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Cornus rex-populi

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16 février 2025

Saint-Ouen de Rouen (1)

Après Chartres, direction Rouen, non pas pour aller encore visiter la cathédrale (bien que l’envie ne manquait pas), mais pour aller visiter Saint-Ouen, une ancienne abbatiale bénédictine de style principalement gothique du XIV° siècle. En 2006, avec Fromfrom, lors d’un séminaire sur deux jours, nous avions voulu visiter, mais après la cathédrale et l’église Saint-Maclou, il était trop tard et l’édifice était fermé. En revanche, il me semble que Fromfrom l’avait visitée, mais peu ou pas de photos.

Cette fois, comble de malchance, sur trois édifices visités lors de week-end, trois édifices en travaux, ici sur le côté sud et surtout la façade occidentale des ses deux tours.

Sinon, je le dis, c’est un édifice que j’ai bien aimé, qui est très lumineux (très grandes surfaces vitrées et vitraux assez clairs) et une belle élévation et des dimensions que beaucoup de cathédrales n’atteignent pas. Elle a par exemple la même hauteur sous voûte que Notre-Dame de Paris et est un peu plus longue. En revanche en largeur de nef et totale, elle est assez largement battue.

Commençons par l’extérieur.

 

Et avant d'entrer, quelques vues des rues proches où nous sommes allés boire un coup après.

Là, au milieu, une maison du XVIIIe s. (Hôtel d’Etancourt) qui a été rebâtie ici après avoir été détruite dans une autre rue après la construction d’un grand magasin.

 

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30 janvier 2025

Notre-Dame de Chartres (2 et fin).

Et voici les photos de l’intérieur. Là aussi, j’ai été gêné par les travaux dans deux endroits rendant impossibles les photos complètes de la nef et du transept nord. Je n’ai pas eu non plus beaucoup de temps pour prendre les photos car il y avait une messe réputée grégorienne (chants mais pas tellement en latin) dans le chœur à 9 heures et messe classique à 11 heures entre croisée et nef avec grand écran pour retransmettre à l’arrière de la nef compte tenu de l’occultation partielle. La première messe ayant duré très longtemps, j’ai eu peu de latitudes avec les préparations de la seconde. Le « chef » des « organisateurs » m’avait prévenu et après échange rapidement avec lui, il m’a laissé faire ce que je voulais (certes trop vite), notamment dans le chœur. En revanche, il a volé dans les plumes aux visiteurs et smartphotographes qui n’empruntaient pas par la porte dédiée d’accès au chœur. Il faut absolument éviter les dimanches matin dans les cathédrales et autres « grandes » églises. Le programme initial aurait pu nous en prémunir, mais il n’aurait pas fallu aller à Saint-Denis la veille. Il faudra y retourner quand les travaux seront terminés, au moins à l’intérieur.

La clôture de chœur du début du XVIe s. a été nettoyée restaurée et au delà de son intérêt intrinsèque cela  illumine vraiment le passage dans le double déambulatoire. Les sculptures des niches ont été réalisées du XVIe au XVIIIe s. L'horloge astronomique est du XVIe s.

 

Rencontre d'Anne et Joachim à la Porte Dorée.

 Présentation de la Vierge au Temple.

 Nativité.

 Adoration des Mages.

Baptême du Christ.

 Guérison de l'aveugle-né.

 Baiser de Judas.

 Jésus devant Pilate.

 Flagellation du Christ.

 Élévation de la Croix.

 

26 janvier 2025

Notre-Dame de Chartres (1)

Après la visite de l’abbatiale-basilique-cathédrale Saint-Denis, nous nous rendons à Chartres qui était inscrit au programme. En recherchant un restaurant et après avoir pas mal tourné, nous tombons sur une mise en lumière de la façade de la cathédrale.

