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Cornus rex-populi

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4 novembre 2013

Retour de vacances en concours

Il y a là des choses assez faciles et d’autres un peu plus difficiles à trouver.

1) Dans quelle ville peut-on voir cet édifice ?

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2) Dans quelle ville Cornus a-t-il osé toucher ce curieux animal ?

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3) Dans quel édifice peut-on observer cette mosaïque ?

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4) Où se trouve Fromfrom ?

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5) Sur quel édifice peut-on observer une telle chose ?

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23 octobre 2013

En partance

Nous serons bientôt en partance pour un triangle britto-ligéro-burgonde (oui, la géométrie cornusienne est un peu curieuse).

La dernière rose de Flandre de la saison.

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D’ici là, quartier libre, mais pas trop, sinon je sors de ma réserve pour sévir :-)

18 octobre 2013

Encore un commentaire de note

Au sujet de cette note de Calyste concernant une émission littéraire dans laquelle Hubert Reeves et Jean d’Ormesson étaient les invités. Pas de réflexion profonde, juste une sorte de long commentaire.

De plus en plus, je me méfie des gens qui « passent bien » à la télévision ou à la radio, car tous n’ont pas le « fond » qu’ils laissent paraître. Il y a parfois des impostures. On interroge toujours les mêmes car ce sont de « bons clients ». Ainsi en va-t-il pour les artistes, les penseurs et les scientifiques. A-t-on un sujet d'actualité concernant les oiseaux ? On se précipite chez Alain Bougr1 du Bourg qui n’est pourtant nullement un scientifique ni un expert en « piafologie ». Je pense que dans le grand public, personne n’est en mesure de donner un nom de vrai chercheur ou d’expert en ornithologie. Il y a à peu près les mêmes exemples dans toutes les disciplines. En astronomie et en astrophysique, Reeves jouait le même rôle quand il était plus jeune (d’autres ont pris le relais depuis), mais lui au moins est un vrai scientifique à la base et c’est d'ailleurs quelqu’un que j’apprécie.

Ce propos n’est pas là pour discréditer les propos et l’intérêt des invités dont parlait Calyste, il s’agit seulement d’une remarque générale. Je ne veux pas dire non plus que les artistes et scientifiques « inconnus » sont totalement absents des médias, car je pense que cela n’est pas exact en général. Mais force est de constater qu’ils ne sont pas spécialement dans la lumière. Ils sont souvent relégués dans des émissions passant tôt le matin ou dans la journée sur des stations de radio ou des chaines de télévision hélas peu écoutées ou regardées. Tant mieux pour les auditeurs et téléspectateurs qui peuvent (ou plus exactement qui ont le loisir) d’écouter et regarder ou qui ne sont pas fatigués de leur journée. Tant mieux aussi pour les artistes et les scientifiques qui ont plus de dix secondes pour expliquer ce qu’ils souhaitent. Bon, je m’éloigne drôlement du sujet de Calyste. J’y reviens.

Au sujet de Jean d’Ormesson, je suis partagé. C’est incontestablement un « bon client », tout à fait « épatant » et c’est vrai cabotin et distrayant sans pour autant sombrer, il me semble, dans la médiocrité. Ses idées politiques, je ne les partage pas, pour ne pas dire que j’y suis farouchement opposé. Elles sont souvent franchement conservatrices et pourtant pointent çà et là des éléments davantage progressistes, comme on peut le lire dans certains de ses livres qui ne sont pas tous, loin s’en faut, des fictions. Cela m’avait frappé quand, encore assez jeune, j’avais vu la rediffusion du feuilleton télévisé de Jean Mazoyer tiré de Au plaisir de Dieu. Il faut dire aussi que le réalisateur était venu tourner dans l’usine où travaillaient mes parents parce qu’il y avait encore là de vieilles machines en accord avec celles de l’époque de l’action du roman, en l’occurrence des petits marteaux pilons encore en activité. Des ouvriers et employés y avaient aussi joué.

