle, j’eus ma première Peugeot 106 essence vert Watteau (une occasion espagnole) pour remplacer ma Fiesta hors d’usage. C’était un excellent moteur de 60 ch, de seulement 6 ch de plus que la Fiesta, mais paraissant incomparablement plus puissant, plus souple, silencieux et surtout avec une tenue de route extraordinaire, jamais prise en défaut. Je fis pas mal de kilomètres avec. Cependant, je la trouvais un peu petite pour mettre mon matériel, notamment lorsque j’ai débuté ma thèse et j’avais acheté ma première voiture neuve (octobre 1998), après de redoutables négociations dans plusieurs concessions : une Peugeot 306 essence rouge Lucifer, que nous avons gardée jusqu’en 2012, jusqu’à ce qu’elle soit remplacée par la Peugeot 207+ actuelle que Fromfrom utilise aujourd’hui au quotidien. Cette dernière a le même moteur de 75 ch que le 306, mais est un vrai veau à côté car le réglage semble différent.

En 2008, la vieille grande voiture de Fromfrom (Seat Toledo blanche diesel) était en fin de vie (elle prenait l’eau et c’était un joli veau), alors on a eu l’occasion d’acheter une bonne occasion diesel, une Nissan Almera grise. Un moteur avec un turbo puissant (2,2 l, 110 ch) quand on montait dans les tours, mais un peu bruyant et polluant. C’était néanmoins une bonne voiture que nous aurions encore gardée un peu, si en février 2011, un camion ne m’avait pas poussé au fossé alors que je me rendais au travail.

En mars 2011, ce fut donc une Peugeot 308 Diesel HDI de 1,6 l de 90 ch de couleur gris thorium. Un moteur de 20 ch de moins que la précédente, mais beaucoup plus souple et paraissant plus puissant et moins bruyant et qui consommait beaucoup moins. Pas de souci moteur avant la revente déjà bien kilométrée, mais des problèmes (résolus à prix substantiels) d’attache entre moteur, vitre et habitacle. Et début 2017, la seconde génération de 308 SW de 100 ch dont j’ai déjà parlé et dont le moteur était encore plus sobre (moins depuis quelques temps).

Et puis, je peux évoquer d’autres voitures utilisées de quelques jours à quelques années :

  • Citroën 2 CV fourgonnette antédiluvienne utilisée uniquement sur la commune d’Autun lorsque j’étais stagiaire au muséum en 1993. Je ne sais pas si le siège pouvait être reculé, mais je pense qu’il était coincé et les vitesses (trois seulement). Compte tenu de son usage très limité, cela passait, mais cela avançait peu, freinait encore moins, mais cela pouvait aller dans les mauvais chemins ;
  • Peugeot 306 diesel ordinaire de service (1996-97) quand je travaillais à Orléans : il s’agissait de jolis veaux mais étaient des avaleuses de bitume et tenaient bien la route ;
  • Citroën AX diesel en 1996, voiture de location utilisée à la suite de l’immobilisation de ma Ford Fiesta. Une voiture qui ne consommait rien sur les routes départementales et nationales compte tenu de l’extrême légèreté du véhicule (beaucoup de plastique) et d’un petit moteur ; face à mon étonnement, un ami farceur m’avait dit à Autun que j’aurais dû tracter une petite citerne pour la remplir en roulant à force d’aussi peu consommer ;
  • Volkswagen Polo quasiment neuve utilisée en prêt-location après la pulvérisation de la Nissan Almera en 2011. Je ne sais plus s’il s’agissait d’un moteur essence ou diesel, mais cette petite voiture était particulièrement raide sur la route (moins confortable que les modèles de marques françaises équivalentes) ;
  • des véhicules de service à mon travail actuel :
  • Renault Clio diesel de deuxième et troisième générations entre 2002 et l’année dernière. De bonnes voitures, malgré des défauts récurrents sur les modèles trois portes de la deuxième génération (voitures neuves avec vitres qui se barrent et que l’on ne peut plus refermer) ;
  • Renault Kangoo diesel de première génération entre 2005 et 2012 : un gouffre sur l’autoroute
  • Renault Kangoo diesel de deuxième génération entre 2013 et jusqu’à présent : une bonne voiture plus puissante et plus sobre (un sacré saut qualitatif avec la précédente) ;
  • Dacia Sandero Stepway de première génération depuis 2012 en diesel et essence : des voitures pas mauvaises mais assez bas de gamme en termes d’équipement et de finition (je pense que l’on s’embourgoise un peu car 20 ans plus tôt, je l’aurais sans doute trouvée mieux que ça) ;
  • Dacia Dokker (équivalent Kangoo en bas de gamme) essence depuis l’an dernier : assez dépouillée et plus bruyante, mais moteur acceptable.
9 août 2024

