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Cornus rex-populi

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23 février 2013

Typologie des P

Mon directeur avait commencé à mettre au point une typologie pour caractériser les personnes en fonction de leur capacité à comprendre ce qu’on leur explique, singulièrement en matière d’environnement ou d’écologie, mais c’est valable pour tout le reste. J’ai proposé quelques compléments et amendements. C’est un peu calqué sur le système des valeurs de P (pour psychisme) du service militaire. Je me souviens avoir vu des réformés P4 qui n’étaient pourtant pas véritablement cinglés. Voilà ce que donne cette typologie :

  • P1 : type de personnes qui comprennent immédiatement (ou presque) les choses qu’on leur explique ;
  • P2 : type de personnes qui ne comprennent pas forcément dès la première fois ce qu’on leur explique (de façon intelligible), mais qui finissent toujours par comprendre quand on leur a bien expliqué ;
  • P3 : type de personnes qui ne comprennent pas quand on leur a tout bien expliqué en long, en large et en travers ;
  • P4 : type de personnes avec lesquelles il n’est définitivement pas la peine de leur expliquer, ils ne comprendront jamais rien à rien ;
  • P5 : type de personnes qui font exprès de ne pas comprendre, mais qui en réalité comprennent très bien.

Honnêtement, je dois osciller le plus souvent entre le P2 et le P3, mais il m’arrive d’être P4 et P5. Et le P1 ne me caractérise que de manière exceptionnelle.

Bon, ce n’était pas pour parler de mes inaptitudes que je parle de cela, mais pour médire et parler de celles des autres, sinon ce n’est pas drôle.

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23 février 2013

Énigme du 23 février

Parfois, il est de bon ton à la télévision de faire prendre des bourguignons pour des franciliens. Ce fut le cas ce soir pour ces deux là :

C10001

C20001

Mais il n’y peut rien, il est Breton, il ne connait donc pas bien sa géographie.

De quoi ou de qui s’agit-il ?

19 février 2013

Urgences

Une note chez Christophe qui relate un récent passage aux urgences m’a inspiré cette note sur mes expériences aux urgences, heureusement assez peu nombreuses. J’en ai déjà raconté, au moins partiellement certaines.

Quand j’étais adolescent, il m’est arrivé d’aller aux urgences de mon petit hôpital local (urgences qui n’existent plus aujourd’hui) et j’avais trouvé que c’était très long, mais en fait, c’était très court si on compare à ce qu’a vécu Christophe ou ce qui est régulièrement rapporté dans les émissions audiovisuelles.

En 2000, après ma sextuple piqûre de guêpe, j’étais allé à l’hôpital d’A. J’avais attendu moins de 5 minutes avant qu’on demande de m’installer sur la table d’examen. Il est vrai qu’il était temps. Je pense qu’à l’époque, si j’avais été dans la situation d’attente de Christophe, j’aurais eu un sérieux problème, car les chocs anaphylactiques de ce style ne préviennent pas, surtout quand on ne sait pas les tenants et les aboutissants de l’affaire (et les médecins probablement pas non plus). Après la très grosse frayeur où j’avais cru mourir d’étouffement, j’avais été casé dans une grande chambre (où on ne met généralement pas de malades) pour observation jusqu’au lendemain. Le soir, l’interne m’avait allumé la télévision et avait mis la série Urgences. Non, ce n’est pas une blague. Je ne me sentais plus malade, mais comme on m’avait branché de partout et mis sous perfusion et monitoring, ce n’était pas terrible. Le lendemain, voyant l’heure tourner et ne voyant pas de petit déjeuner arriver, j’avais crié famine. En fait, on m’avait oublié. Forcément, il n’y avait personne dans la chambre que j’occupais. Un bon souvenir toutefois du personnel.

En 2004, mon médecin qui avait « décidé » que j’avais la cheville cassée, m’avait envoyé un samedi matin aux urgences de l’hôpital d’H. aussitôt sorti de son cabinet, muni d’une lettre de « recommandation ». Et là, il n’y avait personne, j’étais seul. Comme tout le monde avait décidé que j’avais la cheville cassée et alors que je marchais sans même boiter, on m’a presque forcé à m’asseoir dans un fauteuil roulant. Avant de me faire la radio, on continuait de décider que c’était forcément cassé. Après la radio, on m’a dit que ce n’était pas cassé, mais que c’était forcément une sérieuse entorse. Résultat, plâtrage tout ce qu’il y a de plus sérieux et lourd. Et immobilisation et tout le tintouin. Six jours plus tard, à la visite de contrôle, la chirurgienne déclarait que je n’avais aucune entorse, mais juste un vilain hématome. Je l’avais bien dit. Je pense qu’ils ont voulu appliquer le principe de précaution ceinture + bretelles. Cela m’a énervé sur le coup, mais je dois dire que j’avais eu la chance d’être bien portant dans l’ensemble.

En 2011, suite à mon accident de la route, j’avais été emmené par les pompiers aux urgences du même hôpital d’H. Aucune attente, alors que je n’étais pas sérieusement atteint non plus.

