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Cornus rex-populi

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5 octobre 2024

Où étais-je ?

Où étais-je ? Quelques indices en images.

 

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28 septembre 2024

Été éduen 2024 (5)

J’en connais l’existence depuis une dizaine d’année seulement, mais je n’avais aucune idée de ce à quoi ça ressemblait. Ça, c’est la source « vauclusienne », une résurgence de nappe karstique, non dans le Jura à Baume-les-Messieurs, mais en Bourgogne, dans l’Yonne à Tonnerre. Nous y sommes en effet passés en « descendant » au début des vacances.

La fosse Dionne. Elle est alimentée par les infiltrations des précipitations dans le plateau calcaire avoisinant ainsi que par les pertes d'au moins une rivière. Son débit moyen est d'un peu plus de 300 l/s et la taille de son bassin versant (impluvium) est d'environ 30 km² auquel s’ajoute des pertes de l’Armançon et du Serein (pour plus de détails, voir ici). Le lavoir a été aménagé autour de la source au XVIII° s.

L’eau a un aspect un bleuté. L’espèce aquatique dominante est le Potamot dense (Groenlandia densa). La galerie qui débite de l’eau a bien entendu été explorée par des spéléologues, mais pas très loin, d’autant que c’est très dangereux et il y a eu des morts assez régulièrement.

Le débit était fort cette année en pareille saison, mais bien sûr, on n’était pas en crue. On voit des images sur l’internet où le mur circulaire central est en surverse.

 

14 septembre 2024

Été éduen 2024 (4)

Baume-les-Messieurs (3)

Après la grotte, nous sommes saisis pas la chaleur, surtout en entrant dans la voiture. Impossible de penser manger près de la cascade, les établissements étaient pris d’assaut. Nous décidons d’aller dans un restaurant près de l’abbaye. Les places de stationnement sont rarissimes, mais après avoir un peu tourné, nous avons finalement de la chance. Nous mangeons dans un restaurant correct. En ressortant et en gagnant l’abbaye pour la première visite de l’après-midi, nous sommes accablés par la chaleur. En attendant l’heure d’arrivée effective de la guide, on trouve à se mettre à l’ombre dans un courant d’air sous un porche de liaison entre deux cours de l’abbaye. Hélas, la guide fut une grosse déception. Quelques repères historiques furent bien donnés, mais de manière brouillonne et rien sur la géographie exceptionnelle du lieu et rien ou presque sur l’architecture. Je ne suis pas surpris puisqu’en dehors des monuments nationaux où les guides sont excellents, les guides dans les autres édifices sont rarement bons. Là, cela n’a pas été la pire de ce que nous avons pu connaître, mais c’était assez médiocre. Elle demandait systématiquement si nous avions des questions. Il faisait tellement chaud à l’extérieur que je n’avais pas envie de lui demander des précisions architecturales. A l’intérieur, rien non plus sur l’architecture, mais à propos du retable flamand, elle dit qu’il était en chêne de la Baltique et là, j’ai demandé de quoi il s’agissait. Elle ne sut bien évidemment pas me répondre. Un touriste répondit à sa place, mais sans doute de manière incorrecte. In fine, selon lui, il pourrait d’agir de chêne de tourbière (bois conservé durant des siècles ou des millénaires dans des tourbières en eau). Je pense qu’il s’agit plus vraisemblablement de chêne (Chêne pédonculé le plus probable) issu des forêts bordant les parties méridionales des bassins versant donnant sur la mer Baltique, ce commerce du bois étant documenté au XVI° siècle (entre autres) au moment de la fabrication du retable. Par ailleurs, la visite ne fut pas très agréable car nous étions trop nombreux et l’accès à l’une des chapelles, non accessible librement (comme le chœur), pas du tout intéressante, par manque de place et par un baragouinage inconsistant de la guide. En revanche, le séjour dans la nef de l’abbatiale fut assez agréable car il y faisait relativement frais.