Brèves cornusiennes du vendredi 9 août 2024

En arrivant à A., j’apprends qu’une quinzaine de jours plus tôt, la foudre est tombée sur une souche à moins de 30 m de la maison. Tout le système électrique de la maison était coupé. Mais le surlendemain, nous constaterons que le lave-vaisselle est HS. Mon père, qui était présent et comptait rester plus longtemps après notre départ, a souhaité qu’on le remplace au plus vite. Nous obtenons une livraison pour le vendredi. Pas de problème, nous faisons deux lavages, mais il se met en erreur pour le troisième car l’engin semble effectivement fuir (et après avoir tenté de régler l’affaire moi-même). Après plusieurs appels de plusieurs dizaines de minutes (peut-on parler d’au moins une heure en tout – Là c’est Fromfrom qui s’en est chargé avec une patience d’ange), on obtient le déplacement d’un réparateur qui positionne l’appareil sur un support en hauteur et là il constate la fuite à un endroit inédit (il dit n’avoir jamais vu ça en vingt ans de métier). Il fait le nécessaire pour qu’on nous remplace l’appareil (changer la pièce serait plus simple mais prendrait plusieurs semaines). Le lendemain (un vendredi), Fromfrom reçoit un appel, manqué, mais on nous annonce que l’on peut passer au magasin de Chalon-sur-Saône (et non de Montceau-les-Mines comme on aurait pu se l’imaginer) pour procéder au remplacement du lave-linge. Pas de problème, on y va ! En arrivant, on annonce à Fromfrom que ce produit n’est pas disponible en stock ni nulle part et elle vient me chercher (car j’étais resté à l’extérieur en prévision de l’échange avec l’appareil défectueux chargé dans le coffre de la voiture). En abordant le vendeur qui me salue et auquel je réponds (je reste poli), mais en voyant son sourire, je lui réponds que je n’ai pas du tout envie de rire. Son sourire s’est effacé. On voulait nous donner un appareil mais dans plusieurs semaines ou alors un autre, mais plus cher. Alors je me suis énervé (de manière contenue) en réclamant le même prix, mais qu’il nous faudrait voir avec le service après-vente. Là, j’ai failli éclater en lui disant de voir lui-même avec ledit service et de faire le nécessaire, ce qu’il a fait. Dans le cas contraire, quitte à passer pour fou, j’aurais hurlé dans le magasin, ce qui aurait fait mauvais genre. La dernière fois que j’ai pratiqué ce « sport » hurlant, c’était un an plus tôt dans le magasin d’A. de l’enseigne originaire de Landerneau, à propos de sacs non jetables de l’enseigne que mes parents avaient achetés il y a des années et qui mourraient de vieillesse et que l’on ne voulait pas me remplacer parce que la date limite pour le faire était dépassée car il sont désormais principalement en toile alors qu’auparavant, ils étaient en plastique. J’avais obtenu satisfaction, après avoir mobilisé le N+1 ou N+2, mais quelle énergie ! Je pense que plus l’enjeu est faible, plus ça m’agace. Pour revenir au lave-vaisselle, on nous annonce finalement une livraison encore décalée de 15 jours et je m’énerve encore. Finalement, on nous propose d’aller le chercher le lundi dans le magasin de Montceau-les-Mines et sans rien payer de plus. Ce qui fut fait ! Mais quand même au prix de déplacements allers et retours cumulés de 180 km ! Enfin, cela fonctionne normalement à présent…

 

Le Tour de France cycliste a montré les performances hallucinantes de son vainqueur, laissant supposer qu’il n’était même pas à fond vu son état de fraicheur apparent à l’issue des arrivées d’étapes aux sommets des cols de haute montagne. La préparation physique, la nourriture, les vitamines, l’excellence mécanique de la monture ne font pas tout !

 

Je n’ai pas vu la totalité de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques « parisiens », mais je déplore que non seulement des religieux intégristes dont les catholiques à la sauce traditionnaliste du courant Mgr Lefebvre, mais également la Conférence des évêques de France et le Vatican sont venus se plaindre méchamment. Honte à ces abrutis, on ne peut décidément rien en tirer. Inutile de dire que si j’étais au pouvoir, il y aurait des conséquences... qui ne leur seraient guère favorables.

 

Toujours au sujet des jeux olympiques, nous nous sommes pris au jeu en visualisant beaucoup d’épreuves, plus que nous ne l’avions jamais fait. Bon, c’est moins vrai pour l’athlétisme où les Français brillent moins. Ceci dit, beaucoup d’autres personnalités étrangères sont très voire plus sympas… En revanche, je regrette un peu une certaine forme de nombrilisme de France télévision qui invite X fois le même sportif pour le même événement sur divers plateaux pour en fin de compte ne rien dire de plus. Et si je veux bien faire preuve d’enthousiasme, je trouve que les médias en font trop et négligent trop le reste des actualités en étant beaucoup trop focalisés sur des sujets mineurs relatifs aux jeux et dont on se moque royalement. Ils sont manifestement dans une bulle spatiotemporelle qui ne se nourrit que d’elle-même. Et encore, ils semblent ostensiblement considérer que tous les sports / épreuves ne se valent manifestement pas. Un peu lamentable.

21 mars 2024

Un 19 mars

Moi : Aujourd’hui, c’est un jour particulier.

La collègue : Ah bon ?

Moi : Eh bien oui, nous sommes le 19 mars.

La collègue : Ah ?

Moi : C’est l’anniversaire du 19 mars 1962.

La collègue : Je n’étais pas née.

Moi : Moi non plus, mais les Accords d’Évian, quand même…

La collègue : Ah ?

Moi : Ton père avait fait aussi la guerre d’Algérie. Eh bien, c’est la fin de la guerre d’Algérie.

La collègue : Eh bien mon père oui, mais moi non, cela ne me concerne pas.