 

Le lendemain matin, nous allons visiter pour de vrai l’édifice (ma dernière visite remontait à 2010 : voir ici). Hélas, il y a encore des travaux. Cependant, ce qui a été fait depuis la dernière fois est important :

  • nettoyage de beaucoup de vitraux (pas mal encore en cours de restauration)
  • restauration du déambulatoire, de la nef, du bras de transept sud (seul le chœur avait été refait) ce qui apporte une lumière considérable dans l’édifice en plus de l’éclairage. Le contraste est saisissant avec les parties non refaites qui apparaissent marron très sombre (bas-côtés de la nef, bras de transept nord) ;
  • nettoyage/restauration de la clôture de chœur du XVIIIe s., en calcaire de Tonnerre (Yonne). Eh oui…

On commence par les photos de l’extérieur. Il y avait aussi beaucoup de travaux sur la place sur les parties occidentale et méridionale de la cathédrale, et c’était assez moche. Cela ne se voit pas trop sur les photos parce que j’ai esquivé ou feinter avec l’ultra-grand-angle ou j’ai laissé tomber (je n’ai pas pu faire ce que je voulais et en plus le temps était maussade).

 

9 janvier 2025

JCL (1953-2025)

Samedi après-midi, nous avons appris environ deux heures après, le décès d’un ami de 71 ans (JCL) que j’ai connu depuis ma plus tendre enfance. Il était un voisin de la maison autunoise.

Peu après ma naissance, il habitait à la ferme dont mon arrière-grand-tante fut auparavant propriétaire. A la mort de mon arrière-grand-oncle en 1951, elle était encore exploitée par des fermiers. L’exploitation (terrains et bâtiments) fut ensuite mise en vente et achetée / occupée en 1956 par un couple de fermiers (les M) avec quatre enfants, arrivant de Côte-d’Or à quelques dizaines de kilomètres de là. La plus jeune des enfants (MM) avait 3 ans. Elle était la dernière (trois garçons plus âgés) à habiter chez ses parents au début des années 1970 et elle épousa avant ses 18 ans JCL, du même âge qu’elle. Au début des années 1970, le père M mourut et JCL habita chez ses beaux-parents. Puis, au début des années 1980, ce fut la mère M qui habita chez sa fille et son gendre, après la construction d’une nouvelle maison.

De fait nous habitons à mi-distance de la ferme et de la maison des années 1980. Nous sommes donc toujours restés voisins. Lui était mécanicien dans un garage de poids lourds depuis l’âge de 16 ans. Il fut bien plus tard le chef dudit garage. Il intervenait souvent en dépannage dans des conditions particulièrement difficiles, y compris de nuit. Ce n’était pas un géant (moins grand que moi) mais c’était une personne avec une force physique impressionnante. Ainsi, je l’ai vu porter sur son dos, seul la porte d’entrée de l’étang (comme une porte d’entrée de pâture apte au passage de tracteurs équipés soit environ 4 m par 1,20 m de haut) que mon père avait réalisée au début des années 1980. Une porte faite avec de gros bois (chevrons ou plus gros) en chêne local et qui existe toujours puisque je l’entretiens au mieux. Un autre fois, dans les années 1990, je l’ai vu taper avec une grosse masse de forgeron avec une force et une dextérité incroyables. Il pouvait être d’une force brute implacable et d’une étonnante méticulosité pour certaines tâches de précision en mécanique.

Bien sûr, les camions n’avaient guère de secrets pour lui, mais il « bricolait » sur tous les types de moteurs thermiques ; ainsi, il m’a encore permis de me sortir d’une impasse avec la tondeuse l’été dernier sans que cela ne me coûte un centime.

Il avait une grosse voix tonitruante et en même temps, il pouvait avoir une voix calme et douce. Il était capable d’être d’une grande mauvaise foi dans la rigolade et attentif à ce qu’on lui racontait. Bref, un être de paradoxes. Je pense qu’il n’aurait pas été bon que quelqu’un lui cherche des noises verbales ou physiques car la personne aurait eu de sérieux problèmes.

