Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Cornus rex-populi

Publicité
Archives
14 juin 2009

L'alcool et moi : quelques mots

Une note chez Kab-Aod m’avait d’abord inspiré un commentaire, mais comme c’était décidément trop long et que je parlais trop de moi, j’en ai fait cette note. Je précise tout de suite qu’il ne s’agit que de deux ou trois faits mis par écrit.

L’alcoolisme, je n’y ai pas été directement confronté, mais il faut dire que j’ai été durant toute mon enfance et mon adolescence extrêmement sensibilisé à la problématique, notamment par ma mère. Jeune, donc, je ne buvais pas une goutte d’alcool, ma mère me l’interdisant. Après 18 ans, on consentit à me verser quelques larmes de bons vins ou de certains apéritifs. Avant ça, même le café m’était rationné dans des fonds de tasse.

Après mon départ de la maison pour mes études à 500 km de là, j’avais une chambre chez des gens avec lesquels je m’entendais bien. Ils m’invitaient souvent le dimanche et on me faisait boire essentiellement des vins du Loir-et-Cher, de Touraine et d’Anjou, ce qui fut une vraie nouveauté pour moi (je n’avais goûté jusque là pratiquement qu’à des bourgognes). Je m’étonnais alors qu’on puisse ainsi me remplir mon verre. Je découvrais, j’appréciais. C’est à cette période que j’ai commencé à développer mon goût pour les vins.

Deux ans plus tard, j’ai vécu seul pendant deux ans dans un petit studio et c’est là que j’ai commencé à acheter du vin, mais je n’en buvais jamais seul. Je ne souffrais nullement de solitude à l’époque, mais elle était bien réelle.

Il y a un peu plus de dix ans, alors que je vivais à Chi*non, pour la première fois, j’ai commencé à boire seul ou presque. Cela se traduisait par un ou deux verres de bière deux à trois fois par semaine dans le bistrot du coin. J’y allais seul le soir avant de rentrer dîner chez moi, à 50 m de là. J’y allais surtout pour discuter, souvent pendant plus d’une heure avec le patron et la patronne avec lesquels je m’entendais bien et qui avaient une conversation autrement plus intéressante que celle, classique, du café du commerce. Chez moi, le week-end, je me buvais une bouteille de vin, alors même que je me préparais des plats un peu moins ordinaires qu’en semaine.

Arrivé dans le Nord, j’ai arrêté d’aller au bistrot seul et cela ne m’a pas manqué, en dehors d’une solitude plus marquée. Un sentiment de solitude qui allait pourtant s’amplifier début 2004, alors même que je ne sortais pour ainsi dire jamais.

Aujourd’hui, le week-end, nous aimons nous boire une bouteille, parfois avec gourmandise et c’est une joie de le faire.

Le fait que le père de S., que je n’ai pas connu, soit mort, pour une large part, à cause de l’alcoolisme, m’interroge. S., elle-même me dit souvent sa crainte d’y basculer un jour, même si les éléments favorables semblent être bien loin d’être réunis. Dans une partie de ma belle famille, je constate malheureusement que le mal fait son œuvre, sans qu’ils semblent en être conscients. Personnellement, je n’ai pas cette crainte. On pourra penser que je suis bien sûr de moi, mais j’ai l’impression qu’il y a chez moi une limite physiologique, mais bien sûr, je n’ai pas de certitude absolue.

Dans mon entourage de voisins amis quasi familiaux à Aut*un, un des jeunes (D.), sans emploi, en charge de la ferme suite à la mort de son oncle en 2000, mais néanmoins partiellement désoeuvré, s’est mis à boire vers l’âge de 25 ans. Boire à partir du lever (vers 11 heures) jusqu’à la nuit. Au moins un accident de voiture dû à l’alcool, heureusement sans gravité. Il faut dire que dans le coin, les gens, sans s’enivrer, boivent beaucoup, vraiment beaucoup d’alcool. C’est un fait, c’est une « culture » là-bas, on feint de ne pas avoir vraiment conscience des méfaits de l’alcool. Lors des fêtes et alors que je ne suis pas contraint par la nécessité de prendre le volant, il m’arrive de boire, en quantités non négligeables et je ne crois pas être du genre à rouler facilement sous la table, mais mes concurrents me battent haut la main. Et alors que je sature, eux paraissent frais comme des gardons. Je croyais que D. était un garçon qui s’était mis dans une situation inextricable, sa famille et lui ne semblant pas prendre la mesure de la situation, dans un aveuglement assez généralisé. Heureusement pour D., après le règlement de la succession de la ferme il y a un an, il ne s’occupe plus de la ferme, a trouvé un emploi et, me dit-on, ne boit plus. Il a par ailleurs retrouvé un certain punch qu’il avait complètement perdu. Comme quoi, des événements, des changements, des ruptures, même non traumatisantes, peuvent amener à boire et d’autres à s’en sortir.

