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Cornus rex-populi

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Archives
15 février 2014

Plaisirs d'enfance

A la suite de Calyste et de Plume, je me lance dans cet exercice. Voici une liste non exhaustive mais importante.

  • Partir chez le père d’un ami d’enfance de mon père, lui-même un ami, pour aller ramasser des cerises. Grimper dans les arbres pour croquer ces fruits merveilleux.
  • Aller passer une journée ou deux à la ferme de mes oncle et tante avec mes cousins, parmi veaux, vaches, cochons, poules, lapins, fumier, foin, paille, pâture, moissons…
  • Aller me promener avec ma grand-mère maternelle (seul ou avec mes cousins) et ramasser des bouquets de fleurs sauvages des prairies, pelouses, talus, friches, bords de champs et des lisières forestières.
  • Le puissant parfum de l’immense et vieux rosier du jardin de mes grands-parents.
  • Arriver en vacances à A., pour retrouver la vieille maison avec son atmosphère si caractéristique et retrouver là-bas des gens à l’accent si particulier et heureux de nous revoir.
  • Mettre ma main dans l’eau de l’étang quand la barque emmenée par ma mère glissait sur le miroir.
  • Aller à l’étang embêter les têtards et les grenouilles et faire en sorte de faire passer l’eau systématiquement au dessus des bottes.
  • Pêcher sur l’ancien embarcadère de l’étang et attendre que cela morde en contemplant le reflet des arbres et prendre un beau poisson au moment où on s’y attend le moins.
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14 février 2014

Quatre questions pour la Saint-Valentin

1 – Où est-ce ? [indice : jumeaux hauts]

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2 – Qui est-ce ? [indice : fruits et légumes] Cliché Ouiqui

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3 – Où est-ce ? [indice : rouge, bleue, triple] Cliché Ouiqui

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4 – Où est-ce ? [indice : cela n’est pas loin d’hier, on y va pour les vacances de printemps] Cliché Ouiqui

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12 février 2014

Inculture vertueuse

Quand j’écoute une station de radio généraliste comme France inter, de surcroît à l’occasion d’une émission non spécialisée, je n’aime guère que l’on se mette à parler dans un langage qui m’est incompréhensible. Je ne parle pas du charabia diffusé sur certaines radios peu enclines à parler dans un français vaguement à peu près correct, je veux juste parler de ces journalistes ou autres animateurs, qui se mettent à parler de musique, d’artistes, de styles musicaux ou de je ne sais quoi du même genre où je n’entends rien, rigoureusement rien. Je mets de côté la musique « classique » qui semble moins victime de cette maladie, du moins sur ce type de radio généraliste.

Je veux bien admettre que je sois particulièrement inculte en la matière, mais en même temps, il n’y a aucun effort de pédagogie. Les personnes parlent de façon entendue entre elles, utilisent des mots presque exclusivement anglo-saxons, avec des codes et un vocabulaire que je ne comprends pas. Ils palabrent sur des nuances que je ne suis nullement en mesure de percevoir. D’ailleurs, non seulement je ne perçois pas ces nuances, mais je suis incapable de reconnaître les styles, les époques, les caractéristiques disciminantes des musiques que tout le monde doit reconnaître immédiatement sans se poser de question.

Inutile de dire que cela m’agace au plus haut point, ce qui accentue plus encore le phénomène de rejet qui s’est immiscé en moi depuis mon enfance vis-à-vis d’une immense majorité de musiques, chanteurs, groupes, surtout quand ils ont l’outrecuidance de ne pas s’exprimer dans la langue de Molière. Je ne suis pas pour autant en train d’expliquer que je n’aime pas entendre chanter dans diverses langues, car rien ne serait plus faux. Mais disons qu’à l’époque de mon adolescence, dans tout ce qu’écoutaient mes semblables, rigoureusement rien ne me plaisaient. Dans tout ce qui passait sur les radios musicales (de « jeunes » ou autres), rien ne trouvait grâce à mes oreilles. Je précise que je n’écoutais jamais ces radios, je ne les supportais pas. À ma décharge, mes parents, en dehors d’un peu de variété ou de musique classique à doses homéopathiques, écoutaient très peu de musique, ce qui n’aidait pas mon « éducation ». En même temps, je dois dire, que je n’ai pas été perverti par des modes ou par des phénomènes de masse auxquels succombaient les gens de mon âge.