 

Ce petit échange est réel et date d’avant-hier. La collègue (trois ans plus âgée que moi), je l’aime beaucoup, mais elle est nulle en histoire (et pas que) et est hélas assez représentative de la majorité de la population. Au-delà de l’histoire, une frange de la population souffre d’un manque cruel de culture générale, ainsi que de culture scientifique, ce qui offre hélas un boulevard à toutes les idées moisies, rétrogrades, pseudoscientifiques et le nid des pires bêtises infondées voire extrêmement dangereuses, relayées par les réseaux sociaux et autres horreurs reprises en boucle. J’ai tendance à penser que personne ne s’alarme réellement d’un tel état de fait. En tout cas, ce n’est pas l’Éducation nationale ou d’autres institutions qui contrecarrent de manière efficace ce fléau. Pour en revenir à la collègue, elle a heureusement d’autres qualités qui compensent en partie ses lacunes. Et moi aussi, j’ai d’énormes lacunes dans plein de domaines et qui ne sont pas forcément compensées et je peux paraître comme un extraterrestre vis-à-vis d’un nombre important de personnes.

31 mai 2024

Sketch contre la nature

Les services de l’État sont inconstants voire parfois inconsistants, surtout lorsqu’il s’agit de faire respecter la législation de l’environnement qui s’impose théoriquement à tous, mais que les puissants s’arrangent pour ne pas faire appliquer à eux ou à leurs amis. Voici une expérience récente.

Comme dans beaucoup trop de cas similaires, on avait, dès 1958, installé un camping dans les dunes dans la commune la plus septentrionale de France, à la frontière belge (plus au Nord, il n’y a que la mer du même nom). J’entends parler de ce camping depuis plus de 20 ans, mais il semblerait qu’il y ait des problèmes de légalité… depuis 1972 ! Je ne connais pas tout l’historique des contentieux et des problèmes, mais on peut constater qu’actuellement :

  • des « bungalows » et autres « mobil homes » sont installés à demeure, propriétés du camping ou des « locataires » des emplacements (850 emplacements actuellement répertoriés), dont une partie non négligeable dans la bande de 100 m depuis le front de mer où c’est normalement interdit, notamment depuis la loi littoral (il me semble que cette dernière permet l’existence des habitations qui existaient avant mais pas les installations précaires) ;
  • outre la loi littoral il y a des dispositions du code de l’urbanisme qui ne sont pas respectées (plan local d’urbanisme, entre autres) ;
  • qu’il existe des risques actuels ou potentiels de submersion marine, risques pas imminents a priori mais de plus en plus incertains à cause des changements climatiques et de montée du niveau marin ;
  • toute une série de problèmes se surajoutent, relativement au code de l’environnement car on se situe sur un site Nat*ur*a 20*00, une Z*NI*EF*F et un site classé (loi paysage de 1930).

C’est d’ailleurs dans une instance officielle relative aux sites classés et inscrits dont je suis membre que je me retrouve confronté au problème. Le camping a changé de propriétaire en 2021. L’actuel est un « pauvre malheureux » qui en possède 22 dans la région, en plus de pas mal d’autres activités dont j’ignore le contour exact. Ce propriétaire connaissait dès son achat les contraintes et litiges qui pèsent sur ce camping et des comptes qu’il doit rendre à l’État. Et depuis 2022, ce qui lui est imposé n’est pas respecté et cela ne fait que traîner. Et la semaine dernière, après divers ajournements, un passage en commission gratuit (sans avis officiel, sans vote) a eu lieu et consiste à engager une procédure de légalisation du camping moyennant certaines contraintes à respecter tout de suite ou avec des délais. Cela a été un vrai sketch :

  • le « pauvre malheureux » a commencé à essayer de nous faire pleurer car à l’occasion des inondations subies cet hiver dans le Pas-de-Calais, il se vante d’avoir été en réunion avec le préfet de région et le président de Région (pseudo-argument d’autorité) en mettant à disposition des hébergements à proximité de certaines localités sinistrées. De la façon dont il a présenté la chose, je pensais qu’il avait fait cela gracieusement, mais comme j’ai eu un doute, après vérification, rien n’a été gratuit ;
  • le « pauvre malheureux » et son sbire (un de ses cadres ?) ont essayé d’allumer des contrefeux juridiques en laissant croire qu’ils étaient dans la légalité. Les fonctionnaires à la manœuvre tiennent bien le coup (j’espère qu’ils ne seront pas stoppés plus tard par leur hiérarchie ou le préfet lui-même, même si des injonctions ont été données depuis le ministère, ce qui montre l’ampleur du problème et assure un peu la légitimité de l’État à faire respecter le droit). Les membres de la commission ne sont pas des juristes (et moi, j’ai carrément dit que ce n’était pas mon problème, seules le problématiques scientifiques relatives à la préservation de la biodiversité me préoccupent), mais parfois les ficelles sont plus que grossières. Un des exemples les plus frappants est une lettre du préfet reçue par le camping qui dit que le camping est conforme et on lui décerne un label si j’ai bien compris… pour des critères exclusivement liés au tourisme (ce n’est pas parce que le professeur principal signifie une bonne note en français que cela octroie automatiquement une bonne note en mathématiques ou dans d’autres matières) ;
  • le « pauvre malheureux » sort de son chapeau un article de journal publié cet hiver qui montre qu’à cet endroit, il y a une accrétion de la dune. J’ai mis les pieds dans le plat en disant que je n’étais ni géomorphologue ni sédimentologue, mais qu’en tant que scientifique, j’attends des articles, des rapports scientifiques et pas des coupures de journaux (sub-torchon local – mais ça, je ne l’ai pas dit) qui n’ont aucune valeur. D’autant que cette accrétion sédimentaire, bien réelle localement, ne prouve rien à moyen et long termes car la situation peut se retourner et qu’il conviendrait d’avoir une approche plus globale et scientifique et non pas les seules observations de Madame Michu ;
  • le « pauvre malheureux » fait jouer la carte économique et de la rentabilité de son camping qui ne serait plus assurée s’il devait appliquer de manière pleine et entière les contraintes que l’État lui impose. Et il commence à dire qu’il a d’autres propriétés qui jouxtent le camping et qui pourraient être aménagées en remplacement des zones cédées ailleurs. Et là, je me suis encore énervé. Je n’avais pas forcément à m’exprimer, mais j’ai carrément dit que je n’étais pas là pour évaluer sa rentabilité, que ce n’était pas mon problème. J’étais là uniquement pour évaluer objectivement, sur la base des études menées, en quoi ce qui était demandé par l’État et mis en œuvre par le camping allait ou non aller dans la bonne direction et que le fait d’aller aménager des zones dunaires actuellement à peu près naturelles n’allaient certainement pas aller dans la bonne direction de la non-perte nette de biodiversité comme le dit la loi de 2016… mais qui n’est pas respectée (ça, je n’ai pas dit non plus).

