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Cornus rex-populi

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20 septembre 2009

Bourbourg

Il y a trois semaines, la veille de la rentrée de S., nous sommes allés dans la petite ville où elle exerce son sacerdoce. Après la visite de l’école encore vierge de toute présence enfantine, nous sommes allés voir l’église qui a la bonne idée de posséder un intérêt certain.

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Mais le plus étonnant, c’est le chœur, qui vient d’être remanié et a été décoré par des artistes anglais. On a vu combien cela a coûté globalement et la note est salée. Mais peu importe, j’ai trouvé ça soit beau, soit intéressant. Très original, mais je dois dire que j’ai aimé.

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20 septembre 2009

L’automne ? Et alors…

Il y avait ces lys à floraison aoûtienne que j’avais omis de montrer, ceux-là même que nous avions déjà cultivés en pot l’an dernier.

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Plus récemment (ils viennent de terminer leur floraison), nous avions ceux-ci.

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On peut encore goûter à ça.

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Les cosmos, semés tard, sont encore loin de leur optimum.

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Tout comme cet Aster que je renonce à nommer (hybride ?).

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Et c’est loin d’être fini. Des fleurs, toujours des fleurs…

19 septembre 2009

Mutuelle

Je vais peut-être enfoncer des portes ouvertes, mais je constate que dans mon entourage, particulièrement professionnel, on ne sait pas ce qu’est une mutuelle et qu’on dit souvent n’importe quoi sur le sujet, surtout quand il s’agit d’envisager la mise en place d’une mutuelle d’entreprise.

Les mutuelles, dans le sens « moderne » de la chose sont à l’origine des structures de coopération, de solidarité et d’entraide, nées au XIXe s. dans la classe ouvrière qui était opprimée par le patronat tout puissant. Elles ont été également en partie les ancêtres des syndicats ouvriers.

Actuellement, les mutuelles de santé, du moins certaines d’entre elles, en sont les héritières. Elles ont donc précédé la sécurité sociale. Après 1945, elles ont subsisté, mais elles se sont surtout développées à nouveau à compter de la fin des années 1970 ou le début des années 1980 lorsqu’on a vu apparaître puis s’agrandir le « trou » de la sécurité sociale et où les gouvernements successifs ont commencé à donner des coups de canif dans la protection sociale, que ce soit les retraites, l’indemnisation du chômage et bien sûr la couverture maladie. On a commencé à dérembourser certaines prestations, phénomène qui s’est amplifié de façon quasi exponentielle jusqu’à aujourd’hui. Pour compenser, les mutuelles, les mutuelles d’assurance et les assurances se sont largement développées. Mais quelles différences entre ces différents modes ?

  • Une assurance est une entreprise capitaliste lucrative qui a pour vocation de faire des bénéfices et de les redistribuer à ses actionnaires. Elle n’est pas démocratique et n’est pas signataire du Code de la mutualité. Elle peut sélectionner les risques et décider de ne pas ou ne plus assurer une personne.

  • Une mutuelle d’assurance (type M A C I F, M A I F, M M A, M A A F, M A T M U T…) a un fonctionnement démocratique et est sans but lucratif. Elle n’est pas signataire du Code de la mutualité et peut, comme une assurance, sélectionner les risques et décider de ne pas ou ne plus assurer une personne.

  • Une mutuelle a aussi un fonctionnement démocratique et est sans but lucratif. Elle est signataire du Code de la mutualité et a interdiction de sélectionner les risques ou de ne plus assurer une personne.

