Brou (1/6)
Après Bourges, le domicile hivernal ligéro-gérien parental. Après plusieurs nuits dans des hôtels différents, cela fait du bien de se poser, de se reposer. J’en avais personnellement grand besoin. Il me faudra quand même plusieurs jours pour aller mieux. Je dus même aller voir le médecin de mon enfance (elle ne travaille que pendant les vacances car elle assure les remplacements de celle, une jeune, qui a repris son cabinet). Elle m’a dit qu’elle aimait bien venir travailler pendant ces périodes, car elle a plaisir à revoir ses anciens patients et cela lui permet d’oublier ses propres misères de santé.
Le premier matin, la neige était au rendez-vous (un saupoudrage à peine visible). Deux jours plus tard, nous sommes allés au monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse. Le plus remarquable est évidemment l’église. Je me souviens de l’émerveillement de mes yeux d’enfants quand j’avais vu le dépliant de cartes postales qu’avait rapporté mon père de retour d’une réunion syndicale. Mes parents ne m’y ont jamais emmené. Et j’ai complètement oublié cet édifice jusqu’aux années 2000. Depuis plusieurs années, c’était un projet d’y aller, jusqu’à deux rappels importants : celui de Calyste (voir sa note et les explications ici) et celui du « monument préféré des Français », une émission télévisée au cours de laquelle l’édifice est ressorti gagnant. Nous avons appris que cette victoire s’est expliquée par une mobilisation des habitants et de la municipalité, qui a fait bondir le nombre de visites à l’automne. Le monastère est géré par le centre des monuments nationaux.
L’édifice a été bâti au début du XVIe s., dans un style gothique flamboyant flamand. L’édifice résulte de la volonté de Marguerite d’Autriche, fille de l’empereur Maximilien Ier de Habsbourg (Saint-Empire romain germanique) et de Marie de Bourgogne (fille unique du duc de Bourgogne Charles le Téméraire). Marguerite d’Autriche a voulu aussi cette construction pour abriter le tombeau de son époux, Philibert le Beau, duc de Savoie. Elle ne vit jamais l’édifice et elle meurt avant l’achèvement des travaux. Son tombeau ainsi que celui de sa belle-mère, Marguerite de Bourbon, se trouvent également dans le chœur. Le monastère a accueilli tout au plus une douzaine de moines augustins. Il était donc immense pour eux.
Voici donc l’extérieur, que l’on découvre sous une mince couche de neige.
Philippe et Marguerite.
Leucanthemum vulgare Lam. (Marguerite), probablement.



