Cela faisait longtemps que je n’avais pas assisté à une telle caricature. Le souci est que parfois, ce genre d’argumentation passe devant des juges laxistes ou incompétents. Là, on n’est pas encore devant le juge, mais j’ai du mal à penser qu’il pourrait en être autrement, sauf si l’État se dégonfle encore une fois et qu’aucune association de protection de la nature attaque.

1 avril 2024

Voitures (1)

Acheter une voiture dans l’idée de parcourir pas mal de kilomètres (et loin du domicile) dans les années qui viennent, impose, à mon sens, de se poser beaucoup de questions souvent assez contradictoires, même lorsque l’on dispose de moyens financiers qu’on pourrait qualifier de suffisants.

Notre « grande » voiture a désormais plus de sept ans et a atteint non pas un kilométrage complètement canonique, mais néanmoins significatif, approchant bientôt les redoutés 150 000 km. Redoutés car imposants de grosses opérations d’entretien quelque peu onéreuses. Les moteurs modernes polluent moins, consomment peu, sont performants, mais sont moins solides que ceux des générations précédentes. Ainsi, nous en avons déjà dû faire de grosses et anormales réparations non prévues au début de l’été dernier, alors que cela tombait assez mal par rapport à nos besoins et « obligations ».

Je reste assez méfiant vis-à-vis de la fiabilité des voitures puisque nous sommes amenés à voyager assez souvent et loin. Hélas, lorsqu’on se renseigne sur la fiabilité des voitures, on s’aperçoit que les marques ou plus exactement les modèles de voitures reconnus absolument fiables, restent rares. Et les modèles fiables ne sont reconnus qu’après pas mal d’années sur le marché de l’occasion. Et le souci est que les modèles changent de plus en plus souvent et que les modèles, qui bien souvent les remplacent, ne capitalisent pas souvent en termes de fiabilité. Au rayon des marques disposant de modèles régulièrement fiables figurent certaines du groupe de la « voiture du peuple », y compris d’anciennes marques tchèque ou espagnole. Et puis il y a aussi le leader japonais… Les marques plus haut de gamme encore, ne présentent pas forcément des fiabilités extraordinaires, ce que je savais déjà. Et puis il faut tenir compte des prix, de l’intérêt des motorisations des côtés pratiques et de l’aspect visuel. Je suis bien sûr sensible à ce dernier, mais Fromfrom est plus difficile, mais a l’avantage de ne pas être influencée par les effets de mode, qui me semblent résolument problématiques dans le contexte actuel.

En effet, lorsqu’on regarde ce qu’il en est des voitures récentes, on remarque que le marché est désormais dominé par les SUV ou VUS en français pour Véhicule utilitaire sport ; en réalité une appellation à la con qui désigne en quelque sorte des berlines bicorps à profil haut et à la garde-au-sol plus ou moins surélevée. Des voitures en revanche pas trop longues en général. Cette géométrie propose une position de conduite plus « droite » mais impose néanmoins des « caisses » plus imposantes, plus lourdes, plus de résistance à l’avancement et in fine consomment généralement plus d’énergie qu’une berline. Bien qu’elles soient à juste titre décriées par de plus en plus de personnes, les fabricants multiplient les modèles au détriment des berlines. Je n’en avais pas conscience à ce point, mais les SUV sont désormais presque hégémoniques. Et les gens se précipitent pour les acheter, y compris, assurément, ceux qui se plaignent sans arrêt du prix du carburant !

Notre voiture actuelle dispose d’un moteur diesel très économe, pas très puissant mais notoirement suffisant et très souple, donc quelque part idéal. Il s’agit d’un break (les précédentes étaient des berlines bicorps), ce qui est très pratique pour nous qui ne voyageons pas léger, sans pour autant devoir totalement garnir l’habitacle à ras bord. Pour l’avenir, il était donc souhaitable d’opter soit pour un break, soit une berline avec un grand coffre soit un SUV avec un coffre également suffisant. Côté motorisation, nous avions le choix entre plusieurs types :

