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Cornus rex-populi

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7 août 2016

Juillet butineur (5)

Je voulais absolument prendre en photo la « façade » ouest de la cité de Carcassonne, chose qui n’était jouable, du point de vue de l’ensoleillement, que dans l’après-midi ou la soirée. Ce fut fait peu après 18 heures. Je précise que d’un point de vue de la technique photographique que durant ces jours de chaleur et de luminosité intenses, j’ai été obligé de sous-exposer de plusieurs crans. Les deux premières photos dans les vignes ont, quant à elles, été prises en début d’après-midi.

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Voilà, j’ai fini de vous soûler avec mes photos de Carcassonne.

Nous avons mis le cap vers la ville rose où deux édifices nous attendaient…

 

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7 août 2016

Juillet butineur (4)

Il était temps d’aller voir ce qu’il en était d’un breuvage, que je ne pensais pas aussi proche de Carcassonne. Mais chemin faisant, nous voyons un panneau qui m’intrigue. Rapide coup d’œil dans le guide. Eh oui, nous décidons d’aller visiter, d’autant que nous avons le temps. Nous allons donc voir l’abbaye de Saint-Hilaire. Ce n’est qu’à cette occasion que je me suis souvenu de la visite karagarienne (j’avais le son mais plus du tout l’image, donc ce fut une vraie découverte) : voir ici. Le son, c’était bien entendu la Blanquette de Limoux dont les premières bulles mondiales ont vu le jour ici en 1531. Les photos et commentaires de Karagar sont excellents. Je propose quand même quelques-unes de mes moins mauvaises photos. A noter qu’on pouvait voir dans une pièce une excellente vidéo (40 min) sur les plafonds peints de la région et qui ne devait pas exister du temps du passage de Karagar. A noter aussi que comme nous étions les seuls visiteurs à ce moment-là, j’ai chanté dans la magnifique chaire du réfectoire, lequel a été refait en 2005-2006 de manière moderne, ce que j’ai plutôt bien aimé ; l’acoustique est excellente.

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Photo fromfromienne de la chaire.

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Puis, nous avons poursuivi jusqu’à Limoux puisque c’était notre destination initiale, pour aller déguster des choses et acheter quelques bouteilles. A cette occasion, je me suis aperçu que jusque-là, je n’avais dégusté des Blanquette de Limoux, que selon la méthode traditionnelle, autrement dit, façon Champagne, et non selon la méthode ancestrale, autrement dit, façon Clairette de Die, c’est-à-dire pour dire vite, avec une « simple » fermentation peu poussée (6-7 °) au cours de laquelle tout le sucre du raisin n’est pas consommé, d’où des vins sucrés et fruités. Cette méthode ancestrale la rapproche beaucoup de la Clairette de Die, mais avec des goûts bien différents, du fait du cépage (Mauzac contre Muscat car les meilleures Clairettes, selon moi ne contiennent que peu voire pas du tout de cépage Clairette) et probablement du terroir. La méthode traditionnelle, rapproche le vin des crémants et champagne. Il existe d’ailleurs un Crémant de Limoux à base de Chardonnay faisant le bonheur notamment des Champagnes et Crémants de Bourgogne blancs de blancs. J’arrête là, mais on aura bien compris, qu’il y a énormément de diversité dans les vins de Limoux et encore, je ne parle pas des vins tranquilles et encore je ne parle pas des autres couleurs, mais nous n’avons pas goûté. Je suis donc obligé de reconnaître que dans le coin, il y a ici des vins pour contenter à peu près tout le monde. Si je mets de côté un Corbières bu à Carcassonne, je constate que nous avons bu là les meilleurs vins locaux parmi ceux dégustés dans les restaurants au cours de notre périple. L’honneur bourguignon et des vallées du Rhône et de la Loire est donc sauf :-).

A suivre…

6 août 2016

Juillet butineur (3)

Nous attendons 10 heures que le château comtal ouvre enfin pour aller le visiter, mais il y a déjà la queue à la fois parce qu’il y a déjà beaucoup de monde et parce que Vigipirate oblige il n’y a pas un mais deux contrôles (équivalents) des sacs. Une telle façon de procéder est à mon sens bien peu efficace, d’autant qu’il n’y a eu aucun contrôle du contenu des vêtements ni détecteur. Mais bon…

 

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La cathédrale vue de haut.

