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Cornus rex-populi

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9 juin 2013

Je n'ai pas l'esprit revanchard

Photos du jardin du boulot avec, en particulier, un iris que Mister Karagar ne possède pas (ah mais).

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Photos du jardin domestique, avec notamment des cédés cerisiers que le monde entier envie.

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9 juin 2013

Du cartésianisme aux maisons hantées

Cette note m’a été en partie inspirée par Calyste lorsqu’il parle du ressenti qu’il a lorsqu’il découvre des maisons que d’autres ont habité. Bien sûr, ce dont je parle ici n’a pas de vrai rapport avec ce que dit Calyste. Et je conçois tout à fait ce qu’il évoque et j’irai même jusqu’à dire que cela ne me déplaît pas. Rien à voir, donc avec ce qui suit.

On m’a souvent qualifié de « cartésien » lorsque je m’exprimais (cela m’arrive encore) pour dénoncer les sciences occultes ou autres fadaises du genre BLURG (balivernes lamentables à l’usage réservé des gogos). Pourtant, les personnes qui me qualifient de la sorte se trompent. D’abord, le cartésianisme n’a jamais été synonyme d’incrédulité ou d’esprit scientifique. D’ailleurs, la démarche scientifique ne se réduit pas à l’approche déductive prônée par le cartésianisme. Loin de là, les expériences, les observations procèdent de la méthode inductive, donc en opposition avec la démarche cartésienne. Il y a d’ailleurs très longtemps que le cartésianisme, dans ses dimensions les plus caricaturales, a déserté les laboratoires scientifiques.

Cela fait néanmoins pas mal d’années où je n’ai pas cherché à croiser le fer face aux chantres du paranormal. Je n’ai rien dit la dernière fois où l’ex compagne d’un de mes cousins avait ressorti, entre autres, les divers méfaits imputés à la maison (ferme) hantée par les fantômes, singulièrement celui de mon grand-père maternel. Et que tout allait beaucoup mieux depuis qu’elle avait fait venir une femme de l’art (j’ignore comment s’appellent ces gens) pour « purifier » tout cela. Inutile de dire que j’avais énormément pris sur moi pour ne pas éclater, car outre la problématique qui heurte ce que je considère comme le « bon sens » (et qui ne la gênait nullement, elle), il y avait des questions liées à mon grand-père qu’elle écornait allègrement, alors qu’elle était loin d’avoir connu. Et ça, j’ai eu encore plus de mal à l’admettre. Ma mère encore moins quand je lui ai raconté (et en avait entendu parler par ailleurs par sa sœur et mon oncle).

Il y a eu aussi le coup du nouveau compagnon d’une ex collègue et amie, un architecte qui est également adepte de sciences occultes, en lien avec des histoires magnétiques. Les maisons ne doivent pas contrecarrer les ondes magnétiques telluriques. Bien sûr. Et les cathédrales ont toutes été construites sur des nœuds magnétiques que j’imagine branchés sur le ciel. Bien sûr. Avoir entendu cela m’avait mis incroyablement mal à l’aise, mais je n’avais rien dit. Rien dit. Rien dit. Rien dit. Mais depuis, je dois constater que je vois beaucoup moins cette amie. Dommage. D’autant qu’il pourrait au moins faire l’économie de parler de cela sans arrêt, même s’il y croit.

Un autre ami croit aux esprits, mais il y fait peu allusion et semble-t-il, de moins en moins. Et ces esprits ont la bonne idée de ne pas occuper une maison en particulier.

A se demander si des esprits « supérieurs » ne seraient pas en train d’essayer de me rendre chèvre. S’ils n’y sont pas arrivés jusque-là, au moins sont-ils parvenus à me réduire à un certain silence. Un silence d’autant plus assourdissant qu’il risque de devenir explosif quand la coupe débordera.

7 juin 2013

Une brève cornusienne un peu longue quand même

Cette histoire chez Plume de prétendue confusion entre ciguë et de Sureau noir, de corymbe, d’ombelle m’a rappelé une anecdote de botaniste. Lors d’une sortie botanique, un participant avait demandé au maître de cérémonie pourquoi on appelait le Cerfeuil des fou, le Cerfeuil des fous (Chaerophyllum temulum L., autrement appelé Cerfeuil penché ou Cerfeuil enivrant). La première réponse du maître fut : « il faudrait être fou pour confondre avec du cerfeuil », autrement dit Anthriscus cerefolium (L.) Hoffm. (Cerfeuil cultivé). Plus sérieusement, le premier est toxique (alcaloïde) est une espèce sauvage indigène en France largement répartie, alors que le second est bien celui qui parfume agréablement les plats et est uniquement cultivé dans notre pays.