  • électrique : très bien, certainement, mais c’est impossible pour nous qui ne pourrions quasiment pas la recharger chez nous, dans la rue. Et je ne parle pas des prix plus que prohibitifs, surtout si on recherche de bonnes autonomies qui sans cela demeurent beaucoup trop faibles, sauf à faire pas mal d’escales techniques assez longues lorsque nous partons en vacances. Je ne parle pas du poids important des voitures ni du fait que malgré de nombreux avantages, il faut néanmoins penser aux coûts environnementaux et sociaux liés à la fabrication des batteries et à l’extraction de leurs métaux ;
  • hybride rechargeable : mêmes inconvénients rédhibitoires pour la recharge et prix assez salé. Les avantages sont aussi un inconvénient car c’est lourd et les coûts environnementaux et sociaux liés à la partie électrique, s’ils sont plus faibles qu’en pur électrique, s’additionnent aux inconvénients du moteur thermique ;
  • hybride (full hybride, micro-hybride…) : là, ce serait acceptable pour nous car cela ne nécessite pas de recharge, les batteries sont encore plus limitées cette forme d’hybridation permet surtout de faire quelques économies de carburant sans alourdir de manière trop importante la facture de la voiture ;
  • diesel : encore très intéressant sur le plan de la consommation et du prix à la pompe, malgré les promesses non tenues de parité des prix avec l’essence. Le moteur diesel libère donc moins de dioxyde de carbone, mais malgré les filtres divers, reste plus polluant que le moteur essence pour certains polluants comme les oxydes d’azote. Les modèles de voitures et la diversité des moteurs diesel se réduit notablement en ce moment, mais on en trouve encore. Enfin, les moteurs diesel actuels ont une vignette crit’air 2 (comme notre voiture actuelle). En France, les véhicules crit’air 3 étaient menacés dans certaines grandes agglomérations, mais l’État et certains élus locaux se sont dégonflés… alors les crit’air 2 ont encore de l’avenir. En revanche, les grandes agglomérations belges appliquent déjà des restrictions spécifiques (pas le système crit’air qui est français) et on y fait attention depuis au moins 4 ans (inscriptions préalables). Il est probable que des interdictions des crit’air 2 arriveront avant la France. Et aux Pays-Bas, je ne sais pas ;
  • essence : la consommation est plus importante et le prix du carburant est plus élevé. La pollution carbonique est la plus élevée, mais néanmoins réduite par les moteurs les plus récents et la pollution aux oxydes d’azote est moins forte qu’avec les moteurs diesel. Ce sont aussi en moyenne les voitures les plus légères (de plus faibles cylindrées), même si cela n’est pas significatif par rapports aux diesels.

Et si on prend tous ces éléments, on ajoute d’autres considérations comme le lieu de fabrication, les habitudes, des choses objectives (le confort que je n’ai pas encore évoqué mais qui est pourtant essentiel à notre niveau) et d’autres plus subjectives, les conditions commerciales, des personnes que l’on croise dans les concessions, des moyens financiers disponibles, les véhicules disponibles… on en arrive à faire un choix.

Sur le plan financier, nous ne voulions pas aller trop loin car nous avons encore un toit en attente et ne pas prendre le risque de se retrouver à sec et ne pas nous endetter de manière significative non plus, alors que nous le sommes déjà. Des éléments sensibles pour Fromfrom, que je partage également. Nous avons donc opté pour un véhicule d’occasion. À noter que la reprise de notre voiture a subi une forme de décote à cause de son kilométrage qui n’aurait pas dû dépasser 120 000 km (nous l’ignorions, mais c’est une règle, en plus de l’âge qui doit être inférieur à 8 ans, pour la revente dans le réseau d’occasion des marques). Et je précise que je me refuse de vendre ma voiture à un particulier (ni en acheter une à un particulier) parce que je ne suis pas aventureux et parce que j’ai eu vent de choses assez moches dont je souhaite me préserver.

Je n’en dis pas davantage pour l’instant.

2 mars 2024

Pour enlever la validation des commentaires

A tous les perdus du nouveau système Canalblog. J'ai trouvé le moyen d'enlever le système de validation des commentaires à base d'images à cocher et qui est bien pénible. Il faut aller sur les paramètres du blog (Tableau de bord>Paramètres>Sécurité/Utilisateurs/Anti-spam) et décocher la case "Protéger les commentaires (Actif avec le service de commentaires Canalblog)".

6 mars 2026

Brèves cornusiennes du vendredi 6 mars 2026

Les jours, voire les heures du frère aîné de Fromfrom sont désormais comptés. En effet, sa situation était déjà considérablement dégradée et là le corps médical, après accord, a arrêté de l’alimenter et il est sédaté pour éviter qu’il souffre.

 

Depuis septembre, la seconde toiture de notre maison a été refaite (bac-acier isolé et vraies fenêtres de toit), ce qui avait nécessité des travaux importants. Et depuis, nous avons des fuites à deux endroits sur le toit, qui ne sont toujours pas résolues après déjà un grand nombre de tentatives de réparations. Les fuites ne nous font pas / plus de dégâts, mais cela reste pénible. L’entreprise doit encore revenir…

 

Fromfrom a entamé depuis une petite quinzaine un traitement par médicament biologique dans un hôpital de Lille pour son asthme. Pourvu que cela soit efficace (cela peut prendre plusieurs mois).

 

Fin janvier, un matin, alors que je rejoignais la gare de B. par une petite route que j’emprunte peu souvent, j’ai dérapé sur une plaque de verglas et je me suis retrouvé au fossé. Je précise que j’ai des pneus neige, mais le verglas est traître. Par excès de confiance, j’allais peut-être trop vite. Pas un fossé ordinaire, mais de ceux où on peut y mettre une voiture sans que cela ne déborde. Résultat : la voiture renversée sur le côté à 45°. J’essaye de m’extraire, mais je n’y parviens pas car je n’arrive pas à maintenir la porte ouverte, qui se referme sur son propre poids. Deux voitures passent sans s’arrêter (les conducteurs ne pouvaient pas ignorer ce qui se passait). Les deux suivants furent les bons et purent me tirer par les deux mains. Sans eux, je n’aurais pas pu y arriver, sauf à ouvrir la fenêtre ou ramper. La voiture extraite par la dépanneuse, elle pouvait rouler sans problème. Seul le pare-chocs a été partiellement abîmé et un pneu blessé (mais non percé). Il y a eu un loupé entre l’assureur et l’expert, mais cela ne m’a pas handicapé, car on m’avait mis à disposition une voiture pendant 15 jours.

