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Cornus rex-populi

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3 octobre 2016

Finalement

1)      Je n’ai pas rencontré la Secrétaire d’État chargée de la Biodiversité la semaine dernière. Disons, que je n’ai pas voulu bouleverser mon emploi du temps.

2)      A l’instant où je publie ces lignes, je devrais être à Saint-Brieuc pour un colloque de ph*yt*os*oci*olo*gie (Calyste, il faudra que j’explique un peu mieux ce que c’est que cette bête) vu que je ne me sens pas en très grande forme, pourtant après une douzaine de jours de crève. Du coup, j’ai trouvé un jeune salarié motivé pour me remplacer. Enfin quand je dis me remplacer… :-)

3)      En bon geek, je me suis équipé d’un smartphone (et Fromfrom aussi). Qui l’eût cru ? En fait, aussi incroyable que cela puisse paraître, mon père en est un peu (beaucoup la cause), car il souhaite remplacer ses deux lignes fixes par un portable, tout en ayant la possibilité d’aller sur l’internet. Du coup, on aura tous le même.

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1 octobre 2016

Brèves cornusiennes (62)

Au printemps après trois ans d’arrêt, mon collègue normand, victime d’un cancer, a été déclaré invalide de niveau 2 par la Sécurité sociale puis inapte au travail par la médecine du travail. Nous avions procédé à son licenciement (qu’on se rassure, c’est la procédure normale et il n’a pas été lésé). Après avoir passé un beau printemps et une bonne partie de l’été pour profiter de la vie, il a été rattrapé par la maladie avec des métastases dans le cerveau (alors que son cancer ne devait pas faire de métastases à cet endroit). Coup dur, car nous étions nombreux à penser que sa maladie rentrait dans la catégorie des affections chroniques, l’obligeant cependant à des traitements réguliers et sérieux à l’hôpital. Il vient de se payer quatre semaines d’hôpital avec des traitements de choc. Il est chez lui à présent, mais va y retourner. Personnellement, cela m’a fait un choc et certains collègues ont eu du mal à bosser. J’espère que cela va aller… Je l’ai eu au téléphone cette semaine. Il a des séquelles qui se résorbent lentement et il a retrouvé le moral.


J’ai passé deux jours à Paris et Montreuil la semaine dernière pour des réunions avec mes homologues nationaux et quelques administrateurs de notre fédération nationale, laquelle est appelée à disparaître à la création l’année prochaine de l’Age*nce fran*çaise de la bi*odi*versité prévue dans la loi de reconquête de la bi*odi*versité votée définitivement en juillet (4e passage à l’Assemblée nationale !) et validée peu après par le Conseil constitutionnel. Nous nous sommes battus en vain pour empêcher cette dissolution annoncée qui nous fait perdre encore un peu plus de notre indépendance et surtout qui va noyer l’équipe de l’ex fédération au sein d’un mammouth incontrôlable et désincarné. Compliqué dès lors de préparer sa propre disparition, même si nous allons encore négocier quelques compensations, même si nous ne sommes pas en position de force. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’État organise notre mise sous tutelle, alors même qu’il finance bien moins de la moitié de notre financement global (moins de 20 % pour ce qui nous concerne nous et parfois quelques années, moins de 10 % !). Il faut dire qu’il lorgne sur notre trésor de guerre : nos données qu’il voudrait récupérer à son compte et sans en rendre compte, alors même qu’il y a des droits sur ces données et un cadre réglementaire national et international. Il finira par l’emporter via une forme de chantage. Je précise que nous ne gardons pas nos données dans notre coin, nous les diffusons largement selon des protocoles précis et dans le respect des règles.


