Brèves cornusiennes (66)
Depuis samedi (il y a huit jours), mes parents ne se sentaient pas bien en forme, en particulier mon père qui voyait arriver une bronchite, phénomène confirmé le lendemain. Pas de souci, ils avaient déjà rendez-vous chez le médecin le lundi pour le renouvellement de leurs ordonnances. Mon père s’est vu prescrire un traitement de cheval par piqûres d’antibiotiques, et ma mère, fidèle à sa réputation, a minimisé son affection et le médecin ne l’a pas plus ausculté que cela.
La nuit suivante, ma mère ayant toussé sans arrêt, mon père lui a sérieusement forcé la main pour qu’elle retourne chez le médecin le lendemain, ce qui fut fait. Antibiotiques par voie orale. Dans l’après-midi de mardi, alors qu’elle était seule dans la cuisine, elle est semble-t-il tombée de sa chaise. Mon père l’a retrouvée sans connaissance au sol. Elle est finalement revenue à elle, sans savoir ce qu’elle faisait là. Mon père n’a trouvé personne pour aider à la relever car elle en était incapable. Cela ne m’étonne pas car l’été dernier, elle est tombée après avoir trébuché et le relevage avait été tout un poème alors qu’elle n’était pas malade ni sonnée par un évanouissement. Résultat mon père a appelé les pompiers qui l’ont embarquée aux urgences, où elle a passé 5-6 heures sur un brancard avant d’être prise en charge, puis a été hospitalisée. Résultat des courses : suspicion de grippe (confirmée depuis, alors qu’elle avait été vaccinée depuis suffisamment longtemps), quelque chose aux poumons (je n’ai pas réussi à savoir quoi, mais visiblement, cela n’a pas l’air grave et c’est sûrement lié à une infection secondaire genre bronchite vu que mon père est atteint). Elle a aussi eu droit à un appareil enregistreur pour le cœur sur 24 heures, mais on n’a pas encore les résultats du dépouillage des données recueillies. A priori, elle a encore un examen à subir et devrait ressortir mardi. Elle a quand même trouvé le moyen de me dire hier qu’elle n’était pas malade. Incorrigible !
Cette histoire, finalement sans conséquences graves (du moins pour l’instant), n’est qu’un élément « mineur » de ce que je redoute depuis longtemps. Mes parents sont âgés. Ma mère aura 82 ans en mars, mon père en a eu 80 en septembre et ils sont désormais fragiles. Mon père admet plus clairement son état. Il prend beaucoup sur lui pour aller voir ma mère alors que sa bronchite est carabinée. Et moi, inutile, situé à plus de 750 km de là…
Vendredi, en fin de matinée, nous (ma présidente, ma directrice financière et moi) avions rendez-vous avec le maire de B. qui veut nous sucrer/réduire nos subventions. L’ayant croisé par deux fois, l’homme manque totalement de chaleur humaine et de charisme. Ce ne serait pas problématique si en plus il ne menait pas une politique réactionnaire en cassant tout ce qu’ont fait ses prédécesseurs. En vue des élections municipales de 2014, un de nos administrateurs, simple élu municipal retraité, avait poussé l’actuel maire à se présenter contre le maire sortant qui apparaissait particulièrement léthargique. Ancien médecin urgentiste, ayant longtemps œuvré comme pompier de la ville et actuellement toujours médecin de ville, il avait demandé à mon actuelle présidente de le rejoindre sur sa liste. La liste prétendument apolitique, mais en réalité bien à droite et très réactionnaire à certains égards, a été élue un peu contre toute attente. Ma présidente était donc devenue adjointe, avant d’être élue vice-présidente à la communauté de communes. Elle a donc voulu avancer en tant qu’élue communautaire et s’est émancipée de la frilosité du maire qui se replie sur lui-même. Au tournant de 2015-2016, elle s’est finalement retrouvée en opposition avec lui dès qu’elle prenait une position à la communauté de communes. Ayant été élue conseillère régionale, elle a prétexté un travail supplémentaire (ce qui est vrai) pour démissionner de son mandat d’adjointe avant qu’il ne la vire. Elle est donc désormais simple conseillère municipale, mais il n’empêche qu’il ne peut plus la blairer, alors qu’en toute honnêteté, elle fait bien avancer les dossiers, va de l’avant… D’ailleurs, on est très content de l’avoir comme présidente car elle est moderne et dynamique. Elle considère que le maire n’agit pas différemment que s’il appartenait au fro*nt na*tio*nal. Issue du parti héritier du gaullisme, elle n’aime visiblement pas les dérives droitières en général.