 

Le dimanche précédent le Mardi gras pendant lequel nous avions fait les bugnes, nous nous sommes aperçus d’une fuite, cette fois-ci des eaux d’évacuation sous l’évier. Ce n’était bien sûr pas le siphon qui était bouché, mais le tuyau noyé dans le sol entre l’évier et un regard. J’ai essayé la soude, l’acide chlorhydrique, puis un premier petit furet, puis un second plus grand furet, le débouchage par jet à pression depuis le regard et de nouveau la soude et l’acide. Rien n’y a fait. Nous avons fait appel à un déboucheur qui a fini de déboucher, mais surtout qui a permis de voir grâce à des caméra qu’une partie du tuyau d’évacuation était en acier et qu’il fuyait. C’est peut-être l’eau de condensation de la chaudière qui a provoqué le souci (eau très acide constatée chez mon père). Sur les conseils du déboucheur, au demeurant sympa, nous avons constaté la possibilité d’aller se raccorder à l’évacuation de la salle de bain, en passant sous les meubles de la cuisine, pourvu que je mette une pente suffisante. Le chantier n’était pas si simple, mais infiniment plus que s’il avait fallu casser la dalle dans la cuisine et au-delà. Je suis donc allé acheter ce qui fallait dont une scie sabre, seule façon correcte de découper une fenêtre dans le fond du placard, dans le placo et pour couper le tuyau à l’arrière, noyé dans la laine de verre. J’ai cru devenir fou lorsque pour percer la cloison entre salle de bain et cuisine, je me suis rendu compte du mille feuilles et de son épaisseur. Dans l’ordre, depuis la salle de bain : carreau de faïence, plâtre, membrane synthétique, brique pleine, placo, une première plinthe en faïence, une seconde plinthe en faïence et le tout sous les meubles de la cuisine et en évitant des tuyaux de cuivre de chauffage… J’ai dû faire un trou bien plus gros que les 45 mm de départ… Bref, une grosse galère et une autre pour étancher le raccord avec l’évacuation du lave-linge que j’ai été obligé d’abîmer en faisant la jonction. Mais finalement petite victoire et gros soulagement, ça marche après une grosse quinzaine de jours sans pouvoir verser de l’eau dans l’évier…

 

J’ai conscience que ce « catalogue » de nouvelles est assez négatif, mais je vous assure que l’on ne se porte pas mal dans l’ensemble !

25 mars 2026

Les cons, ça ose tout, c'est à ça qu'on les reconnaît !

Être taxé d’incompétence peut énerver, si on est réellement incompétent dans certains domaines. Je me déclare d’ailleurs incompétent dans de nombreux domaines. Être taxé d’incompétent par un énergumène qui ne maîtrise pas le dixième des connaissances de son interlocuteur énerve aussi.

Depuis quelques années, je fréquente deux à trois fois par an un tel énergumène. Il est le con*seiller, l’att*aché de la vi*ce-*pré*si*den*te de R*é/gi*on chargée de la biodiversité, laquelle est aussi membre « ordinaire » de notre CA. Et lors des réunions bilatérales à la R*é/gi*on ou les grand-messes régionales, il est présent. Pas le reste du temps (c’est important d’ailleurs, car s’il était un peu plus présent sur le « terrain », l’énergumène aurait un peu plus d’épaisseur). En février 2025, lorsque la VP nous annonça une très forte diminution de de notre subvention et que je brandissais au moins trois emplois menacés, il était là pour argumenter sur des dispositifs de retours à l’emploi, sans le moindre commencement d’empathie pour les personnes potentiellement concernées (je précise qu’on n’a licencié personne, mais cela s’est joué à rien). Il m’avait fait penser à nombre de témoignages lus ou aux films vus çà et là, impliquant ces personnes que l’on envoie comme DRH dans certaines grandes entreprises pour procéder à des licenciements massifs, sans le moindre état d’âme. J’avais appris que cet énaergumène d’environ 35 ans était déjà un ancien militaire, toujours réserviste et qu’il était Bourguignon. Il a dû hériter du pire des deux catégories.

Au début du mois de mars 2026, nouvelle convocation avec la vi*ce-*pré*si*den*te de R*é/gi*on. Avant de m’annoncer une nouvelle baisse de subvention (non chiffrée), elle nous demande (à ma pré*si*den*te et à moi) comment ça va et j’évoque notre situation et les perspectives financières d’ici 2028. L’énergumène se permet de contester ou au moins de commenter tous mes propos. La vi*ce-*pré*si*den*te fait preuve d’écoute et les deux autres fonctionnaires (cadres supérieures) ne disent pratiquement rien. Et il ne fait pas qu’ouvrir son clapet, il dit d’énormes conneries que je suis le seul à démentir ou à nuancer fortement. Ma présidente le fait un peu aussi, mais elle ne se sent pas à l’aise sur le fond. Bref, une vraie tête à claque, un « repetaret » (Calyste connait sans doute le mot que l’auteur du dictionnaire du parler du Pilat traduit par grincheux, rouspéteur, définition à laquelle j’ajoute la notion de contradicteur invétéré et le fait de ramener sa fraise à tout bout de champ). Encore une fois, se vérifie l’idée selon laquelle ce sont ceux qui s’y connaissent le moins qui en parlent le mieux. Je n’étais pas en position pour l’attaquer frontalement pour lui dire que c’était un âne : j’étais en position de faiblesse.

