30 août 2009
Astrologie
De nombreuses radios, des télévisions, une forte proportion de la presse hebdomadaire, notamment féminine et la quasi totalité des quotidiens régionaux arborent des émissions, des pages ou des rubriques axées sur l’astrologie. Je ne compte pas les autres pages, l’internet ou d’autres médias qui font également la promotion, la propagande de cette discipline, de la voyance ou toutes autres formes de divinations et de sciences occultes.
Inutile de dire combien tout cela m’agace, même si la plupart du temps j’ignore tout ce matraquage (les médias que j’écoute, que je regarde ou que je lis sont heureusement épargnés). Alors voilà déjà un jugement de valeur fort peu favorable à l’astrologie, mais ceux qui me connaissent ne peuvent pas douter combien je suis farouchement allergique à de telles pratiques.
Je me demande si c’est encore utile de le dire, tant cela a été rabâché çà et là, mais je fais un rappel succinct. Depuis la plus haute Antiquité, comme dirait l’autre, en fait probablement depuis les époques préhistoriques, l’homme a contemplé la voûte céleste, a repéré les positions des objets (des étoiles la plupart du temps, en plus de quelques planètes du système solaire) qu’il voyait les uns par rapports aux autres. Il s’est vite aperçu que tout cela bougeait, qu’il y avait des cycles journaliers, saisonniers, annuels… Son imagination fertile lui a fait établir des liens entre ces observations et leur vie, introduisant rapidement des aspects magiques, divinatoires, légendaires, religieux… D’autant que longtemps, cette voûte céleste portait bien son nom, elle n’avait pas ou peu d’ « épaisseur », tout apparaissait plus ou moins sur le même plan, avec des objets de caractéristiques et de tailles variables (encore que cette variabilité était encore assez limitée à l’époque).
Aristote, au IVe s. av. J.-C. posa le principe du géocentrisme. Ses idées furent redécouvertes vers le XIIe s. et reprises par l’Église et furent intégrées au dogme (je résume peut-être un peu, mais cela revient à ça). Jusque vers la fin du Moyen-Âge, l’astrologie avait assez peu évolué sur le plan scientifique, aucune découverte majeure ne venait contredire les idées aristotéliciennes. Les choses allaient changer avec les idées, les expériences et les théories scientifiques de Copernic, Kepler et Galilée, notamment. Les observations astronomiques, notamment grâce à la lunette et toutes les expériences mises en œuvre, allaient de façon décisive, faire diverger astrologie et la science astronomique. La première resterait avec ses croyances, son extrême pauvreté en terme références scientifiques et qui resteront assez figées durant les siècles suivants. La seconde, véritable discipline scientifique, alliée à la physique allait connaître des progrès scientifiques extraordinaires (gravitation de Newton, relativités d’Einstein…), aidée en cela par les progrès fulgurants des techniques d’observation (télescopes géants, radioastronomie…), voire par de nouvelles sciences naissantes (physique nucléaire, mécanique quantique…).
L’astrologie fait une place primordiale à la notion de constellation, c’est-à-dire à des regroupements apparents d’étoiles qui portent des noms le plus souvent d’animaux ou de créatures plus ou moins mythologiques et auxquelles, pour faire simple, on associe des caractères propres, ces caractères que l’on retrouve dans les signes zodiacaux en fonction des dates de naissances des individus. D’un part, ces constellations n’ont pas une forme bien définie. La constellation du Sagittaire aurait très bien pu s’appeler la constellation du fer à repasser si l’on avait relié les points autrement. Seulement, c’est moins joli. Ensuite, ce qui est presque encore plus risible, c’est que les étoiles qui composent ces constellations ne se trouvent absolument pas sur le même plan, mais peuvent êtres relativement « proches » ou éloignées de plusieurs centaines d’années-lumière ou davantage. L’astrologie a donc encore du mal à tenir compte de la troisième dimension de l’espace et ne parlons pas du temps ! Notons par ailleurs que l’astronomie a abandonné depuis fort longtemps le concept de constellations, celles-ci ne servant aujourd’hui que comme points de repère. A noter aussi que l’astrologie n’a pour ainsi dire pas su faire évoluer, depuis l’Antiquité, la position des constellations au sein de la voûte céleste. Or, insensiblement, celles-ci se sont notablement déplacées et déformées.