Pour en revenir à notre rendez-vous, j’ai eu personnellement très peur au début avec les arguments avancés par le maire. Mais nous l’avons contré sur tous les points. Stratégiquement, notre présidente en a dit le moins possible. Nous craignions une réaction violente de sa part (il en est capable, paraît-il), mais il n’en a rien été. Quand j’ai annoncé dans le détail que nous allons organiser un colloque international en septembre 2017, je l’ai vu changer. Il nous a même proposé de demander une subvention exceptionnelle pour l’événement. Nous n’en revenons pas. Je pense que ce type, au-delà de ses idées toutes faites, doit avoir un entourage en partie composé de personnes incompétentes qui lui ont raconté des blagues sur notre compte et qu’en plus, il doit être en partie pas mal influençable. Espérons qu’il se tienne à ses promesses de vendredi, mais c’est quand même une bonne nouvelle.
Brèves cornusiennes (65)
En ce moment, le navire dont je suis le capitaine prend l’eau de toutes parts sur le plan financier pour 2017. C’est vraiment compliqué, plus que cela ne l’a jamais été. Toutefois j’ai appris ce matin que la plus grosse avarie, sans être étanchée, serait finalement moins grave que ce qui était à craindre. En ce moment, il faut savoir se contenter de moins mauvaises nouvelles à la place de très mauvaises nouvelles.
La collègue normande qui a fait son « burn out », qui avait repris en mi-temps thérapeutique depuis fin novembre vient d’être reconduit avec ce temps partiel jusqu’au 20 janvier. Je ne sais pas comment je vais me dépatouiller de la chose : comment lui dire les choses telles qu’elles sont et qui devront impérativement être améliorées sans la brusquer ou me faire accuser de harcèlement. J’ose espérer que sa psychothérapie l’aidera à lui faire comprendre.
Le botaniste – ph*yto*soc*iolo*gue que j’avais plus ou moins remplacé en arrivant dans le Nord (lui était parti dans le Massif central) est décédé d’un cancer après plusieurs années de lutte. Je l’avais connu assez rapidement. Il était à peine plus âgé que moi. Il était doux, sympathique, assez discret mais très compétent. Cela fait un drôle d’effet.
Voyage d'automne (6 et fin)
Nous sommes ensuite partis quelques jours pour la Bourgogne. Là-bas, aucune visite particulière. Pour moi, quelques balades au Buisson Girod, au bois de la Grand Meureille, dans le pré de l’étang et le pré sous l’étang, à la lisière du bois de la Tommère… Une seule visite fut fructueuse (il faut le dire vite) en cèpes. D’autres champignons étaient là.
Harcèlement ?
(bronchite + angine(s) => antibiotiques + corticoïdes à urticaire géant persistant + arrêt des deuxièmes antibiotiques + encore beaucoup plus de corticoïdes + antihistaminiques => continuation masquée de l’angine => troisièmes antibiotiques + encore des corticoïdes) × (paracétamol OU aspirine OU ibuprofène / mal au dos concomitant en suivant) => reprise de travail compliquée + céphalées sporadiques => (paracétamol OU ibuprofène) + pas envie de retourner chez le médecin pour la énième fois => laisser trainer les céphalées sporadiques + conneries s’amplifiant au boulot => céphalées plus intenses s’accompagnant de légers vertiges => retour chez le médecin diagnostiquant de nouveau de la surtension malgré le traitement en place => traitement complémentaire => franchement, j’en ai marre.
