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Cornus rex-populi
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11 juin 2008

Concours des « insolites »

Hier, j’étais à nouveau sur le terrain. J’y ai vu pas mal de choses intéressantes. Voici quelques photos montrant des plantes qui peuvent apparaître « insolites ». A vous de deviner.

A :

A

B :

B

C :

C

D :

D

E :

E

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9 juin 2008

Soulagement

Nous revenons de loin. J’étais épouvantablement stressé par le fait que les déménageurs avaient  décidé de nous filer entre les doigts ou de nous empoisonner l’existence. Heureusement ce soir, je crois que nous sommes tombés sur le bon. Il était temps car le déménagement est annoncé pour dans à peine plus de quinze jours.

Dictamnus albus L. (Fraxinelle blanche) :

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8 juin 2008

YBB

J’ai déjà évoqué combien certaines personnes avaient compté dans ma vie estudiantine et professionnelle. Aujourd’hui, je souhaite parler d’une personne (YBB) qui n’a jamais été véritablement un modèle pour moi, mais qui a eu une importance majeure. Je l’ai connu il y a près de 18 ans, alors que je débutais mes études à Tours. En tant que professeur d’université, YBB enseignait, entre autres, la biologie du développement, autrement dit l’embryologie, sujet dont il s’était fait le spécialiste chez les amphibiens. Son cours était assez brouillon. Il dessinait au tableau des embryons dans toutes les positions. Il écrivait extrêmement mal. Néanmoins, il avait quelque chose d’attachant dans sa nonchalance apparente et puis il avait attisé ma curiosité lorsqu’une fois, il avait évoqué toutes les disciplines que recouvraient les sciences naturelles.

Deux ans après notre première rencontre, je retrouvais YBB en maître de cérémonie à la tête d’une nouvelle formation, créée un an plus tôt, sur les fleuves et les milieux aquatiques. Dès lors, sans le savoir, mon avenir était tracé. Je n’étais pas particulièrement passionné par les matières qu’il enseignait, mais je me débrouillais plutôt bien. Par ailleurs, un autre enseignant (de botanique) avait dû lui parler de moi en bien puisqu’un jour il parla de moi en public en termes élogieux. Évidemment, cela me fit plaisir, mais en même temps, j’eus pour la première fois le sentiment que je n’étais pas à la hauteur de cette réputation. Alors que j’effectuais ma soutenance de stage de maîtrise de sciences et techniques, il voulait me proposer un boulot. Malheureusement, j’étais programmé pour aller effectuer mon service militaire dans les jours qui suivaient.

Dix mois plus tard, alors que j’étais encore en train de manœuvrer du côté de Belfort, YBB téléphona à mes parents pour leur dire qu’il avait un travail à me proposer. A peine libéré, je me retrouvais donc à Chinon pour participer à une étude écologique. C’est alors qu’il commença à me parler de poursuites d’études. J’y étais opposé. Quelques jours plus tard, son intervenant en botanique pour ses stagiaires de formation continue ayant déclaré forfait, il me proposa d’assurer moi-même les cours et TP. Il fallait que je sois à la hauteur. Inutile de dire que le stress fut intense, mais je réussis à me débrouiller de façon honorable. Quelques semaines après, il revint à la charge en me proposant d’aller à un entretien pour rencontrer quelqu’un qui voulait initier un travail sur la flore et la végétation de la Loire, avec la possibilité de le faire dans le cadre d’un DEA. L’entretien avec cette personne se passa bien et je fus coincé : je n’avais plus le choix que d’accepter le boulot et de poursuivre des études…

Plus d’un an plus tard, YBB joua un rôle majeur dans l’obtention du financement de ma thèse, ce qui lui causa d’ailleurs quelques inimitiés ou jalousies supplémentaires. Je n’en dis pas plus, mais la recherche de ce financement fut un véritable parcours du combattant pour moi et j’ai pu alors toucher du doigt combien le système universitaire était un véritable panier à crabes ou la combine était la règle. YBB, lui, naviguait avec aisance dans ce système. Il ne se fâchait jamais. Quand il avait une idée derrière la tête, il ne renonçait jamais. Même quand on lui opposait un refus catégorique, il essayait de contourner la difficulté en empruntant une voie inédite. Il faut dire que l’homme avait une connaissance intime des rouages du système et des personnes et n’avait peur de rien.

