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Cornus rex-populi
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6 janvier 2010

Chronique des vacances de fin d'année (3)

Dimanche 27 décembre

 

J’ai préparé un brochet au beurre blanc à la mode revisitée de Saint-Georges. N’ayant pas eu l’occasion de capturer moi-même la bête, de taille respectable, je n’avais pas à disposition la tête et les « cristandelles » pour faire moi-même le fumet, mais pour une fois, mon père avait trouvé du fumet en poudre qui arrivait presque à la cheville du mien (à condition de le diluer dans un vin correct et non dans de la flotte). Ainsi, mon brochet était néanmoins à la hauteur (notons que la recette exclusive qui figure ici a un succès international qui ne se dément pas). Fromfrom a préparé la veille une splendide et savoureuse bûche aux mandarines confites.

L’après-midi, nous sommes allés voir mon oncle et ma tante. Mon oncle m’a demandé un peu d’aide pour résoudre un problème sur sa messagerie de courrier électronique. Avec Fromfrom, nous avons résolu le problème en une minute, mais cela a mis en lumière d’autres problèmes plus graves. Nous apprenons au passage que l’antivirus gratuit n’est plus à jour depuis le mois de mai et que l’ordinateur étant livré de temps en temps à mes petites cousines, il comporte certaines merdouilles. Nous réussissons néanmoins à remettre à jour l’antivirus, mais nous partons sans avoir résolu le problème. Curieux, car j’utilise les mêmes logiciels sans le moindre souci.

 

 

 

Lundi 28 décembre

 

La météo ne nous indique rien de terrible pour toute la semaine, alors gris pour gris, pluie pour pluie, nous décidons de partir dès le matin pour le Puy-en-Velay, ville où je suis passé plusieurs fois, mais sans jamais rien visiter. Fromfrom, elle, y est déjà allée, lors d’un périple auvergnat avec Karagar en juillet 2005, pas très longtemps avant que je connaisse ces insupportables merveilleux Armoricains.

Nous abordons sous la pluie peu avant midi la cathédrale. Un peu engourdis, elle nous paraît bien haut perchée (de fait, elle l’est réellement). Nous entrons par la porte ouest, mais sans avoir encore découvert la façade. Curieuse entrée. Je crois à la présence d’un narthex, mais arrivés en haut, nous surgissons presque au milieu des travées de la nef, le sol étant comme « suspendu » pour compenser la pente. La météo n’était pas très propice à la prise de photos, mais je me suis quand même débrouillé. Je précise enfin que Fromfrom a profité pour faire le casse du siècle dans cet édifice majeur du chemin de saint Jacques de Compostelle, au départ prévu au Folgoët. Qui ira directement rôtir en enfer après ça ?

 

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Le cloître qui jouxte la cathédrale était fermé à cette heure et il aurait fallu s’acquitter de la somme de 5 €. Nous voulons alors grimper vers la vierge, mais on nous demande encore 3 €, alors vu la météo et la volonté de poursuivre la visite ailleurs nous y fait renoncer.

 

 

 

Redescendus au pied de la ville, nous trouvons un restaurant ouvert. Après avoir calé nos estomacs, nous nous rendons vers l’incontournable chapelle Saint-Michel d’Aiguilhe où, là encore, on nous réclame 3 €. En haut, un bien sympathique édifice dont le côté obscur ordinaire était encore renforcé par la météo. Nous y avons vu des « fidèles » se ressourcer avec l’énergie des piliers. Pourquoi pas après tout, mais pendant ce temps là, on m’encombrait pour prendre des photos avec mon non moins encombrant trépied.

 

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Avant de regagner nos pénates, il était indispensable d’aller saluer les eaux haut ligériennes de Brives-Charensac. Difficile de s’imaginer que les rives du fleuve furent le tombeau de huit personnes lors de la crue cévenole de 1980.

 

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5 janvier 2010

Chronique des vacances de fin d'année (2)

Jeudi 24 décembre

La nuit a été courte, peut-être à cause de tensions antérieures. Un mois plus tôt, comme nous savions que nous devions passer Noël chez mes parents, j’avais demandé (oui, il m’arrive de réclamer) de manger une oie, car je me souvenais m’être régalé avec ça une douzaine d’années plus tôt. Mon père s’était exécuté et était allé commander une oie à « Uni*ferme », un magasin de vente regroupant plusieurs agriculteurs locaux. Et il y a une quinzaine de jours, ma cousine nous a tous proposé de faire le Noël chez elle en famille, comme elle le fait régulièrement. Chaque groupe d’invités s’occupant d’un plat, il incombait à mon père de s’occuper de l’oie. Ni une ni deux, il part commander une oie supplémentaire, mais comme il faut ce qu’il faut, d’une oie de 4 kg, il en demande deux de 5 kg.

La veille, ma tante (la mère de ma cousine) avait appelé ma mère pour nous annoncer qu’en dehors des enfants, nous serions deux personnes de moins à table, soit treize personnes et qu’il convenait probablement de réduire les portions et d’envisager de congeler une des oies, ce à quoi mon père s’empressa de désobéir, avec mon soutien. Avais-je moi aussi perdu la raison ?

L’après-midi, j’ai accepté une mission impossible : faire rentrer les deux volatiles récupérés la veille dans un seul plat qui irait dans le four de la belle-mère de ma cousine. « Jamais cela rentrera » dit ma mère. Après avoir affûté nos meilleurs canons couteaux, mon père et moi nous attelons à la tâche. Nous éliminons têtes, cous, ailerons et croupions, nous farcissons d’un mélange de chair à saucisse (1 kg) et de châtaignes (2 bocaux), et je me lance dans une opération de haute couture chirurgicale pour tout refermer de façon hermétique. Résultat des courses, on aurait pu ajouter un poulet supplémentaire dans le plat !