Bon, l’impact de la fatigue générée, je n’y crois pas des masses, celui des corticoïdes a été évoqué par le médecin, tout comme celui des conneries au travail.
La collègue qui termine sa sixième semaine d’arrêt pour cause de dépression « à cause de sa direction » dit à son médecin qu’on la maltraite, raconte à qui veut l’entendre combien nous sommes détestables, qu’on lui en veut et je ne sais quelles âneries scandaleuses. Elle nous met sur le dos ses problèmes familiaux et tout. On ne peut pas lui parler sérieusement sans que cela dégénère. De plus, en son absence, on s’aperçoit de l’étendue des problèmes qu’elle occasionne et ses manquements. Du coup, les raisons pour lesquelles nous nous sommes mis en rogne contre elle n’étaient que la partie émergée de l’iceberg, ce qui énerve encore plus. Je me suis convaincu que si à son retour (si elle revient), elle ne change pas radicalement d’attitude et de manière de travailler, je ne vois pas comment nous pourrions la penser loyale et lui faire confiance. Je précise que son attitude n’est pas inadéquate qu’avec la direction, mais avec l’ensemble des personnes avec lesquelles elle travaille, en dehors des copinages avec ses collègues de Rouen auxquels elle a su monter un écran de fumée.
Comme cela ne suffisait pas, hier j’ai dû recadrer sérieusement, l’autre directrice qui repartait dans des délires. Elle m’a écrit que mes avertissements (factuels, neutres mais certes incisifs) s’apparentaient à du « harcèlement » (c’est elle qui a mis des guillemets) et que je la démoralisais. Bien sûr, je n’ai rien cédé et une réunion urgente a été faite dans la foulée où j’ai pu, devant témoins, la mettre en face de ses contradictions. Bon, sur ce front-là, c’est calmé pour le moment. Enfin j’espère.
Me voilà catalogué. Cochez la (les) case(s) correspondante(s) : Maltraitance Harcèlement Démoralisation
Qui aurait dit ça de moi ? Honnêtement, il y a de quoi s’interroger sur soi-même. Les vrais harceleurs n’ont peut-être pas conscience d’harceler les autres ? Je pense plus fondamentalement que les personnes en question n’occupent pas le poste qu’ils devraient (ce n’est pas une découverte) et que dès qu’on tente de les recadrer, ils manipulent la réalité et finalement jouent aux victimes façon Caliméro en rejetant leurs propres insuffisances sur les autres. Et d’un autre côté, je ne peux pas leur laisser intoxiquer l’ensemble de l’équipe et mettre à mal la réputation de la structure, ce qui arriverait très vite on laissait faire.
Bon, pour n’affoler personne, je vais plutôt bien, même si je crains que le CA de demain ne soit sportif.
Voyage d'automne (5)
En soirée, après un nouveau ravitaillement à Pont-Aven, nous allons au port de Rosbras à Riec-sur-Belon.
Puis à Kerfany à Moëlan-sur-Mer, où je découvre mer et ciel d’une pâleur jaunâtre qui finissent par devenir un peu plus orangés. J’avoue cependant que sur certaines photos, j’ai effectué un léger post-traitement afin d’accentuer la couleur rouge (mais pas de manière excessive cependant).
Voyage d'automne (4)
L’après-midi, il était question d’aller visiter le musée de Pont-Aven dont la réouverture est assez récente, après trois années de travaux. Ce musée, qui a doublé de surface d’exposition, est bien sûr consacré à la peinture, notamment à « l’école de Pont-Aven », en particulier au synthétisme vers la fin du XIXe s essentiellement. On nous apprend d’ailleurs dans le musée qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’une école. La figure de proue de cette « école » n’est autre que Paul Gauguin. Nous n’avons pas pu visiter l’exposition temporaire qui n’ouvrait ses portes que le lendemain de notre visite. C’est un musée correctement aménagé, avec des tableaux bien éclairés dans l’ensemble. Je n’ai bien sûr photographié que ce qui m’attirait, pour diverses raisons. Voici après redressement et recadrage, l’échantillon récolté.