 

L’abbaye Saint-Pierre de Baume-les-Messieurs est donc une ancienne abbaye bénédictine ayant eu des liens avec Cluny, positifs ou négatifs. Un ancien abbé de Baume aurait inspiré ou justifié la construction de la Maior Ecclesia Cluny III. L'église abbatiale est d'origine romane (XI° siècle) mais des éléments gothiques ont été ajoutés ultérieurement (voûte, chœur). Le clocher est roman mais avec une flèche reconstruite au XVI° s. Il a été restauré il y a quelques années.

 

Le retable flamand est un triptyque anversois du XVI° siècle conservé sur le maître-autel au fond de l’abside. Fromfrom était en admiration devant cette œuvre majeure.

 

Partie centrale sculptée, de haut en bas, de gauche à droite : Portement de croix, Crucifixion, Descente de croix, Adoration des bergers, Prophètes annonçant le Messie, Adoration des mages.

 

Volet gauche peint du retable ouvert, de haut en bas, de gauche à droite : Jardin des oliviers, Arrestation du Christ, Ecce Homo, Annonciation, Visitation. Et, après un traitement poussé, l’isolement de l’Annonciation

 

Volet droit peint du retable ouvert, de haut en bas, de gauche à droite : Ascension, Résurrection, La Pentecôte, Présentation au temple, Jésus parmi les docteurs.

 

6 septembre 2024

Été éduen 2024 (3 bis)

Comme demandé, je fournis ici trois exemples de photos, chacune avec trois versions :

  1. image « brute » de capteur (en fait, pas tout à fait brute car le logiciel interne de l’appareil photo indique quelques pistes d’interprétation dans le fichier que les logiciels de l’ordinateur peuvent interpréter, mais il n’y a pas de vraie correction) ;
  2. après correction de l’objectif (distorsion et autres corrections géométriques, aberration chromatique, vignettage), augmentation éventuelle de l’exposition globale, contraste, micro-contrastes, écrêtement des hautes lumières, remontée éventuelle des basses lumières, correction éventuelle de la balance des blancs (là, pas trop), vibrance des couleurs, augmentation modérée de la netteté et réduction « ordinaire » faible du bruit numérique. Les traitements qui éclaircissent des images sombres et avec de hauts ISO rendent le bruit numérique (granulation colorée) très visible ;
  3. réduction du bruit par un module fonctionnant par l’intelligence artificielle (environ 10 min par photo). Le logiciel lisse parfois trop l’image en fonction de l’intensité du débruitage, mais le traitement étant tellement long et gourmand en ressources informatiques, que je n’ai pas fait de multiples essais pour une photo (car évidemment, le résultat pour une image n’est pas forcément reproductible pour une autre, surtout ici où les conditions de lumières et les réglages étaient assez différents).

 

4 septembre 2024

Été éduen 2024 (3)

Baume-les-Messieurs (2)

Après la cascade, un saut de puce nous mène au chalet d’entrée des grottes, puis au pied des escaliers menant à la grotte. L’entrée de cette dernière étant en hauteur, des escaliers métalliques y mènent (ils ont été refaits en 2023). À l’intérieur, encore de longues volées escaliers montants et descendants finiront d’achever Fromfrom. Cependant, elle pourra voir une grande partie de la grotte. Même si des traces d’occupation humaine préhistorique ont été trouvées en son temps près de l’entrée, il ne s’agit pas d’une grotte ornée. En revanche, on retrouve l’action des eaux, à une époque où elles étaient bien plus puissantes que de nos jours ; elles ont façonné intérieurement le karst. Il existe donc plusieurs salles dont une qui culmine à 70 m de haut (très étroite en haut) et avec parfois une acoustique exceptionnelle. La grotte est localement bien inondée en hiver (pas visitable) et l’eau y circule bien. Le lac principal est plus haut qu’en été. Ces systèmes aquatiques souterrains accueillent une faune aquatique spécifique faite notamment de mollusques et de crustacés dépigmentés et aveugles. Sur les parois, dans les airs, c’est le royaume des chauves-souris. J’ignore quel est précisément l’impact du tourisme sur ces dernières, notamment le bruit et les éclairages. Après plusieurs dizaines de mètres de l’entrée, la température s’établit à 11 °C et reste constante été comme hiver. Ici, on n’avait pas chaud, mais pas froid non plus malgré la chaleur à l’extérieur (le choc fut plus violent à la sortie).

