Nous sommes donc partis le jour du 1er mai. La veille au soir seulement, nous avions vu que nous avions des interdictions de stationnement dans notre rue, en prévision du « vide-grenier » qui s’y fait depuis trois ans. Seulement cette fois, nous n’avions pas été informés suffisamment à l’avance par un papier de la mairie dans nos boîtes. En clair, nous aurions tout aussi bien pu partir en vacances (période de vacances scolaires) quelques jours plus tôt et retrouver en rentrant notre seconde voiture à la fourrière. Très sympa ! Oui, car l’interdiction courait de 6 heures du matin à 19 heures. Donc, pour pouvoir charger la voiture le matin de notre départ, nous sommes partis avant 6 heures en nous levant à 4 heures. Des vendeurs étaient déjà en train d’attendre pour s’installer quand je suis sorti dans la rue à 5 h 20. Ce genre de pratiques m’agace au plus haut point parce que des tas de pseudos « vide-greniers » s’effectuent successivement dans tous les quartiers, dans toutes les rues de la ville entre mai et septembre. C’est du grand n’importe quoi quand on voit cet acharnement pour vendre les pires merdouilles (et je ne parle pas de la cervelle de certains vendeurs). Cela relève plus de la psychiatrie à grande échelle que d’autre chose, le tout sous la « protection » de la mairie. Je ne compte pas le nombre de fois où le dimanche matin je me retrouve avec des rues barrées, toutes sur mon chemin. Si j’étais maire, inutile de dire que tout cela serait purement et définitivement supprimé ! Oui, je suis parfois enragé. Non, je sais je ne serai jamais maire, j’ai des âmes de dictateur parfois. D’accord pour quelques vides greniers ou autres braderies, mais pas ces tas de conneries inqualifiables !
Il ne pleuvait pas en partant, mais nous avons trouvé la pluie en Champagne et elle ne nous a pas quittée jusqu’à notre destination finale. Pluie mouillante et pratiquement sans arrêt en Burgondie le vendredi, le samedi et le dimanche matin. J’en ai profité pour me reposer un peu, pour faire du tri – et il y en avait grand besoin – sur l’ordinateur de mon ancien directeur. J’y ai passé au moins huit heures pleines.
Le dimanche après-midi, profitant d’une éclaircie, je suis allé nettoyer la grille du déversoir de l’étang du dragon terrassé. La photo montre la scène après le nettoyage, mais on voit nettement que les deux tuyaux de 300 mm de diamètre n’étaient pas loin d’être en charge.
Finalement, cela n’est pas allé plus loin grâce au nettoyage de la grille et parce la pluie a cessé. Si la grille n’est pas nettoyée suffisamment tôt, il y a submersion des points bas de la digue. Cela fait longtemps que cela n’est pas arrivé. En aval, le bouillon.




Et puis il y a eu cette rencontre avec cet oiseau que je n’avais jamais vu là. Certes, je ne suis pas piafologue, même amateur, mais je suis quand même observateur et j’ai pu faire quelques photos qui me permettent d’affirmer qu’il s’agit d’un Chevalier guignette, Actitis hypoleucos Linnaeus, 1758.

Sur la chaussée de l’étang, respectivement Ajuga reptans L. (Bugle rampante), Cytisus scoparius (L.) Link (Genêt à balais), Polygala vulgaris L. (Polygala commun), Luzula campestris (Ehrh.) Lej. (Luzule champêtre), Lathyrus linifolius subsp. montanus (Bernh.) Bässler (Gesse des montagnes) [nomenclature à revoir semble-t-il – 2 photos], Polygonatum multiflorum (L.) All. (Sceau de Salomon multiflore), pas moins « géant » que celui de Karagar et Orchis mascula (L.) L. (Orchis mâle), tordu, lui. Ce sont quasiment mes premières macrophotos effectuées avec le nouvel appareil. Je ne maîtrise pas encore très bien la fonction « live view » avec l’objectif macro, alors j'ai eu du déchet.








Et la pluie revenant, j’ai dû rentrer.