Publicité
13 juin 2009

Aujourd'hui au jardin

Quelques bricoles prises en photo aujourd'hui dans notre jardin. Deux des espèces sont sauvages dans nos régions.

F0001_1

F0002_1

F0003_1

F0004_1

F0005_1

F0006_1

10 juin 2009

Réponse à Big Sister

Comme Big Sister KarregWenn nous l’a demandé, je m’exécute. Je précise même que le Grand Inquisiteur s’est efforcé de ne pas mentir.

1 - Si je devais ne garder qu'un livre ce serait : le « Quid ».

2 - Si je devais m'exiler je partirais : en Irlande aussi.

3 - Si je devais changer de métier je serais : ichtyologue.

4 - Si je devais emporter trois objets sur une île lointaine ce serait : une canne à pêche et ses accessoires, un couteau suisse et des hectolitres de Chambertin (dans une énorme caisse comme ça, ça ne fait qu’un objet !).

5 - Si j'allais en prison à perpète j'emporterais : de quoi écrire.

6 - Si je gagnais 250 000 euros j'achèterais : un terrain non constructible dans un milieu naturel.

7 - Si je pouvais me transformer en animal magique ce serait : un oiseau palmipède de la famille des Anatidés ou des Anseridés et qui parle.

8 - Si je pouvais supprimer un jour nul ce serait : celui où je vais mourir.

9 - Mon juron le plus fréquent est : merde ?

10 - Ma couleur de vêtement préférée : aucune idée.

11 - Le mets que je préfère : le cuissot de sanglier.

12 - Les deux défauts que je supporte le plus mal : la méchanceté gratuite et la fausseté.

13 - Ce qui me fait rire le plus : les blagues nulles de ma femme.

14 - Ce que j'aime chez moi : ma capacité au dialogue.

15 - Ce que je déteste : ma lenteur de compréhension et de réaction et ma capacité d’analyse parfois déficiente.

16 - Si je rencontrais un tigre dans la rue : je le croiserai l’air de rien.

17 - Si je rencontrais un pape dans la rue : je lui proposerai (imposerai) de le remplacer.

18 - Les deux odeurs que je préfère : les Lys martagon dans le va*llon de Canada.

19 - Ce dont je ne pourrais me passer : ma femme.

20 - Si ma dernière heure était arrivée : boire un verre de tous les grands crus, y compris ceux dont je n’ai pas eu l’occasion ou les moyens de goûter avant.

7 juin 2009

Par monts et par vaux

Je n'arrête pas d'être par monts et par vaux pour le boulot . Les journées sont parfois longues et de mes tournées, je rentre au bureau en étant inondé de courriels qui parfois me réclament des tas de trucs pas toujours justifiés. Aujourd'hui, c'était portes ouvertes au boulot, notamment pour les jardins. J'y suis allé cet après-midi, mais je n'étais pas follement motivé. La semaine dernière la Somme, le Kent (où j'allais pour la deuxième fois et je suis appelé à y retourner souvent), demain Paris, mardi Amiens, mercredi l'Aisne. Cela me fatigue rien que d'y penser. Enfin, on va faire avec. Je vous laisse avec ces quelques photos issues de notre jardin.

J0001

J0002

J0003

J0004

J0005

1 juin 2009

Champ de bataille

Elle virevoltait au gré du vent. Ce vent du nord, si fort en cette saison, n’inquiétait pas le roi des fanges, lui qui avait vu passer sans sourciller tant de tempêtes depuis tant de décennies. Pourtant, là-bas, de l’autre côté des grandes mouilles, dans le prolongement des prés de la Grande Meuraille, la tempête de l’automne dernier avait eu raison des princes locaux, laissant le champ libre à de nouvelles conquêtes.

