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Cornus rex-populi

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14 janvier 2007

Aperçu partiel des églises bretonnes (2)

Voici le deuxième volet de l'Aperçu partiel de églises bretonnes (le premier, publié le 12 juin 2006, est visible ici). Il s'agit cette fois d'églises et de chapelles toutes finistériennes. Sans ma chère S., je n'aurais pas vu toutes ces beautés, ou du moins, je ne les aurais pas vues avec un tel oeil. En revanche, je suis un peu content d'avoir voulu aller voir la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon, car ma belle voulait la snober. En la revoyant, elle est remonté dans son estime.

Autrement, je vous recommande la référence suivante qui vient de paraître :

DILASSER M. (dir.) et coll., 2006 - Patrimoine religieux de Bretagne. Histoire & inventaire. Editions Le Télégramme, Brest, 381 p.

Église Saint-Nonna à Penmarc'h

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Chapelle Notre-Dame-de-la-Joie de Penmarc'h

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Chapelle de Tronoën à Saint-Jean-Trolimon

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Basilique Notre-Dame du Folgoët

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Cathédrale St-Paul-Aurélien de Saint-Pol-de-Léon

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Chapelle Notre-Dame-du-Kreisker à Saint-Pol-de-Léon

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Église Notre-Dame-de-Croaz-Batz de Roscoff

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13 janvier 2007

Pointe du Raz

Certains se souviennent peut-être de ma colère (dans Prise d'otage) quand j'avais voulu aller à la Pointe du Raz début juin 2006. Pour compenser, je vous avais présenté la Pointe du Van. La colère retombée, j'étais de nouveau décidé à aller voir la fameuse pointe. Et cette fois, bonne surprise, au lieu de s'acquitter de 5 €, le péage était gratuit, saison creuse oblige. Même les marchands du temple avaient quasiment tous fermé boutique.

En me rendant là-bas en ce tout début janvier 2007, je ne m'attendais pas à quelque chose de plus sensationnel que la Pointe du Van. Cette dernière, je l'avais découverte avec S. par un temps brumeux. De surcroît, ce jour là, j'avais peut-être les yeux embrumés.  Arrivé sur place, je fus donc agréablement surpris, d'abord parce que le temps était clair et parce que l'on avait une excellente visibilité. A l'approche de l'extrémité de la pointe, je fus saisi par la proximité de l'Île de Sein que je croyais beaucoup plus éloignée. Ma surprise fut la même pour le phare de Vieille. D'une certaine manière, j'aurais pu, en prenant de l'élan, poser mon pied droit sur le rocher du phare en question et moyennant un petit effort, poser l'autre pied directement sur l'Île de Sein. Mais je ne m'appelle pas Gargantua !

Les rochers, c'est-à-dire le monde solide minéral, géologiquement plutonique et cristallin, sont affrontés par la mer. Que dis-je, par les vagues de l'océan, ce monde aqueux salé. L'eau salée, voilà bien quelque chose de peu familier au continental que je suis. Et puis le vent, ce vent omniprésent, qui m'avait achevé à la Pointe du Van. Cette fois,  je m'en suis accomodé et je n'ai pas rechigné pour rechercher l'élément liquide halin. J'ai surtout été attiré par une force incontournable. Si je n'avais pas été retenu par un rendez-vous qui nous pressait de rentrer, si je n'avais pas été dissuadé par la peur de S. de me voire faire de l'équilibrisme, j'aurais bien escaladé tous les rochers pour aller fouler le dernier caillou le plus occidental avant d'aller tremper la main dans l'eau de cet océan infini.

On me croira devenu fou, on me dira avoir succombé à une démence éolienne. Eh bien, non, j'ai aimé, beaucoup aimé, tout simplement. Les landes et les pelouses que l'on y trouve là-bas ne seut sans doute pas aussi intéressantes que celles que l'on peut découvrir dans la presqu'île de Crozon, mais, sans les avoir expertisé, les milieux et les végétations semblent se porter un peu mieux après avoir tant souffert de la surfréquentation et de l'absence de canalisation du public dans des sentiers bien iedentifiés. J'en arrive à une question essentielle : pourquoi avoir attendu si longtemps avant d'y aller ? Eh bien je ne sais pas, mais en tout état de cause, c'est aussi bien, puisque l'émotion a été à son comble. Merci donc à tous ceux qui m'ont permis de connaître enfin ça, à commencer par S.

AB

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La Pointe du Van vue depuis la Pointe du Raz

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S. en train d'attendre son "vilain" Cornus.