Ces deux jours parisiens ont été le début d’un rhume qui a dégénéré. Dix jours que cela dure et ce n’est pas fini malgré la prescription antibiotique de lundi. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été accroché ainsi. La journée de mardi a été la plus difficile car j’avais deux réunions dans la journée où je me suis largement exprimé alors que je n’avais plus de voix (la première fois que cela m’arrive à ce point). Jeudi soir, je m’exprimais  aussi (merci le micro) au Conseil communautaire de la Communauté de communes dont le siège est dans notre ville, afin de récupérer enfin une subvention promise. Un an que nous étions sur le coup et beaucoup de réunions, écrits et palabres. Finalement, subvention votée à l’unanimité (plus de 80 votants). Ouf ! On a quand même bénéficié de l’aide de plusieurs élus. Le point positif, c’est qu’on ne devra pas recommencer tout à fait le même cinéma dans les années qui viennent car on sera déjà inscrit dans le paysage.


Je change de sujet, pour parler de choses plus joyeuses. Je n’en avais pas fait état jusque-là, mais le 19 août, nous avons célébré nos dix ans de meilleur et de pire (incontestablement, le meilleur l’a très très largement emporté). Inutile de dire que nous n’avons pas senti le temps passer.


A propos de mariage, un ami et ex collègue (parti déjà depuis 2004), après avoir vécu 5-6 ans avec une Allemande installée en France depuis très longtemps (et charmante au demeurant), avec enfants et divorcée, avait décidé de le quitter, car tombée amoureuse d’une vieille connaissance. Lui, qui n’avait pas venu arriver le truc, a retrouvé une vieille copine d’enfance, aux États-Unis, dans les Appalaches. Elle travaille à l’Université. Ils vont se marier là-bas en petit comité la semaine prochaine. Ils comptent rester là-bas encore cinq ans avant de revenir en France. L’an prochain, ils comptent faire une fête en France. Cela me rappelle notre mariage en deux temps.

28 septembre 2016

Pages aoûtiennes (3)

Puis, nous sommes retournés à la cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Soissons. Selon Ouiqui (mais j’imagine que Karagar pourra corriger ou préciser), la cathédrale de Noyon est chronologiquement la deuxième cathédrale gothique, et Soissons la troisième, la première étant Sens et les quatrième et cinquième étant respectivement Laon et Paris. Mais où place-t-on Saint-Denis dans cette chronologie ? C’est que cet édifice, contrairement aux autres n’a jamais été cathédrale avant le XXe s. La chronologie précise est délicate à établir, d’autant que cela dépend de quoi on parle (parties), sans compter l’étalement dans le temps et les retours en arrière ou modifications éventuels en cours de route. J’en reste pour ma part à l’ordre suivant : Saint-Denis – Sens – Noyon – Laon – Paris – Soissons, mais peu importe car ces premières grandes cathédrales gothiques sont toutes différentes et intéressantes.

La cathédrale de Soissons nous a plu d’emblée. Ce qui nous a le plus enthousiasmé, c’est le bras sud du transept. Noyon a ses deux bras de transept arrondis, ce qui donne un certain air de famille à ces deux édifices, mais là il y a ce déambulatoire et cette chapelle dans le prolongement. Fromfrom et moi sommes tombés sous le charme, il est vrai accentué par un soleil généreux qui baignait l’édifice, contrairement à la grisaille du matin à Noyon.

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Et pour terminer, L’Adoration des bergers de Rubens. Un gros travail de post-traitement pour cette photo

prise dans des conditions très difficiles.

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25 septembre 2016

Pages aoûtiennes (2)

Puis nous repartons pour la seconde ville étape picarde, cette fois dans l’Aisne. Nous piqueniquons en chemin avant de parvenir à Soissons. Nous sommes en avance, alors la cathédrale n’est pas encore ouverte. Nous nous rendons donc un peu plus haut pour voir l’autre édifice que je voulais absolument aller voir : l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes, dont j’avais fait la découverte des deux tours de sa façade lors d’une session de terrain au cours de l’été 2009 (voir ici). Karagar, lui, en avait parlé ici, mais n’a pas montré beaucoup de photos.