Depuis 2006 que Fromfrom et moi vivons ensemble, elle a fait de multiples stages aux urgences (on n’ose plus les compter). Elle a même expérimenté plusieurs établissements, dont quatre fois à H. si je ne m’abuse, dont une fois un dimanche, où je l’avais emmenée et l’attente avait été un peu plus longue, il est vrai.

En conclusion, quitte à choisir, il y a des petites villes où il est plus simple d’aller aux urgences. Mais on ne choisit pas, forcément. Et la médaille a aussi forcément son revers : peut-être un personnel médical moins expérimenté ?

18 février 2013

Développement du râble

Enfin, quand je dis développement, qu’on ne s’y attende pas trop quand même.

DD0001

16 février 2013

Tics de langage

Il existe des mots ou des expressions, couramment utilisées, qui m’agacent particulièrement. Ce sont sûrement des agacements futiles, mais le problème est répétitif et il m’arrive parfois d’en faire la remarque. Mais je me bats sûrement contre les ailes des moulins. Voici une liste, bien évidemment non exhaustive.

Au jour d’aujourd’hui

Inutile de commenter, le ridicule de l’expression hyper-pléonastique est évident. Et pourtant de bons orateurs utilisent cette horrible expression.

 

Scénarii

Le mot revient souvent et il est parfois préféré à « scénarios », sans doute pour faire plus intellectuel. Rien de spécial à redire, à part la suffisance des personnes qui emploient le mot (ce n’est pas toujours le cas, mais là, j’ai des souvenirs précis en tête). Lors d’une réunion avec un bureau d’étude, je ne sais plus comment cela avait commencé, mais ce n’est pas moi qui avait lancé le débat, mais un des interlocuteurs, pris en défaut avait affirmé que scénario était un mot latin. J’étais intervenu pour réfuter cette idée, puisqu’il s’agit d’italien.

 

Versus, abrégé en vs

Il est devenu très courant d’utiliser ce mot ou son abréviation, à l’écrit et à l’oral dans le sens de « contre » ou « par opposition à » ou autres choses dans le genre. Sauf si les latinistes me contredisent, je ne pense pas que cela soit véritablement le sens donné en latin. Le mot est semble-t-il passé par l’anglais et nous revient maintenant chez les pseudo-intellos pour montrer qu’ils maîtrisent bien les locutions latines.

 

Juste

Depuis environ un an (ou un peu plus), ce mot est particulièrement à la mode et est utilisé massivement (à outrance, jusqu’au dégoût) dans les médias, notamment par les nombreux crétins qui prolifèrent sur les plateaux de radio et de télévision. Les jeunes et les moins jeunes, pourtant pas tous décérébrés, en sont arrivés à abuser de « c’est juste pas possible », « c’est juste bien » ou autres fadaises plates.

 

Trop

Insupportable quand il est utilisé à la place de « très » et qu’il ne s’agit pas d’une pointe d’humour pour faire jeune branché : « c’est juste trop bien ». Le trop, c’est pour les chevaux !

 

Voilà

Ce mot est une assez belle marque de fabrique d’une très grande majorité de sportifs que l’on interroge avant ou après une épreuve. Je peux concevoir que l’on n’ait pas toujours des choses très épatantes à dire, surtout quand les interviews se répètent à un rythme soutenu. Mais le « voilà » est devenu un mot systématique dans bien des conversations et qui tente de venir masquer les nombreuses lacunes de l’argumentaire.

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12 février 2013

Rex-Populi Ier

Comme « Ratzy » va démissionner prochainement, je souhaiterais vivement le remplacer. Il n’aura échappé à personne que je ne suis pas cardinal (à mon grand regret) ni même prêtre, et ça c’est déjà un sérieux handicap. Ceci dit, cela n’est visiblement pas une obligation absolue pour être éligible. Alors, je pensais faire acte de candidature, mais visiblement, cela ne se fait pas (sous peine d’excommunication, au moins concernant les cardinaux). Comment faire, alors ? Comment pourrais-je dès lors respecter mes engagements auprès de Dame Plume ? Impossible que j’y renonce. Tant pis, je vais quand même envoyer ma lettre de candidature au Vatican : je ne suis pas cardinal et je ne crains pas l’excommunication.

Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, je n’attends pas Piergil pour mettre en image le fantasme inavouable de Plume. Laquelle préférez-vous ?

Rex-Populi 1

Rex-Populi 2

 

10 février 2013

Moule à gaufres

Je suis venu pour la première fois à Lille début septembre 2001, pour un colloque de géographie-écologie où avec une collègue de Chinon, nous devions présenter une communication orale sur la Loire (la faune pour elle et la flore pour moi). Cette collègue avait entendu parler des fameuses gaufres fourrées, spécialité locale. Nous en avions donc acheté dans une boutique du centre ville.

