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Cornus rex-populi

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1 juillet 2023

Brèves cornusiennes du samedi 1er juillet 2023

Ma tante (la sœur de mon père), 84 ans, qui habite une maison individuelle près de Valence, est tombée mercredi dans son jardin en se cassant le genou droit et le poignet gauche. Elle n’a été opérée que ce samedi après-midi. Les nouvelles sont rassurantes.


Un « jeune » collègue et ami de mon père (que je connais bien, ainsi que Fromfrom) s’est séparé de son épouse fin 2020 (après 15 ans de vie commune environ et un mariage peu ancien). C’était un remariage car chacun d’entre eux avaient eu des enfants de précédentes unions. Depuis, il n’avait pas de nouvelles, il ne répondait jamais au téléphone. En revanche, l’ex-épouse avait continué d’entretenir de bonnes relations avec mon père. Pour l’enterrement de ma mère, il est venu à la cérémonie et a disparu aussitôt après la sortie de l’église. Jusqu’à hier, j’ignorais que mon père avait refusé que les personnes qui le connaissent l’informent du décès de ma mère. Mais… Hier, mon père trouve un message (non posté) de lui dans la boite aux lettres, comme des excuses et lui était furax qu’il n’ait pas sonné alors qu’il était présent à la maison toute la journée. Il me raconte ça et me répète qu’il ne veut pas l’appeler. Alors je l’ai engueulé, en argumentant. Quand on a subi une séparation douloureuse, quand on a « fait le mort » pendant des mois voire plus, il n’est pas facile de « revenir ». Il était évident qu’il voulait renouer le contact. Mon père a fini par comprendre et l’a appelé et il a bien sûr répondu car il était évident que c’était son objectif. Un rendez-vous est pris la semaine prochaine. Mon père est une tête de cochon et peut être impressionnant de froideur ou de vacherie, mais il sait aussi tourner la page.

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26 juin 2023

Dompter les appréhensions

Mon commentaire hier soir sur la note de Plume au sujet de l’AVC de son frère m’a rappelé certaines choses qui montrent le besoin de se soigner pour ne pas risquer le pire, comme on le voit trop souvent. Et parce que quand on est mort, on n’a besoin de rien ! Cela étant, je ne néglige pas certaines difficultés et je n’en suis pas moi-même totalement exempt.

Avoir conscience de ses « problèmes » vis-à-vis de la maladie et de la fréquentation des établissements médicaux est déjà une première approche afin de tenter de dompter ses appréhensions. Pour ce qui me concerne, j’ai eu des souvenirs pas géniaux pour avoir fréquenté des hôpitaux ou maisons de retraite. Quand j’étais enfant, j’ai été impressionné négativement par les hôpitaux immenses et froids imprégnés d’une odeur mêlant le chlore, l’éther et un je ne sais quoi en plus, typique de l’ensemble des établissements... et que je retrouvais parfois imprégnée dans les vêtements de ma mère revenant de son infirmerie de l’usine. Cette odeur âcre, elle n’existe plus dans les hôpitaux depuis plus de 30 ans et c’est une bonne chose. Cette odeur à elle seule et le contexte de l’hôpital me suffisaient pour refuser d’accompagner mes parents dans ces lieux. Je me souviens aussi d’une visite épouvantable dans un hôpital de Dijon où mon grand-oncle resta quelques semaines à peine après la découverte de son cancer et la mort qui le terrassa en peu de temps. Je l’aimais beaucoup ce grand-oncle pour son originalité, sa douceur, son caractère enjoué. Le voir aussi subitement en mauvais état m’avait sidéré... c’était il y a 40 ans et l’odeur de mort était encore là.

Il y eut la maison de retraite où travaillait ma mère. J’avais esquivé le plus possible la section médicalisée, mais là aussi, une belle horreur (des vieux qui agonisaient très lentement pour certains), malgré un bâtiment assez récent (j’étais entré une seule fois).

Il y eut la maison de retraite (non médicalisée, donc un moindre mal) d’une grande amie de la famille (de mon grand-père maternel) et que j’appréciais beaucoup (elle avait passé plusieurs séjours à la maison). Quand je la vis entrer dans son petit studio dans un établissement à la campagne m’avait donné l’impression qu’elle entrait dans une cellule de prison dans l’attente de la mort.

Il y eut ma grand-tante morvandelle, dans une section de l’hôpital d’Autun où sa visite m’avait traumatisé et ça, c’était il n’y a pas si longtemps (2006-2007) car je l’avais vue comme figée, diminuée de sorte que bien qu’ayant eu l’occasion d’aller la voir une fois avant son décès, j’avais catégoriquement refusé (Fromfrom pourrait en témoigner) et j’ai une forme de culpabilité par rapport à ça.