Le soir, Fromfrom, sous mes recommandations nous fit quelque chose de léger : des noix de Saint-Jacques et des choux à la crème.

Vendredi 25 décembre

Peu après midi, toutes les personnes invitées ont été accueillies par un Pinot gris d’Alsace vendanges tardives que je n’avais jamais eu l’honneur de boire. Beaucoup ne se sont pas privés pour s’en faire resservir deux fois.

Quand est venu le moment du plat de résistance, on m’a confié un tablier et on m’a armé du meilleur couteau. Assisté de mon père, j’ai attaqué la première oie, ma cousine réservant la seconde au chaud. En quelques instants, la bête fut mise en morceaux. Alors que certains convives n’étaient pas connus pour leur voracité, tout a été englouti en moins de deux temps trois mouvements et la seconde oie a été bien entamée.

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Arrivés aux quatre desserts, certains ont quand même dû abandonner la bataille, ne laissant la victoire qu’à certains d’entre nous.

La soirée a été occupée par des jeux de sociétés où je pus remporter deux parties et Fromfrom aucune (il y a du relâchement).

3 janvier 2010

Chronique des vacances de fin d'année (1)

Une fois n’est pas coutume et sans vouloir forcément imiter Lancelot qui nous a habitué à un tel exercice, je me suis mis à rédiger quelques lignes, en léger différé, sur quelques événements de nos vacances. En voici le premier épisode.

 

Mercredi 23 décembre 2009

Nous partons vers 9 heures. Le soleil se lève sur une campagne encore toute blanche de neige et gelée. Nous prenons l’autoroute et après quelques kilomètres, nous tombons dans le brouillard givrant qui ne nous quittera pratiquement pas avant la Champagne.

A Reims, nous obliquons en direction d’Epernay. En traversant la forêt de la montagne de Reims, nous retrouvons un couvert neigeux plus abondant. Non sans avoir tourné en rond parce que, travaux obligent, je ne me reconnaissais plus dans les lieux dans lesquels nous étions pourtant venus deux ans et demi plus tôt, nous arrivons enfin chez notre fournisseur officiel de bulles. Une fois encore, nous sommes accueillis par des personnes fort sympathiques. Pas un grand nom du Champagne, mais des coteaux gâtés par la nature. Après avoir avalé un échantillon représentatif de notre chargement, nous reprenons la route.

Ayant rejoint l’autoroute au sud-est, nous faisons une halte pique-nique. Fromfrom roule, avale les kilomètres avec détermination. Prudents, nous écoutons les nouvelles de la radio autoroutière qui nous signale des problèmes à venir. La neige garnit encore quelques ubacs. Sur le plateau de Langres, nous tombons sur un premier bouchon, non signalé (il s’agit d’un rétrécissement de chaussée dû à des nids de poule en formation du fait du dégel). Remis de cette difficulté, on nous indique ensuite un prochain bouchon et un itinéraire de délestage. Rapidement, je consulte la carte et j’approuve l’itinéraire recommandé. A peine avons-nous pris cette option (plus longue) qu’on nous signale que le bouchon est résorbé. Et en même temps, on gagne un nouveau rétrécissement de chaussée, pour les mêmes raisons.

On nous annonce ensuite un bouchon au niveau de notre sortie bourguignonne favorite, bouchon en réalité inexistant lorsque nous passons moins de cinq minutes plus tard. Mais une vingtaine de kilomètres plus au sud, j’ai la joie de me récupérer, toujours pour les mêmes raisons et sous la pluie, le deuxième gros bouchon de la journée aux environs de Mâcon.

Avant même d’être sortis de ce traquenard, les nouvelles des bouchons lyonnais (hélas, pas les bons) deviennent de plus en plus mauvaises. A l’habituel bouchon sous Fourvière, viennent s’en ajouter plusieurs sur le contournement est de Lyon, puis un accident impliquant plusieurs voitures. C’est catastrophique. De décide de prendre Lyon centre et de sortir à Eculy. Hélas, nous n’avons pas ce loisir et nous devons prendre la sortie d’avant. Là, tout est bloqué, alors nous décidons de prendre des chemins de traverse que ne nous indique pas la carte routière. Nous nous égarons presque dans l’ouest lyonnais. Après un long moment de lutte désespérée (aucun panneau d’indication de direction pendant un très long moment), nous finissons par trouver des directions connues. En serpentant dans les petites communes de la grande banlieue pavillonnaire, nous finissons par rejoindre une direction qui pourrait s’apparenter à l’axe de l’aqueduc du Gier. Puis, s’affichent enfin sur les panneaux notre ville de destination.

Epuisés, nous arrivons chez mes parents après près de onze heures et demie de route. Pour nous réconforter, un plaisant repas de « pré-réveillon » nous attendait.

3 janvier 2010

Bonne année 2010

Cela fera bientôt quatre ans que j’ai commencé à écrire des bêtises sur les blogs et je dois dire que je ne le regrette pas. J’ai d’abord commenté sur un blog ami, avant même de le connaître en tant qu’ami à part entière. J’ai ensuite découvert le blog d’une grande dame, elle aussi avant de la connaître pour de vrai. J’ai fait aussi d’autres rencontres « bloguesques » dont certaines m’ont marquées et continuent pour la plupart de nous accompagner. Et en 2009, j’ai vu apparaître de nouveaux, intéressants et attachants blogueurs dont j’aime lire les écrits et commentaires.

A tous, mais aussi aux fidèles lecteurs, j’adresse mes plus sincères amitiés et je vous souhaite une excellente année 2010. En attendant d’aller vous commenter, vous visiter ou vous répondre, voici ce ciel ligérien du 30 décembre 2009 dont j’aurais l’occasion de reparler.

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