Les conditions pour réaliser des photos qualitatives n’étaient pas réunies : visite guidée où il ne faut pas trop traîner, faible éclairage ou pas toujours optimal pour la photo, absence de trépied… Donc, j’ai souvent poussé l’appareil dans les limites supérieures en termes de sensibilité ISO (jusqu’à 51 200 ISO), ce qui n’a pas manqué de produire des images très sombres ou très bruitées. Pour améliorer les choses, j’ai néanmoins pu bénéficier de l’apport du module de débruitage (par intelligence artificielle) de mon logiciel habituel, ce qui permet d’obtenir des images qui rendent assez bien finalement dans l’ensemble. Toutefois, plus de la moitié des images internes de la grotte qui suivent ne sont passées par le module de débruitage (meilleur éclairage permettant de moins monter en ISO).

 

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31 août 2024

Été éduen 2024 (2)

Baume-les-Messieurs (1)

En 2009, nous avions passé une longue journée dans le Jura, en compagnie de mes parents. Nous avions conclu par l’abbaye de Baume-les-Messieurs, avec l’impossibilité de voir de près le retable flamand parce qu’uniquement visibles en visite guidée car il était trop tard ou presque. La visite récente de Calyste dans le coin m’ont permis d’imaginer une visite pour la journée qui permettrait de voir la cascade, les grottes et l’abbaye. Nous y avons ajouté un détour près d’Arbois pour aller chez un vigneron conseillé par un collègue. Nous n’avions hélas pas choisi la meilleure journée puisqu’il s’est agi certainement de la journée la plus chaude de notre séjour. A l’aller, pas de problème pour les deux heures de parcours.

Première étape, la cascade. Comme le disait Calyste, les cascades donnent davantage cette année. Ce qui était vrai au printemps reste un peu le cas fin juillet puisqu’on voit encore l’eau couler sur la cascade tufeuse. À cette heure, pas encore trop tardive (peu après 10 h 30), il y a déjà pas mal de monde. Ce ne sera rien par rapport à ce que nous observerons vers 12 h 30. Les personnes, en grande majorité, semblent très respectueuses du milieu naturel, mais bien sûr, plus la population est importante, plus le nombre absolu d’ahuris croit. Je n’ai cependant rien vu d’affreux, malgré des enfants qui courraient dans tous les sens. J’ai quand même pu prendre des photos sans difficultés majeures.

 

25 août 2024

Été éduen 2024 (1)

Le séjour éduen m’a semblé à la fois long et rapide. Outre l’épisode du lave-vaisselle déjà évoqué, on peut citer les points suivants.

  1. Consécutivement à un nouvel orage assez violent, une coupure d’électricité ayant duré 20 heures, ENEDIS ne trouvant pas l’origine de la panne, s’est résolu à mettre en place un gros groupe électrogène alimentant le village. On trouve quand même le temps long sans électricité, même si nous avions le chauffe-bain à gaz et à pile, la gazinière et des lampes de poche.
  2. Une nuit, vers quatre heures du matin, je suis dérangé par un bruit de moteur au loin (les fenêtres sont ouvertes, il fait relativement chaud). Je me dis que c’est sans doute le groupe électrogène (point précédent), même s’il est loin, mais la nuit, les bruits portent loin. Et puis, le bruit se fait plus puissant. Je me lève et je constate qu’un « sapin de Noël » est en train de faucher la prairie, au plus près à une trentaine de mètres de la maison. C’est le fils (point 5) et petit-fils (point 3) du voisin qui fauche pour le futur ensilage de l’herbe. L’herbe fauchée est ensuite mise en andains puis récupérée par une machine derrière un tracteur qui la hache et la stocke dans une grande remorque, laquelle est vidée sur un tas où elle est ensuite damée à outrance par des tracteurs. Je connaissais le truc, mais pas cette machine car autrefois, c’était la faucheuse qui broyait l’herbe directement et la propulsait dans une remorque qui devait suivre au fur et à mesure (ce système existe sans doute toujours, les deux systèmes ayant des avantages et des inconvénients.