D’un côté plus positif, j’avais vu ma grand-mère maternelle quelques semaines avant son décès (début 2001) dans un contexte beaucoup plus favorable car le bâtiment était neuf alors que l’hôpital d’Autun six ans plus tard était un vieux machin. Je pense que la modernité des locaux, au moins à l’intérieur est important pour moi pour que je me sente mieux.

En 2000, il y eut mon propre séjour aux urgences de l’hôpital post-piqûres de guêpes où j’avais apprécié être mis dans une chambre à plusieurs lits où j’étais seul. Cela n’avait pas empêché le lendemain matin d’entendre des râles / hurlements épouvantables d’une vieille qui avait perdu la tête.

En 2001, mes séjours pour la désensibilisation à l’hôpital de Tours où je fus agréablement surpris par la disponibilité et la gentillesse du personnel. Cela tient en partie aux personnes, mais c’était aussi une question liée au service mêlant l’allergologie et la pneumologie où l’on soigne pas mal de cancers... Je ne reviens pas sur le dévouement du personnel pressurisé.

En 2008, il y eut la polyclinique près de Dunkerque où séjourna Fromfrom. Là-bas, pas de problème : modernité et je n’avais croisé personne (mais c’est justement là que résidait probablement le vrai le problème).

En 2018, mon père en soins continus (intensifs) : pas de soucis car le côté « high tech » l’emportait et le personnel aux petits soins. En revanche, je ne cache pas le fait que nous avions pensé au pire en termes de survie, car la débauche de soins et d’appareils est à la fois inquiétant et rassurant.

En 2018 toujours, la grande rigueur rassurante de l’hôpital où se trouvait la duchesse mère à Rennes. En revanche, une impression d’usine à opérations du cœur à la chaine en voyant dans le service toutes ces personnes, parfois jeunes, avec un pansement typique en long sur le sternum.

Cette année, ma mère s’est retrouvée dans le même établissement que mon père mais en gériatrie. Je pensais y trouver des choses assez épouvantables car mon père qui y était passé un temps en 2018, avait dépeint une situation assez apocalyptique, à cause de vieux qui dans la majorité avaient perdu la tête et qui étaient dépendants. Pour lui, à l’époque, être changé de service avait contribué à ce qu’il se remette plus vite. Mais en réalité ce service de gériatrie est bien tenu, avec un personnel attentif et sympa, dans le service et au téléphone puisque j’appelais tous les matins.

En définitive, je ne vais pas dire que j’apprécie les établissements hospitaliers, mais que je commence à les apprivoiser. De là à dire ce qu’il en serait pour moi, je ne sais pas, car je n’y suis resté que deux fois moins de 24 heures d’affilée.

25 juin 2023

Fin de printemps

Pour terminer le printemps floral 2023 (photos prises depuis les jardins de B. et de la maison).

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17 juin 2023

Week-end en chanson

Ce n’est pas un scoop, je poste les chansons en lien diffusées lors des obsèques de ma mère qui n’ont pas une tête d’enterrement. Il m’arrive de chanter la première, non pas parce que ce fut un tube avant Ioutube, mais parce que je l’aime bien.

 

 

 

Et pour rappel, à l’entrée de Fromfrom dans l’église de la Lande à genêt, il y avait eu ça.

 

Je pars, seul, en train de nouveau (voiture néanmoins réparée à prix d’or et soi-disant remisé) en tout début d’après-midi à RdG dans la perspective de voir le notaire lundi matin avec mon père. Fromfrom, elle, a kermesse ce dimanche.

13 juin 2023

Je m'amuse aussi

Depuis trois semaines, moi aussi, je m’amuse. Je teste la version beta de Photoshop. Même si l’intelligence artificielle était déjà présente depuis quelques années dans ce logiciel (ou son pendant, Lightroom) comme pour le détourage du ciel et son remplacement, la détection des visages, des personnes et plus récemment la détection des sujets, fonds, les détails de certaines parties physionomiques des personnes… Mais à présent, on passe à la vitesse supérieure puisque à présent, le logiciel est capable d’effacer des éléments dans une image et de reconstituer le fond en arrière de manière réaliste (avant, c’était aussi possible, mais c’était très grossier ou si on voulait que cela rende bien, c’était particulièrement fastidieux).

Voici un premier exemple avec cette photo du cloître de l’abbaye de Noirlac. Il s’agit dans l’ordre de la photo 2021 brute puis traitée selon mes habitudes puis après avoir effacé les éléments indésirables (barrières, goulotte, câble…). Effacer ces éléments avec les versions officielles des logiciels actuels aurait pris des heures et beaucoup de motivation. Ici, cela prend deux ou trois minutes, voire moins.