Elle virevoltait donc, tourbillonnait, volait. Tantôt elle faisait mine de décliner, de se décider à atterrir, mais les aquilons, dans un regain d’intensité la propulsaient soudainement à des altitudes jamais encore atteintes. Cent fois, elle manqua de se prendre dans les pâtures de la Coiffe au Diable, de se prendre dans les filets tissés par les grandes haies, de s’abîmer dans les eaux de l’Étang aux Moines. Mais par de prompts rétablissements, elle poursuivait sa route aérienne, défiait tout pronostic aérodynamique. Elle prit une altitude inespérée et passa le crêt du Galibard. Puis, se voyant comme soudain privée de son carburant dont elle s’était gavée jusque là, elle crut que ses ailes s’étaient brisées. Lentement, mais sûrement, elle perdit de l’altitude, espérant toujours le secours inespéré d’un soubresaut éolien. Rien n’y fit, le vent s’était anéanti derrière la crête et seule sa vitesse initiale lui permettait d’ajuster sa trajectoire, jusqu’à son dernier souffle.

Elle, d’essence anémochore, avait été taillée pour la course éolienne, et cela faisait des centaines de milliers, des millions d’années qu’il en était ainsi. Elle qui, génétiquement, avait été programmée pour être une pionnière, une exploratrice, une conquérante de nouveaux espaces, de terres inconnues, parfois hostiles, de contrées inhospitalières. Mais quel succès cependant. Non pas le succès de cette pauvre petite propagule, de cette insignifiante diaspore, mais la réussite de dizaines de milliers d’entre elles. Quelle était la probabilité pour qu’elle échoue ici dans ce formidable chablis ? Infinitésimale. Rares étaient ses consoeurs à avoir eu cette chance. La plupart avaient ridiculement fait un saut de puce aux pieds de leurs parents : une honte pour des conquérantes au long cours. Les autres, emportées dans l’onde de la rivière qui les avait vu naître, précipitées dans la forêt sombre où les hêtres ne toléraient aucune forme de vie à part la leur, empêtrées dans les chaumes et le feuillage d’une moliniaie, leur interdisant pour toujours d’atteindre la terre promise.

Elle, c’était cette graine dans ce fruit ailé du bouleau verruqueux.

Elles étaient bien quand même quelques centaines à avoir élu domicile dans cette trouée. Mais à présent, l’automne était proche, il convenait de se préserver de cette faune fouisseuse du sol, de l’appétit de quelque granivore affamé. Et survivre. Survivre aux chutes des fougères aigle fragilisées par les premières gelées, aux coups de boutoirs de la compagnie de sangliers. Et résister. Résister au froid, au gel hurlant, à la neige cinglante.

Combien allaient tenir le coup ? Fort peu. Mais peu importe, aux premières lueurs du printemps, toutes mettaient tout en œuvre pour germer, se développer, s’ancrer dans la terre nourricière pourtant si pauvre. Rien n’était pourtant désormais en mesure de mettre la plantule à l’abri de quelque prédateur.

La plantule se développa néanmoins, à une vitesse folle. Pour elle, c’était une effroyable course contre la montre qu’elle ne gagnait pas toujours contre les fougères aigle, ces vulgaires herbes monopolistes et taillées pour la croissance printanière. Ces dernières pouvaient effectivement s’assimiler à une redoutable arme de destruction massive parmi les jeunes « brosses » de bouleaux. Mais elle connut aussi quelques alliés. Parmi eux, les genêts à balais. Certes ces derniers pouvaient dans leurs jeunes années s’avérer être de rudes concurrents, mais en définitive, ces cousins pionniers se révélaient être des amis en livrant bataille contre les fougères, mais aussi en contribuant à enrichir le sol.

D’année en année, le bouleau prit de l’ampleur. Voici qu’il faisait maintenant quelques mètres de hauteur. Il était presque venu à bout de tous ses adversaires. Seuls quelques trembles se pavanaient encore çà et là. Mais une autre menace se profilait : celle de la concurrence avec ses congénères. Heureusement, sa graine avait eu la bonne idée d’arriver là dès la première année après le chablis. Or, dans de telles circonstances, une année de plus peut fournir des avantages considérables, ceux d’une taille légèrement supérieure, d’un feuillage plus haut et plus dense. C’est la loi de la boulaie, c’est le plus fort qui gagne. Et il triompha. Non, il ne mit pas à mort directement ses collègues spécifiques, mais il leur livra une guerre d’usure : la guerre photosynthétique d’abord, mais aussi la guerre de l’eau et des nutriments puisés dans le sol. Les autres végétèrent, déclinèrent, s’étiolèrent. Lui, par dessus les perdants, put étaler sa canopée fuselée.