 

  1. Le remplacement du toit de l’« abribus ». Il s’agit en fait d’un abri pour les buches prêtes à être brulées que mon père avait construit autour des années 1996-1998, avec l’aide d’un voisin et ami regretté qui l’avait appelé ainsi. La couverture était en carton goudronné ondulé. Seulement, la pente insuffisante et le « foin » apporté par les moineaux (qui nichent massivement sur les hébergements du toit de la maison situés au-dessus) et l’usure du temps, m’avaient déjà obligé à doubler le toit avec la même matière il y a une quinzaine d’années. Mon intervention pour réparer les fuites avec du goudron en pâte il y a un an n’ayant pas résolu le problème, j’ai décidé de refaire le toit avec des ondulés en matière plastique ou en métal, plus durables et moins sujet à retenir l’eau par capillarité (pente insuffisante). Le fait est que la largeur intérieure de l’abribus avait été prévue de l’ordre d’un mètre pour contenir deux rangées de buches de 50 cm ou trois de 33 cm. Or, les plaques d’ondulés font généralement 1 m de largeur maximum, ce qui est insuffisant et ce qui avait déjà posé des soucis à mon père dans la construction initiale. Et comme j’étais seul à faire le travail, j’ai opté pour des plaques pas trop grandes et lourdes à manipuler, en acier peint. et avec des recouvrements suffisants, le tout vissé sur les chevrons initiaux. Mine de rien, entre l’achat et la pose, j’y ai passé une petite journée. Ci-dessous, une photo du 31 octobre 2022 montrant l’abribus à droite des escaliers, le bois étant de plus protégé du vent par des volets en bois (ajout ultérieur provenant de ceux des porte et porte-fenêtre de la maison de RDG).

 

  1. Le « lasurage » de portes, barrières, rampes et volets entre les averses (c’était prévu l’an dernier).
  2. Les tontes, taille, débroussaillages à la maison et à l’étang. Et cette année, comme il pleut sans arrêt, l’herbe repousse sans arrêt. Heureusement, le voisin (le fils de celui de l’abribus – point 3) avait mis le cheval de sa fille dans le jardin et ses abords et les vaches sur la chaussée de l’étang, ce qui a été une bonne chose pour les herbivores et pour l’éleveur. Malgré l’abondance de fourrage cette année, ce dernier avait retardé la fauche de l’ensilage d’herbe sur de vastes surfaces (point 3) car il donne ensuite ces prairies fauchées en pâturage de regain. Cela nous a économisé l’utilisation d’engins et de l’essence. Toutefois, j’ai eu ensuite une panne de la tondeuse-débrousailleuse qui s’étouffait au bout de quelques dizaines de secondes. Grâce au voisin (un autre), j’ai démonté le carburateur qui semblait bouché et nous ne sommes pas parvenus à le déboucher complètement et nous avons dû intervenir d’une autre manière, en échangeant la pièce (l’ancienne a été récupérée pour nettoyage approfondi et sera redonnée à une autre personne qui aura le même souci). Tout cela mis bout à bout, cela fait du temps qui se compte en jours.
  3. L’accueil de ma cousine, de son mari (L.) et du chien lors du dernier week-end de juillet. Ils ont couché sur un « clic-clac » de bonne qualité mais dans lequel personne n’avait dormi depuis des années. Pour cela, j’avais reçu l’ordre de prendre un brochet car L. n’aime pas le poisson à l’exception du brochet de l’étang. La pêche, même de la part d’un expert dans l’étang du Dragon terrassé, n’est pas véritablement une science exacte. Ma première séance s’est même soldée par un échec relatif. Mais évidemment, les suivantes ont toutes été des réussites, malgré l’économie de moyens. Ma plus grande surprise a été la capture d’une Perche commune d’une taille exceptionnelle, la plus grande prise pour ma part et sans doute aussi le record absolu de l’étang. Elle mesurait en effet 1,3 kg pour 43 cm