Je connais mon inculture sur bien des registres (pas tous, je suis paradoxalement un peu moins mauvais dans le domaine du « classique »), mais je me demande en même temps si tout ne s’est pas organisé autour de moi depuis mon enfance, pour que je sois à ce point déconnecté, et disons-le, grandement allergique à beaucoup de musique et aux journaleux qui en parlent de façon pédante ?

Pourquoi est-ce que j’évoque cela aujourd’hui ? Parce que c’était un thème que je voulais aborder depuis longtemps, mais surtout parce que j’ai été confronté aujourd’hui, avec des collègues, à une manifestation de ma fameuse inculture. J’étais en train de dénigrer l’intérêt qu’a la ville de Lille de disposer d’un stade de football flambant neuf qui coûte les yeux de la tête aux contribuables, coût que bien peu de personnes dénonce, sans parler du marché de dupe passé dans le cadre du partenariat public-privé. Mes interlocuteurs, amateurs de foot, voulant néanmoins soutenir leur corporation pourtant définitivement indéfendable à tous points de vue (non, je n’exagère pas), ont évoqué le fait que le stade de foot servait aussi pour les concerts. Ah oui ? J’ai encore dénigré, prétextant que faire un spectacle musical dans un truc aussi immense était un non sens sur le plan visuel et acoustique, d’autant que sur le coup, je n’avais pas pensé que le stade avait un toit et des tribunes amovibles, options qui n’ont pas coûté du tout cher non plus. Cela ne change rien à mes yeux et à mes oreilles, je ne me verrais pas aller dans un machin pareil voir ou écouter quelque chose, à l’exception éventuelle de grands spectacles visuels qui occuperaient tout l’espace. Et à ce moment là, on m’a évoqué « Depeche Mode » qui était venu (ou devait venir ?). J’ai répondu que je ne connaissais pas « Depeche Mode ». Alors tout le monde m’a regardé avec des yeux ronds. Ou comment passer pour le dernier des cons. Dois-je avouer que j’avais déjà entendu le nom, sans néanmoins savoir à quoi cela correspondait ? Il y a des moments où je m’en moque tellement que de passer pour un vieux con ronchon est quasiment une fierté et où une certaine inculture musicale serait un étendard vertueux.

10 février 2014

Couleurs sans noms

Quelques photos de fleurs sauvages prises presque au hasard dans mes archives pour mettre de la couleur. Certaines sont des clichés inédits ici, dautres des rediffusions. Je ne donnerai aucun nom cette fois.

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3 février 2014

Brèves cornusiennes (20)

Je n’avais jamais rien vendu sur l’internet (ni autrement). J’ai ainsi vendu l’ancien objectif zoom passe-partout que j’utilisais jusque là sur mon reflex numérique, avant que je n’acquière récemment un équivalent, stabilisé et de plus grande ouverture à focale maximale. Quelques heures à peine après la mise en ligne de mon annonce (très détaillée) sur le site le « mauvais angle », je recevais une proposition d’achat au prix indiqué (forme d’argus). Hier, je récidive en décidant de me séparer d’un téléobjectif fixe que j’avais depuis au moins 17 ans et que j’utilisais sur mon reflex argentique, inutilisable sur mon appareil actuel car de marque et monture différentes. Doutant qu’un tel objet, quelque peu dépassé techniquement, puisse se vendre facilement, je le propose à un prix attractif. Et là aussi, j’ai eu un acheteur quelques heures après le dépôt de l’annonce. Je suis assez satisfait de ces opérations, car cela signifie que de tels investissements faits il y a des années conservent une certaine valeur, malgré une utilisation assez intensive.


Vendredi, j’ai été assez ému au travail par le courriel d’une de mes collègues (qui ne travaillait pas ce jour-là) et qui se disait contente de m’avoir comme chef en me trouvant de multitudes qualités. Elle voulait ainsi me remercier de l’avoir aidée à obtenir son temps partiel. La connaissant quelque peu, je sais qu’elle n’a pas dit cela facilement ni à la légère, ce qui ne pouvait que me réjouir. Une réjouissance bienvenue quand il faut négocier avec des partenaires difficiles et malhonnêtes intellectuellement.


Samedi, branches forestières sur ciel bleu grisonnant.

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La fin du bouquet de Narcissus de dimanche de la semaine dernière.