Quelques jours après, ma présidente l’a recontacté pour tenter de reprendre la température. Toutefois, la vi*ce-*pré*si*den*te ne sait pas grand-chose sur ce qui nous est réservé et en plus, elle n’a pratiquement aucun pouvoir. Et elle m’a révélé que l’énergumène s’est permis de lui dire qu’il fallait me virer parce que je ne comprenais rien aux aspects économiques et financiers de la R*é/gi*on. Elle nous (mon collègue picard et moi) a annoncé cela la semaine dernière dans le cadre d’un repas de travail amiénois précédent une réunion beauvaisienne. Elle nous a dit qu’elle avait fait mine de ne pas comprendre. Le type vient de changer de crèmerie : il est parti dans le privé dans une société s’occupant d’environnement. C’est un peu ma chance, il va arrêter de me nuire. J’en ai profité pour dire ce que je pensais de cet imbécile toxique et qu’il ne comprenait rien à rien à ce qu’est une association et sa gestion financière. Je ne suis ni un spécialiste de de la question ni juriste en droit financier de l’économie sociale et solidaire, mais je nage dans le bain depuis onze ans avec ma directrice spécialisée.

Cela m’a bien énervé. C’est la première fois qu’on me rapporte le fait qu’on voulait me virer. Sachant d’où cela vient, cela ne m’a pas complètement déprimé, mais cela montre le pouvoir de nuisance de certaines personnes car il a peut-être quand même semé des bombes à retardement chez les esprits faibles ou mal équipés. Quelque part, cela démontre que je dérange malgré mon côté relativement mesuré sur la forme. Mais il reste le fond : la vérité dérange toujours quand elle ne plaît pas.

4 avril 2026

Brèves cornusiennes du samedi 4 avril 2026

« Toi, tu as de la chance, tu peux licencier ! » C’est la phrase prononcée par le président d’un établissement public (syndicat mixte) à ma présidente (d’association principalement de collectivités territoriales). Il faisait référence au fait que la Région prévoyait de diminuer de 15 % sa contribution. Or, la quasi-totalité des agents de l’établissement public en question sont des fonctionnaires territoriaux, ce qui fait qu’on ne peut pas les licencier. Je précise que l’établissement en question n’avait pas subi de baisse l’an dernier et que je sais de source fiable qu’il a un bas de laine anciennement hérité et jamais consommé. Cette phrase prononcée par un « ami » politique (même parti) a tout de même choqué ma présidente, qui elle, comme nous, est passée de justesse à côté de trois licenciements économiques l’an dernier. Les manques à gagner cumulés qui se profilent obligeraient à un plan de licenciement assez massif (pas moins de dix personnes) en 2028 et nous n’aurions pas les moyens de payer les primes légales… Il y des claques qui se perdent devant de tels propos d’enfants gâtés qui ont autant d’humanité et de conscience qu’une moule. Je ne suis hélas pas très étonné, mais pour un politique prétendument modéré, cela montre une immense médiocrité moyenne de la classe politique.

Un rendez-vous en visio jeudi soir avec nos correspondants régionaux de l’État m’a beaucoup ému et soulagé. Le responsable a dit qu’ils ne pourraient rien faire sans nous en région et que nous sommes absolument indispensables et qu’ils ne nous laisseraient pas tomber (car le licenciement « assez massif ») dont je parlais plus haut conduirait à une grave impasse : pertes de compétences, impossibilité de réaliser des tas de tâches, non-respect de plusieurs pans de notre agrément et sans nul doute les personnes restantes seraient démotivées et quitteraient le navire… d’où un effondrement. Je suis personnellement très attaché à maintenir au mieux une bonne ambiance, même quand des nouvelles inquiétantes surviennent. Et jusqu’à présent, les salariés ont globalement confiance en la direction, ce qui reste essentiel à mes yeux. Nous faisons preuve au mieux de transparence, même si nous gardons pour nous le plus anxiogène. C’est d’ailleurs moi qui me charge de cette forme de communication, pas si simple, mais qui semble appréciée. Donc, le fonctionnaire de l’État nous a donné quelques nouvelles pistes pour l’avenir, ce qui va engager beaucoup de travail et cela pourrait nous sauver la mise pendant quelques années supplémentaires. Bien trop tôt pour crier victoire, mais cela fait retomber la pression. Et puis, si ces services de l’État nous ont toujours soutenus, ont toujours été attentifs, je ne m’attendais pas forcément à une telle déclaration. Certes, cela s’explique par notre agrément ministériel, au fait aussi que nous nous efforçons toujours de leur donner satisfaction lorsqu’ils nous sollicitent (parfois à la dernière minute). Mais c’est aussi une question de personnes (côté fonctionnaires de l’État et côté direction) car je sais aussi que tous les organismes homologues au nôtre n’ont pas de relations aussi fortes. D’excellentes relation, donc, qui tranchent avec certaines formes d’irrespect, de maltraitance d’une trop grande part des élus et fonctionnaires de la Région.

