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Cornus rex-populi

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3 mars 2014

Piscine de Roubaix

Cela faisait des années que je souhaitais y aller, surtout pour l’architecture intérieure. Mais c’est aussi et surtout un musée depuis le début des années 2000 (la piscine a été fermée en 1985 pour des raisons de sécurité). Construite dans un style art déco par l’architecte Albert Baert à la demande du maire à partir du début des années 1920, elle fut mise en service dix ans plus tard. Elle devait être « la plus belle de France ». Ce maire, Jean-Baptiste Lebas, n’était pas n’importe qui vu toutes les réalisations sociales mises en place à Roubaix à cette époque. Mais ce fut aussi un ministre, notamment du Front populaire, mort en déportation en 1944 qui fait qu’on connaît le nom, au moins par des noms de rues (j’avoue ma grave méconnaissance, mais il n’est peut-être pas trop tard pour s’améliorer).

Ce n’était pas notre motivation première, mais nous avons néanmoins profité de l’ouverture gratuite du premier dimanche du mois pour nous rendre à ce que s’appelle aussi le Musée d’art et d’industrie André-Diligent. Il y avait beaucoup de monde, ce qui m’a étonné. J’ai été aussi surpris par l’importance des collections. Le nombre d’œuvres exposées est absolument impressionnant, sans parler de la qualité et le prix des œuvres (pas mal d’artistes très connus ou de premier plan). Les œuvres sont des XIXe s. et plutôt de la première moitié du XXe s.

Roubaix, dont on connaît le passé industriel majeur, et pas que dans l’industrie textile, n’est pas une ville très attirante en dehors de certains monuments et bâtiments. En face de la piscine, ce que j’ai d’abord pris pour la mairie, est École nationale supérieure des arts et industries textiles, toujours une école d’ingénieurs, mais plus du tout dans le domaine textile.

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L’extérieur de la piscine ne paie pas forcément de mine.

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A l’intérieur, la céramique règne en maître à peu près partout, à commencer par les innombrables cabines de douches.

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Aux « rayons » objets et sculptures, des choses sympas, parfois étonnantes.

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Un Picasso (on reconnaît, mais ce n’est pas ma tasse de thé – bien sûr c’est une assiette !)

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Je préfère largement ce « poisson » de Niki de Saint Phalle. Je m’aperçois que en parlant de cette artiste que je n’ai jamais parlé ni montré de la fontaine de Château-Chinon dont je ne possède que des photos argentiques.

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Un buste de Jean-Baptiste Carpeaux du jeune fils de Napoléon III, très réussi à mon goût (mieux sans doute que l’œuvre originale de chair).

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Un tronc darbre sculpté.

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J’ai immédiatement reconnu ce buste de Rodin, à cause sans doute des similitudes de traits des personnages des Bourgeois de Calais.

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Marbre et pierre bleue (célèbre pierre de l’Avesnois) pour ce buste.

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Un vitrail.

 

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Et quelques peintures (sans aucune retouche).

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2 mars 2014

Dé-bor-dée !

L’autre semaine, un collègue, à la suite d’une autre collègue, a déposé des livres au travail afin que chacun puisse se servir à sa convenance (riche idée). Je suis tombé sur deux livres de Zoé Shepard. Le titre du premier m’a interpelé, alors j’ai lu la quatrième de couverture, ce qui m’a remémoré une chronique (voire une interview ?) journalistique sur France inter.

Le premier livre a valu à son auteur une suspension de travail de plusieurs mois. Elle est haut-fonctionnaire depuis 2007 dans une collectivité territoriale (Conseil régional d’Aquitaine), alors qu’elle avait pris un pseudonyme, avait placé l’action au sein d’une mairie et avait brouillé les pistes pour pas que l’on reconnaisse immédiatement le tableau qu’elle dépeignait, en particulier ses collègues de travail et leurs turpitudes. Hélas, un de ses amis (encore ami après ?) a reconnu son style et l’a « dénoncée ».

Le tableau, donc, est sévère, voire méchant, très méchant, mais souvent jubilatoire. Je fréquente des fonctionnaires territoriaux ou d’État et on m’a souvent rapporté des faits montrant l’extrême fainéantise des uns, la rare incompétence des autres ou encore les gaspillages d’argent public. Toutefois, ce que j’y ai lu dépasse quand même ce que je m’imaginais sur certains points. Est-ce exagéré ? Peut-être pas tant que ça ? Peut-être pas du tout ?