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On rentre à l’intérieur.

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Saint André. Pierre, XVIe s. Prov. Salsigne (Aude).

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Vierge à l’enfant. Pierre, XVIe s. Prov. église Saint-Nazaire de Carcassonne.

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Vierge au sourire, XIVe s.

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Calvaire en grès polychrome, fin du XVe s. Prov. cimetière de Villandière près de Carcassonne.

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Clef de voûte ornée de saint Pierre et de saint Paul. Grès, XIVe s. Prov. chapelle des Cordeliers de Carcassonne.

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Clef de voûte ornée de saint Louis. Grès, fin du XIIIe s. Prov. église des Jacobins de Carcassonne.

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Depuis les hauts du château, l’église Saint-Gimer aux pieds orientaux de la cité. Elle est due à Viollet-le-Duc, en remplacement d’un ancien édifice du XVIIe s.

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L’église Saint-Vincent, édifice gothique dans la ville basse, que nous n’avons pas eu le temps d’aller visiter. En observant l’horizon, je pensais que ma photo était bancale, mais vérifications faites, elle ne penche pas.

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Il était temps daller se restaurer pour manger un cassoulet dans un restaurant réservé le matin même(pas celui que lon aperçoit sur la photo)  via notre guide habituel qui ne nous a jamais déçu. Un filet de vinaigre maison dans lassiette pour faire dégérer. En tout cas, cela donne un goût particulier et franchement, cétait excellent. Sans doute mon meilleur cassoulet. Nous avons mangé sous une sorte de tonnelle à vigne vierge. Le seul hic était que le Parthenocissus était partiellement malade et les parasols de substitution avaient du mal à suivre pour cette journée parmi les plus bouillantes, mais patron et serveurs nous avaient déménagé. A recommander, donc.

A suivre...

4 août 2016

Juillet butineur (2)

Nous rentrons dans la cité de Carcassonne peu après 8 heures. Durant une bonne heure encore, les camionnettes, livreurs et autres s’en donnent à cœur joie pour ravitailler commerces, hôtels et restaurants, car bientôt ils ne pourront pas circuler. Car en effet, à cette heure-là, il y a encore peu de visiteurs dans les rues.

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Nous allons visiter l’ancienne cathédrale Saint-Nazaire (la nouvelle se trouve dans la ville basse Saint-Louis, que nous n’irons pas visiter). C’est une cathédrale construite entre le IXe s. et le XIVe s., mais les éléments actuellement les plus anciens remontent au XIe s. Il s’agit donc d’un édifice d’apparence générale gothique, mais encore avec beaucoup d’éléments romans (nef, sculptures conservées çà et là notamment). A noter que contrairement à la grande majorité des églises, il faisait une chaleur assez étouffante à l’intérieur, même si nous y passions lors des jours les plus chauds de l’année. J’ai trouvé que c’était un édifice intéressant, mais qui ne m’a pas enthousiasmé outre mesure.

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A suivre…

1 août 2016

Juillet butineur (1)

Le soir du 14 juillet, en regardant la retransmission du « Concert de Paris » suivi des feux d’artifices à la Tour Eiffel, que nous avions bien appréciés (en dehors du présentateur), j’avais eu une pensée personnelle au sujet du terrorisme face au public rassemblé ici pour cet événement. Mais la coupe d’Europe s’étant achevée sans problème majeur, le président s’étant prononcé le jour même pour la fin de l’état d’urgence, on baignait dans un certain enthousiasme. Quelle ne fut pas ma surprise quand le lendemain matin, en allumant la radio, j’ai su que l’attentat à Nice avait fait tous ces morts, de sorte que dans un premier temps, je ne pouvais penser que l’acte terroriste s’était déroulé en France. Dur retour à la réalité.

