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Cornus rex-populi

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22 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (6)

La colline éternelle de Vézelay où trône la basilique Sainte-Marie-Madeleine paraît être également un des « hauts-lieux » en Bourgogne. Après s’être renseigné par téléphone à l’office de tourisme au sujet de la problématique des personnes ayant du mal à se déplacer, nous avons appris que l’on pouvait monter en haut en voiture. Une fois sur place, on a voulu nous barrer l’accès, non pas pour des raisons que l’on aurait pu craindre, mais parce qu’un tournage était en cours de « Des racines et des ailes ». Nous sommes quand même parvenus en haut et visiblement tout le monde peut y aller. Par ailleurs, il existe aussi une navette depuis le bas, ce dont on ne nous avait pas parlé.

Notre dernier passage remontait déjà à juillet 2013 (voir ici). Depuis, il y a eu une campagne de restauration qui vient de s’achever. Cela a notamment concerné des toitures du chevet et la crypte (dégagement du sol, restauration des peintures sur les voutes et des reliquaires et de leur « niche »). Cette fois-ci, je poste moins de photos.

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Nous sommes allés pour la première fois au musée de l’œuvre de Viollet-le-Duc (les heures d’ouverture ne le rende pas toujours facile d’accès) qui présente les œuvres originales déposées lors du chantier de restauration de l’architecte alors âgé de 26 ans (1840) ! On remarquera d’évidentes similitudes avec les sculptures des chapiteaux de la cathédrale d’Autun, en particulier les drapés, certaines attitudes de personnages et la représentation des démons. Ceci est mon interprétation grossière très personnelle et n’a évidemment rien de scientifique.

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22 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (5)

En allant au Mont Beuvray, passage par La Grande-Verrière où j’aperçois, probablement pour la première fois, le Château du Vouchot (XII-XVe s., reconstruit au XVIIIe s., remanié au XIXe s.), proche de l’église (car il existe bien d’autres châteaux sur la commune). Il ne se visite pas.

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Puis nous sommes allés visiter le musée de Bibracte.

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La présentation des œuvres, la muséographie a notablement et heureusement évolué depuis notre précédente visite (2006 ?). L’ancien aménagement du musée était scandaleux : cartographies « stylées » mais imprécises voire carrément illisibles, audio-guides automatiques se déclenchant de manière chaotique, vitrines inaccessibles si on a une taille inférieure à 1,70 m, accueil très approximatif… A présent, toutes ces critiques sont levées et le musée est bien plus riche qu’auparavant, avec beaucoup d’explications sous différentes formes (audio-guide toujours mais fonctionnel, mais aussi nombreuses interviews vidéo de divers spécialistes disséminées dans le musée, panneaux explicatifs). En revanche, les pièces archéologiques et les œuvres d’art ou artisanales originales ou locales sont très rares. Il s’agit le plus souvent de copies ou de pièces prêtées par d’autres musées. J’ai été néanmoins assez surpris à l’entrée que l’on nous dise que les photos étaient autorisées pour un usage privé, mais que les partages sur les réseaux sociaux ne l’étaient pas. J’imagine néanmoins que cela dépend de la nature des photos. J’ai fait très peu de photos et celles que je possède ne sont pas terribles à cause des mises sous vitrines systématiques. Évidemment, le musée est principalement consacré aux peuples gaulois un peu avant la conquête romaine (et un peu après), aux oppida, à l’urbanisme gaulois, à l’art et à l’artisanat et autres métiers, aux constructions, à la vie de la population… Mais comme les fouilles du site se sont intéressées aussi aux monuments postérieurs à l’occupation gauloise et gallo-romaine, on parle aussi au Couvent des Cordeliers construit à partir du XVe s. et dont il ne restait pratiquement aucun vestige visible. Je ne pouvais pas partir sans faire cette photo de cloche de 7 kg (bronze et fer) de 1634.