La ministre de la santé, qui ne brille pas par sa compétence et pas son désintéressement, c’est le moins que l’on puisse dire, avait dit, il y a quelques mois, que les mutuelles pouvaient contribuer davantage au financement des dépenses de santé en complément de la sécurité sociale en pleine déconfiture. Les mutuelles possèderaient, selon elle, « un bas de laine ». Il s’agit là d’un formidable mensonge éhonté. Peut-être que les mutuelles (au sens strict) n’ont pas un fonctionnement optimal, mais par définition, elles ne font pas de bénéfices et le montant des cotisations reflète essentiellement l’importance de la couverture et les augmentations des cotisations sont dues surtout aux déremboursements imposés par les gouvernements. Ah si, les mutuelles possèdent bien un bas de laine que le dernier premier ministre socialiste suicidé avait imposé au début des années 1990, soit une réserve de cotisations d’un an, en cas de faillite et à laquelle elles n’ont pas le droit de toucher.

Inutile de vous dire quel type de complémentaire santé je peux avoir. Mais mon idéal n’est pas là. Il serait une sécurité sociale prenant en charge 100 % des dépenses de santé avec des cotisations indexées sur TOUS les revenus. Et même s’il existe la CMU dont certains peuvent heureusement profiter, d’autres, à peine mieux lotis n’y ont pas droit. Alors ils se ruinent avec leur complémentaire santé ou plus couramment, ils y renoncent pour faire des économies, parfois bienvenues. Vive le progrès !

12 septembre 2009

Environnement à la Défense

La semaine dernière a été chargée sur le plan des déplacements professionnels. J’avais entre autres, une journée parisienne de réunions au Ministère de l’Écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer (MEEDDM), autrement dit le « Ministère de l’Environnement » qui a encore changé de nom en juin lors du dernier remaniement. Ça en est à un stade où ça change de nom à peu près une fois par an, et ça ne coûte rien de changer à chaque fois de logo, de papier à en-tête et toutes les choses dont on pourrait se passer et qu’on n’a même pas idée. Enfin passons. Autre élément, les services centraux du Ministère ont aussi déménagé (en partie ?) de l’avenue de Ségur à la Grande arche de la Défense. Je n’étais jamais allé à la Défense. Ma réunion avait lieu au 16ème étage de la partie sud. A l’intérieur, un imbroglio d’ascenseurs, de long couloirs sans la lumière du jour, des bureaux avec des fenêtres qui ne s’ouvrent pas (comme la quasi totalité des tours ou des grands immeubles modernes) et donc la climatisation. La salle de réunion était, elle au centre et donc sans fenêtres. On l’aura compris, l’aménagement intérieur ne m’a pas plu, d’autant qu’il commence à être défraîchi. En sortant de réunion, j’ai fait quelques photos presque en courant avec mon petit compact. Je ne sais que trop penser de cette arche, plus grande que je ne me l’imaginais, mais trop déshumanisée. Quant au reste du quartier, je n’ai pas eu vraiment le temps de bien regarder.

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10 septembre 2009

Escapade en Mâconnais

Depuis le temps qu’il m’avait nargué lorsque nous passions près de lui lors de nos visites à un vigneron du Mâconnais, il était temps de nous y rendre enfin. Je veux parler du château de Pierreclos, au sud de la Saône-et-Loire, sur les terres d’élection d’un certain Lamartine.

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Les restes de l’église du XIIe s.

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Un trône pour rendre jaloux Maître Karagar.

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Un escalier colimaçon à moyeu hélicoïdal très particulier et unique en France par la taille.

