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Cornus rex-populi
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7 mars 2014

Arras (2)

Voici la première partie de ce que j’ai photographié au rez-de-chaussée du musée, avec des œuvres du Moyen Âge jusqu’au XVIIe siècle, surtout des sculptures.

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Volets du tryptique de Nicaise Ladam (Pays-Bas du Nord, XVIe s.)

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Miracle de la sainte Chandelle (début du XVIIe s.)

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Dormition de la Vierge (1452)

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Anges dit d’Humbert (Nord de la France, XIIIe s.)

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Dalle funéraire de Fraumauld, évêque d’Arras (1183)

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6 mars 2014

Arras (1)

Mercredi, nous sommes donc allés à Arras. Personne n’a tenté un pronostic.

  • le célèbre révolutionnaire qui y est né est Maximilien Robespierre,
  • le célèbre peintre qui y a eu un atelier est Camille Corot (c’est même quelques-unes de ses œuvres qui avaient motivé d’aller visiter le musée),
  • le même Vauban y a sévi.

Le musée des Beaux-arts de la ville est installé dans l’abbaye Saint-Vaast, dont les bâtiments visibles aujourd’hui sont de l’époque classique (l’abbaye initiale remontait au VIIe s.). Il s’agissait a priori du plus grand ensemble monastique de l’époque classique, au moins en France. D’ailleurs, il n’y a pas que le musée, qui est installé ici, il y a aussi, la médiathèque, la police et bien d’autres locaux. La cathédrale actuelle est en fait l’abbatiale.

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Une des fameuses places et le beffroi.

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5 mars 2014

Ypres

La réponse au concours d’hier était bien Ypres (Ieper) en Flandre belge :

  • gaz moutarde (ypérite), de triste mémoire, employé ici à outrance (pour le reste, la référence à Dijon est évidente),
  • on précipitait des chats (des peluches à présent) depuis le beffroi lors de la fête des chats qui a lieu tous les trois ans en mai,
  • Vauban y a construit des remparts (je pense que ce n’était pas exactement un indice, car Vauban a sévi partout, surtout dans le coin).

La photo montrait une sorte d’espace (ancien cloître dirait-on, où on a disposé des vestiges) qui correspond au musée lapidaire de la cathédrale. Rappelons qu’il ne restait plus grand-chose debout dans la ville après la Première Guerre mondiale.

Fromfrom, au temps des dinosaures où elle écrivait encore, avait publié une note en 2007 avec quelques-unes de mes photos. Il ne faisait pas très beau ce jour-là. L’année suivante, nous y avions emmené mes parents et j’avais publié ceci. Je n’avais pas montré de vue intérieure de la cathédrale Saint-Martin. On y trouve notamment des retables du XXe siècle.

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La fameuse halle aux draps et son beffroi, flanquée de la mairie qui paraît ridiculement petite. La halle accueille, entre autres, un musée réputé, notamment sur la Première guerre mondiale. Nous irons peut-être un jour, mais là je dois dire, que cela ne me dit rien.

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Sur la place, quelques bricoles (en mélange, quelques photos inédites de 2008).

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En rentrant, passage près du mont des Cats (ça, c’est pour Karagar), pour voir le moulin de Boeschèpe, que je n’avais jamais vu, contrairement à Fromfrom qui y avait déjà emmené ses élèves.

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5 mars 2014

Taille tôt, taille tard, rien ne vaut concours de mars ! (2)

Je pensais avoir un peu plus de succès avec mon « concours » d’hier soir. Je récidive néanmoins. Où se trouve cet édifice ? Je donne à nouveau trois indices :

  • un célèbre révolutionnaire y est né,
  • un célèbre peintre y a eu un atelier,
  • le même morvandiau célèbre y a sévi.

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5 mars 2014

Brèves cornusiennes (21)

Mon histoire de chats d’hier soir m’a remis en mémoire cette nuit un événement vieux de presque 33 ans. Nous en avons parlé pour les fêtes avec mes parents, car j’avais en partie oublié. Le 24 mai 1981, époque à laquelle je faisais encore semblant d’y croire, nous fêtions à la maison ma première communion avec une bonne partie de la famille. Mes cousins, mes oncles et tantes et mon grand-oncle et ma grand-tante du Morvan, mon grand-père maternel et mes deux grands-mères. Bref, c’était la fête, le jour-même où décédait un voisin, probablement âgé de moins de 40 ans, victime d’un cancer. Quelques jours plus tard son chat, encore jeune et en bonne santé se laissa mourir.


Tout cela n’est pas très drôle, alors je change de sujet.