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Nous avons été frustrés en sortant du musée, peu après 17 h 30, de constater que le bar d’à côté était déjà fermé (alors qu’à l’accueil du musée, on nous invitait à nous y rendre). De qui se moque-t-on ? Alors que le musée ferme à 18 heures, on n’a pas le droit d’aller boire un coup après ? Nous n’avons pas été les seuls à trouver dure cette sécheresse imposée. Nous avons ensuite gagné le sommet où un groupe de scouts m’a interpelé (ce n’est pas la première fois que j’en vois là-haut). Pour diverses raisons, je n’aime pas le scoutisme, mais j’ai néanmoins répondu de manière correcte. En redescendant en voiture, nous avons croisé un jeune scout qui montait seul à vélo, visiblement très attardé et épuisé. Je peux me tromper, mais voir cela m’a conforté dans mon aversion : où est l’entraide, la solidarité ?

19 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (4)

Et un petit complément aux Hospices de Beaune.

Tenture saint Éloi, début du XVIe s., tapisserie (laine) de Flandre.

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Parement de l’autel de l’Agneau Mystique, 1462-1470, tapisserie (laine).

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Tenture saint Antoine, 3e ¼ du XVe s., tapisserie (laine, argent, or). La fameuse « Seulle étoile », une autre façon de fêter aujourd’hui nos neuf ans de mariage (civil) et de vie commune !

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13 août 2015

Polyptyque anniversaire

Je me suis dit que j’allais lui faire un sale coup à Plume. Puisqu’elle m’accuse régulièrement, à juste titre, de montrer trop d’œuvres en une seule fois au retour d’un musée visité, j’adopte cette fois l’option inverse : il n’y en aura qu’une ! Mais quelle œuvre. Les photos ont été prises sans trépied et ont été géométriquement redressées. J’ai presque systématiquement conservé les cadres de chaque volet (sauf pour les agrandissements), ce qui ne facilite pas les choses. Certains panneaux possèdent davantage de reflets peu gracieux, mais il nétait pas facile de faire beaucoup mieux. Je pense que l’œuvre apparaît sur ces photos dans les mêmes tons de couleurs que l’on peut voir sur place.

On commence par le recto (semaine) où, outre les donnateurs Nicolas Rolin et Guigogne de Salins, on trouve à la fois un saint Sébastien et une Annonciation. Que demande le peuple ?

On poursuit par le verso (dimanches et jours de fêtes).

Bon anniversaire, Plume !

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7 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (3)

Comme nous repartons incessamment pour de nouvelles aventures, je ne fais qu’un résumé. Chacun peut s’essayer aux devinettes (une seule photo par lieu). Il y a du très facile et du très difficile.

Sinon, il faudra rester attentif cette semaine, car une publication est prévue.

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7 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (2)

Parmi les incontournables bourguignons figurent les Hospices de Beaune. Nous ne pouvions pas y échapper. S’il n’y avait pas eu la chaleur accablante (sans doute toute relative pour des Méridionaux), cela aurait été un plaisir. Beaucoup de monde, mais pas la foule que l’on peut y rencontrer certains jours. Personnellement, ce qui m’attire le plus, c’est la cour intérieure avec les ailes à l’architecture flamande et aux tuiles vernissées si connues, la salle des Pôvres (dans laquelle il y a toujours trop de monde) et le Polyptyque du Jugement dernier de Rogier van der Weyden, lequel était moins pris d’assaut que la dernière fois où nous étions allés le voir (ici).

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Je rappelle que le bâtisseur des Hospices de Beaune, avec son épouse Guigone de Salins, n’est autre que le chancelier Nicolas Rolin (1376-1462) à l’époque du duc Philippe le Bon. A l’époque, on peut considérer grossièrement qu’un poste de chancelier équivalait à celui de Premier ministre. Cet autunois était par ailleurs immensément riche. Lors de notre précédente visite, Fromfrom et moi, pas encore mariés, fîment notre la devise des deux époux bâtisseurs : « Seulle étoile » ou « Ceule étoile » qui figurent  les murs ou sur les tomettes au sol.

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D’autres photos du Polyptyque plus tard.