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Aujourd’hui, beau soleil au travail, permettant d’aller photographier les fleurs exceptionnellement bien épanouies de Eranthis hyemalis (L.) Salisb. (Hellébore d’hiver).

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30 janvier 2014

On n’est plus au Moyen Âge

Après les notes pileuses, venons-en à une problématique, un peu moins légère : les dents.

Quand j’étais jeune, je n’ai pas échappé à la perte de mes dents de lait. Seulement, il y avait eu pas mal de récalcitrantes dans le fond qui refusaient de tomber. Leur arrachage sonna le vrai début de mes « ennuis » dentaires. C’était un dentiste d’âge mûr, une bête sauvage. Je me souviens très bien des souffrances infligées. Je précise que mon père, pas particulièrement douillet, avait dû passer entre ses griffes. Il avait eu si mal qu’il l’avait menacé de lui arranger le portrait s’il recommençait. Quand le patient a mal, on arrête les frais, c’est ainsi que cela se passe le plus souvent aujourd’hui. Dans les années 1970, avec ce dentiste, on en était pas là. Je me souviens des piqûres déjà douloureuses et de l’extraction des dents qui me faisait pleurer.

Au début des années collège, j’avais dû être appareillé (par le même dentiste) pour redresser mes dents du bas, mais là au moins, je n’avais pas souffert.

Plus tard encore, j’avais changé de crèmerie pour soigner à plusieurs reprises, mes caries à répétition. En février 1988 (à l’époque des jeux olympiques d’hiver de Calgary), j’ai probablement eu ma pire rage de dents : une carie caverneuse qui mettait le nerf à vif. Peu de temps après, j’eus mes deux premières dents côte à côte couronnées (métal).

Après 1989-90, je n’ai jamais remis les pieds chez un dentiste pendant plus de 10 ans. Je dus néanmoins pratiquer des soins, assez mineurs en 2002 chez un dentiste assez ours de la ville, puis en 2007 chez le fils du premier, qui lui, ne cessait de se plaindre. J’y ai gagné ma troisième couronne, également métallique.

Enfin, depuis le début du mois d’octobre dernier, je suis en soin chez une autre dentiste que je trouve pas mal professionnelement parlant (Fromfrom n’est pas du même avis). J’y ai gagné deux dévitalisations de molaires et un autre couronnement pour l’Épiphanie. En revanche, elle a découvert à la radiographie une carie sous un plombage de l’une de mes dents de sagesse, mais ne peut intervenir elle-même. Alors mardi, je suis allé au premier rendez-vous chez le stomatologue, dans de nouveaux locaux. J’ai été reçu par une homme assez jeune qui m’a raconté comment cela allait se passer. Alors que je lui contais, plus pour l’anecdote que par réelle crainte, ma mésaventure avec mes dents de lait. Et c’est là qu’il m’a dit par deux fois, probablement pour me rassurer : « On n’est plus au Moyen Âge ». Je n’avais pas conscience d’être aussi vieux. Il m’a annoncé le prix de l’intervention (en cabinet donc plus cher qu’en milieu hospitalier, sauf si bien sûr si on devait y passer quand même si l’anesthésie locale s’avérait insuffisante) et m’a demandé d’interroger ma mutuelle, car dans tous les cas, il ne voulait pas que ses patients y soient de leur poche. Et là, je me suis dit que cet arracheur de dent était vraiment différent de tous ceux que j’ai connus jusque là. L’intervention est prévue en mars.

29 janvier 2014

Ciel !

J’ai déjà fait pire, mais il aurait été néanmoins incongru de publier ces photos pour illustrer la note précédente. Ce matin, j’ai failli ne pas prendre mon appareil et cela aurait sans douté été dommage.

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29 janvier 2014

Ah, la barbe !

J’ai déjà parlé de mes cheveux, alors je peux bien continuer avec la barbe.