C’était assurément un bon vivant qui ne crachait pas sur l’alcool (le vin et surtout le whisky), mais au travail il était suffisamment sobre ou restait raisonnable pour ne pas avoir de problème. En revanche, en dehors du travail et de ses astreintes (dépannage potentiel), il buvait pas mal. Un curieux atavisme paternel. Son père, que j’ai connu, est décédé à l’âge de 50 ans autour de 1980, rongé par l’alcoolisme et le diabète génétique.

Depuis sa retraite en 2013, sans doute en partie par ennui (il voyait beaucoup moins de monde auparavant), il s’est mis à boire un peu tout le temps, et le diabète qui l'affectait depuis longtemps (comme toute sa famille par son père) et les affections cardiovasculaires n’ont pas traîné à se faire sentir de manière criante, l’affaiblissant de manière très importante et il fit de moins en moins d’efforts physiques. Puis il y a environ 6 ans, il fut question de lui mettre des stents artériels. Hélas, lors de la tentative d’opération, il y eut une importante hémorragie et on s’aperçut que ses vaisseaux sanguins étaient beaucoup trop fragiles pour résister au passage des outils depuis l’artère fémorale et au simple gonflement des vaisseaux. Il dut donc se résoudre à rester dans le même état.

Au fil du temps, il s’enferma de plus en plus, se coupant de plus en plus de sa famille. Depuis environ deux ans, nous avions appris qu’il était insupportable dans la sphère privée, menaçant, faisant des moulinets avec une arme (qui fut cachée par la suite). Nous aurions pu ne rien remarquer si ce n’est qu’il en voulait de manière inexplicable à ses neveu et petit-neveu, qu’il était devenu (constat en 2023-24) ouvertement intolérant, raciste, homophobe vis-à-vis de personnes qu’il ne connaissait pas. Ces propos, assez inédits, étaient-ils en germe chez lui depuis longtemps, mais semblaient au moins réprimés, en tout cas jamais exprimés en notre présence. Je dis cela parce que je pense sincèrement qu’il nous (mes parents, moi et même Fromfrom) plaçait haut dans son estime et contrôlait son langage. De tout temps, il a  apprécié venir nous voir (plus pour mon père, mais pas que) quand nous étions là. Et ces dernières années, il continuait de le faire parce que notre simple présence lui assurait une forme de récréation par rapport à la monotonie de son existence. Je précise par ailleurs que deux de ses trois fils, quadragénaires, vivent toujours à la maison (l’aîné est quinquagénaire, malade, est marié et a deux enfants et habite une commune voisine). Le deuxième fils est électricien (basique) de formation et ne travaille plus depuis des années, surtout parce qu’il ne veut pas et est sérieusement alcoolique. Le troisième, est plâtrier-peintre, a d’abord travaillé à son compte avec un associé puis dans le grand château local avant d’être mis à la porte (restructuration) depuis deux ans, sans travail depuis également. JCL, compte tenu de son état physique, d'atteintes psychiques non négligeables et sans doute de la précarité de ses enfants, était devenu aigri, acariâtre et comme je l'ai dit, assez infect avec une bonne partie de sa famille. MM a dit a mon père que le décès de JCL était une forme de soulagement. C'est malheureux à dire, mais nous y avions immédiatement pensé avec Fromfrom. Cela n'empêche pas de penser que JCL était fondamentalement une bonne personne.

Les familles de JCL et des M sont restées pour mes parents et moi, comme des satellites de la famille puisque nous nous invitions mutuellement dans nos fêtes de famille. Ce fut le cas en particulier pour notre mariage breton où ils furent six à faire le voyage.

Les obsèques auront lieu ce vendredi.

 

5 janvier 2025

Goûts et dégoûts

Pour « répondre » à Calyste de manière globale, je me suis livré à l’exercice de ses questionnaires.