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Autre exemple, la maquette au château de Pierrefonds (visite il y a quelques semaines) où les personnes et barrières ont été retirées après avoir débruité l’image avec l’intelligence artificielle sous Lightroom (bien plus puissant que le débruitage classique).

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Mais on peut aller plus loin. De cette photo de Fromfrom prise au Hénan il y a quelques années, on peut changer de fond (ça c’était déjà facile en principe mais là, c’est de l’intelligence artificielle donc pas directement une photo existante mais un mélange reconstitué après que j’eusse demandé de générer une « tropical rain forest » (le logiciel ne comprend que l’anglais pour l’instant). Ensuite, j’ai demandé de changer la robe de Fromfrom (bras modifié au passage).

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Dernier exemple : je suis parti d’une page blanche et j’ai demandé un paysage de la Loire avec forêt alluviale de saules blancs et peupliers noirs et grèves de sable en été. J’ai ensuite demandé d’ajouter une barque en bois (pas celle que j’aurais voulu, je n’ai pas pu y arriver) et un cormoran dans le ciel.

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Tout cela est hallucinant car c’est désormais quasiment à portée de tout le monde. Les photomontages existent depuis le début de la photographie, mais là, cela devient un jeu d’enfants et ce n’est qu’un début. Accélération de la désinformation, de la manipulation ?

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11 juin 2023

Suites

La cérémonie puis l’enterrement proprement dit avaient lieu mardi. Mon père n’avait pas voulu traîner et moi non plus. En lien avec mon oncle et ma tante, mon père avait décidé de certaines dispositions pour la cérémonie. On voulait que j’aille la veille au matin avec les personnes chargées de la cérémonie (des bénévoles, pas de curé). Moi, je n’en avais pas envie car pour moi, les références au « Seigneur », « Dieu » ou autres, c’est juste pour rire et en plus, j’avais deux réunions en visio avec des collègues. Alors c’est Fromfrom qui s’y est collée avec mon oncle et ma tante. Alors qu’ils devisaient, mon père a reçu un appel du marbrier disant que les étagères à l’intérieur du caveau familial (où se trouvent mon grand-père, décédé en 1983 et ma grand-mère, décédée en 2001) se sont effondrées du fait d’une piètre qualité de ciment. Bref, il faut réaliser des travaux en urgence et opérer une réduction des corps, non pas pour gagner de la place, mais pour pouvoir poser de nouvelles étagères. Mais cela nécessitait la signature d’un papier en urgence de la part de ma tante, seule survivante par rapport à ses parents. Ce qui fut fait.

Lundi après-midi, après les courses pour prévoir une petite collation pour les amis, voisins et une partie de la famille, mon père a voulu aller au salon funéraire avec mes oncle et tante. Je n’avais aucune envie de voir ça, mais c’est moi qui ai ouvert la porte (avec code) et j’ai entraperçu dans la pénombre le corps de ma mère. Le côté cocasse est que ce salon funéraire (il y en a trois en tout) porte le nom d’un célèbre compositeur et pianiste d’origine polonaise et c’est le nom de naissance de la duchesse mère. Le lendemain, les pompes funèbres nous attendaient à 14 heures et je n’ai pas voulu non plus assister à la « mise en boite » (sans doute le plus terrible à voir pour moi).

Je n’ai pas voulu lire pendant la cérémonie, ni mon oncle (qui a pourtant largement pratiqué l’exercice il y a quelques années) ni ma tante. Seule Fromfrom s’y est collée avec une certaine émotion. Mon père avait refusé tout éloge funèbre et il a eu bien raison. Il avait choisi le passer deux chansons de Jean Ferrat (une au début) et une à la fin, mais il a fallu en ajouter une troisième et on a retenu Isabelle Aubret comme interprète.

La cérémonie à l’église a finalement attiré beaucoup plus de monde que je ne l’aurais imaginé. Outre l’avis dans la presse, mon père avait prévenu quelques personnes et cela a essaimé parmi l’entourage familial et amical, mais aussi des anciens collègues de travail de mes parents, en particulier de l’usine. A vrai dire, j’ai été agréablement surpris et ému de voir autant de monde. Deux des amis de Saône-et-Loire (A.) étaient là.

Nous sommes rentrés jeudi après-midi. Le reste du temps, nous l’avons passé à commencer beaucoup de démarches pour les retraites, pour l’APA, pour le notaire, pour le fisc… C’est dingue.