 

24 août 2024

Génération Z

Bien que je ne lise rien de particulier ces dernières années dans le domaine de la gestion des ressources humaines, parce que le peu que j’ai pu lire m’a montré des choses peu avenantes, ennuyeuses, pavées de poncifs ou d’enfoncements de portes ouvertes, je participe encore à certains entretiens d’embauche et depuis quelques années déjà, la plupart des candidats recrutés sont de la génération Z, c’est-à-dire, selon les sources, des personnes généralement nées entre 1995-1997 et 2010-2012. Cette génération Z a fait couler beaucoup d’encre et de bave. Même s’il faut systématiquement se garder de généraliser et si l’approche n’a rien de véritablement scientifique ou rigoureuse, il n’en demeure pas moins que les personnes de cette classe d’âge ont des caractéristiques assez spéciales. Voici ce que je peux relater comme observations, qui ne sont pas toujours spécifiques de la génération Z :

  • une tendance nette à ne pas s’enfermer dans un emploi fixe ou stable : pas de quête absolue du CDI, le fait de renoncer à un CDI (qui n’était pas affreux) pour un CDD, y compris moins cher payé n’ayant pas forcément vocation à devenir un CDD. Bien sûr, chez nous, il est arrivé à plusieurs reprises que des CDD se transforment en CDI même si cela n’était pas prévu / imaginé au départ ;
  • une tendance à ne pas vouer un respect particulier à la hiérarchie, mais c’était déjà le cas pour la (les) génération(s) précédente(s) ;
  • un côté très naturel au travail, jamais en représentation ; cela était déjà vrai pour la génération précédente, mais cela devient une règle ; seuls les entretiens d’embauche résistent encore un peu à cette tendance ;
  • mentionner dans son CV qu’on a envie de travailler (ce qui veut dire en creux que parfois, cela ne pourrait ne pas être le cas) ;
  • le fait de ne jamais se définir par rapport à l’entreprise pour laquelle on travaille…
  • le fait de se définir d’abord personnellement avant le groupe (cela s’est vu, même si cela n’est pas courant et pas forcément typique de la génération)…

Certaines de ces caractéristiques sont parfois étonnantes voire déstabilisantes pour l’employeur ou pour certains collègues. Personnellement, je conçois assez mal le fait de quitter un boulot où on s’épanouit (et où on a de l’avenir), où on s’entend bien avec son chef, sa hiérarchie, ses collègues, pour partir à l’aventure pour des choses plus précaires, incertaines… Et en même temps, je trouve cela très fort car ceux que je connais qui l’ont fait s’en sortent. Cela peut parfois poser la question de la solidité de l’engagement pour la « sainte entreprise », mais c’est un fait et personnellement, cela n’a jamais posé de vrais problèmes. Mais en même temps, cela ne concerne pas des « piliers » de l’entreprise, « confisqués » par des « vieux » qui dépassent largement la cinquantaine.