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Le Mâconnais regorge de trésors que je connais assez peu. Parmi les trésors les plus anciens, figure le site préhistorique de Solutré qui a donné son nom à une phase du Paléolithique supérieur. Un site connu aussi (et parfois uniquement de ce point de vue) pour la célèbre ascension de Pentecôte d’un ancien président. Cette célébrité fut sans doute favorable à l’économie de la région et entraîna très probablement, et à mon plus grand désarroi, une inflation des prix de l’un de mes vins blancs préférés, le Pouilly-Fuissé (ou autres congénères proches). Je le précise, parce que cela reste un sujet courant de confusion, qu’il ne faut pas le confondre avec le Pouilly-Fumé. Sur le plan géographique d’abord, si le Pouilly-Fuissé est le roi du Mâconnais dans le sud de la Bourgogne, le Pouilly-Fumé correspond à un vignoble, de l’extrême ouest de la Bourgogne (Nièvre) sur la rive droite de la Loire bourbonnaise, faisant face au Sancerre sur l’autre rive du fleuve située en région Centre. Ensuite, par rapport à l’encépagement, le Pouilly-Fuissé est fidèle à la Bourgogne avec le classique chardonnay ; le Pouilly-Fumé, plus ligérien que bourguignon, est issu du sauvignon blanc. Et bien sûr, on ne peut confondre ces vins, tant ils sont différents, ne serait-ce qu’au nez. Le château de Pierreclos a ses vins dont un Pouilly-Fuissé dont nous donnerons des nouvelles ultérieurement de l'unique bouteille achetée.

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Après la visite de Pierreclos, il était encore temps d’aller, non loin de là, à la conquête de Berzé-la-Ville avec la Chapelle-aux-Moines, prieuré « de campagne » et de repos édifié par d’Hugues de Semur, saint abbé de Cluny (abbatiat très long de 1049 à 1109 au cours duquel fut lancée la construction de la superlative abbatiale Cluny III). L’intérêt du prieuré réside surtout dans ses extraordinaires fresques (photos malheureusement interdites).

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Nous poursuivons vers le château de Berzé-le-Châtel où nous fut proposée une intéressante visite guidée.

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Au fond du puits, l’eau à 36 m !

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La voûte de la salle de perception fiscale.

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Avec, par dessus les créneaux, une vue dans le lointain (fort grossissement), vers les roches de Solutré (au centre) et de Vergisson (à gauche).

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La chapelle.

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7 septembre 2009

Saint-Georges, encore, pour toujours

En guise de transition pour le retour en Bourgogne, car nous n’en avons pas terminé.

S’il y a un bien un domaine où je suis un incorrigible radoteur, c’est bien les photos de l’étang Saint-Georges et ses abords. Voici donc une autre photo de la brume matinale si caractéristique au lieu (l’exotisme consiste à ne point la voir).

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Une nouvelle vue panoramique (cliquer pour agrandir).

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Et un profil on ne peut plus classique, avec néanmoins, innovation majeure, un premier plan angélique.

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Enfin, l’image estivale toujours classique des Hirondelles rustiques qui viennent écoper telles de canadairs, pour boire ou se rafraîchir. Classique mai toujours extrêmement délicat à saisir.

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6 septembre 2009

Amiens la nuit

Hier, le but n’était pas d’aller voir ça. Encore que...

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Nous étions pressés de dîner dans l’un des restaurants les plus proches. Le repas a été une agréable surprise, tant au niveau de la qualité des plats que de celle du service. Depuis notre mariage, je n’avais pas vu un serveur aussi attentif et efficace. Combien de fois a-t-il monté et descendu les escaliers en colimaçon pour venir servir les clients de la salle du bas ? Une centaine de fois ? Savoir qu’il fait ça tous les jours et deux fois par jour… S. n’ose imaginer.

A 21h30, nous sommes allés nous mettre en place, muni du trépied (impensable autrement) pour voir ça, tout en passant par dessus les têtes de la foule.

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Ou même ça.

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Mais plus encore, le but de notre voyage.

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J’aurais voulu que ça dure toute la nuit. Malheureusement, cela dure moins d’une heure, ce qui mine de rien, est insuffisant pour tout détailler et prendre des photos.

Puis nous sommes rentrés dans notre petite chambre d’hôtel, comme des grands.

6 septembre 2009

Taxe carbone

Instaurer une ou des fiscalités ou des redevances environnementales en France (ou ailleurs), je ne suis pas contre. En revanche, la « taxe carbone », de la façon dont j’ai compris qu’elle serait mise en œuvre, je suis globalement contre. Pourquoi ?