De mon côté, la convention collective accorde trois jours à l’occasion du décès de ses parents ou beaux-parents. Pour Fromfrom, elle n’a droit à rien, alors que le code du travail accorde un jour minimum. La convention collective des personnels non enseignants de l’enseignement privé accorde trois jours et les fonctionnaires de l’Éducation nationale peuvent avoir aussi trois jours si c’est loin, mais cela semble à la tête du client. Fromfrom va faire intervenir le syndicat voire l’avocat du syndicat, parce qu’il est bien entendu inconcevable que même le code du travail ne soit pas respecté. Pour être néanmoins en règle, elle a pu avoir un arrêt maladie auprès du médecin de mon père. C’est une vraie histoire de fous !

Je retourne en train chez mon père le week-end prochain pour aller voir le notaire… le lundi.

Si nous sommes rentrés jeudi (il y avait moyen de rester jusqu’au week-end, c’est parce qu’il était prévu que l’on pose un stimulateur cardiaque à mon père vendredi. L’affaire est allée vite depuis la visite chez le cardiologue il y a moins d’un mois. Cela s’est bien goupillé par rapport aux obsèques de ma mère. L’intervention s’est bien passée, il a été libéré ce dimanche en fin de matinée. Seulement, il est prévu une autre intervention prochainement pour poser une valve (je ne sais pas encore). J’espère que mon père pourra passer un séjour avec nous à A. en juillet, mais la question reste posée.

3 juin 2023

Ma mère (fin définitive)

Ma mère (Saint-Martin-la-Plaine, 25 mars 1935 – Saint-Chamond, 3 juin 2023)

Incontestablement une forme de soulagement car depuis dimanche, elle ne cessait de sombrer. Jusqu’à hier, elle n’avait pas souffert.

À l’âge de 80 ans, elle était encore bien. Photo prise à Saint-Prix (Saône-et-Loire) le 8 mai 2015.

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2 juin 2023

Devinette

Où étais-je donc entre mardi et jeudi ? Comme indices, voici ces trois photos et cette affirmation : « ce n’est pas dans le Nord ».

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29 mai 2023

Ma mère (4 et fin provisoire) : ce qu’elle fut

Un dernier épisode (pour le moment) avec des éléments un peu mis en vrac...

Ma mère n’était pas une personne délicate. Fille de paysans dans des terroirs pas très productifs et pentus malgré des altitudes relativement modestes, les conditions de vie étaient assez rustiques, mais pas pires que dans bien des endroits. Née en 1935, elle n’a pas vécu que les moments faciles pendant la guerre, comme beaucoup de monde à l’époque. Mon grand-père était prisonnier en Allemagne pendant toute la durée du conflit et il n’était pas évident pour ma grand-mère de faire tourner une exploitation (polyculture, élevage) avec deux filles en bas âge. Même après la guerre, les choses n’étaient pas faciles d’autant que mon grand-père, n’a jamais opté pour la mécanisation. Sans la guerre, il l’aurait probablement fait, mais après le conflit, ses ardeurs à se moderniser ont été coupées. Ma tante, de trois ans la cadette de ma mère, s’est dirigée vers la paysannerie et ma mère fut un temps aide à la ferme, eut quelques cours de « ménagère » avant de s’émanciper quelque peu, presque tardivement, en réussissant le concours d’entrée à l’école d’infirmières. Cela n’a pas été facile pour elle dans un premier temps, car elle faisait partie de la minorité de celles qui n’étaient pas passées par la case baccalauréat. Elle fit donc ses études à l’école d’infirmières de Saint-Chamond, dirigée par des sœurs et où elle restait toute la semaine. Son diplôme en poche, ses premières années d’exercice furent surtout consacrées à un « asile de vieux » au Chambon-Feugerolles. Je sais que ce ne furent pas des années faciles car les conditions de travail n’étaient pas évidentes et elle était quelque peu isolée. La plus grande partie de sa carrière, elle la passa à l’usine dans le cadre de la médecine du travail et c’est là qu’elle rencontra mon père. Là, elle avait pour ainsi dire deux patrons : son employeur (usine de métallurgie : forgeage de grosses pièces, entre autres) et le médecin de ville qui passait tous les matins à l’usine. Ma mère n’était pas une personne délicate ni une bourgeoise. Toutefois, avec son éducation catholique (même si son père n’était pas croyant ni aligné), elle devait être encore une personne assez « docile » et peu encline à revendiquer ses droits. La fréquentation de mon père l’a changée et l’a amenée à se défendre. Le premier médecin en contrat avec l’usine était un ancien combattant de la Grande guerre, déjà très vieux dans les années 1960 et en décalage complet avec son époque. Ainsi, il était habillé à l’ancienne avec une forme de redingote, de faux cols et fausses manchettes de chemise. Et il voyait la tuberculose partout alors qu’elle avait énormément régressé. Toutefois, cet homme suranné et dépassé était une bonne personne. Mes parents (et moi aussi durant trois bonnes années) habitèrent le même immeuble que lui. Ensuite, il y eut un médecin plus jeune, mais autoritaire voire cassant et qui sut profiter largement du système en étant grassement rémunéré. Des « mises au point » furent faites aussi avec certains responsables de l’entreprise qui essayèrent d’emmerder ma mère, mais mon père était là, avec l’appui du syndicat, si besoin (à l’époque, le patron se méfiait). Je me souviens vaguement de quelques-uns de ces épisodes. Elle travailla par la suite avec d’autres médecins à la page et d’abord très sympathiques. Un en particulier qui, à la fin des années 1970, traquait partout l’amiante, plus de vingt ans avant que l’État ne s’en soucie enfin.