Inutile de dire que cette façade est très impressionnante. Les tours, gothiques, comme l’était l’ensemble de l’abbatiale sont des XVe et XVIe s., ce qui ne doit pas faire oublier que l’abbaye (rattachée aux Augustins) fut fondée au XIe s. (début des constructions). Les parties gothiques ont succédé à l’édifice roman antérieur à partir du XIIIe s. Aujourd’hui, ne subsistent que les fondations de l’abbatiale (détruite à l’occasion de la Révolution, comme souvent), un morceau de cloître, le réfectoire et ses soubassements et le pavillon d’entrée.

La salle sous le réfectoire, je ne sais pas quelle était sa fonction. Le réfectoire a été un choc (Fromfrom et moi ne nous attendions pas à voir un bâtiment aussi sympa). Visiblement, il a été restauré il y a peu et j’ai trouvé qu’il y avait une ressemblance avec l’église du couvent des Jacobins de Toulouse, avec des « palmiers » en modèle réduit.

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20 septembre 2016

Pages aoûtiennes (1)

Cela ne va pas être une surprise, mais j’avais décidé de mettre quelques bricoles au menu du trajet aller aoûtien en Bourgogne. Le premier plat était donc la cathédrale de Noyon dans le nord-est de l’Oise. Cette cathédrale gothique (gothique débutant puisque commencée avant le milieu du XIIe s.), j’en connaissais l’existence et l’intérêt depuis quelques années et Karagar en avait parlé ici (je croyais que c’était plus ancien que cela). Donc, je n’en dis pas davantage, tout est dit chez Karagar. J’ajoute juste que j’ai aimé cette cathédrale, pourtant à l’abord rude (phénomène amplifié par le temps gris). Fromfrom a été moins enthousiaste au départ sans doute par la rudesse, mais en fin de visite de l’intérieur, a considéré bien plus positivement l’édifice.  Nous, nous n’avons pas eu accès à la salle capitulaire. Voici mes photos.

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Peinture murale du XVIe s. : L’apparition de Jésus à Marie-Madeleine.

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Un saint Éloi tout neuf (2015).

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18 septembre 2016

One, two, tourte !

Jamais deux sans trois, voici l’apple-pie la tourte aux pommes de Fromfrom.

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14 septembre 2016

Brochet au beurre blanc à la mode du dragon terrassé

Cette note n’est pas nouvelle, puisqu’elle a été publiée pour la première fois le 1er octobre 2006 et avait un succès fou via les moteurs de recherche lorsque ces pages étaient facilement accessibles de l’extérieur. Voici donc une mise à jour.

Il s’agit d’une recette nantaise (paraît-il), revue et corrigée par mes soins. Ce n’est pas particulièrement simple (mais pas compliqué non plus), ni rapide à réaliser, mais il s’agit bien de l’une des plus belles façons de cuisiner le brochet.

 

Ingrédients

  • Un ou plusieurs beaux brochets : c’est le plus problématique dans cette recette ; il est indispensable de disposer de brochets ultra frais ou de brochets congelés « maison ». L’optimum est quand même d’aller le pêcher soi-même. Et bien entendu, le meilleur du monde vient de l’étang du Dragon terrassé.
  • Une grosse poignée d’échalotes (ou davantage selon la quantité de poisson).
  • Un ou deux sachets (selon la quantité de poisson) de court bouillon du commerce (rien n’empêche de faire son propre court bouillon, bien entendu).
  • Un verre de vinaigre de vin blanc.
  • Vin blanc sec pour le fumet : 1-3 bouteilles de vin blanc sec : un bon vin blanc sec de table comme « Lichette » est très bien, sinon utiliser un Bourgogne Aligoté.
  • Vin blanc sec pour la réduction d’échalotes : une bouteille de « Lichette » ou de Bourgogne Aligoté.
  • Beurre salé : 250 à 500 g selon la quantité de poisson.

 

Préparation du poisson (à faire la veille du repas)

Le poisson doit être vidé, écaillé et lavé correctement. Couper les nageoires. Lever les filets en conservant la peau du brochet. Couper les filets en morceaux et conservez-les dans un récipient au réfrigérateur. Conserver tête(s) et épine(s) dorsale(s) pour la réalisation du fumet.

