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Cornus rex-populi
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22 mars 2021

Mes stages (3)

L’année suivante, pour mon stage (16 semaines il me semble) de Maîtrise de sciences et techniques (bac + 4), je fis pas mal de demandes dans divers lieux de stages, mais parmi plusieurs propositions, je retins celle de la Direction départementale de l’Équipement (DDE) de la Loire à Saint-Étienne (place Jean-Jaurès, tout près de la cathédrale Saint-Charles pour que Calyste situe). Lors d’une entrevue préalable avec le chef de service concerné, nous avions défini ensemble un sujet de stage qui nous convenait à tous les deux. Pas mal ! La définition des sujets de stage largement par mes soins fut d’ailleurs systématique par la suite, même si je prenais en compte les demandes légitimes bien entendu. Le chef de service était un ingénieur des travaux publics de l’État, originaire de la Drôme où d’ailleurs il aspirait aller pour retrouver son épouse et ses enfants et terminer sa carrière. Il était toujours très élégamment vêtu et (trop) parfumé (Yves Saint-Laurent) de sorte que même en prenant l’ascenseur un bon moment après lui, la trace de son passage persistait. Au quotidien, j’étais dans une cellule où œuvrait un autre jeune ingénieur qui ne s’occupait pas trop de son équipe, d’autant qu’il devait suivre un important chantier d’enfouissement d’un énorme collecteur d’eaux usées en fonte sous le lit de la rivière Ondaine (cela va aussi parler à Calyste). Les autres personnes dans la cellule étaient :

  • une secrétaire qui avait l’âge de la retraite mais qui continuait à travailler car elle « n’avait pas ses années ». Une femme remarquable d’ailleurs car elle s’était mise à l’informatique sur le tard (Windows d’avant 1995) et s’en sortait fort bien. Elle avait d’ailleurs tapé une bonne part de mon rapport de stage sans que je lui demande (mais elle avait eu des consignes d’en haut) ;
  • deux dessinateurs (45-55 ans) qui sauf durant mon premier mois de stage, peinaient à travailler plus de trois heures par jour. Avec d’autres, ils organisaient des concours de Solitaire sur l’un des ordinateurs de la boutique (tout le monde n’était pas équipé). Je ne pouvais pas conduire les voitures de l’administration (débilité), alors quand j’avais besoin de me rendre quelque part (terrain ou rendez-vous), un dessinateur m’emmenait. Je n’abusais pas, mais cela l’ennuyait. Une fois, il avait eu le culot de me dire qu’il ne pouvait pas m’emmener car un tel lui avait donné du boulot, boulot qui lui demandait à tout casser une heure de son précieux temps. Donc, pour faire du terrain sur la durée, j’avais pris mon véhicule personnel (je pense que ce n’était pas forcément très légal, mais comment faire autrement ?). A noter aussi qu’il leur arrivait assez régulièrement « d’oublier » de « dépointer » quand ils partaient boire l’apéritif au bistrot avant de se rendre au restaurant administratif ;
  • deux techniciens d’environ 50 ans qui concevaient des routes ou des tuyauteries. Ils arrivaient très tôt le matin (vers 7 h / 7 h 30) et finissaient donc plus tôt l’après-midi. Le matin, quand j’arrivais, vers 8 h / 8 h 30, l’un d’eux lisait le journal (grands titres), mais après la pause de 10 h / 10 h 30, on lisait les articles dans le détail ;
  • un technicien plus jeune (la trentaine), plus sympa et plus intéressé par le travail et par ce que je faisais (en fait, il m’aimait bien et était assez épaté par mes compétences). C’est lui qui travaillait au plus près deu sujet que je devais traiter durant mon stage et il m’avait donné un sérieux coup de main et c’est vrai qu’il était assez doué aussi de son côté. Il maîtrisait parfaitement le dessin technique sur ordinateur (Aucocad) et dessinait à une vitesse incroyable. Ce fut donc très agréable.

Le sujet de mon stage consistait à étudier les différents aménagements prévus sur la rivière Gier (à l’époque l’une des plus polluées de France) dans le cadre du contrat de rivière et d’identifier certains enjeux à prendre en considération en priorité. Il s’agissait d’un travail assez pluridisciplinaire et donc pas très botanique (mais quand même avec de la botanique).

Bien qu’ayant essayé d’être rémunéré par le syndicat intercommunal pour lequel les résultats de mon stage étaient utiles, ce fut assez compliqué et j’avais fini par renoncer. En revanche, je m’y serais sans doute fait embaucher si je n’avais pas été rattrapé par mes obligations militaires. Plus injuste, je mangeais au restaurant administratif mais au tarif externe, alors que mes chers collègues fonctionnaires mangeaient pour une bouchée de pain. En revanche, je fus très souvent invité pour l’apéro ; avec eux, j’aurais fini alcoolique !

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Commentaires
C
Certes !
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C
Calyste> En l’occurrence, ils n'étaient pas tous Stéphanois, ils venaient majoritairement de plus loin. Oui, je sais bien que tu n'étais plus dans le coin à cette époque (1994) depuis longemps. En 1992, j'aurais sans doute eu peu plus de chance de te croiser entre Perrache et Gerland.
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C
Quelle réputation tu fais aux stéphanois ! Bon, pour le gosier en pente, c'est assez vrai ! Et tout ce qui devait me parler m'a effectivement parlé ! Mais vu ton jeune âge, nous n'aurions pas pu nous croiser (j'ai dû quitter Saint-Étienne en 1971).
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C
Pippo> On peut se permettre pas mal de choses. Je pense que Calyste n'est pas si muet que ça : des notes hier et aujourd'hui encore...<br /> <br /> <br /> <br /> Karagar & Plume> A l'époque, la tuyauterie n'était pas défectueuse !
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P
Au fond Cornus aurait pu devenir plombier finalement. :):):)
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K
avec tous ces spécialistes tu t'est fait refaire la tuyauterie? :) :)
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P
Bonjour Cornus,<br /> <br /> Puis-je me permettre un hors sujet?<br /> <br /> Je m'étonne que Calyste reste muet surf son blog. J'espère qu'il va bien. Merci de m'informer.
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Cornus rex-populi
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