8 janvier 2007

Bonne année 2007

Chers amis, chers lecteurs, je vous présente tous mes bons voeux de réussite, de bonheur, de prospérité et de santé pour la nouvelle année. Je vous remercie aussi pour votre patience, votre générosité et pour votre gentillesse.

Croyez bien que même si je n'ai pas toujours le temps ou la patience d'écrire, j'essayerai, en 2007, de vous faire partager quelques découvertes, émotions ou autres curiosités... Les sujets ne manquent pas.

En attendant, voici l'église illuminée Saint-Joseph de Nizon en Pont-Aven (29).

N

20 décembre 2006

Joyeux Noël

Il s'agit de la dernière note de l'année 2006. Alors, à tous les commentateurs, à tous les visiteurs de ce blog, je souhaite un excellent Noël et d'excellentes fêtes de fin d'année.

Je vous remercie tous pour votre sympathie, pour votre intelligence, pour votre humour. Je remercie ceux qui petit à petit, m'ont invité sur leur blog, puis m'ont fait découvrir tout un monde que je ne connaissais pas. Enfin, je remercie mon épouse qui supporte ma « commentairite aiguë » et mes bavardages.

Comme Sapin de Noël, je vous dédie cet Épicéa de Sitka enneigé qui maintenant n'existe plus. Le Père Noël a cassé mes jouets ! En prime, une espèce typiquement bretonne (et globalement rare) : Asphodelus arrondeaui J. Lloyd (Asphodèle d’Arrondeau). Celle-ci, je l'ai trouvée près de Sainte-Barbe du Faouët (Morbihan). Ne la confondez cependant pas avec Asphodelus albus Miller (Asphodèle blanc), beaucoup plus répandu.

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Asarr

17 décembre 2006

Saint-Georges sous la neige

Ce matin, il a gelé. Quoi de plus normal pour un 17 décembre ? Oui, mais cette année, il ne fait pas froid. Conséquence du réchauffement climatique ? Je ne sais pas.  Continuerons-nous de voir la neige en plaine ou sur les collines ? Si on regarde ce qui s'est passé l'hiver dernier, cela n'est pas impossible.

Voici quelques photos de Saint-Georges lors d'épisodes neigeux précédents.

Tout d'abord la zone d'émergence de la source de l'étang Saint-Georges, au sein d'une tourbière boisée. De ces endroits où il est prudent de ne pas marcher n'importe où.

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L'eau jaillit ensuite. Le froid la cristallise.

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Dans le bois, on rencontre successivement le Bouleau pubescent, le Houx et le Sapin pectiné.

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L'eau parvient alors à l'étang Saint-Georges, mais de liquide point !

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L'eau, redevenue liquide, coule à travers les pâtures, les prairies paratourbeuses, parmi les fourrés...

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... passe le pont de Saint-Georges et le ruisseau acquiert le patronyme "de Brisecou".

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Plus loin, beaucoup plus loin, les eaux de Saint-Georges se mêleront à celles de la Loire. Mais cela, c'est une autre histoire...

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16 décembre 2006

Botanique « jardinière »

En général, je n'aime pas trop prendre des photos de plantes sauvages dans les jardins, fussent-ils botaniques. Il y a plusieurs raisons à cela. La première, c'est que de faire la rencontre d'espèces nouvelles (au sens d'une première rencontre) ou rares, manque sérieusement de sel à mon goût. On vous les sert sur un plateau avec son étiquette : pas très fameux pour un botaniste. La seconde, c'est que les plantes de jardin n'ont pas une morphologie « normale », elles sont logiquement favorisées par les conditions de culture où la concurrence interspécifique est en général réduite à sa plus simple expression. Enfin, dans un jardin, pour des raisons de culture évoquées précédemment, les plantes ne se développent pas dans leur environnement normal, elles ne sont généralement pas accompagnées des autres espèces qui forment avec elles des communautés végétales originales. Par conséquent, le diagnostic phytoécologique ne peut avoir lieu. 

Toutefois, il arrive quand même à Monsieur Cornus rex-populi d'être séduit par certaines plantes de jardins. Il vous en livre quelques exemplaires, plus ou moins anonymes, afin de peupler un petit peu vos longues nuits d'hiver !

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11 décembre 2006

La face cachée de l'homme de l'ombre

On m'a déjà vu, emmentouflé, en train d'éclipser le soleil chez Fromfromgirl. Je me livre aujour'hui sous un autre jour obscur. Surtout, ne prenez pas peur. En vrai, je suis beaucoup mieux que ça, paraît-il !

