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Cornus rex-populi
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12 mars 2009

Quelques réflexions éparses sur mes commentaires

Par mes commentaires, presque systématiques sur certains blogs amis, j’ai souvent l’impression d’être à moitié à côté de la plaque, de ne pas comprendre tout ce qui y est raconté, de ne pas en saisir la substantifique moelle, de capter tout ce qui n’était pas forcément à saisir.

Et de fait, mes commentaires ne sont souvent pas à la hauteur que j’espèrerais. Je me dis parfois que je devrais m’abstenir de commenter tant je manque d’inspiration, que je devrais me taire devant la force des sentiments qui sont exprimés. J’ai aussi parfois l’impression que je dis d’épouvantables platitudes, que j’exprime des banalités. Pire, je sais que je parle finalement beaucoup trop de moi dans les commentaires.

On le comprendra, je suis parfois beaucoup moins à l’aise qu’il n’y paraît. Devant les réels talents exprimés dans certaines notes, je me sens apparaître avec beaucoup de fadeur. Devant la souffrance ou les problèmes plus ou moins sérieux des autres, je suis systématiquement mal à l’aise. J’ai toujours l’impression que je vais gêner, que je risque d’indisposer, de paraître froid ou au contraire un peu trop envahissant sur des sujets dérisoires alors que l’essentiel semblerait m’échapper.

Par ailleurs, je me suis parfois dit que l’on ne devrait pas commenter certaines notes tant tout avait été dit avec force et justesse. Ne pas commenter pour « abîmer », banaliser la note. Mais souvent un autre commentateur commente avant vous, détend l’atmosphère, ce qui vous « oblige » presque au commentaire. Car oui, à force de commenter, le fait de ne plus commenter apparaîtrait comme suspect, mais il n’en demeure pas moins que c’est parfois difficile.

Il y a de cela un temps certain, on m’avait reproché, à juste titre, de commenter que sur les apparences tangibles, sur des sujets rationnels accessoires, alors que je délaissais l’essentiel, l’émotionnel, la poésie. Il me semble que j’ai fait quelques petits progrès de ce côté là, que je me suis habitué, « civilisé », voire laisser attendrir, et je dois dire que je ne m’en porte pas plus mal.

Alors voilà, que mes lecteurs habituels ou occasionnels pardonnent mes commentaires merdiques, mes notes qui ne le sont parfois pas moins. Car en effet, on peut le regretter, mais je crois avoir atteint certaines limites et je n’ai pas forcément envie de faire énormément d’efforts pour paraître celui que je ne suis pas. D’ailleurs, je n’ai jamais cherché à me maquiller ou à me cacher, même si encore aujourd’hui, j’ignore vraiment si mes notes et mes commentaires me ressemblent.

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11 mars 2009

Rêves cornusiens

Contrairement à S., je ne suis pas du genre à me souvenir régulièrement de mes rêves et de mes cauchemars, et en général cela ne me préoccupe pas beaucoup. En revanche, il m’arrive assez souvent de m’embrouiller le cerveau la nuit en pensant à des choses déjà vécues ou à faire ultérieurement et qui m’empêchent de dormir. Souvent, ce qui me fait ruminer nuitamment, ce sont des choses d’une importance toute relative, voire carrément sans aucune forme de gravité ou d’intérêt. Mais cela me pourrit parfois la nuit (en ce moment, ça va plutôt bien).

Pour en revenir à mes rêves, il y en a quand même deux types qui me sont revenus assez souvent et que je trouve assez drôles. Dans le premier, je dois me battre, souvent avec de redoutables ennemis ou au moins des individus fort peu recommandables et souvent nombreux. Je possède heureusement un pouvoir extraordinaire qui fait que je m’en sors à chaque fois à peu près bien : je lévite. J’ai en effet le pouvoir de m’élever dans les airs et de me déplacer ainsi avec une vitesse incroyable. Combien de fois, je me suis réveillé en pensant réellement que j’étais capable de flotter dans les airs ? Quelle épouvantable déception de constater qu’il n’en est rien en réalité.