 

Fumet (à faire la veille du repas)

Verser le contenu d’un ou deux sachets de court bouillon dans une grande casserole ou une marmite. Ajoutez le vin blanc (une ou deux bouteilles). Ajouter tête(s) et épine(s) dorsale(s). Couvrir la casserole ou la marmite. Porter à ébullition. Puis, réduire à feu doux et laisser mijoter 30 à 45 min minimum. Arrêter le feu et passer le fumet avec une passoire fine. Remettre le fumet à bouillir à feu doux pour le réduire un peu plus. A la fin, vous devez avoir une quantité suffisante de fumet pour couvrir les filets de brochet dans un plat qui ira au four.

 

Réduction d’échalotes (à faire le jour même)

Éplucher les échalotes. Les hacher finement. Les faire revenir très légèrement dans une grande poêle, puis ajouter sans tarder le verre de vinaigre de vin blanc. Laisser réduire le tout de moitié à feu vif, puis ajouter la bouteille complète de vin blanc sec. Quand les ¾ de vin se sont évaporés, filtrer les échalotes dans une passoire fine en s’assurant de bien presser les échalotes pour en extraire tout le suc. Remettre à chauffer (dans la même poêle nettoyée) le reste du liquide jusqu’à n’obtenir à la fin que la quantité approximative d’une cuillère à soupe de liquide. Utiliser immédiatement ce précieux liquide pour le beurre blanc (voir ci-après).

 

Cuisson du brochet (à réaliser en même temps de la réduction d’échalotes)

Disposer des filets de brochets dans un plat allant au four. Les recouvrir du fumet préparé la veille. Enfourner dans un four préchauffé à environ 180 °C. Laisser cuire 20 à 30 min.

 

Beurre blanc (à commencer en même temps que la réduction d’échalotes)

Sortir le beurre du réfrigérateur suffisamment à l’avance pour le laisser ramollir. Le couper en petits cubes. Le mettre dans un récipient qui pourra aller dans une casserole au bain marie. Le bain marie doit être tiède car le beurre ne doit en aucun cas fondre. Malaxer le beurre à l’aide d’un fouet manuel ou électrique. Et toujours en prenant soin que le beurre ne fonde pas, incorporer la réduction d’échalotes (l’idéal est que cette dernière soit encore, chaude). Continuer à bien malaxer au fouet. Normalement, vous obtenez à ce moment là votre beurre blanc.

 

A cet instant, le poisson est cuit et peut être servi (il trempe encore dans le fumet). Il peut donc être accompagné de la sauce au beurre blanc. Et normalement, c’est le moment de se régaler.

A servir avec par exemple avec un Bourgogne blanc au choix. Rien n’interdit non plus d’opter pour des appellations plus prestigieuses. En revanche, ce n’est pas parce qu’il s’agit d’une recette nantaise (enfin plus tout à fait), qu’il faut se croire obligé de servir un Muscadet qui ne s’accorde pas avec la douceur du beurre.

 

La photo est aussi mise à jour (août 2016).

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11 septembre 2016

Grand concours de septembre

Trouver les réponses à ce jeu étant d’une difficulté inégale pour les protagonistes, Karagar n’est pas autorisé à consulter les indices qui figurent ici. au moins pour les trois premières questions. Néanmoins, si Karagar trouve la quatrième sans indice, je serai d'accord pour ériger une statue en son honneur.

1) Quel est cet édifice (commune) ?

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2) Quel est cet édifice (commune et ville) ?

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3) Quel est cet édifice (commune et ville) ?

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4) Quel est cet édifice (commune) ?

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5) Quels sont ces fruits (nom commun ou scientifique de la plante) ?