 

Hier, était organisée dans l’auditorium à mon boulot, une avant-première pour la projection d’un film sur la flore régionale. La soirée était organisée par un groupement de plusieurs chaînes de télévision régionales. Celles-ci se sont démerdées comme des manches du point de vue de la communication : communication sur l’événement vis-à-vis du public et communication interne aux chaînes elles-mêmes, puisqu’une de mes collègues a dû réexpliquer exactement les mêmes choses à quatre personnes différentes qui bien sûr ne discutaient pas entre elles. Pénible.

Mais c’était une nouvelle occasion pour nous de faire connaître notre structure et nos missions, notamment au travers de nos jardins et de nos équipements. C’était mon directeur qui s’y collait. Mais moins de quarante-huit heures avant l’événement, le journaliste en chef s’aperçoit qu’il lui faut un botaniste. Je suggère des noms à mon directeur, mais personne n’est disponible sur le coup de 20 heures. Donc, je m’y colle, sans savoir quel est exactement le programme.

Après le travail, je vais faire une course en ville et je reviens au boulot à 18 h 45. Et là, je découvre toute une équipe d’une huitaine de personnes en train de casse-croûter et de s’enfiler de la bière et du vin blanc sur la table extérieure (pas de souci, ils ont eu l’autorisation). Mais alors pourquoi ils mangent alors que le « lunch » du traiteur est prévu après la projection ? Mystère… mais disons que l’appétit vient en mangeant comme disait Gargantua.

Alors que le public commence à arriver doucement, mon directeur et moi constatons que tous ces gens de télévision sont bien dilettantes. Les autres, sont en train de filmer dans les jardins. D’autres hommes de télévision arrivent, qui n’ont de cesse que de donner, en apparence, d’inutiles coups de téléphone. En définitive, j’ai compté en tout cinq personnes qui bossaient sur la grosse quinzaine de personnes qui étaient là, en incluant deux cameramen, un preneur de son, la maquilleuse et le journaliste, arrivé au dernier moment, comme une star.

On devait finalement nous filmer dans le jardin, mais malgré le beau temps, l’ombre des arbres commençaient sérieusement à s’allonger. Du n’importe quoi, pourquoi n’étaient-ils pas venus plus tôt en soirée pour profiter de meilleures lumières ? J’ai été filmé en dernier, et comme il était déjà 20 h 45, un des cameramen dit que sa « balance des blancs » n’est plus bonne, mais qu’il continue comme ça. Bon voyons, j’ai cru qu’on allait finir à la lampe torche.

Pendant ce temps là, de l’autre côté, la projection du film avait enfin commencée (avec du retard, forcément) et du coup, si j’avais voulu voir le film, j’aurais été pénalisé. La suite m’a été racontée par mon directeur, car je suis rentré directement rejoindre Fromfrom. Après le « lunch », et alors qu’il refermait les portes vers 23 h 30, il tombe sur un groupe des fameux dilettantes, en train de s’enquiller des canons de blancs ou autres liquides plus ou moins nets, lesquels demandèrent s’ils pouvaient passer la nuit là ? Sûrement, c’est encore mieux que chez mamy à la campagne ! Les oiseaux de nuit chantent et la vie est belle, alors on peut bien se rincer la gueule sur un lieu de travail. Bon, je vous assure que j’exagère à peine. Mais quand même, vu de loin, avec un prisme que je reconnais volontiers comme déformant, cela ne paraît pas très professionnel tout ça.

3 juin 2013

Brèves cornusiennes (4)

Samedi après-midi, c’était l’enterrement du père de la « maquilleuse » de Fromfrom pour le mariage de la « Lande à genêts ». Nous l’avions croisé à deux reprises il y a quelques années. Cela faisait déjà un moment qu’il ne « donnait plus l’heure » et cela faisait de longs mois qu’il était en établissement spécialisé. L’enterrement a eu lieu dans l’église du village, une église en pierre calcaire (craie), assez ancienne, avec une voûte assez sympa, mais hélas pas en très bon état. La commune n’a probablement pas beaucoup de moyens dans ce coin un peu perdu du Pas-de-Calais.