Le deuxième rêve que j’ai fait de façon plus ou moins récurrente, c’est le fait d’être amené à me déplacer en public (dans une salle, dans la rue ou je ne sais où), alors que j’étais très largement dénudé. En fait, pour une raison inconnue, je me retrouve régulièrement sans vêtements ou avec des choses extrêmement courtes ou légères. Le plus curieux, c’est qu’il me semble, que la plupart du temps, les gens ne s’aperçoivent pas que je suis nu ou presque.

Alors, je n’ai pas lu Freud et ses disciples et il faut dire que soit je n’y comprendrais rien, soit cela m’agacerait profondément, mais il y a fort à penser que mon cas est grave, mais pas forcément totalement désespéré.

8 mars 2009

Saint-Quentin

Après Laon, il avait été décidé que nous ferions une halte à Saint-Quentin. Cela faisait longtemps que la basilique nous faisait de l’œil quand nous passions au large sur l’autoroute. Nous nous sommes arrêtés près de la place de l’hôtel de ville en travaux et un tournage était en train de se terminer devant l’édifice, d’où des photos tronquées.

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Puis, nous attaquons la basilique par l’absence de façade ouest en travaux. Un horrible truc blanc d’époque classique au sommet. Je crains alors le pire.

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Et puis non. Un curieux chevet qui fait penser en partie à certaines églises romanes dont le caractère peu habituel se confirme à l’intérieur avec d’inhabituelles absidioles et de non moins curieux petits vitraux, parfois tronqués, qui les surmontent. Et puis, un second transept, un chœur formidable. Bref, finalement un très bel ensemble et une excellente et agréable surprise.

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7 mars 2009

Vous voulez des bugnes ?

Le week-end dernier, bien qu’affaibli par un curieux problème de santé heureusement assez bénin, je suggérais de faire quelques bugnes alors que la duchesse mère en ignorait jusqu’à l’existence. Cette année, S. a fait une part plus importante du travail, mais Maître Cornus n’a pas pu faire autrement que de terminer l’étalage de la pâte, son découpage et sa friture. On remarquera que cette année encore, nous avons,pour l’occasion, changé la toile cirée.

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La duchesse mère a apprécié et je dirais même qu’elle en a été gourmande.

Peu avant, elle nous avait offert cette plante. Mais quelles sont donc ces fleurs roses ? Celui ou celle qui trouvera gagnera le 1er prix de botanique.

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Enfin, voici quelques fleurs capturées hier après-midi, non pas de chez nous (il est encore trop tôt), mais d’un autre jardin que je fréquente régulièrement. Les Cornus mas L. sont à peine en fleurs et nulle odeur de mer pour l’instant.

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5 mars 2009

Laon

Cela fait tout juste 3 ans aujourd’hui que S. m’a annoncé à la table d’un restaurant de Laon sa volonté de me rejoindre définitivement, de venir vivre avec moi. Une annonce mûrement réfléchie, mais faite avec une grande fébrilité, redoutant un accueil mitigé de ma part. Car en effet, S. s’apprêtait à abandonner la Bretagne, la stabilité de son travail-passion en langue bretonne. Bien sûr, cette annonce fut pour moi un déclic majeur qui allait nous unir pour de bon quelques mois plus tard. Et pour S., un pari sur l’avenir et sur notre amour qui ne tarderait pas à porter ses fruits.

En préparant cette note, je me suis aperçu que je n’avais montré la cathédrale de Laon que par bribes, sans jamais y consacrer une note. Je répare un peu cet oubli aujourd’hui.

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Samedi, nous décidons d’aller là où nous avions initialement prévu d’aller la veille. Le premier objectif fut donc Laon. Quand nous partons d’H., beau temps, mais une brume épaisse nous enveloppe pour une bonne partie du voyage. Que cela ne tienne, nous arrivons là-bas peu après midi et je pense trouver le soleil au sommet de la montagne couronnée. Mais non. Après le sandwich avalé dans la voiture, nous allons siroter un café à la terrasse dans la véranda chauffée. Puis, peu à peu on commence à voir apparaître les tours.

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Finalement, tout rentre dans l’ordre.

