Chronique des vacances de fin d'année (3)
Dimanche 27 décembre
J’ai préparé un brochet au beurre blanc à la mode revisitée de Saint-Georges. N’ayant pas eu l’occasion de capturer moi-même la bête, de taille respectable, je n’avais pas à disposition la tête et les « cristandelles » pour faire moi-même le fumet, mais pour une fois, mon père avait trouvé du fumet en poudre qui arrivait presque à la cheville du mien (à condition de le diluer dans un vin correct et non dans de la flotte). Ainsi, mon brochet était néanmoins à la hauteur (notons que la recette exclusive qui figure ici a un succès international qui ne se dément pas). Fromfrom a préparé la veille une splendide et savoureuse bûche aux mandarines confites.
L’après-midi, nous sommes allés voir mon oncle et ma tante. Mon oncle m’a demandé un peu d’aide pour résoudre un problème sur sa messagerie de courrier électronique. Avec Fromfrom, nous avons résolu le problème en une minute, mais cela a mis en lumière d’autres problèmes plus graves. Nous apprenons au passage que l’antivirus gratuit n’est plus à jour depuis le mois de mai et que l’ordinateur étant livré de temps en temps à mes petites cousines, il comporte certaines merdouilles. Nous réussissons néanmoins à remettre à jour l’antivirus, mais nous partons sans avoir résolu le problème. Curieux, car j’utilise les mêmes logiciels sans le moindre souci.
Lundi 28 décembre
La météo ne nous indique rien de terrible pour toute la semaine, alors gris pour gris, pluie pour pluie, nous décidons de partir dès le matin pour le Puy-en-Velay, ville où je suis passé plusieurs fois, mais sans jamais rien visiter. Fromfrom, elle, y est déjà allée, lors d’un périple auvergnat avec Karagar en juillet 2005, pas très longtemps avant que je connaisse ces insupportables merveilleux Armoricains.
Nous abordons sous la pluie peu avant midi la cathédrale. Un peu engourdis, elle nous paraît bien haut perchée (de fait, elle l’est réellement). Nous entrons par la porte ouest, mais sans avoir encore découvert la façade. Curieuse entrée. Je crois à la présence d’un narthex, mais arrivés en haut, nous surgissons presque au milieu des travées de la nef, le sol étant comme « suspendu » pour compenser la pente. La météo n’était pas très propice à la prise de photos, mais je me suis quand même débrouillé. Je précise enfin que Fromfrom a profité pour faire le casse du siècle dans cet édifice majeur du chemin de saint Jacques de Compostelle, au départ prévu au Folgoët. Qui ira directement rôtir en enfer après ça ?









































Le cloître qui jouxte la cathédrale était fermé à cette heure et il aurait fallu s’acquitter de la somme de 5 €. Nous voulons alors grimper vers la vierge, mais on nous demande encore 3 €, alors vu la météo et la volonté de poursuivre la visite ailleurs nous y fait renoncer.
Redescendus au pied de la ville, nous trouvons un restaurant ouvert. Après avoir calé nos estomacs, nous nous rendons vers l’incontournable chapelle Saint-Michel d’Aiguilhe où, là encore, on nous réclame 3 €. En haut, un bien sympathique édifice dont le côté obscur ordinaire était encore renforcé par la météo. Nous y avons vu des « fidèles » se ressourcer avec l’énergie des piliers. Pourquoi pas après tout, mais pendant ce temps là, on m’encombrait pour prendre des photos avec mon non moins encombrant trépied.




















Avant de regagner nos pénates, il était indispensable d’aller saluer les eaux haut ligériennes de Brives-Charensac. Difficile de s’imaginer que les rives du fleuve furent le tombeau de huit personnes lors de la crue cévenole de 1980.