Ce week-end, au lieu de faire des bugnes comme à l’accoutumée en pareille saison (cela ne nous empêchera certainement pas d’en faire plus tard), nous avons profité du prêt d’un moule ad hoc pour nous initier à la confection de la pâtisserie locale. Il existe plusieurs recettes, mais celle que Fromfrom a mise en œuvre est assez proche d’une pâte à brioche que l’on fait gonfler en deux temps, d’abord deux heures dans le saladier et une heure supplémentaire après avoir confectionné de petits boudins de 25 g. Ensuite cela se passe ainsi :

1) On fait chauffer le moule de manière suffisante sur le gaz, puis on met un petit boudin de pâte.

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2) On referme le moule et on fait cuire à feu vif environ 30 secondes de chaque côté (en retournant le moule).

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3) On ouvre le moule et on retire la gaufre

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4) La gaufre encore chaude, on la tranche immédiatement dans le sens de l’épaisseur (c’est très facile).

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5) On en fait un petit tas avant de les fourrer avec ce que l’on veut, mais classiquement avec de la vergeoise ou de le cassonnade beurrée ou encore du sucre vanillé.

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7 février 2013

Cours d'architecture

Afin d’étudier les processus sylvigénétiques, en particulier les successions végétales qui s’opèrent dans les forêts, on peut être amené à utiliser la méthode architecturale qui se révèle riche d’enseignements, même si elle peut s’avérer lourde à mettre en œuvre. Cette méthode consiste notamment à cartographier précisément tous les arbres et les arbustes sur une parcelle de terrain bien délimitée. Beaucoup de mesures sont nécessaires et cela peut être très long, surtout lorsque l’on met seul la chose en œuvre. On utilise des décamètres, un dendromètre (appareil permettant une triangulation autorisant la mesure de la hauteur des arbres). On mesure tout cela et on dessine en plan et de profil les arbres et les arbustes. Comme c’est très chargé, on fait deux dessins avec deux groupes d’arbres et d’arbustes : les arbres du passé (d’une hauteur inférieure à 100 fois le diamètre du tronc), les arbres potentiels (d’une hauteur supérieure à 100 fois le diamètre du tronc), les arbres du passé se trouvant entre les deux et sont mis avec les arbres du passé.

Sur ces figures dessinées à la main, le profil architectural représente au total un rectangle de 20 m × 50 m.

Arbres du présent et du passé :

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PA0002

Arbres potentiels :

PA0004

PA0003

Les lettres correspondent à :

Ap : Acer platanoides L. (Érable plane)

Cm : Crataegus monogyna Jacq. (Aubépine monogyne)

Cs : Cornus sanguinea L. (Cornouiller sanguin)

Fe : Fraxinus excelsior L. (Frêne commun)

Qr : Quercus robur L. (Chêne pédonculé)

Sn : Sambucus nigra L. (Sureau noir)

Um : Ulmus minor Miller (Orme champêtre)

En noir : Hedera helix L. (Lierre)

Tout le monde, l’aura deviné, il s’agit évidemment d’une forêt alluviale de bois durs des bords de Loire du côté du Bec d’Allier (près de Nevers). Quels enseignements peut on en tirer ?

  • âge du profil : 100 ans pour les chênes
  • 38 espèces dont 16 ligneuses
  • grande densité d’arbres (1800 tiges/ha) liée à la richesse du substrat (herbacées nitrophiles)
  • arbres du présent (39 %), arbres du passé (13 %), arbres potentiels (48 %)
  • abondance des semis d’arbres : faible inondabilité (environ 1 semaine tous les 4-5 ans en moyenne)
  • grande abondance d’Ulmus minor liée au substrat sableux dont le port arbustif est imposé par la graphiose
  • arbres du présent et du passé :
    • ensemble structurel supérieur :ensemble structurel inférieur : 
      • couronnes larges et symétriques â pas de concurrence â issu d’une pâture et de coupes de bois
      • grands Quercus robur : phase de sénescence précoce â souffrance physiologique (alimentation en eau) â abaissement du toit de la nappe alluviale (incision du lit d’environ 1,5 m)
      • abondance d’Ulmus minor
    • arbres potentiels :
      • dominés par Ulmus minor, Fraxinus excelsior et quelques grands Quercus robur
      • présence de lianes : Hedera helix et Clematis vitalba
    • juxtaposition de plusieurs petites éco-unités :
      • en phase d’aggradation (croissance)
      • en phase de sénescence précoce (Quercus robur)
  • conclusion : en l’état, c’est mal barré pour cette forêt à court-moyen terme !

Je n’ai pas évoqué précisément les plantes herbacées qui ont un rôle non négligeable dans l’édifice… Je n’ai pas parlé non plus du modèle architectural individuel des arbres (ce n’était pas la question). Mais on voit déjà, grâce à la méthode architecturale, un certain nombre de conclusions s’imposer. J’avoue aussi qu’un expert bien au fait de ces concepts aurait pu faire le même diagnostic en quelques minutes sur le terrain (au lieu d’une grosse semaine en tout de travail ici).

6 février 2013

Énigme du 6 février

Qui saura dire ce que représente cette figure ?

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(cliquer pour agrandir)

4 février 2013

La Loire draine le sang des Bourguignons

En guise de première vengeance...

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