Cette « taxe carbone » est censée inciter les consommateurs et les industriels, notamment, à moins rejeter du dioxyde de carbone (CO2) en consommant de l’énergie, notamment sous la forme de combustibles fossiles. Le CO2 étant en partie responsable de l’augmentation de l’effet de serre, engendrant des changements et surtout un réchauffement climatiques globaux. Signalons néanmoins au passage que le CO2 n’est pas le seul responsable de l’augmentation de l’effet de serre, il y a aussi notamment le méthane (CH4). En effet, ce dernier partiellement d’origine anthropique, est libéré notamment dans le cadre de l’extraction des hydrocarbures ou de leur mauvaise combustion, par fermentation de la biomasse, en particulier les décharges d’ordures ménagères et surtout par l’élevage bovin. A noter également que sous l’effet du réchauffement, certains sols (permafrost) dégazent du CH4 par décongélation partielle. A part quelques sceptiques pas très nets, l’ensemble de la communauté scientifique est à peu de choses près d’accord sur le changement climatique et sur quelques moyens de tenter d’y remédier.

A lors oui, il faut consommer moins d’énergies fossiles et partout sur la planète et je suis d’accord pour que l’on commence, entre autres, par la France. Mais cette « taxe carbone » n’est pas une bonne solution. En effet, cette taxe carbone, étant donné qu’elle touchera tout le monde quelque soit ses revenus, va précariser un peu plus les personnes fragiles. Et dans le même temps, aucune piste précise n’a été indiquée par le gouvernement pour donner la voie. Je suis plutôt contre l’affectation des recettes fiscales à telle ou telle œuvre comme c’est le cas pour la redevance audiovisuelle ou les redevances payées sur ses factures d’eau. A ce titre, pour rappel, on constatera que le consommateur d’eau lambda, pour ses usages domestiques paye beaucoup plus proportionnellement que l’industriel (il paye néanmoins et je ne voudrais pas négliger les efforts très importants qui ont été faits depuis 30 ans, mais il existe encore de nombreux manquements à la réglementations, insuffisamment dénoncés et il existe encore de belles marges de progrès) et surtout que l’agriculteur qui ne paye pour ainsi dire rien, alors qu’il est de loin le plus gros consommateur d’eau (sans restitution) et le premier pourvoyeur de pollution diffuse qui empoisonne rivières, plans d’eau et océans par l’intermédiaire du phosphore soluble (orthophosphates, PO43-) en eaux douces principalement, de l’ammoniaque (ammonium, NH4+) et des nitrates (NO3-), ces derniers principalement en milieu marin, et partout avec la profusion d’une multitude de pesticides, lesquels se retrouvent partout. Si ces derniers sont généralement tous inférieurs aux normes de potabilité de l’eau, on ne sait rien de leurs effets cumulés ou combinés. De là à y voir l’origine de certains cancers… J’enfonce des portes ouvertes ? Peut-être, mais il me semble que je fais un simple constat que tout le monde connaît et pourtant, depuis des années que l’on sait, on continue d’aller droit dans le mur. Et pourtant, je vous le dis, j’essaye de contribuer chaque fois que je le peux à cette prise de conscience. Inutile de vous dire comment mes propos sont accueillis dans les réunions. Pas tellement par les agriculteurs pris isolément qui sont parfois très bien conscients des problèmes (et qui n’en sont pas les seuls acteurs, mais souvent les simples instruments), mais par les chambres d’agriculture qui ne sont que des antichambres du syndicat agricole dominant qui décide de tout et manipule l’ensemble des agriculteurs. D’ailleurs, ces derniers n’ont guère le choix : soit ils obéissent au syndicat dominant, soit la chambre d’agriculture ne les aide pas ou ne leur donne pas les moyens d’aller de l’avant.