Goûts

Le plat : impossible de répondre avec une seule proposition mais je vais dire cuissot de sanglier mariné façon cornusofromfromienne.

L'entrée : impossible de répondre avec une seule proposition mais je vais dire ris de veau façon cornusofromfromienne.

Le tableau : impossible de répondre avec une seule proposition mais je vais dire Le Retable des sept sacrements de Rogier van der Weyden au musée des beaux-arts d’Anvers.

Le dessert : impossible de répondre avec une seule proposition mais je vais dire un Paris-Brest fromfromien.

La musique : impossible de répondre avec une seule proposition mais je vais dire la Valse de l’Empereur de Johann Strauss II.

Le livre : La dernière harde de Maurice Genevoix.

La ville : Autun.

Le pays : la France.

La sculpture : impossible de répondre avec une seule proposition mais je vais dire l’Ours blanc de François Pompon.

Le film : impossible de répondre avec une seule proposition mais je vais dire Apocalypse Now de Francis Ford Coppola que je n’ai vu qu’une seule fois à la télévision.

L'antiquité : les mosaïques du musée de Saint-Romain-en-Gal.

Le site : l’étang du Dragon terrassé.

Le poète : impossible de répondre avec une seule proposition mais je vais dire Guillaume Apollinaire.

La chanson : Que serais-je sans toi de Jean Ferrat d’après Louis Aragon.

Le vin : impossible de répondre avec une seule proposition mais je vais dire :

  • en blanc sec classique : Puligny-Montrachet premier cru en attendant de boire un jour du Montrachet tout court (grand cru) ou un Corton-Charlemagne ;
  • en blanc liquoreux : Quart-de-Chaume ;
  • en blanc moelleux effervescent : Clairette de Die « Icône » de chez Jaillance.
  • en rouge : plusieurs grands crus de Gevrey-Chambertin mais je n’ai jamais bu de Chambertin tout court.

Le loisir : photographie, pêche au lancer (brochet, perche…) ou au toc (truite).

Le textile : la laine douce.

La couleur : toutes dont le rouge qui reste indispensable.

 

Dégoûts

L'entrée : pâté de tête de porc avec des couennes dont les poils n’ont pas été retirés correctement, donnant l’impression de manger des brosses à dents.

Le plat : un pavé de saumon congelé pas cuit accompagné d’une pseudo-jardinière de légumes congelés mal cuits et sans accompagnement.

La boisson : des laits végétaux imitant le lait de vache ; le lait concentré sucré.

L'attitude : la manipulation dans le but de nuire à autrui.

La couleur : certains marrons hésitant avec le vert.

Le textile : ceux qui grattent/

Le pays : des tas certainement, en particulier des dictatures oppressantes mais comme je n’y suis pas allé, je m’abstiendrais de donner des noms sauf pour la Russie et l’Algérie où j’aurais pu envisager de me rendre.

Le loisir : aucun sinon ce n’est pas ou plus un loisir pour moi.

Le livre : Voyage au bout de la nuit mais à peine lu.

La ville : je ne sais pas car il me semble qu’il faut y avoir habité pour le dire. A ce titre, je n’ai pas été heureux à Marseille, mais le contexte n’était sans doute pas favorable.

L'odeur : de cadavres (mammifères, poissons).

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1 janvier 2025

Bonne année 2025

En différé de la partie centrale supérieure de la cathédrale Notre-Dame du Puy-en-Velay (Haute-Loire).

 

31 décembre 2024

Saint-Denis (2 et fin)

Certaines choses sont peut-être évidentes, mais cela n’est pas une raison pour ne pas le dire : nous ne sommes pas allés voir l’édifice pour l’aspect nécropole des rois et c’est un des aspects que nous avons en grande partie négligé, même si c’est parfois intéressant. Je regrette juste pour ma part que l’accès au transept, au chœur et à la crypte ne soient pas libre.