Le bouquet de dimanche.

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Les bouquets du jardin.

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Les bugnes, millésime 2014, de lundi soir.

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4 mars 2014

Taille tôt, taille tard, rien ne vaut concours de mars !

Une seule photo pour me dire dans quelle ville cela se trouve, mais trois indices pour ne pas avantager outrageusement Karagar :

  • il y a plus d’un point commun avec Dijon,
  • les chats de Plume et de Karagar auraient pu y passer un mauvais quart d’heure, pour ne pas dire le dernier,
  • un morvandiau célèbre y a sévi.

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3 mars 2014

Piscine de Roubaix

Cela faisait des années que je souhaitais y aller, surtout pour l’architecture intérieure. Mais c’est aussi et surtout un musée depuis le début des années 2000 (la piscine a été fermée en 1985 pour des raisons de sécurité). Construite dans un style art déco par l’architecte Albert Baert à la demande du maire à partir du début des années 1920, elle fut mise en service dix ans plus tard. Elle devait être « la plus belle de France ». Ce maire, Jean-Baptiste Lebas, n’était pas n’importe qui vu toutes les réalisations sociales mises en place à Roubaix à cette époque. Mais ce fut aussi un ministre, notamment du Front populaire, mort en déportation en 1944 qui fait qu’on connaît le nom, au moins par des noms de rues (j’avoue ma grave méconnaissance, mais il n’est peut-être pas trop tard pour s’améliorer).

Ce n’était pas notre motivation première, mais nous avons néanmoins profité de l’ouverture gratuite du premier dimanche du mois pour nous rendre à ce que s’appelle aussi le Musée d’art et d’industrie André-Diligent. Il y avait beaucoup de monde, ce qui m’a étonné. J’ai été aussi surpris par l’importance des collections. Le nombre d’œuvres exposées est absolument impressionnant, sans parler de la qualité et le prix des œuvres (pas mal d’artistes très connus ou de premier plan). Les œuvres sont des XIXe s. et plutôt de la première moitié du XXe s.

Roubaix, dont on connaît le passé industriel majeur, et pas que dans l’industrie textile, n’est pas une ville très attirante en dehors de certains monuments et bâtiments. En face de la piscine, ce que j’ai d’abord pris pour la mairie, est École nationale supérieure des arts et industries textiles, toujours une école d’ingénieurs, mais plus du tout dans le domaine textile.

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L’extérieur de la piscine ne paie pas forcément de mine.

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A l’intérieur, la céramique règne en maître à peu près partout, à commencer par les innombrables cabines de douches.

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Aux « rayons » objets et sculptures, des choses sympas, parfois étonnantes.

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Un Picasso (on reconnaît, mais ce n’est pas ma tasse de thé – bien sûr c’est une assiette !)

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Je préfère largement ce « poisson » de Niki de Saint Phalle. Je m’aperçois que en parlant de cette artiste que je n’ai jamais parlé ni montré de la fontaine de Château-Chinon dont je ne possède que des photos argentiques.

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Un buste de Jean-Baptiste Carpeaux du jeune fils de Napoléon III, très réussi à mon goût (mieux sans doute que l’œuvre originale de chair).

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Un tronc darbre sculpté.

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J’ai immédiatement reconnu ce buste de Rodin, à cause sans doute des similitudes de traits des personnages des Bourgeois de Calais.

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Marbre et pierre bleue (célèbre pierre de l’Avesnois) pour ce buste.

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Un vitrail.

 

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Et quelques peintures (sans aucune retouche).

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2 mars 2014

Dé-bor-dée !

L’autre semaine, un collègue, à la suite d’une autre collègue, a déposé des livres au travail afin que chacun puisse se servir à sa convenance (riche idée). Je suis tombé sur deux livres de Zoé Shepard. Le titre du premier m’a interpelé, alors j’ai lu la quatrième de couverture, ce qui m’a remémoré une chronique (voire une interview ?) journalistique sur France inter.

Le premier livre a valu à son auteur une suspension de travail de plusieurs mois. Elle est haut-fonctionnaire depuis 2007 dans une collectivité territoriale (Conseil régional d’Aquitaine), alors qu’elle avait pris un pseudonyme, avait placé l’action au sein d’une mairie et avait brouillé les pistes pour pas que l’on reconnaisse immédiatement le tableau qu’elle dépeignait, en particulier ses collègues de travail et leurs turpitudes. Hélas, un de ses amis (encore ami après ?) a reconnu son style et l’a « dénoncée ».

