Vite, les vacances !
Depuis quelques temps, plein de choses ne vont pas comme je le voudrais dans mon travail. Je n’ai pas le temps de me poser, d’entrer vraiment au fond des choses dans les tâches ou les missions qui me concernent. Je suis sans arrêt dérangé par des problèmes à résoudre dont je ne devrais pas m’occuper personnellement (elles devraient se régler à un niveau hiérarchique soit supérieur soit inférieur, et parfois cela ne fait pas partie de mon travail). J’ai aussi à m’occuper de choses urgentes non prévues au départ sur lesquelles on est très attendu et qui auront des conséquences importantes à la fin. Du coup, certaines de mes activités propres en pâtissent sérieusement et qu’on le veuille ou non, cela me stresse. Il me reste deux jours de travail dans l’année et j’ai des tonnes de travail qui n’ont pas avancé.
J’ai un collègue de mon âge d’une extrême maladresse sur le plan des relations humaines qui adopte un comportement qu’un adolescent aurait dépassé depuis longtemps. Et puis il me rend des rapports non conformes à mes prescriptions maintes fois répétées. Du coup, je réagis de façon officielle comme dernier rappel à l’ordre avant la sanction. Ce rappel provoque une longue polémique qui finit par s’épuiser fautes d’arguments. Je me rassure, mais je perds encore du temps.
Nous allons recruter un nouveau salarié au sein de mon service. Cela devrait en principe me soulager en partie, sauf que nous allons à la pêche au mouton à cinq pattes au niveau compétences, expérience et qualités humaines. Personnellement, je ne rêve pas trop. Enfin, nous verrons bien.
Je suis inquiet de ce qui arrive à S., même si je reste persuadé que la réalité de ses compétences éclatera en plein jour et fera taire les brochettes de nuls qu’elle doit subir.
Je suis miné par le fait que les revêtements muraux que nous avons refaits début septembre, moyennant une folle énergie, sont en train de tomber en ruine, par le fait qu’il y a des fuites sur le toit et que tout cela va encore nous coûter des fortunes et que nous n’avons pas les moyens de faire autre chose que des replâtrages de fortune.
Ceci dit, je suis en vacances dans deux jours. Et dès samedi, je pars en compagnie de la personne la plus importante et adorable qui soit, S. La Bretagne nous ouvrira ses bras durant une semaine avant de diagonaliser vers les lieux de mon enfance. De quoi, je pense de relativiser ou de mettre entre parenthèse tout ce qui précède, et cela ne sera pas un luxe.












