Ce panache avait son revers, c’était quelqu’un de très mal organisé, autrement dit de bordélique. Ce qu’il intéressait, c’était d’avancer, les détails techniques l’ennuyaient. Un ami doctorant en fit les frais. Pour éviter d’être toujours débordé, et comme il devint mon directeur de thèse, je pris toujours les devants. J’anticipais toujours les urgences pour éviter d’être submergé au dernier moment. Je préparais le travail et il n’avait plus qu’à valider. Il faut dire que cela m’arrangeait aussi beaucoup qu’il n’y connaisse pas grand chose en botanique et en écologie végétale (je précise que j’avais une co-directrice de thèse qui, elle, faisait plus que s’y connaître).

Avant la soutenance de ma thèse, YBB voulait me trouver un poste à l’université. Seul un problème de calendrier et une motivation limitée de ma part l’en empêchèrent.

Enfin, le jour de la soutenance de ma thèse, il sut retracer avec émotion mon parcours et bien sûr, il ne manqua pas de me complimenter.

Alors, je crois pouvoir dire que j’ai eu une chance inouïe de croiser ce monsieur sur ma route. En rédigeant ce texte, je remets en perspective toutes les actions positives qu’il a eues sur moi. Et de me dire que les personnes qui ont été autant soutenues par un professeur d’université doivent être bien rares. Cela reste quand même mystérieux. Pour ma part, j’essaye d’une certaine manière, de lui rendre hommage en soutenant les stagiaires qui passent entre mes mains.

6 juin 2008

Déplacements végétalisés

Depuis le début de la semaine dernière, j’ai été souvent en déplacements. J’ai dû subir parfois la fatigue d'une angine ayant muté en otite, mais j’ai aussi pu avoir d'autres satisfactions non négligeables. Voici quelques images que j’ai pu glaner au fil de mes pérégrinations.

Dans le bassin minier :

Cynoglossum officinale L. (Cynoglosse officinale) :

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Carex pseudocyperus L. (Laîche faux-souchet) :

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Ophrys apifera Hudson (Ophrys abeille) :

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Dans une forêt de l’Avesnois :

Un lieu où je dus combattre et terrasser le mal sylvicole qui s’était mis dans la tête d’éclaircir des arbres qui se débrouillent très bien seuls. Des travaux qui auraient risqué de détruire la rare Equisetum sylvaticum L. (Prêle des bois) :

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Phyteuma nigrum F.W. Schmidt (Raiponce noire) :

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Hier, j’étais dans l’estuaire de la Seine. En attendant une solution au blocage par les pétroliers des grands ponts de Normandie, nous eûmes une vue sur le château de Tancarville :

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Ayant enfin rejoint l’autre rive de la Seine, nous grimpons près du phare de la Pointe de la R*oque d’où nous pouvons observer les ponts en questions et les prairies inondables plus ou moins halophiles :

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Les bateaux de mer passent, comme posés sur l’eau :

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Une cigogne blanche se montre également :

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Plus tard, descendus de notre poste d’observation, nous abordons une berge de la Seine :

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Avec Bolboschoenus maritimus (L.) Palla (Scirpe maritime) :

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Et Glaux maritima L. (Glaux maritime) :

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Aujourd’hui, dans une des plus belles vallées de l’Artois sud-occidental, rencontre avec des boisements de grand intérêt :

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Avec Thelypteris palustris Schott (Fougère des marais) :

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Une première demoiselle :

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Potentilla palustris (L.) Scop. (Comaret des marais) :

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Dactylorhiza praetermissa (Druce) Soo (Dactylorhize négligé) :

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Rhinanthus angustifolius C.C. Gmelin subsp. grandiflorus (Wallr.) D.A.Webb (Grand rhinanthe) :

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Pour terminer avec une autre demoiselle :

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