L’astrologie va plus loin, puisqu’elle voit des interactions entre les planètes du système solaire (dont elle méconnaît la liste exhaustive) et les constellations. Je dois dire que c’est à mourir de rire quand on entend que « Vénus entre dans la Verseau ». Il faut alors s’imaginer, avec d’autres proportions que Vénus se trouve au bout de mon bras et que les étoiles du Verseau se situent, par exemple entre Paris, Alger, Le Cap ou la Lune !
Immanquablement, la Lune et le Soleil ont une influence sur les forces gravitationnelles et sur l’ensemble des constituants physiques et biologiques de la Terre. Les autres planètes du système solaire, sans doute un peu aussi, bien que là, ça devienne extrêmement ténu, voire négligeable. Enfin, admettons. En revanche, l’influence des étoiles de la Petite Ourse, il ne faut pas pousser. Et même s’il y en avait une, ce ne sont pas les grandes modélisations mathématiques du docteur Élizabeth T e i s s i e r qui vont apporter de l’eau au moulin à tout ce ramassis de fadaises moisies qu’est l’astrologie.
Les horoscopes, me dira-t-on s’avèrent souvent pertinents. Oui, ils sont fort bien rédigés, restent suffisamment vagues pour tout y voir a posteriori ce qu’on a vécu. Des expériences en aveugle ont été menées et ont montré que l’horoscope fonctionnait de la même manière quand le tirage au sort du signe se faisait de façon aléatoire. Alors quoi ? Eh bien, on trouve régulièrement dans les horoscopes, des conseils de prudence que pourraient délivrer n’importe qui. Le reste, c’est du vent, bien évidemment.
Et alors, l’astrologie, ce n’est pas dangereux ? C’était mon sentiment, mais beaucoup d’esprits peu cultivés ou fragiles y croient, se font abuser par des charlatans de tout poil. Certaines personnes, certaines familles, déjà dans la misère se font dépouiller et influencer psychologiquement, avec des effets parfois destructeurs. L’astrologie, comme beaucoup de sciences occultes doit être combattue. Un combat d’arrière garde ? Cela ne sert à rien ? On n’y peut rien ? Un petit peu comme pour les injustices et la misère, il faut baisser les bras ? Oui, on est impuissant. Mais il m’arrive encore parfois de m’indigner, contre l’injustice et la misère, contre plein de choses inadmissibles, et aussi parfois contre l’astrologie et autres fadaises.
26 août 2009
Calvaire de Plougastel
Le 17 juillet, après la visite de l’abbaye de Daoulas, nous poursuivons jusqu’au pays de la fraise, pour aller voir le calvaire (l’église ne présentant pas a priori d’intérêt particulier). Même si je ne les ai pas tous vus, c’est sans doute l’un des plus beaux du Finistère, en tout cas, d’une belle richesse et dans un excellent état de conservation. Est-il (statues) en kersantite ? En tout cas, officiellement, oui et cela ne semble pas trop douteux cette fois.
Lorsque nous sommes arrivés, une jeune femme (enfin, jeune…) était en train d’officier. Il s’agissait en réalité d’une spr*eviste qui donnait des explications à quelques touristes de passage. S., elle, a souhaité me faire un commentaire particulier et concurrent (il est vrai que malgré ma grande inculture, j’ai peut-être fini par acquérir quelques maigres connaissances de base qui échappent encore au touriste lambda). Les deux guides ayant terminé, l’actuelle et l’ex spr*eviste se parlèrent enfin. C’est l’actuelle qui reconnut l’ancienne, compte tenu de son statut de vieux monument. La jeune femme, plus si jeune que ça si on tient compte de son caractère et de ses idées dont la modernité feraient peur à un Cornus rex-populi (genre catho bien comme il faut avec rien qui dépasse). Bref, en tout de quoi la vieillir d’une bonne quinzaine d’années. Moi, je suis une peau de vache ? Mais non, je vous assure…
Chers lecteurs, ne prenez pas peur, il n’y a que 27 photos !



