 

Après une escale technique, nous partons donc le lundi pour Carcassonne. Notre GPS qui avait déjà tendance à tomber en carafe, tombe définitivement le rideau et à Clermont-Ferrand où nous tentons de trouver un commerce pour lui trouver un remplaçant. A cause de l’engin tombé dans le coma trop tard ou trop tôt, je me retrouve embarqué dans de vieilles rues étroites, tellement étroites (avec aucune mention indiquant cette étroitesse) que je finis par ne plus pouvoir avancer sauf à prévoir l’ablation totale des rétroviseurs. Je recule donc et j’emboutis le pare-chocs arrière contre des buttes-roues. Très très cher le GPS. Du coup, choqués par l’événement, nous n’irons pas visiter la cathédrale noire comme nous l’avions imaginé un instant.

Nous prenons ensuite l’autoroute A75 qui nous emmène, entre autres, au pont de Millau. Un bel ouvrage d’art comme on dit, mais assez peu impressionnant comparativement au pont de Normandie, sans doute à cause d’un tablier plan et du fait d’une vallée dont on perçoit peu le fond.

Nous arrivons finalement à l’hôtel de Carcassonne, mais nous n’avons envie que de manger, de nous reposer et de nous remettre des chaleurs auxquelles nous ne sommes pas familiers.

Le lendemain, nous nous levons tôt pour pouvoir aborder la cité avant les plus importants flux de touristes. Nous faisons le tour externe de l’enceinte.

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A suivre...

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20 juillet 2016

Vacances méridionales (1)

En avant première mondiale, fraichement démoulées du capteur de l’appareil, deux photos.

1) Carcassonne (la cité)

C’était hier (mardi). Il faisait chaud, mais nous avons commencé notre balade assez tôt le matin et nous avons bien fait. En revanche, cette photo a été faite en fin d’après-midi, avant de nous diriger vers la ville rose.

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2) Toulouse (la basilique Saint-Sernin

C’était aujourd’hui (mercredi). La chaleur a été tamponnée par un voile nuageux, sauf ce matin pour cette photo.

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13 juillet 2016

Avis de vacances

Ce soir, je suis en vacances et nous partons bientôt. Nous allons faire un voyage extra-bourguignon (comme quoi, le Bourgexit, ça existe déjà). En voici cinq étapes (sans doute pas simple, mais comme il y a toutes les vacances, ça devrait aller).

1) Un vieux rêve de mon enfance que de voir cette ville. On m’en a dit beaucoup de mal : « surfait », « décevant », « décor en carton-pâte »…

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2) Ce n’est pas un rêve d’enfance et cette grande ville pourtant très prisée ne m’attirerait pas plus que cela si ce n’était quelques édifices remarquables et quelques autres bricoles non négligeables.

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3) Bon, là c’est en montagne (quel scoop) et à côté d’un site plus connu.

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4) Pour cette ville, Karagar n’est pas étranger à cette étape.

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5) Et pour cette commune, Karagar et Plume sont à la fois coupables chacun de leur côté.

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3 juillet 2016

Mes stagiaires

Je ne compte pas les stagiaires que j’ai co-encadré ni les étudiants que j’ai « accompagnés » sur des projets particuliers, notamment lorsque je travaillais dans la vallée de la Loire. Je ne parle que des étudiants qui ont fait 5-6 mois de stage avec moi depuis que je suis dans le Nord.

Mon premier stagiaire, je l’ai eu en 2004. D’ailleurs, c’était une stagiaire (master 2 de Lille). Je l’avais sélectionnée après un entretien, mais elle partait avec l’avantage d’avoir réalisé un stage l’année précédente sur un sujet très différent avec un autre de mes collègues. Mon stage consistait à travailler sur la végétation des terrasses de la Seine. J’avais défini un stage très ambitieux, sans doute trop. C’est là que j’ai commencé à comprendre (seulement commencé, parce que je suis long) que tout le monde n’est pas à mon image et n’a pas la même approche que moi. Alors évidemment, elle n’était pas parvenue là où j’espérais qu’elle arrivât. A la soutenance lilloise, je l’avais accompagnée, pensant qu’il y aurait des critiques, connaissant les insuffisances de son travail et qu’il faudrait cependant la défendre. Mais non, elle fut encensée par le jury. Comme quoi, il faut croire qu’elle était somme toute assez brillante. Elle n’a d’ailleurs guère tardé à trouver un emploi.

