Quelques réflexions éparses sur mes commentaires
Par mes commentaires, presque systématiques sur certains blogs amis, j’ai souvent l’impression d’être à moitié à côté de la plaque, de ne pas comprendre tout ce qui y est raconté, de ne pas en saisir la substantifique moelle, de capter tout ce qui n’était pas forcément à saisir.
Et de fait, mes commentaires ne sont souvent pas à la hauteur que j’espèrerais. Je me dis parfois que je devrais m’abstenir de commenter tant je manque d’inspiration, que je devrais me taire devant la force des sentiments qui sont exprimés. J’ai aussi parfois l’impression que je dis d’épouvantables platitudes, que j’exprime des banalités. Pire, je sais que je parle finalement beaucoup trop de moi dans les commentaires.
On le comprendra, je suis parfois beaucoup moins à l’aise qu’il n’y paraît. Devant les réels talents exprimés dans certaines notes, je me sens apparaître avec beaucoup de fadeur. Devant la souffrance ou les problèmes plus ou moins sérieux des autres, je suis systématiquement mal à l’aise. J’ai toujours l’impression que je vais gêner, que je risque d’indisposer, de paraître froid ou au contraire un peu trop envahissant sur des sujets dérisoires alors que l’essentiel semblerait m’échapper.
Par ailleurs, je me suis parfois dit que l’on ne devrait pas commenter certaines notes tant tout avait été dit avec force et justesse. Ne pas commenter pour « abîmer », banaliser la note. Mais souvent un autre commentateur commente avant vous, détend l’atmosphère, ce qui vous « oblige » presque au commentaire. Car oui, à force de commenter, le fait de ne plus commenter apparaîtrait comme suspect, mais il n’en demeure pas moins que c’est parfois difficile.
Il y a de cela un temps certain, on m’avait reproché, à juste titre, de commenter que sur les apparences tangibles, sur des sujets rationnels accessoires, alors que je délaissais l’essentiel, l’émotionnel, la poésie. Il me semble que j’ai fait quelques petits progrès de ce côté là, que je me suis habitué, « civilisé », voire laisser attendrir, et je dois dire que je ne m’en porte pas plus mal.
Alors voilà, que mes lecteurs habituels ou occasionnels pardonnent mes commentaires merdiques, mes notes qui ne le sont parfois pas moins. Car en effet, on peut le regretter, mais je crois avoir atteint certaines limites et je n’ai pas forcément envie de faire énormément d’efforts pour paraître celui que je ne suis pas. D’ailleurs, je n’ai jamais cherché à me maquiller ou à me cacher, même si encore aujourd’hui, j’ignore vraiment si mes notes et mes commentaires me ressemblent.























































































































































