Pourquoi parler de tout cela ? Parce que j’ai plus que l’impression qu’on se moque du monde. On a voulu supprimer la taxe professionnelle que certains disaient injuste. Personnellement, je n’ai pas d’opinion. En tout état de cause, cette taxe était supportée par les entreprises. A présent la « taxe carbone » va être principalement supportée par les particuliers, parce que bien entendu, les industriels les plus énergivores s’en tireront bien ou bien ils délocaliseront. Bien sûr, les plus riches seront toujours avantagés par le scandaleux bouclier fiscal et par la TVA qui frappe indistinctement RMIste et milliardaire. Et au fait, qu’est-il prévu pour le transport aérien, celui qui rejette le plus de CO2, celui dont le carburant, le kérosène, est le seul presque entièrement détaxé ? Eh bien rien, bien sûr. Il ne faudrait pas compromettre la croissance et limiter les échanges. Et quid du transport routier déjà suravantagé par rapport à tous les autres ? Je n’ai rien entendu.

Vendredi soir au journal de 20h00 de France 2, on avait invité Yann Arthus-Bertrand pour évoquer la « taxe carbone ». Cet homme est loin d’être inintéressant, mais qu’a-t-il à vouloir défendre cette « taxe carbone » alors qu’il ne méconnaît pas sa portée nulle, se contredisant lui-même. Elle « ne coûtera que 3 centimes par litre de carburant », sous-entendu qu’elle sera indolore. Oui, peut-être pour l’instant, et encore, cela dépend pour qui.

Trouver un principe de taxation pour les activités polluantes ou rejetant du CO2, je suis d’accord pour la payer à condition que cela soit juste. Commençons pour cela de rétablir un impôt progressif pour tous, pour tous les revenus, du RMIste qui pourrait payer une somme modique (5-10 € ?) jusqu’aux plus riches qui seraient taxés ne serait-ce comme ils l’étaient dans les années 1980, en assortissant le tout d’une vraie lutte contre la fraude fiscale. En ce moment, on ne fait que gesticuler pour épater la galerie ; il faut bien préserver ses amis et soi-même. La TVA, elle, devrait être réduite. Ensuite, certaines redevances environnementales pourraient être mise en œuvre sur les activités polluantes, l’argent récolté servant à subventionner des moyens de production plus propres ou à innover dans des technologies offrant des produits moins polluants. J’énonce encore des évidences. Pourquoi ne fait-on pas ce que je dis là ? Je n’ignore pas totalement la réponse.

Voilà, ce n’est pas souvent, mais il s’agissait d’une nouvelle réaction de ma part face à l’actualité. C’est sans doute un peu brouillon, mais chacun fera le ménage et comprendra, je l’espère, là où je veux en venir.

4 septembre 2009

Incursion franc-comtoise

D’en avoir entendu parler chacun de notre côté (moi dans un reportage télévisé), S. et moi avions très envie d’aller voir la saline royale d’Arc-et-Senans (XVIIIe s.), située sur la bordure extrême-orientale du département du Doubs. Levés de bonne heure et de bonne humeur, nous voilà partis en expédition avec mes parents et le chien, lors d’une des plus chaudes journées aoûtiennes (15 août) que nous ayons connues cette année. La visite commence donc par la saline. Nous constatons, là aussi (décidément les embruns salés nous poursuivent) que le prix d’entrée, fête oblige, est réduit. Toutefois, un petit regret pour le photographe, la saline devait être le point de chute d’une manifestation aérostatique et par conséquent, la pelouse centrale était parsemée de barrières métalliques et de rubalise. La première photo panoramique est donc wikipédienne (cliquer pour agrandir).