Hier, c’était portes ouvertes à mon travail, pour des stands divers et des visites guidées dans les jardins et ses abords. J’y ai passé la matinée. J’ai notamment fait visiter le bois (c’est un grand classique pour moi) et j’ai improvisé une visite au jardin principal. En tout, trois heures de parlottes de ma part.


Aujourd’hui, je recevais mon nouveau collègue. Je me suis encore exprimé la plus grande partie de la journée en sens unique. Cela s’est bien passé, mais ce n’est pas très aisé de donner des tas de consignes à un nouvel arrivant. J’ai sûrement oublié de lui dire des tas de choses.


Au jardin, alors que Sneezy II en a terminé, ‘Tina Heinje’ réinterprète le concept de la floraison perpétuelle. J’ai retiré les inflorescences fanées qui en cachaient d’autres qui sont à peine épanouies.

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29 mai 2013

Brèves cornusiennes (3)

Un soulagement, très relatif, en apprenant en fin de semaine dernière que mon collègue est atteint d’un cancer moins grave et évolutif que ce que j’avais imaginé.


Hier, j’étais encore à Paris pour la journée, une nouvelle fois dans la grande arche de la Défense, dans l’une de ses épouvantables salles de réunions sans fenêtres au 19e étage de la pile sud. Les bureaux des fonctionnaires du Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie ne sont guère mieux lotis puisque les immenses couloirs ont un aspect très froid et n’invitent pas à la convivialité. Depuis environ cinq fois que je viens là, je n’ai jamais observé d’interactions un peu sympa entre les occupants des bureaux, mais juste des gens qui font la gueule. Les fenêtres ne s’ouvrent pas non plus. Si on veut prendre l’air et respirer le bon air parisien, il faut prendre l’ascenseur, passer les sas de sécurité. La cantine est quasiment en sous-sol. Une horreur également. Il y a bien un espace interne, non accessible de l’extérieur où l’on peut prendre l’air ou fumer, mais encore une fois, c’est 100 % minéral et moche. Je ne parle pas des RER et autres métros bondés, des couloirs crasseux, des gens fourmis pressés, excités. Tout cela est absolument hideux et inhumain. J’ai commencé à me rendre à Paris pour des raisons professionnelles en 1997 et depuis 7-8 ans, j’y vais bien 5-6 fois minimum par an. Et à chaque fois, je suis stressé, même si j’essaye d’arriver suffisamment tôt pour ne pas avoir à me précipiter comme un fou dans les couloirs du métro. Toutefois, la réunion d’hier a été intéressante et fructueuse, ce qui n’est déjà pas mal. Je suis néanmoins rentré fiévreux et épuisé.


Dans le jardin du boulot lundi soir avant notre soirée pour fêter le printemps (!!!).

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Dans notre jardin, une variété de tulipes se maintient bien malgré plusieurs semaines de floraison et la pluie. Nouvelle floraison de l’hybride d’Ancolie des Alpes qui ressemble bien plus maintenant à Aquilegia vulgaris L. (Ancolie commune).

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Leucanthemum vulgare Lam. (Marguerite), forcément.

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Heureusement aujourd’hui, je ne travaillais pas. Nous avons pu emmener la voiture au garage pour le passage de l’expert. En même temps, j’ai reçu confirmation écrite de l’assurance que ma responsabilité n’était pas engagée. Il faut encore attendre le rapport d’expertise pour envisager la réparation. Le garage m’a quand même rendu la voiture en sécurisant ce qui pendouillait.


Ce matin, petit passage en forêt sur un futur terrain de jeu. Ce n’est que le début de la floraison d’Iris pseudacorus L. (Iris faux-acore).