 

Au premier plan : Clovis II (635-657), roi de Neustrie et de Bourgogne, de 639 à 657 ; au deuxième plan : Charles Martel (685-741), maire du palais d’Austrasie, de Neustrie et de Bourgogne de 721 à 741. Les deux datent des environs de 1263-1264. Pierre.

Au premier plan : Berthe dit au grand pied (726-783), reine des Francs, épouse de Pépin le Bref.  ; au deuxième plan : Pépin le Bref (714-768), maire du palais de 741 à 751, roi des Francs de 741 à 768. Les deux sont une commande de saint Louis et datent des environs de 1263-1264. Pierre.

Tombeau de Louis XII (1462-1515), roi de France de 1498 à 1515 et Anne de Bretagne (1477-1514), reine de France, duchesse de Bretagne, épouse de Charles VIII en 1491 puis de Louis XII en 1499. Les éléments du tombeau ont été réalisés entre 1516 et 1431.

 

La crypte semble remonter au VIII° s., mais a été modifiée et agrandie ultérieurement.

Crypte archéologique.

Chapelle des Bourbons.

Le chœur accueille provisoirement une installation artistique « Crescendo » de l'artiste franco-américain Stephen Dean. Une grande échelle vitrée (matériau spécial décomposant la lumière différemment selon les angles) de quinze mètres de haut flotte dans le chœur. Les jeux de lumières transforment l'espace, donnant une atmosphère unique qui fait écho à l'architecture gothique du lieu et aux vitraux. L'échelle projette des couleurs sur les murs.

Déambulatoire.

 

Toute une série de vitraux anciens (XII-XII° siècles - abbé Suger) ou néo-anciens (XIX° s., Viollet-le-Duc) ou d'essence plus moderne (personnages du XIX° s. sur le dernier). Les rosaces nord et sud font 12 m de diamètre et ont, dit-on, servi de modèle à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les verrières, ont été refaites au XIX° s. et restaurées aux alentours de 2020.

 

Fenêtre de gauche, de bas en haut, panneaux 1 et 2. Suger, XII° s. ; panneaux suivants : création d’Eugène Viollet-le-Duc et d’Alfred Gérente, 1849. Vitrail de l’Enfance du Christ. Fenêtre de droite, de bas en haut, panneaux 1 et 2 Suger, XII° s., panneaux 3 à 4, création d’Eugène Viollet-le-Duc et d’Alfred Gérente. Vitrail de l’Arbre de Jessé.

 

Vitrail les Allégories de saint Paul dit vitrail « anagogique ». Détail sur la scène : Le moulin de saint Paul. Suger, Recréation à partir des textes de Suger (XII° s.) par Eugène Viollet-de-Duc et Alfred Gérente (XIX°s.).

Vitrail du XIII° s. issu de l'église de Saint-Germain-des-Prés, réaménage par l'architecte Jules Formigé en 1956. 1) Moine bénissant, 2) Personnage sous une arcade, 3) Dame portant une coiffure à touret, 4) Abbé nimbé.

 

25 décembre 2024

Joueux Noël 2024

 

23 décembre 2024

Mépris

Mépris de classe

Il y a quelques semaines, à propos de l’émission de téléréalité « loft-store-i », des journalistes se permettaient de dire qu’une certaine catégorie des acteurs médiatiques, (pseudo-)intellectuels ou de la population générale, avaient fait, à l’époque (2001), du mépris de classe, au sujet de cette émission et de ceux qui la regardaient, en la dénigrant parce qu’elle ne mettait pas en avant la culture, elle mettait en scène des personnes « ordinaires », était populaire ou je ne sais quels qualificatifs… alors qu’en même temps, « tout le monde » la regardait sans l’avouer. Par curiosité, j’avais regardé en son temps quelques minutes, une fois ou deux, mais j’avais été très rapidement lassé par le manque total d’intérêt, la superficialité, la vacuité ou la vulgarité. Par conséquent, si on n’a pas aimé ce genre d’émissions (j’en passe et des pires), on fait du mépris de classe ! Eh bien non, on a le droit de ne pas aimer et de préférer des choses plus intelligentes, intéressantes, divertissantes ou tout ce que l’on veut (y compris des choses plus bêtes si ça existe), sans avoir à se justifier de ne soi-disant pas aimer le peuple de la France d’en bas. Quelle connerie !