1 août 2015

Voyage de la duchesse mère en Bourgogne (1)

La duchesse mère nous ayant accompagné jusque chez la sœur et émule de Rome, il était question de faire un petit tour de la ville. Je me suis pas mal retenu pour appuyer sur le déclencheur de l’appareil photo, tant j’en possède déjà une collection significative. Au programme :

  • les remparts médiévaux
  • le théâtre romain intra muros
  • la porte romaine Saint-André, la plus complète, mais également la plus restaurée
  • la porte romaine d’Arroux, la plus épurée
  • la cathédrale Saint-Lazare, forcément avec son tympan, ses chapiteaux et autres bricoles que je ne présente plus

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  • le temple dit de Janus, avec de nouveaux chantiers de fouille à proximité (ça, c’est sympa)

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  • le grand séminaire d’Autun (XVIIe s.), le plus grand de France à l’époque, actuellement lycée miltaire, et qui fut aussi petit séminaire, hôpital, prison et école de cavalerie

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  • les remparts romains auxquels s’accole la tour des Ursulines (XIIe s.), vestige du château Riveau
  • la pierre ou pyramide gallo-romaine de Couhard dont la dégradation est repartie (il y avait eu un mieux significatif suite à des travaux dans les années 1990). Je n’arrive pas à comprendre pourquoi on ne fait pas un minimum d’entretien courant pour éviter les dégradations, en empêchant par exemple les arbres de pousser sur les flancs. A côté, un jardin bio (permaculture) pédagogique. Je n’ai pas aimé l’image véhiculée par ce jardin : pas trop mal pour son organisation et son agencement, mais malgré les nombreux panneaux en faisant la promotion et annonçant nombre de stages de jardinage, un état d’entretien lamentable. Pourtant, le jardin est assez récent et la plupart des massifs sont gravement envahis de Convolvulus arvensis L. (Liseron des champs). Il ne faut pas être un grand jardinier pour savoir que c’est une catastrophe, à la fois pour espérer quelque chose du potager et pour l’image calamiteuse donnée au bio et aux bénévoles de l’association qui immanquablement vont passer pour des branquignoles, des rigolos, des écolobobos… La sécheresse de cette année n’explique pas le problème, il y a là un grave déficit d’entretien et en voyant cela, aucun discours bio ne peut être crédible. Si j’étais eux, la seule solution serait de ne surtout plus communiquer sur ce jardin et de remédier de manière musclée au problème, ce qui ne sera pas facile, j’en conviens, vue l’intensité du problème. Le désastre constaté n’est pas arrivé en quelques semaines, il devait déjà largement préexister l’an dernier.

 

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28 juillet 2015

Retour

Nous sommes de retour pour quelques temps. De retour des ruines de Rome ou d’une partie de surf-casting ?

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10 juillet 2015

Brèves cornusiennes (47)

La duchesse mère est arrivée hier en vue de nous accompagner au siège historique d’un autre duché. Ce soir, nous avons appris que sa maison avait été cambriolée pendant la journée. Apparemment, pas de vol significatif (cest déjà ça), mais le traumatisme est là. Elle voulait retourner chez elle, mais le gendarme qu’elle a eue au téléphone a dit que cela ne servirait à rien. Le fils aîné est là-bas, mais elle se fait du mauvais sang pour lui. Il faut dire qu’il a tellement peu l’habitude de se démerder par lui-même… Je ne ferais pas davantage de commentaire.


Après les tentatives de déstabilisation scandaleuses, le retour à l’absolutisme était plus que nécessaire. Voilà donc, une production piergillienne mise de côté pour le meilleur et surtout pour le pire !

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10 juillet 2015

La star

Dans le quotidien local, comme il ne se passe jamais rien, Fromfrom fait la une de la partie locale et une page complète lui est ensuite consacrée. On voit bien où sont les priorités du journalisme d’investigation quand je compare avec l’article insignifiant dont nous avions été gratifiés suite à notre « colloque biodiversité » qui avait rassemblé près de 500 personnes, et ce pourtant après des campagnes annonçant l’événement et une longue conférence de presse lilloise.

Mais ne boudons pas cet événement planétaire. Il y a eu aussi une demi-page dans l’hebdomadaire local, mais cela n’apporte rien de plus.

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