En 1983, après la réduction drastique des effectifs dans l’usine, elle fut licenciée car une infirmière n’était plus obligatoire. Elle fit quelques remplacements dans différents établissements avant d’être embauchée comme contractuelle dans une maison de retraite gérée par la commune dans une ville voisine. Elle y restera les douze années suivantes, avant sa retraite. Les conditions de travail, bien différentes de celles des années 1950-60, n’étaient néanmoins pas optimales car l’infirmière chef était de la vieille école, quelque peu radine. La directrice de l’établissement s’en moquait royalement et le maire n’était pas contre le fait de faire des économies de bouts de chandelles. C’est ainsi qu’outre sa faible rémunération elle ne put pas bénéficier du matériel adéquat ni des consommables qui commençaient  déjà à exister à l’époque (et qui sont la norme de nos jours, comme s’ils avaient toujours existé). Par ailleurs, le personnel embauché n’était pas toujours à la hauteur, parfois sous-qualifié, sans les diplômes requis et d’un niveau scolaire de base non maîtrisé. Je me souviens de la fois où ma mère avait laissé des consignes écrites pour des médicaments en écrivant un truc du genre « ¼ de comprimé » et la jeune femme n’avait jamais entendu parler de ce genre de fraction. Une des choses qui l’épuisait le plus, c’était de bouger les malades, en particulier les grabataires du lit au fauteuil ou autres, alors qu’il n’y avait aucune aide mécanique et que la majorité de ses collègues avaient « autant de force qu’un pouillot ». Dans le cadre de son travail, ma mère était précise, incisive, entraînante et efficace. Ce n’était pas forcément facile de s’en rendre bien compte, mais plusieurs témoignages depuis 2018 de la part d’aides-soignantes et d’infirmières qui ont travaillé avec ma mère dans leur jeunesse viennent le confirmer. Mieux, elles appréciaient travailler avec ma mère plutôt qu’avec les autres qui étaient un peu molles, pas participatives et pas suffisamment organisées et rigoureuses. Je peux enfin ajouter que ma mère était une « piqueuse » réputée. Je ne parle pas des piqûres simples que n’importe quelle andouille réussirait, mais de certaines intraveineuses, prises de sang, poses de perfusions, notamment chez les personnes qui « n’ont pas de veines ». Elle était systématiquement appelée quand les autres ne réussissaient pas. Le fait d’appeler quelqu’un d’autre après deux échecs est classique. Mais elle, elle ne ratait pas ou du moins pas deux fois de suite !

Alors qu’elle était encore en activité, elle voulait aider dans des associations plus ou moins humanitaires (au moins une en tout cas), comme elle l’avait fait durant les années 1980 dans le cadre d’un jumelage de la commune avec une ville du Mali. Par exemple, elle s’occupait de collecter et trier des médicaments et il y avait du boulot car les gens apportaient des trucs entamés ou périmés. Ce genre de choses n’existe plus de nos jours ou plus sous cette forme. Ma mère avait laissé tomber quand le responsable (de l’association ?) avait cessé son activité (tombé malade) et parce que les autres ne tenaient pas la route. Une fois, à la retraite, elle aspirait à la paix et à se reposer et elle n’a rien fait de particulier dans ce domaine ni dans aucun autre. Elle n’a jamais su faire d’activités extra-domestiques. Toutefois, quand elle était en pays éduen, à la belle saison, elle passait de nombreux après-midis à se balader à vélo sur l’ensemble des petites routes du plateau d’Antully, qu’elle avait fini par connaître comme sa poche et pourtant, il y a de quoi faire. Elle marchait encore pas mal. Mais après 70 ans, ce fut complètement fini, elle ne pouvait plus (mal aux jambes dont les hanches, souplesse insuffisante…).