24 juin 2026

Le plus âgé de mes cousins

Le plus âgé de mes cousins est décédé samedi. Il aurait eu 63 ans en septembre. Homme de lettre (facteur) du côté de Valence, il avait bénéficié, avec sa compagne, d’une forme de retraite anticipée. En septembre 2020, redoutant de se faire soigner « normalement », il avait dû être admis aux urgences pour une hernie hiatale (le fait que l’estomac ou autres organes digestifs passent dans le thorax). (Je précise que de la même taille que moi, alors que je suis plus que passablement en surpoids, il faisait bien près de deux fois mon épaisseur à cette époque). Il avait fait l’objet d’une opération en urgence pour cette hernie, mais elle s’était mal passée ; à l’occasion de l’intervention, il avait eu une forme de spasme et une partie du contenu gastrique s’était retrouvé dans les poumons, générant une grave infection, obligeant à le plonger dans le coma pendant 8-10 jours. Il avait subi le même « traitement » que les personnes les plus gravement atteintes de la COVID-19. Il avait clairement failli mourir à cette occasion ; il s’en était remis après plusieurs semaines d’hôpital. Après ça, sa situation s’était normalisée et il avait repris le travail.

Il y a à peine plus de trois semaines, il avait été admis aux urgences durant la nuit, cette fois pour une hernie inguinale (aine) ayant entrainé un début de nécrose intestinale. Après plus de quinze jours d’hôpital, il avait été renvoyé chez lui au début de la semaine dernière. Mon père l’avait eu vendredi soir au téléphone : il avait mal et déprimait quelque peu. Je devais l’appeler durant le week-end, mais je n’en ai pas eu le temps, car il a succombé à un arrêt cardiaque. Je soupçonne le fait qu’il ne se soignait pas correctement (diabète, affections cardiovasculaires). Sa compagne depuis plus de 37 ans a fait plusieurs malaises ce samedi… Ils n’avaient pas d’enfants et n’étaient ni mariés ni pacsés. Ils avaient acheté une maison ensemble. Bel imbroglio en perspective. Après le décès de ma mère, Fromfrom et moi avons pris des dispositions pour ne pas subir de semblables désagréments car si le mariage aide, il ne protège pas de tout.

Ce n’était pas le cousin dont j’étais le plus proche, c’était même celui avec lequel je me sentais le plus éloigné, du fait notamment qu’il était plus âgé que moi et de son frère de sept ans. Mais je le voyais presque tous les ans pour les fêtes de fin d’année et il était venu à notre mariage breton ; je lui avais même confié la gestion des disques à l’église et la réalisation de photos et il s’était acquitté des tâches avec succès. Je dois dire que cela n’était pas forcément gagné d’avance tant il se montrait souvent maladroit. Il était assez faible de caractère (au contraire de son frère et de ses parents), mais extrêmement gentil. A une époque, il s’occupait de l’entrainement des jeunes au club de football de la commune, de manière totalement désintéressée. Je suis triste aussi parce que je n’entendrai plus son rire si caractéristique et si bon enfant. Oui, c’est vraiment triste.

3 juillet 2026

Qui c'est ? C'est le plombier !

Jeudi de la semaine dernière, je reçois, vers 20 heures, un appel de la DAF, partie en vacances à Oléron depuis peu, me disant qu’elle a reçu un coup de fil d’une stagiaire indiquant qu’il y a une fuite importante dans la salle de bain en me demandant de régler le problème (et elle débute une fête pré-mariage de sa fille). Je n’ai pas le téléphone des stagiaires, j’appelle le jardinier qui habite plus près et qui a accès aux outils, mais il ne répond pas, d’autant que j’étais sur son portable pro et qu’on n’était plus à une heure pro. Je pars donc un peu en trombe avec ma caisse à outils et je fais quelques excès de vitesse sur la route car j’ai peu de trouver un geyser, d’autant que sous la salle de bain, il y a des bureaux. J’arrive là-bas et je crie. La stagiaire arrive et me guide. Il s’agit du robinet d’alimentation des WC qui fuit, il est mort. Rien de catastrophique toutefois, il faut juste jeter l’eau du seau qui recueille l’eau de temps en temps. Mais toute la nuit, me dit-on, ça va déborder ! J’indique alors où et comment couper l’eau pendant la nuit. La stagiaire en question était très débrouillarde, les autres stagiaires, beaucoup moins et une jeune femme en CDD (qui fut en son temps en CDI avant qu’elle ne démissionne puis ne revienne), semblait complètement passive. Cela m’a bien énervé que l’on laisse des stagiaires se démerder totalement eux-mêmes. Le lendemain (vendredi) matin, comme il n’y avait pas de personnel technique, je suis revenu changer le robinet et les joints. Le comptable, lui, s’est amusé de me voir débarquer tel SOS plombier.

Le même jeudi, plus tôt dans l’après-midi, alors que j’étais en visioconférence à la maison, un tremblement de terre arrive de la salle de bain (la nôtre). La machine à laver en essorage fait un bruit effroyable et se déplace dans la salle de bain. Fromfom tentera de la maintenir tant bien que mal pour qu’elle finisse quand même une partie du cycle et un essorage. Le soir venu, je crains le pire, mais je démonte le dessus de la machine (sans savoir comment faire, car je n’ai rien trouvé sur l’internet) et je vois assez rapidement que la cuve est « effondrée » d’un côté, car un des deux gros ressorts supérieurs de suspension est cassé. Vendredi matin, j’en commande un et miracle, il est livré samedi midi et remis en place dans la foulée (avec une certaine facilité, ce dont je doutais).

Bref, quelques petits soucis quasiment en même temps, mais finalement facilement résolus, ce qui n’est pas toujours aussi simple, surtout pour le lave-linge.

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