Il est vrai que le mépris de classe, ça existe et on peut parfois en faire malgré nous. Si le manque d’intelligence et de culture les deux à la fois est une classe, alors oui, cela peut m’arriver, mais je m’en moque. Cela ne signifie pas que je méprise les gens « simples ». Certains s’en chargent très bien au sein de la classe politique et médiatique et d’autres, voire les mêmes, se chargent de faire en sorte que surtout ils ne s’élèvent pas en favorisant la bêtise et l’inculture.

 

Autre mépris

Immédiatement après le week-end du 11 novembre, je reçois plusieurs messages oraux et écrits du coordonnateur d’un ouvrage que nous réalisons sur les territoires phy*to*g*éogr*aphiques des Hauts-de-France ainsi que de notre chargée de com’, qui viennent encore de recevoir une série de courriels de volée de bois vert de la part du rédacteur principal dudit ouvrage. Je ne méconnais pas les difficultés qu’il y a, mais ce rédacteur, qui était censé remettre sa copie en mai, n’a toujours pas terminé à la fin de la première décade de novembre et réclame des choses insensées, remet en cause des choses pour lesquelles on n’a absolument plus de mou pour améliorer et remet en cause l’essence professionnelle de ses collègues. Pis, cela s’avère être rien d’autre que des caprices d’une star qui empoisonne ses collègues avec des exigences d’un rare mépris et eux n’en peuvent plus. Ils ne sont pas loin de la rupture… et quand on connaît leur conscience professionnelle, leur patience… on comprend aisément que d’autres auraient pu craquer avant. En fait, tout cela relève très clairement du harcèlement. J’en parle à mon dirlo adjoint qui est aussi responsable de l’antenne d’Amiens et, à sa demande, nous cosignons un remontage de bretelles et nous le « désactivons » pour l’empêcher de nuire plus longtemps et permettre l’édition effective de l’ouvrage, pour lequel le retard est considérable. J’ai désormais une sacrée habitude de ce genre de choses, car comme directeur, j’ai dû arbitrer opérer souvent des arbitrages, parfois dans la douleur, mais là c’est inédit. Il est important de souligner que le dirlo adjoint est (était) l’ami du rédacteur qui se mue en tyran. Un ami de 30 ans (ils travaillaient dans la même structure), mais cela fait des années qu’il doit compenser ses failles et il n’en peut plus. Moi, je savais depuis un moment que cela ne pourrait pas durer éternellement, mais quand ça passe encore, on continue. Ce gars a un côté perfectionniste mais est un très mauvais gestionnaire de dossiers et surtout ne tient aucun compte des délais et autres tâches bassement administratives. Le fait que le dirlo adjoint cosigne le courriel, c’était signifiant car il ne pouvait plus accuser seul le siège de tous les méfaits qui l’accusent. Je vous passe les péripéties, mais il demande rapidement une rupture conventionnelle. Cela ne l’empêche pas d’envoyer un nouveau message particulièrement hargneux vis-à-vis de ses collègues qui avaient osé se plaindre. Voyant cela, nous adressions deux nouveaux messages de recadrage (l’oral ne suffit plus depuis un moment), mais il n’a encore rien compris au film et il s’est mis en arrêt pour « burn out ». C’est pratique de faire ça quand on n’arrive pas à ses fins. A son retour une quinzaine de jours plus tard (lundi dernier), il refuse de signer la rupture conventionnelle parce qu’il n’a pas donné son accord pour ses propres photos insérées dans l’ouvrage et qu’il a lui-même choisies. On marche sur la tête ! On se met à culpabiliser… un peu… parce que dans la course, on n’a pas fait tout à fait les choses dans l’ordre, alors que lui a une responsabilité écrasante. À la fin de la semaine dernière, l’ouvrage sort de chez l’imprimeur et on lui demande une autorisation officielle pour ses photos en préalable à la reprise des discussions pour la rupture conventionnelle. Il finit par accepter de signer l’ensemble. Soulagement général à la direction. En revanche, le dirlo adjoint a craqué plusieurs fois. Lui, si solide habituellement… Mais 30 ans d’amitié ainsi déchirée… Et, par-dessus le marché, en même temps, un jeune couple de collègues à Amiens qui se sépare en se mettant en arrêt tous les deux pendant un mois et demi, parce que les pauvres petits lapins ont une peine de cœur qu’ils font passer pour du surmenage ! Mazette ! Le dirlo adjoint n’est pour rien dans tout ça bien entendu et au contraire, il est très attentionné et à l’écoute. Mais les ex-tourtereaux se foutent des conséquences de leurs arrêts respectifs !... Et le dirlo-adjoint craque parce que même s’il sait qu’il n’est pour rien dans tout cela, il intériorise ces échecs. Je lui parlé de tout cela, évidemment, parce que je le tiens en haute estime. Nous sommes très différents tous les deux, mais nous nous entendons bien et nous convergeons sur la quasi-totalité des sujets. Et il est resté à la barre, mais il était plus que temps que les vacances arrivent. Je me dis souvent que je travaille avec des dingues. Quand tout va bien, c’est un plaisir, mais dès qu’un grain de sable surgit, tout prend des proportions hallucinantes. Est-ce vraiment mieux ailleurs ? Je n’en suis pas sûr, mais je pense que les associations, même si très cadrées comme chez nous, attirent des personnalités particulières, à la fois très compétentes et charmantes mais aussi très enclines à des « désirs de pureté » qui deviennent incontrôlables en cas de problème.