Je ne saurais dire l’année exacte où cela a commencé, mais je sais que c’était pendant les vacances estivales. C’est là que le duvet sur mes joues s’étant notoirement densifié, mon père avait suggéré que cela soit rasé. Un duvet très blond à l’époque, encore souple, mais bien fourni. Après ce premier rasage, il ne s’était rien passé avant plusieurs semaines, puis on a fini par m’acheter un rasoir électrique, car le mécanique du genre de celui qu’utilisait mon père, c’était pas forcément très pratique. C’était aussi une période où les boutons d’acné explosaient en nombre sur mon visage (j’étais loin d’être le moins atteint dans les classes du collège que je fréquentais à cette période). Et puis à partir de la fin de la 4ème, je me suis mis à me raser 2 fois par semaine parce que le duvet était devenu plus dru et poussait plus vite, tant et si bien que tout compris, je devais donner l’impression de quelqu’un d’assez négligé. Puis, de mois en mois, d’années en années, les rasages ont fini par devenir quotidiens. Il a fallu ensuite acheter un rasoir plus performant, changer les lames plus souvent. Et en définitive (là je suis bien des années plus tard), aucun rasoir électrique n’était en mesure de venir à bout du crin facial. J’ai petit à petit remplacé un rasage électrique sur deux par un rasage mécanique, puis je suis passé au rasage mécanique quotidien, parce que le premier avait fini par être extrêmement long, irritant pour la peau et mal fait. Évidemment, je fais partie de ceux qui ont du poil sombre épais, qui pousse vite et bien plus haut qu’à mi-joue.

Dès le milieu des années 1990, j’ai commencé à me faire pousser la moustache. Seulement, je ne supportais pas la chose plus d’une semaine, et je rasais très rapidement les premières esquisses. J’ai essayé une petite dizaine de fois, avant d’y parvenir définitivement en 2005. La fois précédente, en 2003-2004, des collègues s’étaient réjouies que je la coupe, car cela me vieillissait, paraît-il. Et à l’automne 2005, Madame Fromfrom ayant dit que cela me convenait ainsi, je pouvais la garder. Il faut dire que j’avais fini par me trouver tarte sans ces fines moustaches, qui me faisaient un peu trop ressembler à mon père dans certaines lumières ou circonstances (encore que cela ne soit pas un problème de ressembler à mon père, mais quand même). Depuis, c’est toujours la même chose, elle est de plus en plus salée, comme le reste.

28 janvier 2014

Brèves cornusiennes (19)

Comme prévu ma matinée s’est bien passée (voir la note d’hier). En revanche, une intervenante universitaire avait dû se tromper de colloque. Son intervention, très intéressante sur le fond (génétique des populations) a déplu à l’auditoire car c’était d'un probablement d’un trop haut niveau : ceux qui ne décrochaient pas dormaient ou sortaient de la salle pour prendre un café. En revanche, un de mes collègues d’Amiens a fait un bel exposé mêlant les notions de patrimoine culturel et patrimoine naturel. Il a notamment beaucoup parlé de peinture, surtout Corot et les impressionnistes, de la cathédrale d’Amiens (eh oui). Je savais que nous avions pas mal de points en commun tous les deux, mais là, j’ai adoré.


Fromfrom a passé son IRM : elle n’a rien de très abîmé en dehors de l’arthrose, ce qui était déjà connu. C’est plutôt une bonne nouvelle, mais alors pourquoi a-t-elle mal à ce point ?

27 janvier 2014

Brèves cornusiennes (18)

Ce matin au boulot, alors que je me prépare à une journée de cadrage des temps de mon équipe et de moi-même pour le programme 2014, le téléphone sonne pour m’annoncer qu’une de mes collègues d’un autre service a eu un accident de vélo la veille qui va l’immobiliser un bon moment et que par conséquent on a pensé à moi pour la remplacer au pied levé à une sorte de colloque à la Région devant 150 personnes, auquel je n’avais pas prévu de participer (cest un truc pour léducation nationale et de lanimation scientifique). On m’annonce le sujet de l’intervention et c’est tout à fait dans mes cordes. Et ce colloque, c’est demain, le matin pour ce qui me concerne. On me dit que le diaporama est en partie prêt et qu’il n’y a plus qu’à mettre le titre. En réalité, il s’avèrera que la présentation (40 minutes quand même) devait se faire en brodant autour de 3 présentations déjà existantes, dont une de moi – ça aide quand même. Je ne savais pas ce que la collègue avait derrière la tête, mais du coup ce sera davantage cornusien et donc un peu plus assis sur le fond. Mon travail de la journée est passé à la trappe, mais je vais gagner un repas à l’œil. Et puis, je pourrai faire comme les grandes vedettes : arriver tard le matin et partir presque après mon intervention, pour montrer que je suis quelquun dabsolument indispensable et très demandé.

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