Nous arrivons à présent dans les thermes de Cluny, plus exactement dans la salle correspondant au frigidarium.



La mosaïque sur laquelle il n’y avait aucune précision.

L’empereur Julien dit l’Apostat. Empire romain, entre 361 et la fin du IVe s. Marbre grec (de Naxos ?).


Huit chapiteaux. Sud-ouest de la Gaule (?), puis Saint-Denis, Ve-VIIe s. Marbre pyrénéen.


Nous en arrivons à la fameuse tapisserie de La Dame à la licorne (début du XVIe s.). Jusque là, j’ignorais qu’il s’agissait d’une série de six tentures (je pensais qu’il y en avait moins). Il s’agit d’une allégorie des cinq sens plus un sixième sens, « Mon seul désir » et qui correspondent aussi aux vertus. J’aime bien les couleurs, fort bien conservée, d’ailleurs. D’après Ouiqui :
Oiseuse, c’est-à-dire l’apparence superficielle, pour la Vue

Richesse, c’est-à-dire une forme brutale d’avidité, pour le Toucher


Franchise, c’est-à-dire une sensation directe et sans tromperie, pour le Goût

Liesse, c’est-à-dire une élévation de l'âme, pour l’Ouïe

Beauté, c’est-à-dire un ravissement de l’âme vers l’harmonie, pour l’Odorat


Largesse, c’est-à-dire la générosité, vertu suprême, pour « Mon seul désir ». Pour moi, la plus belle et sans doute la mieux éclairée.



Et puis, une des (trop) nombreuses interprétations de jeunes artistes au sujet de La Dame à la licorne, qui occupent plusieurs pièces, ici sous forme de bande dessinée par Émile Bravo. C’est complètement idiot, mais cela m’a cependant fait sourire. Fromfrom n’a pas aimé. Cliquer pour agrandir.


A suivre.