23 août 2009
Trois ans et quatre jours

Pourquoi n’avoir pas fait cette note le 19 au soir ? Parce que je n’en ai pas eu le temps. Mais comme je souhaitais quand même marquer le coup après coup, voici une photo inédite du mariage civil. Voici donc plus de trois années où nous partageons presque tous nos jours. A l’époque, S. avait fait un pari sur l’avenir quant à sa situation professionnelle très précaire à l’époque. Pour mes beaux yeux (c’est pas moi qui le dit), elle avait quand même quitté un CDI, un boulot qui lui plaisait beaucoup, son breton (non, pas son amant), sa Bretagne, ses amis, ses proches… Et dire que quelques mois plus tôt, elle n’osait pas me proposer le mariage (dans un premier temps, elle avait envisagé, dans le meilleur des cas, un PACS). Elle ne voulait pas vivre à mes crochets, mais je savais qu’il n’en serait rien. Ces trois ans ensemble et à moins d’un mois près, quatre années que l’on a commencé à apprendre à se connaître. Tout cela semble passer à une vitesse fulgurante. Nous aimons tellement partager tout ce que nous faisons que le fait d’être séparés 2-3 jours semble une éternité. S. n’a pas connu que des épisodes heureux dans sa vie et même aujourd’hui, il lui arrive des coups de malchance qui la retardent dans sa stabilisation professionnelle qu’elle mérite tant vu ses exceptionnelles qualités que la plupart peuvent lui envier dans son métier.
Je l’aime. Dans la sérénité que je ressens aujourd’hui, il m’arrive néanmoins de penser comment je pouvais vivre sans elle auparavant. Tout semble si naturel qu’on pourrait croire que nous avons toujours vécu ensemble. On aurait pu se connaître bien avant, mais nous préférons néanmoins mille fois s’être connus plus tard, sans tricher, sans se tromper. Nous nous aimons, tout simplement. Et qu’on le sache une bonne fois pour toutes, nous n’avons pas signé pour un CDI, mais pour l’éternité. Ridicule, usé de dire ça ? On s’en fiche, les mauvaises langues s’useront avant nous.
Ergué-Gabéric
Le lendemain, on découvrait que je ne connaissais pas certains édifices de l’est quimpérois. Nous voilà partis pour Ergué-Gabéric. On veut négliger de nous montrer l’église paroissiale (Saint-Guinal), car elle est fermée en permanence. En la longeant, surprise, la porte est ouverte. Nous pensons immédiatement à Madame K qui nous avait conté les difficultés qu’elle avait eues pour venir la visiter. Nous apprendrons que l’édifice était ouvert durant toute la période estivale.


























Alors que S. commençait à s’adonner à d’érudites explications (alors qu’elle ne connaissait pas l’église avant ça), la jeune femme qui faisait office de guide, intriguée, s’approche. Bien que non spre*viste, elle vient faire allégeance devant S. la Science. Celle-ci lui indiqua d’abord que le Saint-Herbot était un faux et devait cacher un ancien Saint-Antoine.

Ensuite, sur le vitrail S. réussit à résoudre un mystère qui intriguait la guide : un séraphin (à six ailes) portant un crucifix au centre du remplage (à peine visible ici, le gros plan ayant été raté faute de trépied) sur la scène montrant deux donateurs accompagnés de leur saint patron dont saint François d’Assise. Or grâce à la récente lecture d’un roman historique sur les Franciscains, S. a résolu l’énigme : le séraphin est apparu à saint François lorsqu’il a reçu les stigmates. La guide ne pouvait que se prosterner devant S. la Science et la remercier pour les trois siècles à venir.

Nous poursuivons ensuite vers notre objectif initial, la chapelle Notre-Dame de Kerdévot. Inutile de dire que j’ai aimé, y compris, une fois n'est pas coutume, les dorures, le retable... Et ce calvaire aux couleurs changeantes, je ne vous raconte pas.

