Une autre anecdote. Une collègue voulait recruter une ancienne stagiaire (devenue la compagne d’un autre collègue) et celle-ci est bretonne (lui est natif de l’Aisne). L’intérêt de ce nouveau poste ne posait pas question et j’y étais favorable. En revanche, les fonds pour financer ce poste n’étaient pas évidents à trouver et ne sont pas pérennes d’où le fait de proposer une forme de successions de CDD disjoints à la personne, éventuellement durant plusieurs années. Je m’explique : en droit privé, on ne peut pas proposer le même poste en CDD au-delà de 18 mois maxi et entre deux CDD pour le même poste, on doit respecter une période de carence d’un tiers du temps. Par exemple, si on embauche quelqu’un pendant 12 mois, on doit attendre 4 mois avant de le réembaucher. Ainsi, même si je n’étais pas enthousiaste avec l’idée, il était question d’embaucher la personne durant les premiers six mois de l’année, suivi d’un tiers temps en juillet-août, suivi d’un CDD de 4 mois, puis un tiers temps d’un petit mois et demi et ainsi de suite, durant plusieurs années, du moins tant qu’on a l’argent pour... La Bretonne passant ses tiers temps en Bretagne. J’ai validé ce « montage » car il était très opérationnel et pertinent pour le travail. Mais je n’y croyais pas et je semblais être le seul à ne pas croire à la durabilité de cette combine. Ma directrice qui s’occupe des ressources humaines y croyait, elle, sans doute par enthousiasme enflammé naturel. Quand elle travaille ici, elle aurait voulu avoir son cheval près d’elle, mais elle n’a pas trouvé d’endroit pour le mettre (soit disant, même si on peut avoir de sérieux doutes). Donc elle a décidé de laisser son cheval près de chez sa mère en Bretagne, au détriment de son travail ici à compter de 2025 et au détriment de son compagnon. Le cheval passe avant ! Bon, il paraît que sa mère est malade, alors elle s’en occupera... Ah ?

Dernier élément, parce que je ne voudrais pas faire croire une seule seconde que les générations Y ou X (la mienne en principe) seraient supérieures car il n’en est rien. C’est juste un peu différent, même si en réalité c’est parfois plus la jeunesse qui fait la différence par rapport aux générations précédentes qui s’encroûtent un peu plus facilement… et je n’ai rien contre les vieux croutons non plus dont je suis. Juste une chose quand même à dire : il y a toujours beaucoup de diversité et d’enthousiasme dans cette génération et cela fait toujours plaisir à voir. En attendant de voir arriver la génération Alpha sur le marché du travail, mais on a encore quelques années devant nous…

14 août 2024

Où étions-nous donc ?

Grâce au guide, j'ai pu bénéficier de l'accès à un endroit généralement inaccessible pour réaliser la photo.

 