Pendant que se livraient ces différentes batailles pour le ciel, la terre et l’eau, un intrus était apparu. Tel un coucou, il avait profité de la chaleur de la niche établie par ses prédécesseurs. Non, il n’était pas un parasite, mais en bon post-pionnier, il s’était installé à la faveur d’un bon humus enrichi par la litière issue du feuillage des bouleaux et avait pris en dessert les composés organo-minéraux de décomposition de strate herbacée vernale. De plus, loin d’y voir une gêne excessive, il s’était fort bien accommodé d’un léger couvert protecteur. Oh, il n’avait pas investi dans une forte croissance verticale, il n’était pas pressé. Il se contentait d’assurer ses arrières, misant sur la robustesse de son jeune tronc.

Les bouleaux atteignaient désormais des sommets que personne n’osait contester. Des charmes avaient bien essayé de leur disputer cette suprématie, mais rien ne semblait désormais être en mesure de livrer bataille. Du haut de leur vingtaine de mètres, ils étaient déjà devenus de prolifiques reproducteurs. Mais en sous-bois, la révolte silencieuse sourdait. L’armée de l’ombre était constituée, dans les lieux les plus humides, par les frênes et sur les buttes ressuyées, par les chênes bientôt secondés par les hêtres.

Mais en attendant, la vie était belle et insouciante pour la gente boulesque. On disséminait à tout vent, on enchantait le voisinage par les douces ondulations de ses rameaux, on en mettait plein la vue avec son feuillage doré automnal. Même l’hiver, on se payait le luxe de rendre ses voisins jaloux grâce à sa belle écorce blanche. Certes cette dernière finissait bien par se crevasser, mais Maître Bouleau n’en gagnait que plus de maturité, de charme…

Mais une telle impudence se paye. Les acteurs de l’ombre, arrivés eux en petits nombre, avaient livrés moins de batailles et étaient frais pour en découdre. Les jusqu’ici dominés avaient accumulés leurs forces sous la canopée boulesque. Ils ne rêvaient que d’affronter les hautes tiges. Ils avaient d’ailleurs fourbi leurs meilleures armes, à commencer par tout un arsenal chimique. Car oui, certains d’entre-eux avaient inventé le phytocide avant l’heure et avaient décidé de s’en servir même contre eux-mêmes s’il le fallait. Ceux-là même qui avaient décidé de croître en paix et en silence, trouvant alors enfin la lumière, se mirent à déployer leur canopée avec frénésie et délectation. Leurs branches d’abord ténues devinrent vite charpentières. Ils occupèrent l’espace interboulesque, rien ne devant leur échapper. Les bouleaux, quant à eux, étaient incapables de mener bataille grâce à l’aide de leur progéniture pourtant abondante, car il faisait désormais trop nuit en sous-bois. Maîtres Fraxinus, Quercus et Fagus, eux ne s’inquiétaient même pas encore de leur descendance, de toute façon, ce n’était pas urgent. Ils préfèraient opter pour l’accumulation de bois, toujours plus de bois.

Les bouleaux vieillissaient. Si comme le roseau le vent les faisait bien plier, ils leur arrivaient aussi de si bien plier que d’être incapable de se redresser tels des vieillards fourbus. Et bien sûr, une bonne bourrasque pouvait les mettre définitivement à terre. Cependant, les plus solides résistaient, mais ils furent vite rejoints et dépassés par ceux qu’ils avaient longtemps dominés. La vie est injuste. Aucune gratitude, aucune reconnaissance de ceux qu’ils avaient si bien abrités. Affaiblis, les bouleaux finirent par être victimes des pires humiliations : attaques de champignons en tous genres, agressions multiples d’insectes xylophages. Même les oiseaux s’y mirent en allant creuser des cavités dans le bois tendre. C’en était fini de la boulaie. Les frênaie, chênaie et hêtraie pouvaient maintenant prendre le relais pour triompher et régner sans partage.

