Triptyque de l’Abbaye de Dieleghem
J’avais bien dit que Calyste voulait nous faire prendre du crin de cheval pour des cheveux ! Je plaisante, je ne suis pas immunisé contre des erreurs analogues. Voici donc le tableau complet dont l’auteur et le titre étaient erronés et dont Calyste a publié un « extrait » du panneau droit.
Maître de 1518 (Jan van Dornicke ? actif à Anvers au premier quart du XVIe s.). Triptyque de l’Abbaye de Dieleghem. Panneau central : Jésus chez Simon le Pharisien ; volet gauche : La résurrection de Lazare ; volet droit : Le ravissement de Marie-Madeleine et un abbé prémontré en donateur.
Il est exposé au Musée des arts anciens à Bruxelles que nous avions visité en février 2017. Voici mes photos prises à cette occasion.
Panneau central :
Volet gauche :
Volet droit :
Fleurs de confinement (2)
Dernier musée d'avant confinement
Nous avions décidé d’aller voir une exposition temporaire au musée de Flandre de Cassel (c’est presque une commune voisine). En effet, il s’agissait de « Sacrée architecture ! La passion d'un collectionneur ». En réalité, il s’agit là du rassemblement d’une cinquantaine de tableaux flamands et hollandais d’intérieurs d’église en perspective des XVIe et XVIIe siècles, œuvres collectionnées par une seule personne pendant plus de quarante ans. A noter que sur ces tableaux, les vitraux ne sont presque jamais représentés de manière colorée. A cela s’ajoutent deux sculptures récentes.
Hendrik Van Steenwijck (Kampen, 1550 – Francfort-sur-le-Main, 1603). Intérieur d’une cathédrale gothique. Huile sur bois.
Hendrik Van Steenwijck (Kampen, 1550 – Francfort-sur-le-Main, 1603). Intérieur d’une cathédrale avec une réunion d’hommes habillés de noir. Huile sur cuivre.
Abel Grimmer (Anvers, 1570 – v. 1620). Intérieur d’une église gothique animé de personnages. Huile sur bois.
Abel Grimmer (Anvers, 1570 – v. 1620). Intérieur d’une cathédrale avec messe de relevailles. Huile sur bois.
Pieter Neefs I (Anvers, v. 1578 – 1656/1661). Intérieur de la cathédrale d’Anvers. Huile sur bois.
Pieter Neefs I (Anvers, v. 1578 – 1656/1661). Intérieur d’une église animée. Huile sur bois.
Pieter Neefs II (Anvers, 1620 – ? ap. 1675). Intérieur de l’église Sainte-Walburge d’Anvers. Huile sur toile.
Pieter Neefs I (Anvers, v. 1578 – 1656/1661) d’après Jan Van Londerseel (Anvers, v. 1570/1575 – Rotterdam, 1625). Intérieur d’une église animé d’une procession. Huile sur cuivre.
Anton Gunther Gheringh (Allemagne, 1620 – Anvers, 1668). Intérieur d’une église imaginaire avec un mendiant au premier plan. Huile sur toile.
Hans Jurriaensz Van Baden (Steinbach, v. 1604 – Amsterdam, 1677). Intérieur d’une église avec le début d’une célébration. Huile sur bois.
Jan Van der Vucht (Rotterdam, 1603 – 1637). Intérieur d’une église imaginaire avec des personnages. Huile sur bois.
Daniël De Blieck (Middelburg, 1608 – 1673). Intérieur de l’église Saint-Laurent de Rotterdam. Huile sur bois.
Hendrick Cornelisz Van Vliet (Deft, 1611/1612 – 1675). Intérieur de la Vieille Église de Deft. Huile sur bois.
Wim Delvoye (né à Wervick en 1965). Nautilus Penta. 2011. Acier inoxydable découpé au laser.
Wim Delvoye (né à Wervick en 1965). Möbius Dual Corpus Direct Current. 2011. Bronze poli.
Dernière cathédrale d'avant confinement
Je remonte au 9 février, à une époque où nous étions encore loin de nous douter que le COVID-19 nous conduirait jusque-là. Un dimanche de grand vent et de pluie où nous sommes allés visiter la cathédrale la plus proche de chez nous : Notre-Dame de Saint-Omer. Notre dernière visite remontait à décembre 2017 (voir ici). L’intérêt cette fois-ci réside dans le fait que l’intérieur était davantage illuminé et j’ai pu prendre en photo des sculptures et peintures des XV-XVIe s., sauf le Rubens, du XVIIe s.