9 août 2024

Brèves cornusiennes du vendredi 9 août 2024

En arrivant à A., j’apprends qu’une quinzaine de jours plus tôt, la foudre est tombée sur une souche à moins de 30 m de la maison. Tout le système électrique de la maison était coupé. Mais le surlendemain, nous constaterons que le lave-vaisselle est HS. Mon père, qui était présent et comptait rester plus longtemps après notre départ, a souhaité qu’on le remplace au plus vite. Nous obtenons une livraison pour le vendredi. Pas de problème, nous faisons deux lavages, mais il se met en erreur pour le troisième car l’engin semble effectivement fuir (et après avoir tenté de régler l’affaire moi-même). Après plusieurs appels de plusieurs dizaines de minutes (peut-on parler d’au moins une heure en tout – Là c’est Fromfrom qui s’en est chargé avec une patience d’ange), on obtient le déplacement d’un réparateur qui positionne l’appareil sur un support en hauteur et là il constate la fuite à un endroit inédit (il dit n’avoir jamais vu ça en vingt ans de métier). Il fait le nécessaire pour qu’on nous remplace l’appareil (changer la pièce serait plus simple mais prendrait plusieurs semaines). Le lendemain (un vendredi), Fromfrom reçoit un appel, manqué, mais on nous annonce que l’on peut passer au magasin de Chalon-sur-Saône (et non de Montceau-les-Mines comme on aurait pu se l’imaginer) pour procéder au remplacement du lave-linge. Pas de problème, on y va ! En arrivant, on annonce à Fromfrom que ce produit n’est pas disponible en stock ni nulle part et elle vient me chercher (car j’étais resté à l’extérieur en prévision de l’échange avec l’appareil défectueux chargé dans le coffre de la voiture). En abordant le vendeur qui me salue et auquel je réponds (je reste poli), mais en voyant son sourire, je lui réponds que je n’ai pas du tout envie de rire. Son sourire s’est effacé. On voulait nous donner un appareil mais dans plusieurs semaines ou alors un autre, mais plus cher. Alors je me suis énervé (de manière contenue) en réclamant le même prix, mais qu’il nous faudrait voir avec le service après-vente. Là, j’ai failli éclater en lui disant de voir lui-même avec ledit service et de faire le nécessaire, ce qu’il a fait. Dans le cas contraire, quitte à passer pour fou, j’aurais hurlé dans le magasin, ce qui aurait fait mauvais genre. La dernière fois que j’ai pratiqué ce « sport » hurlant, c’était un an plus tôt dans le magasin d’A. de l’enseigne originaire de Landerneau, à propos de sacs non jetables de l’enseigne que mes parents avaient achetés il y a des années et qui mourraient de vieillesse et que l’on ne voulait pas me remplacer parce que la date limite pour le faire était dépassée car il sont désormais principalement en toile alors qu’auparavant, ils étaient en plastique. J’avais obtenu satisfaction, après avoir mobilisé le N+1 ou N+2, mais quelle énergie ! Je pense que plus l’enjeu est faible, plus ça m’agace. Pour revenir au lave-vaisselle, on nous annonce finalement une livraison encore décalée de 15 jours et je m’énerve encore. Finalement, on nous propose d’aller le chercher le lundi dans le magasin de Montceau-les-Mines et sans rien payer de plus. Ce qui fut fait ! Mais quand même au prix de déplacements allers et retours cumulés de 180 km ! Enfin, cela fonctionne normalement à présent…

 

Le Tour de France cycliste a montré les performances hallucinantes de son vainqueur, laissant supposer qu’il n’était même pas à fond vu son état de fraicheur apparent à l’issue des arrivées d’étapes aux sommets des cols de haute montagne. La préparation physique, la nourriture, les vitamines, l’excellence mécanique de la monture ne font pas tout !

 

Je n’ai pas vu la totalité de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques « parisiens », mais je déplore que non seulement des religieux intégristes dont les catholiques à la sauce traditionnaliste du courant Mgr Lefebvre, mais également la Conférence des évêques de France et le Vatican sont venus se plaindre méchamment. Honte à ces abrutis, on ne peut décidément rien en tirer. Inutile de dire que si j’étais au pouvoir, il y aurait des conséquences... qui ne leur seraient guère favorables.

 

Toujours au sujet des jeux olympiques, nous nous sommes pris au jeu en visualisant beaucoup d’épreuves, plus que nous ne l’avions jamais fait. Bon, c’est moins vrai pour l’athlétisme où les Français brillent moins. Ceci dit, beaucoup d’autres personnalités étrangères sont très voire plus sympas… En revanche, je regrette un peu une certaine forme de nombrilisme de France télévision qui invite X fois le même sportif pour le même événement sur divers plateaux pour en fin de compte ne rien dire de plus. Et si je veux bien faire preuve d’enthousiasme, je trouve que les médias en font trop et négligent trop le reste des actualités en étant beaucoup trop focalisés sur des sujets mineurs relatifs aux jeux et dont on se moque royalement. Ils sont manifestement dans une bulle spatiotemporelle qui ne se nourrit que d’elle-même. Et encore, ils semblent ostensiblement considérer que tous les sports / épreuves ne se valent manifestement pas. Un peu lamentable.

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