Maître Cornus, qui n’en était pas à sa première prospection, vint à passer par là. Il dit à son compagnon : « Tu vois ce bouleau, c’est le plus grand et le plus vieux de la forêt. Je le connais depuis tout gamin quand mes parents m’emmenaient dans le bois, et il n’a pas changé. Mais que suis-je face à lui ? Une improbable brindille comme il aime à s’en délester de temps en temps. ». L’autre ne sut que répondre, puis se reprenant : « Mais tu es peut-être une brindille un brin intelligente, un brin raisonnable. Cette brindille qui dira que la forêt, ce n’est pas une vulgaire plantation d’arbres ». Et Maître Cornus ajouta : « Une forêt, c’est un champ de bataille écosystémique qui ne doit pas devenir un champ de bataille au seul bénéfice des hommes. Ou alors si, au bénéfice de l’homme dans le cadre d’une gestion équilibrée ne remettant pas en cause les grands édifices et les cycles biologiques que l’on croit trop souvent immuables. Oui à l’exploitation forestière, mais non aux plantations anarchiques, non à la destruction des sols et des espaces fragiles. Il ne serait pourtant pas si difficile que ça que d’arrêter de faire n’importe quoi. ». L’autre, incrédule ajouta : « Cela t’est facile de dire ça toi qui ne travaille pas à la campagne, qui ne vit pas de la terre, toi qui te chauffe au gaz de ville et qui achète tes meubles en bois exotique au supermarché ». Maître Cornus ne fut point surpris par cette réaction : « Tu vois, ce bouleau, mon arrière grand-père en aurait fait des sabots, mon père en aurait fait du bois de chauffage. Eh bien moi, sais-tu ce que j’en ferais ? Je le laisserai mourir de sa belle mort. ».

 

Publicité
1 juin 2009

Couleurs printanières (3)

De la fragilité d’une libellule prise en plein vol à la blancheur mystérieuse des inquiétantes linaigrettes.

E0001

E0002

Une dernière salve de couleurs. En dehors de l’orchidée Dactylorhiza viridis (L.) Bateman, Pridgeon & Chase (Orchis grenouille), des plantes certes relativement banales, mais dont je ne me lasse pas.

F0001

F0002

F0003

F0004

F0005

F0006

F0007

F0008

F0009

F0010

F0011

F0012

F0013

F0014

30 mai 2009

Couleurs printanières (2)

La prairie qui jouxte la maison éduenne présente des communautés végétales souvent d’un grand intérêt sur les plans floristique et phytocénotique. Outre les orchidées de la note précédente, on y rencontre un grand nombre d’espèces, souvent plus de 30 espèces vasculaires pour 50 à 100 m². Voici donc quelques vues de cette prairie (à faire défiler à toute vitesse selon les préceptes KarregWenniens repris par Lancelot).

P0001

P0002

P0003

P0004

P0005

P0006

P0007

P0008

P0009

P0010

P0011

P0012

P0013

P0014

P0015

Exemple d’inventaire sur une prairie mésophile mésotrophe, combinant fauchage et pâturage, sur 50 m² (par ordre alphabétique) :

Achillea millefolium L. (Achillée millefeuille)

Agrostis capillaris L. (Agrostide capillaire)

Anacamptis morio (L.) Bateman, Pridgeon & Chase (Orchis bouffon)

Anthoxanthum odoratum L. (Flouve odorante)

Campanula glomerata L. (Campanule agglomérée)

Centaurea jacea L. (Centaurée jacée)

Cerastium fontanum subsp. vulgare (Hartman) Greuter & Burdet (Céraiste vulgaire)

Cynosurus cristatus L. (Crételle)

Dactylis glomerata L. (Dactyle aggloméré)

Dactylorhiza viridis (L.) Bateman, Pridgeon & Chase (Orchis grenouille)

Euphorbia flavicoma subsp. verrucosa (Fiori) Pignatti (Euphorbe à têtes jaune d’or)

Euphrasia officinalis L. (Euphraise officinale)

Festuca rubra L. (Fétuque rouge)

Heracleum sphondylium L. (Berce sphondylle)

Holcus lanatus L. (Houlque laineuse)

Knautia arvensis (L.) Coulter (Knautie des champs)

Leontodon taraxacoides (Vill.) Mérat (Thrincie hérissée)

Leucanthemum vulgare Lam. (Marguerite)