Cela se lit fort bien, comme un journal, présenté de jours en jours, d’heures en heures, parfois de minutes en minutes. Le ton est bien sûr sarcastique, moqueur à l’extrême. Seules une ou deux personnes trouvent grâce à ses yeux. On imagine que ses « bons » collègues ne sont pas mis en scène. Les dialogues se déroulent en deux temps : ce qu’elle dit ou ce qu’on lui dit et les commentaires « off » sur ce qui se passe dans sa tête à ce moment là, jamais flatteurs, toujours à charge. J’imagine qu’elle n’avait pas forcément toujours le temps de penser ça sur le coup, mais peu importe. Ce qui est ennuyeux quand même dans ce livre, c’est que la narratrice donne toujours l’impression d’être une donneuse de leçons, même s’il y a largement de quoi, ou de se moquer systématiquement des autres, ce qui serait gênant si cela n’était pas drôle par ailleurs. Une impression également que la narratrice se prend parfois au sérieux, mais en même temps, elle décrit quelques-uns de ses défauts. Et certaines de ses « victimes » finissent par apparaître sympathiques tant elles semblent définitivement naïves et nulles.

Finalement, un bon moment.

 

SHEPARD Z., 2010 – Absolument dé-bor-dée ! ou le paradoxe du fonctionnaire. Éditions Points, Paris [édition originale : Albin Michel], 307 p.

2 mars 2014

Nom d'une pipe !

La duchesse mère de Bretagne est arrivée en Flandre jeudi après-midi. Au lieu de la recueillir, on l’aurait bien remise dans le train car elle n’a fait que nous apporter la pluie, mais c’était sans compter sans ma générosité extrême : lui permettre d’avoir l’honneur de fréquenter un être au génie sans égal tel que moi.

A part ça, comme j’ai beaucoup travaillé, je dois prendre des RTT auxquels j’ai droit, j’ai pu m’accorder, presque à la dernière minute, une semaine de congés. Nous allons en profiter pour visiter quelques bricoles. La première hier avec le musée des Beaux-arts de Saint-Omer, installé dans l’hôtel Sandelin (XVIIIe s.).

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On y découvre quelques pièces issues de la cathédrale et des nombreux autres édifices religieux anciens de la ville. Les statues en bois, notamment du XVIe siècle, sont assez nombreuses, même si elles sont de qualité inégale (je ne parle pas de l’état de conservation, plutôt bon). Peu de photos, car les vitrines les empêchent.

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Les peintures ne nous ont pas emballés, même si quelques-unes nous ont amusés. Quelques autres étaient assez belles mais étaient mal éclairées.

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Il y a aussi une importante collection de faïences locales et européennes, plus ou moins belles.

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Celle-ci est un égouttoir à fraises :

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Saint-Omer se centre sur un marais assez exceptionnel : l’Audomarois. Il est installé dans une cuvette, est partiellement tourbeux, mais baigné par des eaux alcalines. Ce fut (et reste pour partie) une importante zone de maraîchage. Il s’agit d’une importante zone naturelle tant pour les oiseaux que pour la flore hygrophile, notamment pour les plantes extrêmement rares qu’il abrite, reconnue par plusieurs conventions internationales. Cela n’empêche pas les locaux de faire n’importe quoi en termes d’aménagement et de gestion, souvent en toute impunité. Je ne m’étends pas sur le sujet, cela n’est pas la question. C’était surtout pour dire qu’on a cultivé là, surtout au XVIII-XIXe siècles, du tabac, que l’on fumait dans des pipes en terre cuite et en faïence, fabriquées à Saint-Omer et qui était plus ou moins distribuées ailleurs en France. Il y a au musée une importante collection, avec des formes et des couleurs innombrables. L’émergence des cigares et des cigarettes dès le début du XIXe siècle sonnèrent progressivement le glas du tabac à pipe et la fabrication s’est éteinte.

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Enfin, une exposition temporaire sur les Étrusques fort peu mise en valeur, très mal éclairée, mal expliquée et d’un intérêt malheureusement limité. Rien à voir avec l’exposition sur les mêmes Étrusques qui est en train de se terminer au Louvre-Lens à laquelle je ne sais pas encore si nous irons.

28 février 2014

Ciel encore

Ce soir en rentrant du travail.

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26 février 2014

Ciel multicolore

Je voulais aussi faire des photos aujourd’hui alors qu’il faisait beau, mais cela s’est mal goupillé. En voici une prise hier entre deux averses

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23 février 2014

Vers la fin de l'hiver ?

Le week-end a été plus clément que ce que j’attendais, en particulier samedi. J’en ai profité pour tailler les rosiers. Pour l’instant, pas trop dégâts cette année contrairement aux trois années précédentes où j’avais même dû déplorer un décès chez les porteurs de cynorhodons. Des fortes gelées sont encore possibles, mais il serait étonnant que l’on descende aux environs de – 10 °C. En attendant, les Pelargonium que j’ai laissé dehors devant et derrière la maison ne souffrent pas trop, même si rien n’est gagné.

Ce n’est pas le printemps, mais on s’en approche parfois. Les pollinisateurs ont du courage.