L’année suivante, je recrutais un stagiaire pour compléter le travail de la stagiaire précédente, sur un sujet un peu différent, toujours avec l’idée de parvenir à répondre au moins à mes objectifs initiaux, décidément trop ambitieux. Il était en master 1 (Besançon) et un peu plus « gamin ». Mais il s’en est bien tiré aussi. Je l’avais juste réprimandé sèchement quand je me fus aperçus qu’il avait envoyé à son tuteur universitaire un rapport de stage provisoire, truffé de fautes d’orthographe, lui disant que si j’avais reçu un tel torchon, j’aurais été très énervé. Mais le tuteur ne fit aucune remontrance : soit il n’avait pas lu le document (mon hypothèse la plus probable) ou alors il était vacciné de voir de telles horreurs. Son rapport définitif fut bien meilleur, mais je ne pus aller à sa soutenance. L’année suivante, il fit un stage au Pays de Galles sur les falaises maritimes. Et l’année suivante, je le recommandais chaudement à l’université de Brest pour qu’il fasse une thèse, qu’il a brillamment soutenue depuis (sujet sur les pelouses piétinées des pointes et caps bretons). Il est même maître de conférences là-bas. Je dois dire que je suis assez fier de lui avoir mis le pied à l’étrier, d’autant que ses progrès avaient été fulgurants.

L’année suivante, il me fallait un stagiaire plus « basique », pour mettre en œuvre un plan que j’avais déterminé l’année précédente. Mon directeur de l’époque me dit que compte tenu de la relative simplicité de la chose, je n’avais qu’à prendre une de ses deux stagiaires qu’il avait eues l’année précédente sur un stage de courte durée sur les haies flamandes. Donc, je l’ai recrutée sur mon stage (pour elle, ce stage n’était pas obligatoire, car elle était en attente entre son master 1 et son master 2). Que n’avais-je pas fait là ? Il me semble en avoir déjà parlé. Elle devait travailler sur les végétations aquatiques de l’estuaire dynamique de la Seine. Le terrain, elle ne le faisait pas tout à fait seule, mais avait été encadré par un collègue normand et pas moi-même. Je lui avais juste confié à faire seule du travail prémâché. Mais elle a mis un temps infini à le faire. Pensez, il faisait toujours trop chaud, trop froid, trop de vent, trop humide, trop de moustiques, horreur des araignées. Une catastrophe ambulante. En même, je pense à Fromfrom, mais elle a eu la bonne idée de ne pas choisir un métier problématique, notamment sur le point arachnologique. La cerise sur le gâteau fut atteint à l’occasion d’une mission annexe sur une rivière normande, je lui demandais de retourner chercher un objet dans la voiture à quelques centaines de mètres de là, alors que mon collègue et moi continuions nos mesures dans le lit de la rivière. Lorsqu’elle s’en revint, alors qu’elle avait traversé un bras de la rivière et qu’il la voyait, l’air empruntée (comme d’habitude) chercher quelque chose dans le fond de la rivière, mon collègue me glissa discrètement : « Ne me dis pas qu’elle a… ». Qu’elle avait trouvé une plante ? Non, c’était impossible, elle était trop nulle (oui, une vraie bille en botanique, même Plume ou Fromfrom sont de loin plus douées :-)). Non, elle avait fait tomber la clé de la voiture dans la rivière (mais ne savais pas bien où ! Vue la profondeur pas considérable, mais pas négligeable non plus et le fond assez encombré, je me voyais déjà à récupérer un double de cette clé par des voies compliquées. Mais ce jour là, Dieu est apparu, se matérialisant en un grand-père accompagné de ses petits enfants, qui de la rive, vit briller la clé au soleil. Et même la télécommande fonctionnait encore ! Elle ne finit pas son travail de stage, ce qui ne manqua pas de m’agacer encore. Le jour où elle devait nous quitter, je la convoquai dans mon bureau pour lui dire des choses, pensant lui rendre service. Je lui dis que dans le cadre d’un futur emploi, elle ne devait pas chercher à faire un travail impliquant du terrain dans la nature, ni faire de la botanique. L’année suivante, vu son « beau » CV avec ses stages chez nous, la structure amie qui l’avait prise en stage sans se poser de questions, ne put que s’en mordre les doigts. Et le pompon, c’était un stage de terrain ET de botanique ! J’en ris encore, mais ce n’était pas le cas à l’époque.