André Jolly (1882-1969). Le Four. 1909. Huile sur toile.
André Jolly (1882-1969). Neige. 1906. Huile sur toile.
Wladyslaw Slewinski (1856-1918). Nature morte aux pommes et au chandelier. v. 1897. Huile sur toile.
Maurice Denis (1870-1943). Hommage à Notre-Dame du Folgoat. 1921. Huile sur carton.
Émile Bernard (1868-1941). L’Annonciation. 1899. Lithographie rehaussée d’aquarelle.
Émile Bernard (1868-1941). Saint Georges. Lithographie.
Paul Sérusier (1864-1927). Le Feu dehors ou Mammen. 1893. Huile sur toile.
Paul Sérusier (1864-1927). Portrait de Marie Lagadu. 1889. Huile sur toile.
Pierre Girieud (1875-1948). Hommage à Gauguin. 1906. Huile sur toile.
Armand Seguin (1869-1903). Nu de la Comtesse d’Hauteroche. 1896. Huile sur toile.
Paul Gauguin (1848-1903). Village breton sous la neige. v.1894. Huile sur toile.
Paul Gauguin (1848-1903). Les Drames de la mer, Bretagne. 1889. Zincographie sur papier jaune.
Anonyme. Porte d’atelier (trois panneaux). Le Ramassage du goémon ; L’Aven ; Le Port de Pont-Aven, vu du quai. v. 1890-1895. Huile sur bois.
Hermanus-Franciscus Van den Anker (1832-1883). Portrait de Marie-Anne Herlédan (1815-1889). v. 1885. Huile sur toile.
Hermanus-Franciscus Van den Anker (1832-1883) & Fernand Quignon (1854-1941). Enseigne de la Pension Gloanec. v. 1880. Huile sur bois.
Gustave Loiseau (1865-1935). L’Hôtel Julia à Pont-Aven. 1928. Huile sur toile.
Marie Luplau (1848-18925). Le Bois d’Amour à Pont-Aven. 1883.
Anonyme. Le Port de Pont-Aven. v. 1880. Huile sur toile.
Voyage d'automne (3)
Le lendemain, ravitaillement à Baye, pour de l’andouille au lard du même nom et du chouchen artisanal, excellent et assez bon marché (on trouve beaucoup de choses pas terribles ou alors assez chères). Voilà des choses pour lesquelles Fromfrom a scandaleusement attendu jusque-là avant de me les faire découvrir pour de vrai.
Puis, passage traditionnel à la pointe de Trévignon à Trégunc.
Puis avant de retourner au château ducal, nous passons à Nizon (Pont-Aven) et ô miracle, l’église est ouverte, après s’y être cassé le nez durant des années. C’est une petite église, mais dans laquelle on trouve de nombreuses statues anciennes (probablement en grande partie du XVIe s.), dont un saint Sébastien et une piéta que Gauguin avait retranscrit en « christ vert ».
Brèves cornusiennes (64)
Une collègue (la responsable de l’antenne de Rouen) est en arrêt maladie depuis le 14 octobre jusqu’au 20 novembre. Il y a lieu de penser que l’arrêt ira plus loin que ça car elle est en dépression. Elle a eu tendance à nous (la « vraie » direction) mettre un peu tout sur le dos. On ne lui ferait pas confiance, on ne serait pas conscient de son travail, j’en passe et des meilleurs. Force est de constater qu’elle n’a pas complètement tort, mais elle a tout fait pour en arriver là. Elle a de gros problèmes et ressemble énormément à la « fausse » directrice « scientifique » dont j’ai déjà parlé ici à maintes reprises, que j’ai réussi, elle, à neutraliser en grande partie. Le problème de la collègue normande, c’est qu’elle est responsable d’une équipe et des relations avec les partenaires scientifiques et financiers, et le tout à trois heures et demi de route. Je ne détaille pas, mais je suis sacrément emmerdé car je crains qu’il n’y ait pas de vraie solution.