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24 mai 2013

Brèves cornusiennes (2)

J’ai encore eu un accident de voiture ce soir en rentrant du travail. On m’a « tout simplement » fait un refus de priorité gros comme une maison. Heureusement, je ne roulais pas très vite (sur une route limitée à 90 km/h) et comme j’ai freiné de façon extrêmement puissante, les dégâts sont somme toute limités, même s’ils sont significatifs (pare-chocs, aile, phares). Et surtout aucun blessé. Je me suis aperçu que le conducteur de l’autre voiture, qui soi disant était pressé d’aller voir sa femme qui vient d’accoucher, n’était pas très finaud si j’en juge par son comportement, ne sachant pas quel était le nom de son assurance, ni la façon de remplir le constat…


Hier réunion à Paris à la Société nationale d’ho*rti*culture de France. Je ne connaissais presque aucun des intervenants. J’y ai repéré un homme, la cinquantaine, très élégamment vêtu, avec un complet gris et un nœud papillon et une moustache comme on n’en voit jamais, sorte de synthèse bouclée entre Salvator Dali et Hercule Poirot.


 

Ce soir, dans un jardin du boulot, Iris albicans Lange (Iris blanchissant).

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23 mai 2013

Il paraît que nous sommes en mai

Quelques images du jardin prises entre le week-end dernier et hier soir entre les gouttes de pluies.

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Notre façade avec pensées blanches et oranges et lys en devenir. Personne ne nous a déménagé nos jardinières depuis bientôt un mois qu’elles sont là. Nous restons les seuls à avoir disposé des jardinières sur le trottoir. Est-ce que cela suscitera des vocations ?

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L’azalée japonaise, après quelques traitements de choc a réussi à fleurir malgré ses nombreuses branches mortes.

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Une palette de roses.

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Les aulx sont désormais trois.

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Et hier, Convallaria majalis L. (Muguet de mai) était à son optimum pour la cueillette. Il était temps.

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22 mai 2013

Hier, c'était concert

Hier soir, nous sommes allés écouter l’orchestre symphonique de Lille qui officie depuis à peine quelques mois dans une salle refaite à neuf et qui est, selon les spécialistes, une très belle réussite. Depuis le début de l’année, j’avais proposé à Fromfrom d’aller à ce spectacle « must du classique » sans en connaître véritablement le programme. Seuls quelques compositeurs étaient vaguement cités, et cela nous avait suffi pour réserver nos places. Pour une première dans une salle de concert d’un orchestre symphonique, il me paraissait important de viser des « valeurs sûres » d’œuvres ou de compositeurs que j’étais à peu près certain d’apprécier. C’est sans doute un des aspects de mon caractère prudent, voire conservateur, mais le but était bien avant tout de se faire plaisir par l’écoute d’un véritable orchestre symphonique. De plus, j’avais la claire intention de réserver des places de premier choix dans le « carré d’or » s’il y avait encore de la place. Effectivement, il y avait de la place et je m’attendais à payer en conséquence. Eh bien non, au tarif normal, c’était moins cher qu’une place de cinéma à tarif réduit ! Quelle bonne surprise. Nul doute que ce genre de prestation est faite pour attirer du monde, en particulier des personnes a priori assez peu habituées à la musique « classique » ou des amateurs peu cultivés dans mon genre. A la nuance près que le prix n’était pas rentré dans mes critères.

Les musiciens qui n’étaient pas déjà en train d’accorder leurs instruments sont rentrés pile à l’heure prévue, suivis du premier violon, puis du chef, l’incontournable Case-à-dessus.

La première œuvre jouée, « Fanfare pour précéder La Péri » de Paul Dukas, assez courte, montrait déjà de belles choses, mais sollicitait essentiellement les cuivres. L’originalité de ce concert (quatre représentations en tout) était aussi que quatre des œuvres étaient choisies par les spectateurs internautes (il y a une quinzaine de jours nous avions voté).

Le deuxième morceau, « Bacarolle » (« Les Contes d'Hoffmann ») de Jacques Offenbach fut un ravissement pour moi puisque je n’ai pas pu retenir des larmes d’émotion. Les choses ne se sont pas beaucoup apaisées avec « La marche hongroise » (La damnation de Faust) d’Hector Berlioz, l’introduction de « La chauve-souris » de Johann II Strauss, « Tableaux d’une exposition » de Maurice Ravel d'après Modeste Moussorgski, le « Boléro » de Maurice Ravel.