L’année suivante, pour faire un bilan sur les suivis écologiques, je pris un stagiaire de master 2 (Lille) que j’avais choisi bien comme il faut, bien qu’il fût quelque peu transparent et un peu désinvolte par certains côtés. Bref, il avait fait le boulot, le minimum syndical, sans briller. Il ne m’a pas laissé un souvenir très précis sauf un : celui de sa volonté de fonder une famille puisqu’il avait terminé ses études. En effet, peu de temps après, il me confia par courriel qu’il était père. Je n’étais pas allé à sa soutenance, ce qui en dit long sur mon intérêt limité pour la personne.

L’année suivante, je pris une élève ingénieure de Rennes, pour un stage sur les changements climatique à l’échelle de l’estuaire de la Seine (dans le cadre d’une expertise pluridisciplinaire). Ce stage fut une réussite. C’était une bosseuse très sérieuse et le résultat fut à la hauteur des attentes. Il y eut juste un détail qui me chiffonna : un côté un petit peu têtu (non, elle n’était pas bretonne mais parisienne :-)). J’allai à la soutenance à Rennes, d’autant que cela me permettant de retrouver un professeur qui avait été un des rapporteurs de ma thèse et avec lequel j’entretenais de bonnes relations (à présent il a une santé fragile et je le vois moins).

Je n’ai plus repris de stagiaire depuis. D’un parce que j’estime que c’est beaucoup de boulot pour assurer l’encadrement si on veut le faire correctement, comme il se doit. De deux, il faut des sujets qui s’y prêtent et de trois, j’engageais plutôt mes collègues à en prendre, pour se dégager des marges de manœuvre.

22 juin 2016

Véganisme

Jusqu’à il y encore a un mois, je ne connaissais pas le mot, pas plus que l’idéologie. Or, concours de circonstances, il y a quelques semaines, j’appris qu’un journaliste voulant s’adonner à un concours de pâtisserie, se disait végan en s’interdisant crème, beurre et œufs. Admettons. Il a vite été éliminé du concours parce que les substituts qu’il utilisait étaient loin d’être convaincants sur le plan gustatif ou pour la tenue des gâteaux. Mais je pensais qu’il s’agissait simplement d’un vague synonyme de végétalien. Mais la semaine dernière dans une émission radiophonique surtout et accessoirement cette semaine au journal télévisé, je suis presque tombé de mon fauteuil en entendant à quel point cette idéologie était excessivement absurde. Je ne parle pas des opérations musclées de quelques excités. Je ne parle pas non plus d’un végétarisme un peu extrême qui pourrait s’appuyer sur des préoccupations liées à la santé ou à une forme d’hygiénisme. Je parle plutôt des excès qui n’autorisent strictement aucune forme d’utilisation des animaux : miel, cuir, laine, produits dérivés de l’industrie cosmétique… Aucune forme d’élevage, y compris ce que je pourrais appeler « le bio triple AAA » sont inacceptables à leurs yeux. Et les propos de ces idéologues sont parfois d’une violence extrême. Je n’ai rien entendu en revanche au sujet des bactéries, des champignons, des acariens... Pour les plantes, en revanche, pas de commentaire. Si je m’imagine qu’ils sont partisans de l’agriculture biologique (je n’en sais rien, mais disons que cela serait à mon sens un minimum), cela ne les dérange visiblement pas de manger des graines, des fruits, des légumes, des fibres végétales ni de s’en vêtir pour ces dernières. Ben voyons ! Facile de se préoccuper des plus fines pailles animales dans l’œil en feignant d’ignorer les énormes poutres végétales. Car oui, sans végétal en plus de tout le reste, il ne leur resterait que les cailloux à sucer ou à prendre des substituts alimentaires issus des laboratoires. Comme le ridicule ne tue pas, afin de remplacer le cuir des chaussures par exemple, on utilise sans sourciller des chaussures en matière synthétique, autrement dit en plastique dérivé du pétrole. Certes, le pétrole est issu principalement de très anciennes matières végétales, mais y participent aussi quelques restes d’organismes que l’on peut incontestablement rapporter au règne animal.