Ma mère n’a jamais été une grande lectrice, en particulier de romans. Toutefois, il y a eu des périodes où elle lisait pas mal de périodiques, en particulier deux revues d’infirmières pour lesquelles elle avait été longtemps abonnée et dont elle avait conservé tous les numéros au garage avec l’idée d’aller s’y replonger. Elle lisait aussi les revues auxquelles étaient abonnées ma grand-mère puis ma tante (La Vie et Les veillées des chaumières). En 1986, mes parents m’avaient abonné à la revue mensuelle « Science et vie » et je le suis toujours 37 ans après. Jusqu’en 2018, je lui rapportais toujours mes anciens numéros et elle les dévorait, en particulier les articles ou les numéros spéciaux consacrés à l’astronomie ou à l’astrophysique. Elle s’achetait d’ailleurs quelquefois des magazines traitant d’astronomie. Pour son départ en retraite, ses collègues lui avaient acheté une lunette astronomique. Elle s’y était intéressée au départ, mais la qualité, insuffisante, de l’engin avait de sérieuses limites (ce type de matériel optique doit être très qualitatif et est donc très cher, sinon, c’est rapidement décevant, ce qu’ignoraient ses collègues et mon père qui avait été mis dans la confidence).

Ma mère était une cuisinière assez ordinaire, mais il y a quelques plats qu’elle réussissait très bien, ainsi que certains desserts. En particulier, elle réussissait très bien le civet au lièvre. Et elle faisait des pâtisseries d’assez bonne tenue. Et un petit peu sur le tard, elle faisait une excellente pâte semi-feuilletée pour ses diverses tartes aux fruits.

Lorsque j’étais enfant, elle était assez exigeante sur le ménage, mais au fil du temps, elle s’en soucia de moins en moins, au point de ne plus y attacher d’importance (je ne parle pas de la période récente).

Je l’ai dit, elle n’était pas délicate et avait une certaine force et une bonne endurance physique. Les années après que mon père eut conclu le viager du dragon terrassé (il ne connaissait pas encore ma mère), il y eut énormément de travaux à faire, d’autant que le régisseur de mon arrière-grand-tante ne faisait rien et mes parents n’avaient absolument pas les moyens. Il fallut après 1965 réparer la digue de l’étang qui fuyait comme un panier (cela se voit sur une photo aérienne de 1963), débroussailler à la main (serpe et vonge = goyard = croissant) la digue puis la zone qui le sépare de la prairie de sorte qu’il a fallu attendre au moins 1978 pour rendre de nouveau l’étang visible depuis la maison (et cela, je vous assure que cela n’a pas de prix). Ma mère a traîné des branches en n’en plus finir pour faire des feux. Plus tard, elle apportera une large contribution pour dégager à plusieurs reprises les épicéas plantés entre 1968 et 1970 (une belle ânerie d’ailleurs, il aurait mieux valu ne rien planter – j’ai également participé aux travaux). Il avait aussi fallu retaper les deux maisons, dont une était une véritable ruine. Là, ma mère avait moins mis la main à la pâte, mais moi si et encore très jeune, au tout début des années 1980 – que de moellons de béton trimbalés – et jusqu’au milieu des années 1990.

Ma mère a toujours été un peu tête en l’air. Cet aspect, un peu légendaire et dont je suis aussi en partie l’héritier a été un de ceux qui avaient fait que je ne m’inquiétais pas, à tort, de ses pertes de de mémoire. Alors à quand remontent les premiers signes de sa maladie ? En 2016, c’était déjà évident (un sketch de perte de clés qui aurait dû m’alerter). Je pense que me suis laissé à penser que l’âge était le seul responsable « normal » de ses pertes de mémoire et c’est longtemps ce qu’avait dit le médecin. Tout se passait comme si l’âge exacerbait certains penchants naturels du caractère, mais cela ne m’inquiétait pas. Si je remonte beaucoup plus dans le temps, je me retrouve un certain 19 août 2006 avec un autre sketch, celui des chaussures perdues le jour de notre mariage à H. N’y avait-il pas déjà un souci ? À l’époque, j’étais loin de le penser et puis le contexte était très particulier : jour spécial, pas chez elle (maison qu’elle ne connaissait pas…). Je crois pouvoir dire qu’un tourant s’est cependant opéré dans les années 2005-2007 car c’est à cette époque qu’elle a presque entièrement arrêté de conduire. Je me souviens d’un épisode en 2007 où elle nous avait fait très peur en conduisant sur la route de Vézelay. Bon, j’avoue que mon père et moi n’étions pas tendre avec elle et ses erreurs de conduite et ce, de tout temps. Elle n’était pas une très bonne conductrice (conduite heurtée, trajectoire peu progressives) mais n’avait en principe jamais été un danger public (respect du code de la route). Un autre éventuel signe avant-coureur de ses problèmes cognitifs est peut-être la brutalité de certains gestes qui ont commencé à se révéler de manière plus aiguë à cette période. Avant cela, ma mère a toujours été un peu vive dans ses mouvements, ce qui l’a amenée à casser de nombreux objets pas très solides par ailleurs, c’est vrai. J’ai toujours connu ça et je déplore aussi ces fragilités. Mais cela s’est aggravé. Fromfrom n’a connu que cette période après aggravation et cela l’a toujours un peu agacé. L’exemple le plus typique : la façon d’apporter un plat lourd ou imposant sur la table et de faire le service en en renversant presque systématiquement un peu à côté. Bon, cela semble anecdotique et facile à dire a posteriori, mais cela m’apparaît à présent comme assez révélateur. A contrario de ce caractère « tête en l’air », elle avait aussi des formes d’intuitions, de fulgurances d’autant plus surprenantes qu’on pensait, souvent à tort, qu’elle « n’imprimait pas ».