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10 décembre 2006

3) Programme « environnement » du Ministre Cornus : politique de l’eau

Voici le troisième volet du brouillon de mon programme à destination du Président Ar Valafenn. Ce volet-ci mériterait presque un livre de ma part, tant il y aurait à dire et que les choses sont complexes sur les plans scientifiques, technologiques et politiques. Voici néanmoins quelques rapides réflexions un peu décousues.

Actuellement, la qualité des eaux souterraines ou de surface en France est globalement désastreuse.

Depuis quelques années, les installations industrielles ont fait de gros progrès et polluent globalement beaucoup moins qu’avant, bien qu’il y ait çà et là encore des points noirs à maîtriser.

En ce qui concerne les eaux usées domestiques, les choses s’améliorent aussi. Toutefois, les stations d’épuration sont encore souvent mal dimensionnées, pas assez performantes ou ne traitent pas tous les polluants. Il reste encore de très gros efforts à faire. Des normes beaucoup plus rigoureuses devraient être prises et s’il le faut, des mesures autoritaires pour obliger les élus récalcitrants à faire des efforts (sachant que des systèmes de financements à caractère solidaires existent et qu’ils devraient être notoirement renforcés).

Et puis il y a la pollution d’origine agricole, directe ou le plus souvent diffuse, représente un grave problème qui n’est malheureusement pas prêt d’être résolu. La problématique « nitrates » est un petit peu l’arbre qui cache la forêt. La norme de potabilité veut que l’on ne dépasse pas 50 mg/l de nitrates (valeur guide européenne fixée à 20 mg/l), valeur allègrement dépassée dans certaines communes bretonnes (entre autres), même si la situation tend à se normaliser quelque peu. Mais pour le bon fonctionnement des écosystèmes de rivière, la valeur ne devrait guère dépasser 2 mg/l toute l’année. On est loin du compte presque partout. En effet, rares sont les cours d’eau qui offrent une telle qualité. Je précise que l’agriculture n’est pas la seule à produire des nitrates, mais qu’elle y contribue largement. Il y a aussi les autres nutriments, en particulier le phosphore dissous (orthophosphates) : environ un tiers est d’origine agricole et cette proportion tend à augmenter. Ces phosphates représentent un grave problème, car en eaux douces, c’est un facteur limitant dans les cycles biogéochimiques. Lorsqu’ils sont présents (il en faut très peu), et pourvu qu’il y ait suffisamment d’autres éléments nutritifs (ce qui est presque toujours le cas), on peut observer les phénomènes de dérèglements trophiques, que certains, très nombreux, appellent à tort, eutrophisation. Nous préfèrerons parler de phénomène de dystrophie par excès (là aussi, il y a des confusions qui règnent sur ce terme) ou d’hypertrophie (ou hypereutrophie) ou carrément de pollution. Un autre élément azoté peut également provoquer de graves problèmes, c’est l’ammoniaque (composés à base d’ion ammonium NH4+, à ne pas confondre avec l’ammoniac NH3 qui est un gaz), or en entend jamais parler dans les médias. Enfin, il y a le problème des pesticides que l’on retrouve presque partout. La plupart du temps, ils ne dépassent pas les normes de potabilité, mais comme il en existe des dizaines (au moins), on ne sait pas quels peuvent être leurs effets cumulatifs (peut-être démultipliés ?). Sont-ils à l’origine de certains cancers ou autres maladies. Pour l’instant, nous n’en savons pas grand chose…

Ceci étant dit, je propose :

une mutation totale de l’agriculture actuelle vers l’agriculture biologique sur 10 années ; une refonte totale des aides européennes et nationales afin d’aider mieux les petits exploitants et moins (voire pas du tout) les gros ; orienter pimmédiatement ces aides vers les bonnes pratiques et progressivement, exclusivement vers le « bio » ;

actuellement, l’agriculture est la plus grande consommatrice nette d’eau et elle ne paie pour ainsi dire aucune redevance aux agences de l’eau ; il conviendra donc, contrairement à ce que ne s’apprête pas l’actuelle loi sur l’eau qui arrive en seconde lecture à l’assemblée nationale ce lundi 11 décembre 2007 à 21h30, de taxer les prélèvements d’eau et les pollutions induites par les engrais organiques ou minéraux ;

à encourager, y compris par des mesures coercitives, aux bonnes pratiques agricoles, à commencer par respecter les règlementations en vigueur, puis évoluer rapidement vers des normes plus sévères ;