J’ignore pourquoi cette idéologie surgit à ce point dans les médias en ce moment. Peut-être parce que quelques vedettes internationales s’adonnent à de telles inepties ? En tout cas, ces conneries m’ont encore énervé car je ne vois pas pour ma part où se trouve là-dedans une vraie approche environnementaliste globale et intelligente.

11 juin 2016

Périple médio-ligérien et éduen (13 et fin)

Cette année, les vacances de « Pâques » ou « de printemps » étaient exceptionnellement plus précoces qu’à l’accoutumée. Il était donc possible d’aller photographier des plantes que je vois rarement en fleurs, notamment depuis que mes congés se calent sur les vacances scolaires. Ainsi, j’ai pu aller une nouvelle fois à la Rivière du Pont du Roy et précisément à l’emplacement précis de ce pont. Un pont, une rivière que je n’ai découvert qu’assez tardivement. Le pont, d’origine romaine est localisé au fond d’un vallon, accessible qu’à pied (ou à VTT ?). L’ancienne arche brisée est recouverte par un étroit tablier de béton pour piétons qui avait été réalisé il y a probablement au moins 50 ans par un ami artisan maçon et disparu depuis presque 14 ans (j’ai déjà parlé de lui aux premiers temps de ce blog, mais peu importe, ce n’est pas là la question).

Le temps était menaçant ce jour là. J’avais néanmoins décidé d’y aller. Je fais néanmoins une halte dans un endroit depuis lequel on peut observer, aux jumelles, le château de Montjeu. Le château est voisin du domaine du Dragon terrassé, mais perdu au milieu d’un parc forestier de 600 à 700 ha ceint de hauts murs et ne se visite pas. On ne peut voir le château que par vue aérienne ou de très loin. Mais une amie nous indique un endroit un peu moins éloigné depuis lequel on peut le voir (la zone d’observation est très petite, ce qui explique que nous ne nous en étions jamais rendu compte. La vue est approximative, surtout par le temps qu’il faisait. Le château été construit par Pierre Jeannin (dont je parlais dans la note précédente à plusieurs reprises). Il avait été successivement, président du parlement des états de Bourgogne et avait, à ce titre limité, voire empêché localement le massacre de la Saint-Bathélémy, diplomate sous Henri IV et surintendant des finances sous Louis XIII. Le château a donc été construit au début du XVIIe s. La seconde photo est issue de Ouiqui (auteur : Helix12). Je ne m’étendrai pas davantage sur ce château, du moins pour cette fois.

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Revenons au vrai but de ma petite virée. Sur le chemin du Pont du Roy, après avoir photographié un exemplaire de Primula elatior (L.) Hill (Primevère élevée), doté de nombreuses fleurs…

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… j’ai rencontré un pêcheur de truites qui faisait état de sa partie de pêche et sans attendre qu’il me demande ce que je fabrique avec mon appareil photo autour du cou je lui dis que je cherche à photographier, non pas la commune Anemone nemorosa L. (Anémone des bois), …

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… mais la rare Anemone ranunculoides L. (Anémone fausse renoncule), en gros la précédente dotée d’une fleur de bouton d’or (beaucoup plus légère toutefois, la fleur). Je ne sais pas si ce pêcheur ne m’a pas pris pour un fou.

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Voici un « vrai bouton d’or », dont la fleur est presque systématiquement mal foutue : Ranunculus auricomus L. (Renoncule tête d'or). Elle a une tendance calcicole. F20002

 

Bon et puis, je voulais voir une autre espèce, mais je n’ai pas pu aller très loin car les aux étaient très hautes…

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… et je n’ai pas pu traverser à gué un petit affluent qui me barrait la route. En cherchant bien, j’ai quand même trouvé quelques rares individus de Cardamine heptaphylla (Vill.) OE. Schulz (Cardamine à sept folioles, Dentaire pennée), sans doute la plus belle des cardamines que je connaisse.

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Et grande première mondiale : deux de mes petites vidéos « brutes » de la rivière. Pour une raison inconnue, seule la seconde peut être visionnée en plein écran.

 

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