La bêtise et la médiocrité règnent largement parmi les élus en charge de la biodiversité à la Région de la France d’en Haut. Je pensais que les choses allaient s’améliorer avec la découverte des dossiers, mais il n’en est rien pour l’instant. Le souci, c’est que lorsqu’à défaut d’être un élu éclairé, on n’a pas la lumière à tous les étages, on prend le risque d’éteindre la lumière à tous les acteurs de la biodiversité en ne les finançant plus. Il est question de réduire de près de 60 % les financements dans notre domaine d’ici la fin du mandat ! Nous, nous serons encore financés, mais combien allons nous perdre ?
Fromfrom est partie hier soir en Bretagne dans les Côtes-d’Armor, notamment avec ses élèves. Au programme notamment : Paimpol, Saint-Malo, l’Île-de-Bréhat.
Châtaignes
Pour respecter une promesse faite à Calyste.
Durant toute mon enfance, j’ai ramassé des châtaignes sur la propriété initiale de mes grands-parents maternels. Cela se trouvait (trouve toujours) assez loin de la ferme, dans un ensemble de parcelles appelé « Les Envers » car cela se trouve sur un versant exposé au nord. Il y avait là un important verger de pommiers « grand vent » (et quelques poiriers – les autres arbres fruitiers étaient ailleurs) qu’avait planté mon grand-père. Ce verger a complètement disparu depuis. Et, le long du chemin, trois énormes châtaigniers, qui devaient avoir au minimum 150 ans (voire bien davantage). A noter qu’ils ne sont pas tous morts à l’instant où j’écris ces lignes. Ces châtaigniers étaient des cultivars donc greffés, offrant des châtaignes plus grosses à beaucoup plus grosses que les sauvages. Parmi ces châtaigniers, il y avait le « Saint-Michel » car ses fruits se récoltaient à partir de la fête du saint le 29 septembre. Il s’agit donc d’une variété précoce et c’est sans doute cet arbre qui offrait les plus grosses châtaignes. Comme les arbres étaient gigantesques, ils donnaient d’énormes quantités de fruits et nous en ramassions vraiment des dizaines de kilogrammes sous chaque arbre. Nous allions les ramasser, souvent en compagnie de mes cousins (encore que pas systématiquement) avec mes parents (assez rarement), avec ma tante, mais également avec ma grand-mère et surtout avec une vieille amie (une veille fille) de la famille, que nous considérions comme faisant partie intégrante de notre famille, à la manière d’une grand-tante (elle avait à peu près le même âge que mes grands-parents) et je m’entendais fort bien avec elle. A la saison des châtaignes, elle venait systématiquement habiter quelques jours chez mes grands-parents (elle venait aussi parfois à la maison chez mes parents). Au cours d’une saison, entre fin septembre et peu de temps avant la Toussaint, il n’était pas rare que nous allions 5-6 fois l’an ramasser des châtaignes (sans compter les fois où ma tante et mon oncle y allaient seuls) et il est vrai que nous en ramassions beaucoup et c’était toujours avec un très grand plaisir. Je n’ai jamais craint de me piquer avec les peillons (non local des bogues). A l’époque (années 1970 et peu après le milieu des années 1980), elles se conservaient assez bien. Bien sûr, on en trouvait de véreuses, mais rien à voir avec ce qu’on trouve aujourd’hui où on est incapable de les conserver convenablement plus de 15 jours (je dis ça sans avoir recours à des méthodes particulières de conservation bien sûr). J’ai tendance à attribuer cela (simple hypothèse) notamment aux changements climatiques qui favoriseraient de manière indirecte certains insectes.
Cette année, nous en avons ramassé quelques-unes dans le jardin et le chemin creux du château de la duchesse mère, mais également au bout de la digue de l’étang du dragon terrassé, sous un châtaignier planté il y a pile dix ans et acquis par l’intermédiaire de l’ex pépiniériste de frère de Fromfrom. C’était pour ainsi dire la vraie première récolte substantielle. On est cependant très loin des géants de mon enfance.





































