Oui, j’aimais ma mère, y compris par certaines de ses formes d’outrances, son côté décalé, son côté avocat de l’orphelin ou du diable (par pur esprit de contradiction et dont j’ai également hérité). Je l’aimais aussi parce qu’elle se fichait totalement des apparences, du quand dira-t-on. Pour sa gentillesse essentielle. Tout cela s’est atténué petit a petit jusqu’à disparaître totalement ces dernières années. Cela fait longtemps que je n’ai plus vu cette générosité primordiale dans le regard de ma mère lorsqu’elle me considérait. La maladie a détruit tout cela et c’est sans doute ce qui m’aide à faire mon deuil de manière prématurée.

21 mai 2023

Vacances de fin avril 2023 (2 et fin)

Une première photo de l’étang du dragon prise le 21 avril avant qu’on se décide de partir plus tôt pour RDG de manière un peu précipitée. On voit que l’hiver n’avait pas encore totalement cédé la place au printemps, ce qui sera confirmé par la suite.

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Passage à Sainte-Croix (mon père voulait faire un parcours un peu plus entendu en voiture car il craignait que sa batterie soit déchargée). Je ne suis pas un fan absolu de la chartreuse même si le village pris globalement est joli. Je voulais voir le niveau d’eau (bas) de la rivière (Couzon) qui alimente le barrage de RDG qui était loin d’être rempli. Sur le parking, une famille discutait de cette plante et se demandait ce que c’était et j’ai donc fait un court couplet et je fus copieusement remercié.

L’Alliaire officinale (Alliaria petiolata) est une plante herbacée bisannuelle à odeur d’ail de la famille des Brassicaceae (Crucifères, famille du chou…). Cette plante pousse le long des haies, dans les sous-bois et autres lieux frais et ombragés, sur des sols variés mais non acides pas trop secs. Présente dans toute l’Europe, l’Asie occidentale jusqu’en Inde. En France, fréquente partout. Plante médicinale et comestible (ne pas en abuser toutefois). Photo prise au smartphone.

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Grand retour des couchers de soleil dans la direction de l’étang du Dragon terrassé. Deux jours différents.

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Trois photos montrant des chatons mâles d’un Saule cendré ou à oreillettes (S. cinerea ou S. aurita), impossibles à distinguer à ce stade.

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Sinon, un ensemble de plantes prairiales ou forestières. Je mets des mini-descriptifs personnels.

La Primevère officinale ou Coucou [officinal] (Primula veris) est une plante herbacée vivace de la famille éponyme des Primulaceae. Il s’agit d’une plante des prairies et pelouses, zones rocheuses sur sols pauvres, basiques à neutres et modérément secs. Plante présente dans toute l’Europe, le Caucase et la Sibérie. Elle est très fréquente en France, sauf dans le grand-ouest (hormis les Pyrénées atlantiques) et un large pourtour méditerranéen et en Corse. Plante alimentaire et médicinale.

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La Primevère élevée (Primula elatior) est une plante herbacée vivace de la famille éponyme des Primulaceae. Il s'agit d’une espèce forestière, des haies, des prés ombragés, sur des sols plutôt argileux et non acides. Elle est très fréquente en France, sauf dans le grand-ouest (hormis les Pyrénées atlantiques) et un large pourtour méditerranéen.

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La Cardamine des prés est une plante herbacée vivace de la famille des Brassicaceae (Crucifères, famille du chou…). Plante des prairies humides, des sous-bois humides, bords des eaux… Présente en Europe, surtout centrale et boréale, en Sibérie et en Amérique boréale. En France, présente et assez fréquente partout, sauf sur le pourtour méditerranéen et en Corse. Les feuilles sont consommables (« cressonnette ») mais en très faibles quantités.