15 décembre 2024

Saint-Denis (1)

Nous avions décidé de nous rendre à Chartres le week-end du 11 novembre, probablement en souvenir d’un séjour là-bas quatorze ans plus tôt (voir ici). Partis en milieu de matinée, le GPS nous suggère de passer près de Paris. Et sur l’autoroute, je vois des panneaux « Saint-Denis » qui résonnent avec la volonté que nous avions eue, fin octobre 2020, d’aller visiter la basilique, le lendemain de l’enregistrement de « Question pour un champignon ». Mais rattrapés par le deuxième confinement, nous avions dû y renoncer. Je n’avais pas bien vécu la chose à l’époque : cela faisait un peu comme un jour sans fin. Mais cette fois, tout bien considéré, avec ce que j’avais imaginé pour les deux jours, je dis à Fromfrom qu’on y va (elle non plus ne connaît pas).

Je ne suis pas fan de la circulation circumparisienne, d’autant que j’y ai des souvenirs pas très agréables de bouchons. Nous trouvons assez facilement un stationnement pas très loin et en repartant, plus tard dans l’après-midi, ce sera aussi assez facile.

En tout état ce cause, on se retrouve devant l’ancienne abbatiale, basilique, cathédrale pas très longtemps avant midi et nous pourrons déjeuner de manière assez agréable dans un établissement donnant sur le parvis.

Voici donc pour commencer, des photos de l’extérieur. Hélas : pas possible de vraiment aller sur le côté sud et encore moins sur le côté nord dont le parc est désormais inaccessible (cela n’était pas expliqué, mais on sait que l’on prépare là le futur chantier de reconstruction de la tour et de la flèche nord). Donc, côté nord et chevet, photos prises de manière assez acrobatique.

Celle-ci, outre le noir et blanc, est trafiquée, avec un nouveau ciel (photo personnelle prise ailleurs à une autre occasion).

 

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