De l’écrivain, je n’ai lu de façon complète que La douane de mer et Le Rapport Gabriel, deux livres d’ailleurs assez semblables. Il ne s’agit pas de romans. On ne peut pas dire que j’ai aimé, pas détesté non plus ces livres « savants » qu’on ne peut pas faire non plus des livres de chevets. J’ai essayé La Gloire de l’Empire, mais j’ai vite abandonné, n’appréciant pas l’univers décrit. Je n’ai lu que des passages de Au plaisir de Dieu qui sont parfois assez jouissifs, mais j’avoue que j’ai eu du mal à me retrouver dans les personnages. En résumé, à quelques exceptions, je ne peux pas dire que l’on puisse lire les livres de Jean d’Ormesson par pur plaisir, même si l’on y trouve des choses intéressantes pour sa culture personnelle.

En conclusion, il est aussi vrai que j’ai plaisir à écouter Jean d’Ormesson, mais essentiellement pour son « numéro » et non pour son œuvre ou certaines de ses idées. Au sujet d’Hubert Reeves, je n’ai lu que des extraits de ses livres (assez anciens) dans des bibliothèques (ouvrages de vulgarisation en astronomie). J’avais été assez surpris quand il était devenu président de l’association environnementaliste et opposante dans son appellation. Sous son impulsion, l’association, que je connais assez peu, possède désormais, un nom beaucoup plus positif.

16 octobre 2013

Bursite

Des nouvelles du « grand malade » avec un petit retour en arrière.

Vendredi après-midi, j’avais une réunion à Lille à laquelle assistait un collègue d’un autre service. Lui comme moi devions présenter les fruits de nos cogitations respectives. Il m’a servi de chauffeur pour nous rendre à la capitale régionale. Est-ce le port de ma mallette, les gestes que j’ai fait en réunion, mais en sortant après 17 heures, mon épaule me faisait plus mal qu’à l’accoutumée. De retour à mon lieu de travail, j’ai eu bien du mal à rentrer à la maison, le passage des vitesses de la voiture me paraissant bien pénible.

Aussitôt arrivé, peu avant 19 heures, j’avale un sachet d’aspirine, pour attendre le cachet d’avant coucher que l’on m’avait déjà prescrit. Au lieu de se calmer, la douleur s’aggrave. Je regarde la notice du médicament et j’y lis que je peux passer à deux cachets au lieu d’un. J’en avale donc deux après 20h30. La douleur va toujours crescendo, cela devient abominable, quelles que soient les positions du corps que j’adopte (assis sur une chaise, sur un fauteuil, au lit). C’est presque debout à marcher que j’ai le moins mal. La douleur passe encore un cran au dessus avant que nous décidions de nous rendre au service des urgences de l’hôpital. Je suis presque immédiatement pris en charge (personne dans la salle d’attente). Je m’explique une première fois devant une infirmière, puis rebelote devant l’interne de service, une jeune femme qui fait une gueule de six pieds de long. Elle me dit qu’on ne peut rien faire pour moi en termes d’examens et elle me fait une prescription contre la douleur. Elle me met le bras en bandoulière (une « potence » qui aurait bien convenu à un gamin de douze ans). Je demande quelle est la pharmacie de garde. On me répond qu’il faut demander à l’accueil. A l’accueil, on nous répond de demander au commissariat. Fromfrom va donc au commissariat (qui appelle lui-même la pharmacie) et nous voilà à tourner encore dans la ville jusqu’à l’officine. C’est dans de telles circonstances qu’on se rend réellement compte combien les routes n’ont pas toutes un revêtement en bon état. Enfin arrivés à la maison, la prise des médicaments n’apporte aucune amélioration, la petite balade en ville n’ayant rien amélioré. Je hurle de douleur en me couchant, ne trouvant aucune position valable. Je pense que les médicaments ont fini par agir deux heures plus tard, ce qui m’a permis un certain sommeil, mais aussi de grosses suées.

Le lendemain matin, au petit-déjeuner, ma tête tourne et une angoisse m’étreint. Je suis passé à deux doigts de l’évanouissement. Plus tard dans le cabinet du médecin, on me dira que le médicament en question (de la famille des opiacées) est souvent responsable de tels phénomènes (voire pire) et qu’elle ne prescrit jamais cette molécule. Elle me le remplacera par un autre médicament plus « sage ». Et j’ai gagné une semaine d’arrêt. Impossible en effet d’aller travailler et je commence tout juste en écrivant cette note à retaper à deux mains. Lundi après-midi, après l’échographie, le verdict, tombe : bursite sous acromio-deltoïdienne calcifiée. Il ne s’agit donc pas exactement d’une tendinite, même si l’affaire se passe dans la même région. En clair, c’est cette sorte de caillou calcaire de 12,5 mm de diamètre qui m’a fait un mal de chien en se déplaçant. Je n’ai jamais reçu un coup de poignard ou une flèche dans l’omoplate, mais je me dis que cela doit être à peine pire que les phases les plus aiguës de cette saloperie. En attendant, les médicaments me soulagent mais me font transpirer et m’obligent à une grosse sieste en journée. Je ne suis pas tiré d’affaire, mais cela va mieux, beaucoup mieux que vendredi soir.