Que dire en forme de conclusion provisoire ? Je n’ai pas d’éléments de comparaison, je n’ai pas l’oreille apte à entendre ce que peut capter une oreille experte, mais j’ai trouvé l’acoustique plus qu’excellente. La respiration d’un tel orchestre a une telle profondeur, un tel souffle, que l’on ne pouvait que succomber, d’être parcouru par des fourmillements de bonheur. Et puis les musiciens étaient particulièrement bons, le chef aussi. Ce n’était pas de la soupe. Avec Fromfrom, nous avons trouvé le concert bien trop court (une heure), mais ça a été si intense pour moi que j’en suis presque ressorti épuisé. Il me (nous) tarde de recommencer avec un programme qui nous conviendra. Pourquoi ny étions pas allés avant ?

18 mai 2013

Débat pour tous

Comme le disait le célèbre évêque d’Autun, tout ce qui est excessif est insignifiant. Mais cette insignifiance peut s’avérer sacrément emmerdante voire quasi criminelle dans certains cas. Ainsi en va-t-il, des formes aiguës de certaines oppositions excitées au mariage pour tous. Je me réjouis que la loi soit enfin promulguée et mise en application très prochainement.

Jusqu’à présent, les médias n’ont quasiment relayé les positions que des opposants politiques ou des opposants religieux ou dogmatiques caricaturaux, qui ont surtout montré les différentes facettes de leur homophobie, parfois inavouée, souvent exacerbée. Nous avons peu entendu ceux qui avaient véritablement des choses pas idiotes à dire (philosophes, chercheurs en sciences biologiques, médicales ou humaines). Pas des choses à dire sur le mariage en tant que tel, mais sur les conséquences sur l’adoption des enfants ou la procréation médicalement assistée. Évidemment, débattre intelligemment de cela dans les grands médias, c’était sans doute pas assez vendeur. Je ne dis pas que le débat n’a pas eu lieu, notamment dans les premières phases de consultation avant le premier examen de la loi, mais cela fait bien longtemps que ces aspects ont disparu de l’horizon politico-médiatique alors que ce sont les seuls qui auraient mérité que l’on en discute.

Encore une fois, j’étais pleinement favorable à cette loi, y compris la problématique de l’adoption. Cependant, jusqu’en 2004-2005, je m’interrogeais sur le devenir des enfants dans les couples homosexuels, mais la confrontation avec la réalité des faits et des témoignages avaient eu raison de ma frilosité qui n’était qu’un manque cruel de culture et de connaissances. On n’a jamais fini d’apprendre des autres…

Toutefois, je me pose toujours la question de la procréation médicalement assistée. Si elle paraît assez « aisée » (tout est relatif) pour les couples de femmes, elle est, sauf erreur, bien plus difficile pour les couples d’hommes. Il y a bien ici, sinon une inégalité, au moins une différence essentielle dont il faut bien tenir compte d’une manière ou d’une autre. Je suis loin d’avoir tout vu, lu, entendu, mais cette problématique n’est pas parvenue jusqu’à moi dans le cadre des discussions. Et pourtant, il faudrait bien en parler, non ?

La problématique de la « gestation pour autrui », pour ne pas dire de « mères porteuses » me pose un problème, qu’il s’agisse de l’arrivée d’enfants pour des célibataires, des couples hétérosexuels ou homosexuels. Le problème de la marchandisation du corps, implicite ou explicite ne me paraît pas acceptable en l’état, même si certains disent que tout va bien à ce sujet, que c’est un choix, un « contrat ». Moi, j’y vois surtout des dérives possibles, parfois inavouables, dans lesquelles c’est bien finalement le plus faible qui est lésé. Je ne vois pas comment aborder le problème surtout quand on constate que le recours aux « mères porteuses » est toléré voire légal dans certains pays. Je crains que là aussi les débats intelligents sur le sujet soient peu audibles.

14 mai 2013

Jardin cornuso-fromfromien le 14 mai

Sauf à faire de grands développements pour lesquels je n’ai pas le courage de me lancer, je n’ai pas grand-chose à dire. Alors voici de nouveau des photos de notre jardin. Des photos prises depuis deux jours. Avec encore des tulipes.

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Mais aussi des nouvelles du successeur de ‘Sneezy’ dont les fleurs finissent par tirer nettement sur le blanc.

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Alors que ‘Tina Heinje’ se pare de fleurs très « sneezyennes ».

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