Le tableau, donc, est sévère, voire méchant, très méchant, mais souvent jubilatoire. Je fréquente des fonctionnaires territoriaux ou d’État et on m’a souvent rapporté des faits montrant l’extrême fainéantise des uns, la rare incompétence des autres ou encore les gaspillages d’argent public. Toutefois, ce que j’y ai lu dépasse quand même ce que je m’imaginais sur certains points. Est-ce exagéré ? Peut-être pas tant que ça ? Peut-être pas du tout ?

Cela se lit fort bien, comme un journal, présenté de jours en jours, d’heures en heures, parfois de minutes en minutes. Le ton est bien sûr sarcastique, moqueur à l’extrême. Seules une ou deux personnes trouvent grâce à ses yeux. On imagine que ses « bons » collègues ne sont pas mis en scène. Les dialogues se déroulent en deux temps : ce qu’elle dit ou ce qu’on lui dit et les commentaires « off » sur ce qui se passe dans sa tête à ce moment là, jamais flatteurs, toujours à charge. J’imagine qu’elle n’avait pas forcément toujours le temps de penser ça sur le coup, mais peu importe. Ce qui est ennuyeux quand même dans ce livre, c’est que la narratrice donne toujours l’impression d’être une donneuse de leçons, même s’il y a largement de quoi, ou de se moquer systématiquement des autres, ce qui serait gênant si cela n’était pas drôle par ailleurs. Une impression également que la narratrice se prend parfois au sérieux, mais en même temps, elle décrit quelques-uns de ses défauts. Et certaines de ses « victimes » finissent par apparaître sympathiques tant elles semblent définitivement naïves et nulles.

Finalement, un bon moment.

 

SHEPARD Z., 2010 – Absolument dé-bor-dée ! ou le paradoxe du fonctionnaire. Éditions Points, Paris [édition originale : Albin Michel], 307 p.

2 mars 2014

Nom d'une pipe !

La duchesse mère de Bretagne est arrivée en Flandre jeudi après-midi. Au lieu de la recueillir, on l’aurait bien remise dans le train car elle n’a fait que nous apporter la pluie, mais c’était sans compter sans ma générosité extrême : lui permettre d’avoir l’honneur de fréquenter un être au génie sans égal tel que moi.

A part ça, comme j’ai beaucoup travaillé, je dois prendre des RTT auxquels j’ai droit, j’ai pu m’accorder, presque à la dernière minute, une semaine de congés. Nous allons en profiter pour visiter quelques bricoles. La première hier avec le musée des Beaux-arts de Saint-Omer, installé dans l’hôtel Sandelin (XVIIIe s.).

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On y découvre quelques pièces issues de la cathédrale et des nombreux autres édifices religieux anciens de la ville. Les statues en bois, notamment du XVIe siècle, sont assez nombreuses, même si elles sont de qualité inégale (je ne parle pas de l’état de conservation, plutôt bon). Peu de photos, car les vitrines les empêchent.

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Les peintures ne nous ont pas emballés, même si quelques-unes nous ont amusés. Quelques autres étaient assez belles mais étaient mal éclairées.

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Il y a aussi une importante collection de faïences locales et européennes, plus ou moins belles.

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Celle-ci est un égouttoir à fraises :

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Saint-Omer se centre sur un marais assez exceptionnel : l’Audomarois. Il est installé dans une cuvette, est partiellement tourbeux, mais baigné par des eaux alcalines. Ce fut (et reste pour partie) une importante zone de maraîchage. Il s’agit d’une importante zone naturelle tant pour les oiseaux que pour la flore hygrophile, notamment pour les plantes extrêmement rares qu’il abrite, reconnue par plusieurs conventions internationales. Cela n’empêche pas les locaux de faire n’importe quoi en termes d’aménagement et de gestion, souvent en toute impunité. Je ne m’étends pas sur le sujet, cela n’est pas la question. C’était surtout pour dire qu’on a cultivé là, surtout au XVIII-XIXe siècles, du tabac, que l’on fumait dans des pipes en terre cuite et en faïence, fabriquées à Saint-Omer et qui était plus ou moins distribuées ailleurs en France. Il y a au musée une importante collection, avec des formes et des couleurs innombrables. L’émergence des cigares et des cigarettes dès le début du XIXe siècle sonnèrent progressivement le glas du tabac à pipe et la fabrication s’est éteinte.

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Enfin, une exposition temporaire sur les Étrusques fort peu mise en valeur, très mal éclairée, mal expliquée et d’un intérêt malheureusement limité. Rien à voir avec l’exposition sur les mêmes Étrusques qui est en train de se terminer au Louvre-Lens à laquelle je ne sais pas encore si nous irons.

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