Et le premier qui fait un commentaire post-vingt-deux heurien aura à rendre des comptes.

10 octobre 2013

Brèves cornusiennes (12)

En labsence dun de mes collègues haut-normand en congés maladie longue durée, jai récupéré au sein de mon service une ancienne stagiaire en CDD. Après avoir rouspété depuis près dun moi, jai réussi à caler une discussion sur lavancée de son travail dans la vallée de la Seine et sur ce quelle devrait faire après la fin de saison de terrain qui durera désormais pas plus dune dizaine de jours. Cest dingue parfois de faire avancer les choses avec des personnes peu enclines à sorganiser en dehors delles-mêmes. Pourtant, je ne suis pas du style à tout régenter, mais on doit aussi un minimum dinformation sur lavenir de personnes en CDD de quelques mois quon cherche à prolonger au maximum dans lemploi pour un bénéfice réciproque.


Depuis une quinzaine de jours, je suis atteint d’un mal inédit : un mal d’épaule persistant, alors que je n’ai rien fait de spécial pour l’engendrer. Du coup, je me suis convaincu que ma position à mon bureau n’était pas idéale avec une sorte de tiroir à clavier et la souris positionnée sur la table, d’où une position non optimale. J’ai donc retiré le tiroir, rehaussé mon siège et mis souris et clavier au même niveau. Bien sûr, le mal était fait et j’ai dû aller consulter mercredi. Bilan, une tendinite prenant naissance entre clavicule et omoplate. C’est surtout en milieu de nuit que je souffre car je dors fréquemment sur cette épaule, de façon inconsciente. J’ai gagné une infiltration, une échographie pour lundi et quinze séances chez le kinésithérapeute ; ma première était ce soir. Alors que j’avais déjà fait deux séances chez l’ostéopathe il y a quelques années, je n’avais jamais mis les pieds dans un cabinet de kinésithérapeute, contrairement à Fromfrom qui fréquente assidûment ces établissements depuis très longtemps. Après une petite séance de massage ordinaire, j’ai été soumis à la torture électrique via deux électrodes, mais comme je suis un furieux récalcitrant, j’ai détraqué l’appareil qui a dû être reprogrammé au milieu de la séance d’électrochocs.

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6 octobre 2013

Clochettes

Karagar montre sa passion campanaire. Je ne peux pas ne pas faire le lien avec ma mémoire et aux plantes sauvages. Dès mon plus jeune âge, ma mère, en me les montrant sur les talus autour de la ferme grand-paternelle me parlait de ces fleurs bleues (je ne sais pas si elles sont réellement bleues, mais c’est ainsi que je les perçois) qu’elle appelait clochettes. C’est sans doute une des premières plantes dont j’ai appris le nom, ne sachant pas encore combien ce nom était imprécis, ce d’autant plus qu’une vingtaine d’années plus tard, je m’apercevrai que tout près, il y avait d’autres espèces de clochettes, des vraies clochettes, autrement dit des campanules. Il m’a toujours paru incongru, voire trompeur de parler de « clochettes » pour tout un tas d’espèces à fleurs vaguement campanulées comme Fritillaria meleagris L. (Fritillaire pintade) et même pour Hyacinthoides non-scripta (L.) Chouard ex Rothm. (Jacinthe des bois), même si cette dernière porte le nom commun de Bluebell en anglais. Bref, à mes yeux, les campanules, c’est avant tout celle de mon enfance, Campanula rotundifolia L. (Campanule à feuilles rondes) d’où toutes les autres espèces « découlent naturellement ». Ces clochettes qui me « parlent » tant et que j’aime.

Voici quelques photos rediffusées ou inédites.