Journée-type du télétravailleur confiné
Cela a été demandé, voici ma journée-type.
Lever entre 6 h 30 et 7 h, soit plus tard que d’habitude.
Allumage de la radio.
Allumage de l’ordinateur du travail (sur la table de salle à manger) et prise de connaissance des courriels envoyés tard dans la soirée (en général, rien le matin de très bonne heure). Quelquefois, envoi d’un message ou deux, mais assez rarement.
Récupération et lavage des oranges ou autres agrumes à presser et parfois préparation de la table de petit-déjeuner.
Allumage de l’ordinateur personnel à mon bureau habituel, visionnage des courriels reçus dans la nuit, parfois, passage par les blogs, développement/post-traitement de quelques photos.
Lever de Fromfrom.
Petit-déjeuner.
Premières vraies réponses aux courriels du travail.
Toilette.
Coupure de la radio.
Retour à l’ordinateur de télétravail. Et là, cela dépend du travail à faire. Appels ou réceptions d’appels avec les collègues, en particulier aux directeurs et aux cadres, plus rarement d’autres personnes.
Lecture des courriels en continu (j’en reçois facilement trois fois plus que d’habitude, c’est de la folie).
Fromfrom allume la télévision vers 12 h et coupe le son à chaque fois que je suis au téléphone.
Fromfrom fait le repas, nous déjeunons peu avant 13 heures. Je lave la vaisselle, Fromfrom l’essuie. Café en regardant la fin des infos.
Vers 14 heures, reprise du télétravail selon les mêmes modalités que le matin.
Vers 15-16 h, je regarde par courts instants ce que regarde Fromfrom en sourdine (Affaire conclue). Idem après 17 h.
Café vers 16 h.
Je fais une nouvelle séance de travail qui se termine, selon les cas entre 18 h 15 et dépasse parfois très allègrement 19 h.
En même temps, Fromfrom regarde Chacun a son mot à dire, Question pour un champion puis N’oublions pas les paroles.
Fromfrom fait la soupe ou autre chose et on mange dans la foulée.
Informations télévisées : toujours et encore le COVID-19. Vaisselle.
On mange des fruits. On regarde souvent Scènes de ménages.
Retour à la télévision ou courriels personnels, blogs…
Coucher vers 23 h (un peu plu tard qu’à l’accoutumée).
Voilà les aventures confinées particulièrement palpitantes de Cornus et Fromfrom !
Dans les variations et les écarts majeurs à ce schéma-type, il y a de temps en temps une course de Fromfrom, moi qui vais environ une fois par semaine au travail, Fromfrom qui fait des visioconférences avec le syndicat et moi avec mes homologues directeurs de France métropolitaine et d’outremer.
Des nouvelles du front (suite 2)
La dernière note de Calyste de ce jour sur le thermomètre m’a fait un effet glaçant, mais Calyste n’y est pour rien bien sûr.
Un collègue a envoyé en début d’après-midi un message à tout le monde en répondant aux blagues d’autres collègues (c’est la mode depuis le confinement de commencer ainsi la semaine). Je me suis dit « encore une blague aussi vite lue et effacée ». Et puis dérangé par je ne sais plus quoi, je n’ai pas effacé le message et ce n’est que deux heures plus tard que je découvre que son message n’était pas qu’une blague, mais se poursuivait sur un tout autre sujet. J’ai failli ne pas lire cette nouvelle affreuse : la mère (79 ans) du collègue est morte samedi dans un EHPAD à Saint-Dié-des-Vosges ! Quel choc. Il avait vu venir cette horreur depuis 15 jours alors qu'elle n'était pas encore malade. Il m’avait fait part de son angoisse, et dans ce secteur, on est dans l’œil du cyclone. C'est épouvantable. Elle n'allait pas très bien depuis quelques jours sans trop savoir ce qu’elle avait. Elle a été emmenée à l'hôpital samedi à 10 h et à 15 h tout était terminé, poumons hors d’usage. Il est assez fataliste, prend la chose avec une certaine philosophie, s’était déjà préparé avec sa famille à cette issue funeste. Enfin, pour l’instant. Personnellement, en pareilles circonstances, je pense que je n’aurais pas pu m’exprimer.











































































