A la sortie, un petit tour par le marché bio qui s’était installé devant la chapelle pour la fin d’après-midi. Le kilogramme de tomates bio 4 €, de qui se moque-t-on ? Nous achèterons une bouteille de chouchen fermier, non estampillée bio, mais qui fut un délice.
22 août 2009
Pluie joyeuse
Le jour du 14 juillet, je reste dans mon lit douillet… En fait, pour cause de dujarrierisation, une infirmière fut mise à la disposition de S. (la semaine suivante, c’est moi qui fit avantageusement office d’infirmière). Après la phase d’entretien de S. et le repas, une visite à dame K pouvait s’envisager. Vers le milieu de l’après-midi, nous nous sommes donc retrouvés à Dz où nous pûmes cueillir dame K au passage qui nous emmena à la Pointe du Millier que nous avions négligée un certain 26 décembre. Notre guide ayant des dons de voyante bien connus, elle nous annonça avec une précision minutée le temps qu’il allait faire durant l’après-midi : vent et grosse pluie. Toutefois, ne craignant rien, nous débarquâmes bientôt sur place et nous entamâmes aussitôt une petite promenade, pensant bien entendu défier, repousser les nuages et la pluie. Hélas, arrivés aux environs du bâtiment que l’on peut observer sur la première photo, une perfide petite pluie aux gouttes acérées vint se venger de notre outrecuidance.






Nous dûmes rebrousser chemin et partir, en riant, se sécher jusque dans le donjon karregwennien devant un salutaire café. La châtelaine nous fit aussi découvrir à ce moment là, en grand format, ses extraordinaires photos ouessantines et le premier épisode du Mystère d’Oxymoor qui nous plongea dans des éclats de rire soupçonneux. Après avoir séché nos frimousses (et le reste), le soleil revenu, direction la crêperie préférée de dame K, hélas pleine à craquer. Nous descendons donc dans un petit resto sur le port où nous fut servi une délicieuse marmite de poissons de fruit de mer. Dame K a quand même le chic de nous emmener dans les bons endroits. Merci.

20 août 2009
Artifices
Cette année, point de feux d’artifices en terres éduennes puisque le 14 juillet, nous étions dans les contrées de Cornouaille dans le duché occidental. Qui plus est, il paraissait difficile de faire mieux que l’an dernier tant le feu tiré sur le lac était réussi.
Le 13 juillet, pour cause de bras en compote, nous avions réussi, sans s’être levé à la pique du jour, à consulter le médecin de la cité des peintres, à nous rendre aux urgences de K’, à dujarrieriser S., à faire les courses pour le barbecue d’E. (ce dernier, petit frère de S., d’un an mon cadet, était en congés mais ne sait pas comment est fait un supermarché ni comment on s’y prend pour faire cuire un œuf – je vous assure que je n’exagère pas) et nous avions tout fini pour 12h30. Qui a dit que les urgences étaient prises d’assaut ? Nos nombreuses expériences prouvent le contraire (bon, je blague, nous avons eu de la chance dans nos malheurs, enfin surtout ceux de S.).
L’après-midi, comme E. avait décidé que lors du barbecue du soir, la conversation (ès mécanique et tractoresque) de ses amis ne nous intéresserait pas, nous sommes partis en balade en compagnie de la duchesse mère.
En effet, il me fallait aller voir l’église de Locmaria à K qu’on avait négligé de m’emmener voir parce qu’on était persuadé me l’avoir montré depuis longtemps.
















Après ça, comme c’est juste à côté, visite obligée dans les magasins d’usine des faïences de K pour lesquelles nous avons un intérêt plus que certain. Nous n’avons cependant rien acheté. Ceci dit, avec l’arrivée hier de la duchesse mère dans nos possessions flamandes, notre collection sans être très fournie, s’est néanmoins délicieusement enrichie.
Revenons au 13 juillet. Finalement, même si je la connais assez peu et qu’elle se pare trop d’habits touristiques, je trouve quand même un sacré charme à la ville de Concarneau. Nous y sommes donc allés, notamment pour y dîner. J’ai quasiment décidé du restaurant et en tout cas de son emplacement qui devait être à une distance respectable des différents stands musicaux. Hélas, nous avions à peine commencé de manger que nous fûmes rattrapés par une abondante troupe de musiciens de rue et qui nous a joué une musique de carnaval brésilien. Rien à dire s’ils n’avaient fait que passer, mais ils sont restés plantés là pendant près d’une demi-heure : décidément trop fort et épouvantablement répétitif. Lorsqu’ils se sont tus (sans doute tous morts d’épuisement), nous avons enfin pu déguster nos gambas grillés.
A la nuit presque tombante, le feu d’artifice s’annonçait, mais pour cause de dujarrierisation, nous avons préféré fuir vers l’est. Nous nous sommes donc retrouvés à la célèbre Pointe de Trévignon où le feu n’était annoncé que le lendemain. De là, nous pûmes observer, de loin, le feu concarnois et d’autres artifices côtiers dont plusieurs sur les Glénan (je précise qu’en réalité, il faisait beaucoup plus noir que ce que les photos semblent montrer).