Campanula alpestris All. (Campanule alpestre)

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Campanula glomerata L. (Campanule agglomérée)

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Campanula persicifolia L. (Campanule à feuilles de pêcher)

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Campanula rapunculus L. (Campanule raiponce)

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Campanula rhomboidalis L. (Campanule rhomboïdale)

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Campanula rotundifolia L. (Campanule à feuilles rondes)

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Campanula spicata L. (Campanule en épi)

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Campanula trachelium L. (Campanule gantelée)

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Campanula sp. plur.

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2 octobre 2013

Brèves cornusiennes (11)

Hier, j’ai eu une bonne et une mauvaise nouvelle. Je commence par la mauvaise. J’ai perdu un appel d’offre avec le Con*seil géné*ral septentrional. Quand je dis « je », ce n’est pas moi à titre personnel bien sûr, mais j’y avais consacré beaucoup de temps et d’énergie. C’est le deuxième appel d’offre que je perds cette année avec cette collectivité et cela m’a particulièrement énervé. Nos prix n’étaient pas, de mon point de vue, particulièrement élevés, mais un bureau d’étude a proposé un prix plancher et comme le prix comptait pour 40 % dans la note, nous avions perdu d’avance. Pour les notes techniques, nous frisons les 60 points sur 60, mais cela n’a pas suffit d’avoir la meilleure note sur ce plan pour l’emporter. Le problème est que j’ai passé un temps énorme à monter cet appel d’offre et que j’ai l’impression d’avoir bossé pour rien. Et le sentiment aussi que notre statut ne devrait pas nous contraindre à répondre à des appels d’offres, mais comme il faut bien vivre, on n’a pas le choix. La bonne nouvelle, c’est que j’ai remporté un autre appel d’offre, d’un montant supérieur et pour lequel j’avais investi moins de temps. Le bilan de la journée a donc été positif. Si je navais eu que la mauvaise nouvelle, jaurais fait un malheur.


Je suis en ébullition très régulièrement face à l’actualité, mais je ne dis rien. Je me tais, mais cela mest très difficile. Alors je cède un tout petit peu (vraiment très peu). Nous avons eu une augmentation d’environ 50 % du montant à payer de notre impôt sur le revenu. Nous avons certes gagné un tout petit peu plus en 2012 que l’année précédente et cela n’est pas scandaleux. Je ne suis pas du genre à me plaindre à ce niveau (jen ai trop entendu le faire, jai envie de leur coller des baffes). Il est normal de payer ses impôts, dès lors que les plus riches payent plus (et ça, ce n’est hélas pas gagné).

On nous dit que la Grèce est en faillite et qu’il faudra encore mettre de l’argent sur la table. Et ça, franchement, ça commence à m’agacer quand je vois certains cas particuliers qui ne sont sûrement pas si particuliers que ça. Un ami d’enfance de mon père a fait construire une maison immense, somptueuse, d’un luxe incroyable il y a quelques années sur l’île de Corfou. Il n’y habite plus et comme il n’a pas trouvé à la vendre, il la loue entre 6000 et 8000 € la semaine selon la saison basse ou haute ! Oui, vous avez bien lu. Et à votre avis, quel est le montant total des impôts liés à cette habitation ? 650 €, soit moins que pour notre vieille cage à poules. Je n’invente rien, il a un site internet qui donne les détails. Ne serait-il pas juste de coller au moins 20 000 € d’impôts par an à cet homme qui ne sait que faire de son fric ? Et il n’est sûrement pas le seul dans ce cas sur les îles grecques ou ailleurs. N’y aurait-il pourtant pas là de quoi faire tourner la machine sans asphyxier quoi que ce soit ?

30 septembre 2013

De champignons en châteaux

Samedi, je me suis levé de bonne heure (soit un petit peu plus tôt que d’habitude le week-end), car j’avais l’intention d’aller rechercher des champignons dans un endroit repéré il y a deux ans et où je savais qu’il y poussait des bolets (diverses espèces). Hélas, il n’y avait rien parmi cette famille de champignons et pas grand-chose dans l’ensemble. Il faut dire que la forêt est très fréquentée (trop fréquentée, générant pas mal de tassements des sols et de nombreux déchets) et que je n’étais pas le premier à battre le bois malgré l’heure précoce. Il faut dire aussi que des arbres ont été abattus, ce qui a un effet à double tranchant sur les quantités de champignons susceptibles d’y pousser. Je pense néanmoins que dans cette forêt, c’était encore un peu tôt ou bien qu’ils ne pousseront que peu cette année ?