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20 février 2014

Une bataille gagnée

Longue et dure journée que celle d’aujourd’hui. Presque cinq heures de route pour aller et revenir du fond du département, en comptant les bouchons, surtout ce matin. Sept heures pleines de réunion où il fallait être attentif jusqu’au bout pour éviter qu’un margoulin en profite pour dire des âneries et qu’elles passent pour argent comptant. Je redoutais un peu cette réunion, mais globalement cela s’est bien passé de mon point de vue. Cela dit ce n’est qu’une étape, la guerre n’est pas finie car les forces de la réaction reviendront à la charge lors des prochaines batailles de mai et de juin. J’ai pu m’exprimer sans m’énerver et faire de la pédagogie. Les forces neutres et celles de l’État ont apprécié. L’élu qui présidait les débats a fini par décrocher dans la dernière heure. Il voulait coûte que coûte décrocher des consensus et s’inquiétait qu’on n’y arrive pas. Il ne sait pas encore à quel point je saurai ouvrir de nouveaux fronts la prochaine fois.

18 février 2014

Hier, c'était concert (2)

Hier, c’était soirée Wagner à l’orchestre national de Lille où nous avions pris place. Sous la direction de Jean-Claude Casadesus, la première partie était consacrée à La Walkyrie, avec le Prélude de l’acte I, la scène 3 « Ein Schwert verhiess mir der Vater », « Schläfst du, Gast », « Der Männer Sippe sass hier im Saal », « Winterstuerme wichen den Wonnemond », « Du bist der Lenz, nach dem ich verlangte », « War Wälse dein Vater, und bist du ein Wälsung » et « Siegmund heiss’ich, und Singmund bin ich ».

La seconde partie était consacrée à Tristan et Isolde, le Prélude le acte I, l’acte II - scène 2 « O sink hernieder Nacht der Liebe », « Lausch, Geliebter », le Prélude de l’Acte III et « Mild und leise wie er lächelt ».

L’interprétation était assurée par Anja Kampe, soprano allemande et par Robert Dean Smith, ténor américain, remplaçant Gary Lehman, souffrant.

Les présentations étant faites, que dire ? Eh bien pour commencer que cela nous a plu. Nous n’étions pas aussi idéalement placés que la fois passée (au quatrième rang en face les contrebasses), mais cela n’était pas gênant grâce à la qualité acoustique exceptionnelle.

Les chanteurs, certes spécialistes du répertoire de Wagner ont « envoyé » de manière admirable, à un niveau que je n’osais espérer et oserais-je dire à un niveau déjà très difficile à égaler. Et bien que le ténor ait dû être remplacé au pied levé, ces deux là s’accordaient admirablement bien. Elle était extrêmement puissante, sans aigus excessifs. Bref, c’était magnifique et impeccable.

L’orchestre a été également parfaitement au rendez-vous, avec une mesure, une retenue extraordinaire. Je veux dire par là que c’était propre, sans bavure, sans excès de sons « traînants » ou d’effets de styles « langoureux » ou « obséquieux » ou « racoleurs » qui auraient été bien malvenus.

Nous avons été surpris dans La Walkyrie par un instrument imitant le vent qui nous a fait croire un instant que l’on venait de mettre en route la ventilation.

Autre surprise dans Tristan et Isolde quand un hautboïste quitte la scène seul pour aller je ne sais où. Nous comprendrons ensuite qu’il était parti s’isoler quelque part pour aller jouer un morceau en solo avec une virtuosité extraordinaire. Je n’imaginais pas qu’un hautbois pouvait seul être aussi émouvant.

En bref, une belle soirée de musique que nous avons appréciée tous les deux.

18 février 2014

Du bois et du ciel bleu

Pour prolonger la note précédente, nous avons profité du début de l’après-midi de dimanche pour aller nous balader un peu en forêt près de chez nous. Dans un coin où je n’étais jamais allé voir, j’ai découvert des hêtres plus beaux que je ne l’imaginais.

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16 février 2014

Concours de dendrologie corticole

Il s’agit plus exactement de reconnaître les essences qui correspondent à cette petite suite de photos d’écorces. Quelques indices toutefois avant de se lancer :

  • ces photos ont été prises en forêt aujourd’hui à quelques kilomètres de la maison à peine,
  • toutes les espèces considérées ont un feuillage caduc,
  • deux espèces ne sont pas indigènes de la région dont une ne l’est pas d’Europe,
  • certaines sont très faciles à trouver, d’autres moins.

1 - Quercus robur L. (Chêne pédonculé)

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2 - Betula pendula Roth (Bouleau verruqueux)

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3 - Robinia pseudoacacia L. (Robinier)

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4 - Fagus sylvatica L. (Hêtre)

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5 - Prunus avium L. (Merisier)

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6 - Castanea sativa Miller (Châtaignier)

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7 - Larix decidua Mill. (Mélèze d’Europe)

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8 - Carpinus betulus L. (Charme)

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