N.B. : je ne veux pas stigmatiser les agriculteurs dont la situation de certains est parfois délicate sur le plan économique, mais force est de constater que les responsables agricoles (syndicats dominants notamment) s’étaient engagés depuis de nombreuses années à faire des efforts pour moins polluer en échange de non taxation, et on constate qu’aucune amélioration s’est produite dans le même temps. C’est pourquoi, il est nécessaire d’aider les plus nécessiteux et ceux qui le méritent vraiment. Les redevances supplémentaires perçues par les agences de l’eau serviront à cela, même si d’autres mesures financières seront nécessaires. Il conviendra également de réformer en profondeur le statut, le fonctionnement et les missions des chambres d’agriculture, actuellement omniscientes, omnipotentes et totalement inféodées au syndicat dominant. Il conviendra par ailleurs de revoir profondément le fonctionnement des établissements agroalimentaires (ou grossistes) qui sont parfois en partie à l’origine de la ruine de certains agriculteurs ou de certaines filières. Enfin, une réforme pour une fiscalité plus juste dans le domaine agricole sera nécessaire.

Actuellement, environ 60 % de la distribution de l’eau potable est assurée par des entreprises privées qui rémunèrent grassement leurs actionnaires en faisant payer le prix fort (quand ce ne sont pas des malversations pures et simples) aux consommateurs et/ou aux communes. Je veux parler des ex Compagnie générale des eaux et Lyonnaise des eaux qui ne se font pas concurrence, mais pratiquent l’entente pour se partager le gâteau, tout en pratiquant des tarifs hyper-juteux. Le reste du marché de l’eau est encore heureusement assuré par des régies municipales ou de syndicats intercommunaux. Il conviendra donc de créer un établissement public (Eaux de France par exemple) pour la distribution de l’eau et pour la dépollution des eaux usées et qui apportera son soutien technique et scientifique aux régies des collectivités, mutualisera les coûts pour la modernisation des installations. Dans le même temps, les services actuellement confiés au privé seront remis dans le service public dès que les concessions arriveront à échéance.

La lutte contre les inondations devra être une priorité. Des règlements plus stricts devront être établis dans les plans d’urbanisme.

Afin de faire appliquer les durcissements de la réglementation que je propose, il sera nécessaire de renforcer l’actuelle police des eaux, et de créer des services uniques au sein de chaque département.

Une politique d’abord contractuelle telle qu’elle se dessine dans les actuels SAGE (Schémas d'Aménagement et de Gestion des Eaux) sera systématisée. Si les résultats d’une telle politique sont jugés insuffisants, ces SAGE devront être renforcés.

Une vraie politique de reconquête des bassins versants, des cours d’eau et des zones humides devra enfin être mise en œuvre. En plus des améliorations en terme de biodiversité, cette reconquête assurera un meilleur fonctionnement écologique et biogéochimique des hydrosystèmes (incl. écosystèmes) ; elle permettra en même temps de lutter plus efficacement contre les inondations (phénomènes de rétention des eaux au sein des zones humides, d’étalement des crues ou d’éponge au sein des systèmes à caractère tourbeux) et d’améliorer la qualité des eaux transitant dans les cours d’eau (filtration, rétention, recyclage des nutriments, lutte contre l’érosion, etc.) notamment par le développement de ripisylves ou autres hautes végétations herbacées à caractère naturel. Ce dernier point méritera, un jour, un développement dans une note particulière.

9 décembre 2006

Téléthon

On « célèbre » les vingt ans du « Téléthon » ; il s’agit donc maintenant d’une véritable « institution ». Il est bien évident :

  • qu’il faille faire des efforts très importants, et même toujours plus importants pour la recherche médicale, notamment en faveur des maladies typiquement génétiques, plus ou moins rares ;

  • qu’il faille aider les malades à un petit peu mieux vivre leur pathologie, accompagner les familles pour surmonter l’ensemble des contraintes qui pèsent sur elles.

Toutefois, je ne me résous pas à accepter que cela ne soit pas la collectivité (en l’occurrence l’État) qui assure les efforts de recherche. Or c’est ce point là qui fait l’objet de la plus grande part des dons à l’AFM (Association Française contre les Myopathies). L’AFM s’est dotée d’un conseil scientifique qui permet une certaine pertinence dans les pistes qui sont explorées dans les laboratoires qui font l’objet de financements. Toutefois, je ne trouve pas forcément équitable que l’argent récolté soit préférentiellement dirigé vers certaines maladies et pas d’autres, même si une partie des financements va vers des recherches génériques, autrement dit des maladies « modèles », ce qui devrait permettre de transposer les avancées scientifiques réalisées vers d’autres pathologies voisines.

Je suis bien sûr ému de voir des malades et leurs souffrances sur les écrans, mais ces principes systématisés de manque de pudeur, de voyeurisme, de non respect de l’intimité des personnes peuvent paraître choquante, même si c’est l’un des objectifs. On pourrait quasiment parler d’une opération non pas de séduction, mais pour ainsi dire de « prostitution », même si dernier mot est sans doute un peu excessif. Une « prostitution » malheureusement nécessaire dans le contexte actuel si on veut faire avancer les choses, nécessaire pour pallier les carences scandaleuses de l’État.