J’ai pensé à Plume en trouvant Macrolepiota procera (Scop.:Fr.)Singer (Coulemelle, Lépiote élevée), mais ce qui m’a frappé, c’est l’endroit où je l’ai trouvé : en pleine forêt et plutôt sombre, ce qui est curieux. Du coup, devant cette bizarrerie, ce doute et ne voulant pas prendre de risque, je n’en ai pas ramassé et je n’ai donc pas goûté la recette plumesque. Mais objectivement, il n’y a pas de doute, c’était bien cette espèce.

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Il y avait aussi un jeune individu d’Amanita citrina (Sch.)S.F.Gray (Amanite citrine).

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Lycoperdon perlatum Pers.:Pers. (Vesce de loup perlée)

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Et autres bricoles indéterminées (jai eu du mal à prendre des photos correctes car il faisait particulièrement sombre).

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Sur le retour, je vois cette tour. Je n’ai trouvé aucune information précise, il semblerait qu’il s’agisse d’un ancien château d’eau (Arques, Pas-de-Calais).

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Pas très loin, le château (du moins ce qu’il en reste) de Philippe de Commynes. En fait, ce château de Renescure (Nord) est plus ancien puisqu’il a été construit initialement au XIIe s., puis reconstruit en 1436 par Colard II de la Clyte, bailli de Flandre et chevalier de la Toison d’or. Le fils de Colard II de la Clyte, Philippe de Commynes est né en 1447 et deviendra chambellan du duc de Bourgogne, Charles de Téméraire, avant de passer à l’ennemi Louis XI. La tour du château de Renescure a été restaurée au début des années 1970 et est devenue la mairie de la commune. Sur la porte monumentale existe toujours une niche ornée de l’écu de la famille de la Clyde porté par deux anges.

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26 septembre 2013

Deux mondes

Il existe deux mondes qui se combattent violemment et qui pourtant ne se connaissent pas, ne se comprennent pas, « fonctionnent » complètement différemment, s’obstinent à défendre des positions éculées opposées et où la caricature exacerbée est la règle. La guerre qui existe entre ces deux mondes est d’autant plus vive que les passions sont souvent décomplexées. Il se trouve que je crois assez bien connaître ces deux mondes ce qui est rare, et sans doute, bien trop rare. Si ces deux mondes se rencontraient plus, il y aurait probablement moins de problèmes et tout le monde aurait à y gagner. Toutefois, quand je me dis assez bien connaître ces deux mondes, c’est une façon de parler car il y a des choses qui m’échappent complètement et part et d’autre. On pourrait aussi rêver que l’un de ces deux mondes disparaisse. Ce serait une possibilité, à condition que l’on fasse disparaître le bon. Et à n’en pas douter, l’un est meilleur que l’autre. Mais lequel ? J’ai mon idée sur la question.

Le premier monde, j’y ai été confronté depuis mon plus jeune âge, c’est-à-dire à une époque où je ne marchais pas encore (des photos l’attestent). D’ailleurs, je ne devrais pas parler de ce monde dans sa globalité, mais seulement de l’une de ses péninsules où mon grand-père maternel, puis mon père jouèrent un rôle primordial. Mon grand-père tout d’abord était un représentant, une sorte de chanoine très atypique par rapport au commun de la population « religieuse » de ce monde, et était néanmoins respecté et craint, y compris par les évêques et l’archevêque. Mon père en fut partiellement le fils spirituel, même s’il s’est parfois écarté de la sainte doctrine avant de s’en rapprocher à nouveau. Contrairement aux gamins de mon âge acceptés dans ce monde pour en devenir adepte à plus ou moins brève échéance, mes parents m’en ont très longtemps tenu à l’écart des cérémonies les plus retentissantes. J’en étais d’ailleurs profondément frustré, même si je le montrais peu. Puis vint le temps où l’on commença à m’initier, à me faire participer et même parfois à me faire officier en cachette du reste de la confrérie. Et puis il y eut le jour où, en Bourgogne, on me confia peu à peu complètement les rênes comme maître de cérémonie, toujours en cachette, à une époque où l’on pouvait encore se dissimuler. Le point culminant de ses messes secrètes fut atteint le 1er novembre 1993. La chose étant désormais trop lourde à porter, on dut officialiser mon ordination l’année suivante afin de pouvoir œuvrer au grand jour. Un grand jour néanmoins tout relatif puisque tout en restant complètement dans l’orthodoxie sacerdotale, on restait néanmoins pour le moins discret.