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9 septembre 2016

Brèves cornusiennes (61)

Mercredi de la semaine dernière avait lieu une réunion « politique » importante pour parler de notre programme d’activités régional avec le Délé*gué à l’environn*ement et à la biodiversité de la Ré*gion Hau*ts-d*e-Fra*nce, autrement dit un con*seiller ré*gio*nal qui n’a pas le grade de vice-président, mais qui s’en rapproche. C’est aussi un ch*as*seur, également membre de notre CA. Ce type n’est pas quelqu’un de brillant. Le budget de l’environnement-biodiversité doit baisser de 57 % d’ici la fin du mandat (autrement dit une purge). Il a accepté la chose sans chercher à défendre une autre option. Facile de mettre sur le dos de l’environnement les déficits budgétaires généraux, alors même que l’environnement-biodiversité représente presque rien dans le budget en question. D’autres associations ou structures sont déjà fortement touchées dès 2016 (nos budgets ont été maintenus intégralement pour notre part), je crains des resserrements de ceinture dès 2017. Bon, il dit nous soutenir, faire ce qu’il peut, mais je ne lui fais pas confiance, même si je pense qu’intrinsèquement, ce n’est pas un homme fondamentalement mauvais, contrairement à certains des siens. Dommage que notre présidente était partie au moment où il a parlé de budget (il faut dire que la réunion avait largement débordé – pas de mon fait – et qu’elle avait dû partir).

Ma directrice administrative et financière était très préoccupée par cette réunion. Personnellement, cela n’était pas tellement le cas. En y repensant, je trouve que je suis très calme et assez peu perturbé par de telles réunions. C’est assez inespéré. Je pensais qu’en devenant directeur, j’aurais une tendance bien plus aiguë au stress. Je ne dis pas que je ne suis jamais stressé ni que rien ne me préoccupe, bien au contraire, mais je trouve que je m’en sors plutôt bien (il faut que je touche du bois car j’espère bien qu’immédiatement après avoir écrit ça, il n’en sera pas autrement). C’est donc une bonne chose, à la fois pour moi et pour les autres, car rien ne serait pire que ce stress contamine les autres.

En définitive, malgré ce que j’ai écrit plus haut, la réunion s’est bien passée, même s’il y a eu des passages difficiles à négocier. J’avais convié cinq « chefs » qui m’ont heureusement épaulé. Plusieurs ont été ravis d’être invités à cette réunion « politique » d’un genre nouveau par rapport à ce qui se passait auparavant (nous ne rencontrions que des techniciens). Et contre toute attente, alors que je me sens toujours assez moyen à mauvais en réunion, un collègue m’a félicité (je précise qu’il n’est pas du tout adepte de la flagornerie). Ce qui laisse penser, s’il en était encore besoin, que bien souvent, on ne renvoie pas l’image que l’on croit. Dans un autre ordre d’idée, on m’a déjà fait remonter l’idée que dans certaines réunions, j’étais assez dur, voire difficile à interrompre. C’est assez incompréhensible, parce que j’ai la notoire impression, la plupart du temps, d’être assez concis, au contraire de beaucoup d’autres personnes qui se perdent en verbiages et considérations inutiles (et je ne parle pas même pas des politiques).

7 septembre 2016

Juillet butineur (15 et fin)

Après Valence, nous sommes rentrés en pays éduen pour une petite semaine de vacances supplémentaire au cours de laquelle nous n’avons rien visité de particulier. Au programme : jardinage, débroussaillage, pêche infructueuse et repos. Au bilan, une bonne semaine dans le sud-ouest orientale et les Pyrénées centrales. Je m’aperçois au passage (en fait, ce n’est pas du tout une découverte) que je suis personnellement très adepte des voyages assez courts, avec plein d’étapes différentes, sans passer plus d’une nuit dans le même hôtel/hébergement. Et en cela, Fromfrom et moi avons, sans calcul, adopté le même mode de fonctionnement que celui longtemps utilisé par mes oncle et tante dont je parlais dans l’épisode précédent.

Pour terminer, des plantes très classiques mais je n’en déteste pas les photos. La première fleur comporte une anomalie (cinq pétales pour cette espèce au lieu de quatre, d’où la photo de cette Potentilla erecta (L.) Räuschel (Tormentille).

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