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La visite guidée était très intéressante, mais le groupe était trop nombreux pour une écoute optimale. Le site abrite un musée sur le sel et les installations de l’ancienne usine, mais surtout une magnifique exposition permanente sur l’architecte des lieux, Claude-Nicolas Ledoux. Sont notamment exposées dans plusieurs salles, de splendides maquettes des réalisations de l’architecte, des édifices qui ont été détruits par la suite, mais aussi de tout ce qu’il avait imaginé et décrit dans son traité d’architecture à la fois marquée par un certain classicisme (je simplifie à l’extrême), l’utopie et l’avant-gardisme. Je dois dire que cela nous a beaucoup plu. Nous aurions voulu prendre plus de temps pour la visite, mais la chaleur à laquelle nous avions du mal à nous habituer a eu raison de nous. Petite frustration aussi de ne pas avoir pu prendre de photo dans la maison du directeur (interdiction formelle, sans doute à cause du musée du sel et de l’exposition de nombreuses toiles de Courbet, au demeurant fort peu appétissantes).

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Après avoir pris un repas rapide (et pas terrible) à Arbois, nous sommes entrés dans une boutique de vins locaux (nous sommes allés chez le plus connu). Nous sommes tombés sur un type du ch’nord qui passe ces mois d’été sur place pendant la saison touristique. Nous avons plus parlé de Flandre que de vin. Ce fut une agréable surprise et un vrai plaisir de discuter avec ce type (et pourtant, dieu sait que je ne suis guère sensible aux sirènes des commerciaux éhontés).

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Nous arrivons enfin à Baume-les-Messieurs où nous attend l’abbaye et son célèbre retable flamand du XVIe s. L’abbaye est partiellement privée, mais l’abbatiale se visite librement. Seulement, nous sommes loin de la prochaine visite guidée qui nous aurait d’approcher de près le retable que convoitait S. Cette dernière, certes accablée par la chaleur et craignant d’être frustrée par le caractère expéditif du « détaillage » du retable, nous préférons poursuivre notre chemin. Le retable, malgré de piètres conditions, fut quand même mis dans la boîte.

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Après une montée terrible sur le plateau, et quelques dizaines de kilomètres, nous parvenons aux cascades du Hérisson. Compte tenu de l’heure déjà tardive, nous ne vîmes que les cascades inférieures (de l’Éventail) sur un ensemble de sept, déjà impressionnantes avec une hauteur totale de chute de 65 m. La période aoûtienne n’est cependant probablement pas la plus spectaculaire puisque le débit du cours reste assez faible. Restent ces magnifiques mousses incrustantes.

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Nous rentrons ensuite, non sans une halte dînatoire à Lons-le-Saunier où nous fut servi un vrai repas qui nous fit oublier la médiocrité du déjeuner du midi.

Cette brève incursion franc-comtoise, que nous avions imaginée plus longue au départ, s’il n’y avait pas eu certains membres en vrac, donne inévitablement l’envie d’y retourner, sans trop tarder.

1 septembre 2009

De Dinard à la Saint-Ladre

Avant de rentrer à notre palais ducal du Marais du lièvre, nous avons fait une halte gourmande à l’auberge-château de Pluenn-ouzh-an-dent où nous attendait la comtesse Armogn. Après de chaleureuses retrouvailles et avoir constaté l’étendue des dégâts de l’épaule fromfromienne, décision fut prise de m’emmener voir Dinard, à la suite des cités de Dinan et de Saint-Malo que j’avais découvertes l’an dernier.

Après une première vision sur Saint-Malo, on découvre la plage, mais le ciel se couvre par intermittence. Au dessus des rochers surplombant la mer, nous faisons le tour de la Pointe du Moulinet.

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Nous faisons une halte buvette dans un café restaurant aux apparences huppées. Nous nous attendons à une note en conséquence, mais contre toute attente, l’addition ne fut guère soumise aux embruns.

Après une petite visite surprise au comte en ses caves, retour à Pluenn-d’an-dent où un barv-revr avec force saucisses nous fut servi. Et je ne parle pas du lendemain. Qu’est-ce qu’on a ri.

Quand est-ce que vous viendez nous voir ? Je m’adresse au comte et à la comtesse, mais également à tous les armoricains de notre connaissance et même à tous ceux qui n’auront pas peur d’affronter les rigueurs de l’hiver nordiste qui a commencé aujourd’hui, fête de la Saint-Ladre.

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