Par ailleurs, il n’est pas admissible que les médias ou certains responsables condamnent implicitement ceux qui auraient l’audace de ne pas donner à cette œuvre de charité.

Personnellement, je ne donne pas, comme je ne donne à aucune œuvre de charité. Je n’en tire aucune fierté bien entendu, mais j’ai parfois du mal à justifier mon point de vue, car il n’en faudrait pas beaucoup parfois pour être montré du doigt. Eh oui, je préfère la solidarité désintéressée, je préfère envisager de payer davantage d’impôts, même si de ce côté là aussi, il y a de sérieuses réformes à faire dans le fonctionnement de l’État et la fiscalité…

8 décembre 2006

2) Programme « environnement » du Ministre Cornus : politique des transports

Voici le deuxième volet du brouillon de mon programme à destination du Président Ar Valafenn.

Les transports sont responsables pour une part importante de la pollution atmosphérique. Toutefois, ils ne sont loin de représenter la seule source de pollution en milieu urbain ; il faut aussi rappeler la pollution liée aux chauffages domestiques et celle liée à l’industrie, entre autres.

Certaines mesures doivent être néanmoins prises de toute urgence :

  • développer des transports en commun de qualité dans des services publics de qualité, créer et densifier les réseaux existants ;

  • créer de nouvelles lignes de chemin de fer (dont TGV et/ou trains pendulaires), notamment entre Le Mans et la Bretagne, entre Tours et le sud-ouest et surtout développer des lignes transversales qui évitent Paris ;

  • d’une manière générale, faire en sorte que les transports en commun soient beaucoup moins onéreux que les transports en véhicules personnels ;

  • développer des transports urbains conviviaux, développer considérablement des plateformes efficaces pour les transferts voitures/train, voitures/transports urbains ;

  • mieux desservir les petites localités, ne pas chercher à rentabiliser certaines destinations ;

  • dans l’administration (s.l.), diviser par quatre le nombre de réunions à l’extérieur, encourager la vidéoconférence ; d’une manière générale, mieux organiser les déplacements professionnels

  • favoriser les déplacements à pied et à vélo (notamment en ville) moyennant des vrais aménagements spéciaux.

Pour les transports de marchandises :

  • créer des plateformes multimodales de transit entre les transports routiers, ferroviaires, maritime, fluvial, aérien ;

  • mettre enfin en place le ferroutage

  • développer des canaux de navigation respectueux des milieux naturels (s’inspirer d’expériences menées aux Pays-Bas notamment) ;

  • taxer le gazole au même tarif pour le transport routier que pour les véhicules personnels, puis au même tarif que l’essence sans plomb et utiliser le produit de cette taxation pour le développement de transports alternatifs ;

  • à terme, supprimer tous les péages autoroutiers (qui sont une atteinte grave à la liberté de circuler et une régression à caractère médiéval (péage et octroi)) ; d’ici là, renationaliser les sociétés d’autoroute et faire payer des redevances de péage à la hauteur des dégradations occasionnées, c’est-à-dire globalement, diviser par deux les redevances pour les véhicules légers et doubler ceux des poids lourds ; utiliser les redevances perçues, non pas pour rémunérer les actionnaires, mais pour développer les transports alternatifs ;

  • interdire tout transport par poids lourds qui atteignent ou dépassent 500 km ;

  • taxer le kérosène des avions au même tarif que les autres carburants (actuellement, un régime de détaxation quasi complète existe au niveau mondial).

Pour tous les types de transports :

  • instaurer immédiatement des normes très rigoureuses et volontaristes sur les rejets polluants et la consommation des moteurs à explosion et développer des carburants plus « propres » ;

  • renforcer de façon considérable la recherche appliquée pour réaliser des moteurs moins polluants et développer de nouvelles technologies (moteurs hybrides, piles à combustible, cellules photovoltaïques) ;

  • réserver les « biocarburants » (à base d’huile végétale, d’alcools) aux seuls usages agricoles dans la mesure où ces derniers n’ont pas fait l’objet d’un réel bilan environnemental (pollution d’origine agricole induite par exemple) et dans la mesure où la production s’avèrera toujours insuffisante par rapport aux besoins ;

  • limiter la puissance des moteurs des voitures familiales à 150 ch ; interdire les autres.

Voilà, j’ai sûrement oublié plein de choses, mais c’est une première ébauche.

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