En dehors de cet archipel très spécial de, ce monde est bien moins extraordinaire, beaucoup plus banal et finalement assez représentatif de la beaufitude moyenne de la population générale, de sa médiocrité latente et du peu d’intérêt que l’on peut y attacher. On y trouve pourtant force gourous et autres charlatans capables de faire illusion face à une large majorité de la population. C’est aussi un certain pouvoir de séduction souvent inculqué de père en fils (oui, les femmes sont presque exclues de ce monde) dans une société amplement repliée sur ses traditions, brandies comme des étendards. Une société qui a largement tendance à caricaturer le camp adverse et à le rendre coupable de dire des vérités dérangeantes, tout en convoquant le bon sens paysan. Un bon sens pourtant singulièrement altéré par l’aveuglement de celui qui fonce droit dans le mur en accélérant encore.

Au début des années 1990, j’avais déjà sérieusement entamé mon entrée dans le second monde. Ce monde ennemi du premier, et réciproquement. Un premier monde dont on ne peut parler au second sans se mettre en difficulté et où on peut facilement passer pour un traître (la réciproque est moins vraie). Un second monde où j’ai donc manœuvré en sous-marin, me rapprochant d’années en années de l’épicentre. Ce monde se caractérise par une population plus modeste que le premier. Cette population est dans l’ensemble culturellement et intellectuellement plus aboutie que celle du premier monde, mais il y a aussi de parfaits incultes, lesquels sont d’ailleurs souvent les plus enclins à donner des leçons à tout le monde. Ce second monde, j’ai aussi fini par en devenir un chantre tout ce qu’il y a de plus significatif, au fur et à mesure que je commençais à me désengager du premier monde.

Or, il est possible d’appartenir à ces deux mondes. Il n’est pas nécessaire d’être particulièrement intelligent pour cela, il faut juste réfléchir un peu. J’admets volontiers que cela n’est sans doute pas donné à tout le monde, surtout quand les chefs du premier monde tentent de survivre en pratiquant çà et là, la politique de la terre brûlée, quand les chefs du second monde ne tentent pas d’accompagner les efforts des honnêtes citoyens du premier. Et moi, que fais-je au milieu de tout cela ? Je ne me tais pas, je suis discret et je me demande quand je quitterai le premier monde, sans pour autant succomber aux facilités du second, ce que de toutes façons, je me suis toujours interdit de faire, au nom de la science et de ma raison, qui a défaut d’être la meilleure, est dénuée d’idées prêtes à penser. Du moins, je l’espère.

25 septembre 2013

Réponses au grand concours du premier jour de l'automne

A) Agrostemma githago L. (Nielle des blés) est une plante annuelle messicole qui a fortement régressé en France, a totalement disparu de régions entières. Ses graines sont toxiques et étaient autrefois redoutée quand elles étaient mélangées aux grains de blé. J’en avais semé dans le jardin et voici la récolte partielle que nous en avons faite.

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B) Photo prise en juin 2005 en Lorraine du côté de Vic-sur-Seille. Il s’agit de végétations halophiles se développant à l’occasion de sources salées, ici à Salicornia emericii var. vicensis (J.Duvign.) J.Duvign. (Salicorne de Lorraine). En réalité, ce taxon n’aurait finalement pas de valeur, car il s’agirait d’une « banale » Salicornia stricta Dumort.

C) Cap Gris-Nez (Pas-de-Calais)

D) Glebionis segetum (L.) Fourr. [= Chrysanthemum segetum L.] (Chrysanthème des moissons).

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E) Pointe du Hoc (Calvados). Nous n’y étions pas allés pour visiter les sites du débarquement de juin 1944, mais dans le cadre d’une étude de sensibilité du littoral aux pollutions marines.

F) Record mondial du plus gros cornet de frites. La suite est, par exemple ici. Inutile de dire que nous n’avons pas participé à cette couillonnade ringarde d’initiative privée. Enfin, cela reste bon enfant.

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