Lotus corniculatus L. subsp. corniculatus (Lotier corniculé)

Luzula campestris (Ehrh.) Lej. (Luzule champêtre)

Neotinea ustulata (L.) Bateman, Pridgeon & Chase (Orchis brûlé)

Pimpinella saxifraga L. (Petit boucage)

Plantago lanceolata L. (Plantain lancéolé)

Polygala vulgaris L. (Polygala commun)

Ranunculus bulbosus L. (Renoncule bulbeuse)

Rhinanthus minor L. (Petit rhinanthe)

Rumex acetosa L. (Oseille)

Sanguisorba minor Scop. (Petite pimprenelle)

Stellaria graminea L. (Stellaire graminée)

Tragopogon pratensis L. (Salsifis des prés)

Trifolium dubium Sm. (Trèfle douteux)

Trifolium pratense L. (Trèfle des prés)

Trifolium repens L. (Trèfle blanc)

28 mai 2009

Couleurs printanières (1)

Nous n’étions pas revenus depuis début novembre. Le mercredi précédent l’Ascension, je me trouvais en réunion à Paris tout près de la tour Montparnasse. C’est la première fois que j’ai pu la visualiser ainsi, d’autant qu’il faisait un franc soleil qui mettait bien en valeur l’édifice. Ce que j’en pense ? Eh bien, je ne la trouve pas moche, mais je trouve néanmoins l’édifice oppressant par son gigantisme (gigantisme tout relatif cependant face à d’autres tours américaines, moyen-orientales ou asiatiques). En sortant de réunion, j’aurais pu prendre quelques photos, mais du fait que l’appareil se trouvait enfouit dans ma lourde valise, je ne voulais pas être une cible d’une nouvelle variété de pickpockets (ou autres brigands urbains) que j’avais croisée le matin.

Je me rendais donc à la gare de Lyon pour attendre S. Le stress ne fit que croître lorsque j’ai appris que son train était bloqué entre Lille et Paris. Elle avait pourtant prévu large, deux heures pour changer de train. Mais le TGV nordiste ayant finalement eu une heure et demi de retard, elle dut piquer un sprint effroyable pour monter dans le train sudiste où je désespérais de la voir arriver. Ce fut moins une. Une heure vingt plus tard, nous arrivions dans notre gare bourguignonne où une douceur subméditerranéenne vint nous accueillir.

Un week-end où nous n’avons pas beaucoup bougé, mais pendant lequel nous avons pu faire le plein de couleurs printanières que S. n’avait encore jamais vues jusque là.

Le lendemain, je devais cueillir quelques fleurs dans la prairie voisine de la maison, dont, luxe exceptionnel, quelques spécimens de celles-ci.

O0001

O0002

O0003

O0004

O0005

O0006

O0007

O0008

O0009

O0010

O0011

25 mai 2009

C'est encore la saison des rhodos !

Même si je n’y connais pour ainsi dire rien en comparaison avec le sieur Karagar, ce n’est pas tout à fait d’hier que je me suis mis à admirer les rhododendrons.

Il y a une petite dizaine d’années, j’avais planté, à un an d’intervalle, deux rhododendrons. Le premier, à fleurs rouge sombre carminé venait du supermarché (eh oui !). En le plantant, j’avais été très déçu tant le chevelu racinaire était dense et sans le moindre gramme de terre. J’avais donc dû user d’un stratagème dont je sais maintenant qu’il aurait pu lui être fatal (j’avais assez sauvagement réalisé des entailles au couteau dans le chevelu des radicelles). Mais en définitive, il a bien repris. Le deuxième, c’est celui que je montre ici, acheté en jardinerie et de meilleure qualité. Après avoir subi l’an dernier les effets de lourdes chutes de neige (50 cm), nous l’avons retrouvé cette année dans un état de fleurissement qu’il n’avait jamais atteint. Je précise que toutes ces années dernières, je n’avais pas eu le loisir d’être présent à la floraison. Hélas, pas de photos du premier qui commençait juste son épanouissement.

R0001

R0002

R0003

R0004

R0005

R0006

20 mai 2009

Pause

Cela faisait longtemps que nous n'avions pas pris un week-end extra muros. Nous serons là ce soir. Bonnes ascensions.

IMG_0001

Publicité
Cornus rex-populi
Publicité
Derniers commentaires
Publicité