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Afin de compléter un peu, deux photos d’il y a trois ans :

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La cathédrale s’ouvre. Je sens le froid qui s’échappe de l’intérieur. Mais cette impression est vite compensée par la magie qui vient impressionner nos rétines. Sans doute un peu de répétitions dans toutes ces photos, mais je ne pouvais me résoudre à en éliminer davantage. La voûte de la nef et du chœur se trouve à près de 20 m plus bas qu’à Amiens et la voûte de la tour lanterne au niveau de la croisée de transept à peu de chose près, à la même hauteur de la voûte amiénoise : elle paraît ici incroyablement haute.

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3 mars 2009

Cathédrale d'Amiens (n° 2 et certainement pas fin)

Après Tournai jeudi, ce fut Amiens. Après une longue hésitation d’ordre météorologique, nous y sommes finalement allés vendredi, parce que nous voulions aussi profiter de l’ouverture des stalles, a priori closes le samedi.

Le voyage se fit sous la grisaille, mais une fois arrivés dans la capitale picarde, ce fut un généreux soleil, à peine croyable.

A 15h30, ce fut l’ouverture des stalles. Nous ne reconnûmes pas immédiatement notre guide (voir le compte rendu de notre précédente visite ici), mais lorsqu’il prit la posture du chanoine, ce fut le début d’une crise de rire qui ne s’acheva qu’après avoir quitté ce maître de cérémonie.

Bien sûr la duchesse mère était avec nous. Et pour qu’elle prenne bien conscience de l’importance volumique de l’édifice, nous nous sommes plus de lui rappeler que l’intérieur équivalait presque à deux Notre-Dame de Paris, et que par ailleurs, l’édifice ne paraissait pas aussi grand qu’il est pourtant en réalité. L’absence de chaises dans la plus grande partie de la nef, l’abondance de lumière expliquent peut-être en partie ce « non gigantisme » ressenti. Mais c’est sans doute ce caractère « très bien proportionné » cher à S. qui explique cela. Personnellement, je suis toujours incrédule, il faut que je me persuade à chaque fois que cette cathédrale est la plus grande, et pourtant, je le sais, je le vois, je suis toujours sous le charme de cette voûte incroyable qui culmine au delà des 42 m. Entre bien d’autres choses, c’est peut-être aussi ce côté insaisissable qui fait que cette cathédrale m’attire. Si elle était plus près, je pourrais aller la voir plus souvent pour tenter de percer ce mystère.

Je vais peut-être enfoncer une porte ouverte, mais personnellement quand je suis là-bas et que mon temps est forcément limité, j’en prends plein les yeux et je ne sais plus où donner de l’objectif. Il faudrait faire des milliers ou des dizaines de milliers de photos pour commencer à rendre compte de la chose. Encore ce côté insaisissable...

En attendant que la grâce me tombe dessus (je ne me fais guère d'illusions), place à ces humbles photos de la cuvée 2009. Une nouveauté par rapport aux visites précédentes : la restauration du potail et de la façade sud est terminée.

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2 mars 2009

On est retourné à Tournai !

En mars 2007, nous étions déjà allés (voir ici et à côté). Nous y sommes retournés jeudi. Le temps n’était pas formidable et la cathédrale était une véritable glacière. Outre les échafaudages du choeur qui n'ont pas bougé depuis deux ans, on en trouve actuellement au niveau de la nef (pose d'une nouvelle toiture de plomb) et du transept.

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Lors de la visite, nous avons appris qu’en 2008, la fabuleuse croix byzantine du VIIe siècle que nous avions admiré à l’époque avait été volée avec quelques autres pièces en or. Je n’ai pas de photo de cette croix, mais je vous prie de croire que c’était fabuleux.

Quelques détails du beffroi :

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1 mars 2009

Grand concours international du 1er mars 2009

Le jeu consiste à reconnaître les quatre édifices suivants (notés de A à D). Comme tout le monde est doué, je n’ai pas particulièrement simplifié la tâche (encore que...), mais j’ai quand même mis deux photos par édifice.

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Édifice C :

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Édifice D :

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Prix pour le gagnant : une bouteille de Champagne (ben oui, ça ne rigole pas) !

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