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Le Charme [commun] (Carpinus betulus) est un arbre de la famille des Betulaceae (bouleaux, aulnes, noisetiers, charmes). Il pousse dans les bois et les haies sur des sols plutôt neutres et non humides. Arbre d’Europe et d’Asie occidentale. En France métropolitaine, commun dans toutes les régions, sauf dans celles du pourtour méditerranéen et en Corse où il est souvent absent ; absent également en montagne. Arbre souvent planté dans des haies (charmille) mais ne doit pas être confondu avec d’autres espèces (voire d’autres genres proches) ou avec des cultivars.

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L’Orchis bouffon (Anacamptis morio) est une plante herbacée vivace de la famille des Orchidaceae (Orchidées). Plante prairiale (pâtures ou prés de fauche), de pelouses, parfois d’ourlets forestiers se développant sur des sols modérément secs, neutres à modérément basiques est assez pauvres en nutriments. Plante d’Europe et d’Asie occidentale et boréale. En France, la plante est présente dans toutes les régions, mais est plus rare dans le nord, en Champagne-Ardenne, une partie du pourtour méditerranéen et en Corse. Cependant, cette espèce a beaucoup régressé depuis la Seconde Guerre mondiale avec la régression drastique des prairies maigres due à l’intensification agricole ou au contraire à la déprise agricole dans certaines régions peu productives par embroussaillement.

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Le Populage des marais (Caltha palustris) est une plante herbacée vivace de la famille de Ranunculaceae (renoncules, anémones, aconits, ancolies, dauphinelles, clématites, trolles…). Cette plante affectionne les zones humides (marais, prairies humides, bois humides). Présente en Asie, en Europe et en Amérique du Nord, en France on la retrouve dans tous les milieux favorables un peu dans toute la France sauf dans les régions du pourtour méditerranéen et de manière moins abondante sur une large façade ouest du pays.

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L’Anémone des bois ou Anémone sylvie (Anemone nemorosa) est une petite espèce herbacée vivace de la famille des Ranunculaceae (renoncules, anémones, aconits, ancolies, dauphinelles, clématites, trolles…). Elle pousse sur des sols acides à neutres en sous-bois ou le long des haies et à développement printanier avant que les arbres aient complètement déployé leurs feuilles. Elle est présente dans presque toute l'Europe, l’Asie occidentale et l’Amérique boréale. En France, on la trouve partout sauf sur un large pourtour méditerranéen. Celle-ci possède un pétale surnuméraire.

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La Pâquerette [vivace] (Bellis perennis) est une plante herbacée vivace de la famille des Asteraceae (Composées). Elle pousse dans les pelouses (à la fois les formations végétales herbacées subnaturelles à naturelles basses à sols maigres et les gazons artificiels tondus), dans des prairies pâturées, bords de chemins… Présente en Europe et en Orient. En France, présente en grande abondance partout en France, sauf en haute montagne et plus rare sur le pourtour méditerranéen. A ne pas confondre avec d’autres espèces de pâquerettes en région méditerranéenne.

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La Pédiculaire des bois (Peducularis sylvatica) est une plante herbacée bisannuelle ou vivace de la famille des Orobanchaceae (orobanches, rhinanthes, lathrées, pédiculaires, euphraises…). Elle pousse dans les prairies humides (avec parfois des fourrés) et les tourbières sur sols acides. Contrairement à ce que son nom laisse penser, il ne s’agit pas à proprement parler d’une espèce forestière. Plante d’Europe occidentale et centrale. En France métropolitaine, présente dans les régions présentant des sols acides, surtout dans le Massif armoricain, tout le Massif central, les Pyrénées, le Jura et les Vosges.

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La Parisette à quatre feuilles (Paris quadrifolia) est une plante herbacée vivace anciennement classée dans la famille des Lilliaceae (des lys) et actuellement dans la famille des Melanthaceae (regroupant notamment les vératres et les trilles). La plante possède généralement quatre feuilles, mais peut aussi en comporter cinq ou six. Plante forestière d’ombre ou de demi-ombre des sous-bois frais neutres à modérément calcaires sur sols plus ou moins argileux. Plante d’Europe et d’Asie occidentale. En France, la plante est surtout présente dans l’est, dans le Massif central, dans les Pyrénées, dans le nord mais est absente ou presque du tiers occidental du pays et des régions méditerranéennes, corse comprise. Elle est protégée dans plusieurs régions métropolitaines. Elle est toxique, en particulier les baies.

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Quelques photos dans le bois avec plusieurs communautés végétales : hêtraie à houx, boulaie pionnière à Betula pendula, boulaie humide à Betula pubescens et sphaignes.

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Et l’étang et le ruisseau du trop-plein.

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