17 août 2009
Retour
Voici donc le retour fromfromo-cornusien. Le départ, contrairement à la coutume n’avait pas été annoncé pour cause de dysfonctionnements internautiques.
Je crois que j’ai aussi de la lecture et des commentaires en retard. Que l’on se rassure, tout le monde sera servi.
En attendant, qui devinera où a été prise cette photo ?

03 août 2009
Abbaye de Daoulas
Dans le désordre chronologique, voici l’abbaye de Daoulas que je vis la première fois via le blog de Madame K et qui m’enchanta particulièrement. Je dois dire que je ne me souvenais plus exactement des photos, mais je n’ai pas été déçu, bien au contraire, la réalité paraissant plus belle.
Nous avions commencé la demi-journée par un repas dans une crêperie un peu plus loin. La serveuse m’avait sérieusement agacée à force d’ouvrir et de refermer cette maudite porte à loquet classique qui donnait sur la cuisine, d’autant qu’elle prenait un malin plaisir à apporter les assiettes une par une aux clients (6 nous compris). Je me demande comment cela se serait passé si la salle n’avait été qu’à moitié pleine.






Nous avons découvert l’abbaye par les deux églises, dont l’abbatiale.









Après, nous avons acheté nos billets. Ce fut l’occasion d’un petit énervement de ma part. Comme je n’avais pas envie de donner mon code postal (comme on le fait trop souvent dans les commerces, ce qui a le don de m’agacer), la dame de l’accueil s’est pris une verte réflexion de ma part, comme si elle avait été une vulgaire commerçante. A posteriori, je le regrette un peu, mais elle n’avait qu’à pas insister. Nous sommes allés voir l’exposition sur Tarente (située dans le haut de la botte italienne) de la Grèce à Rome. Une très agréable surprise pour cette exposition de pièces assez fabuleuses que l’on a l’impression de ne voir que dans des livres ou dans des musées prestigieux. Hélas, aucune photo n’était autorisée.
A la sortie, le cloître (je ne l’ai pas fait exprès, cher Karagar) et ses « annexes ». Trop abondantes photos, mais je n’ai pas pu résister.
















Les jardins que Madame K. nous a déjà montré abondamment, je ne mettrais aucune photo pour l’instant. Juste une remarque cependant : j’y ai vu deux erreurs sur les noms de plantes et je trouve que les étiquettes pourraient être bien meilleures. J’aime bien leur côté artisanal, mais les noms des autorités sont indiqués de façon hétérogène voire fantaisiste. Et pourquoi avoir mis deux étiquettes pour chaque plante où une seule aurait suffit out en améliorant la lisibilité ? Bon, je suis exigeant, voire carrément pénible, mais bon. Autrement, c’est très bien fait, le côté géométrique convenant bien à ce genre de jardin.
01 août 2009
Eau de chêne

Cette année encore, les cieux éduens de juillet ne nous ont guère été favorables. Pas de température suffisante qui aurait permis à mon corps d’athlète d’épouser les eaux rédemptrices de l’étang Saint-Georges. Car oui, celui que je suis, celui qui paraît, celui qui ne voudrait pas être autrement mais rêve parfois d’être autre, alors même qu’il réussit parfois, de plus en plus souvent, à oublier qu’il est… eh bien il croit à la force de cette eau miraculeuse qui guérit bien des choses, et même pour de vrai. Qui croira que je suis devenu fou, qui croira que j’ai bu autre chose que de cette eau ? Je l’ai déjà dit, cette eau est un concentré de tout, et tout ne s’explique pas, du moins je ne veux pas.
Alors ce chêne dont j’ai parlé comme étant le mien, parce que mes parents me l’ont dédié tout gamin quand ils l’ont dégagé du dense fourré qui bordait l’étang. Il était encore tout chétif à l’époque. Il ne pousse pas sur un bon sol (trop argileux, trop humide et fort pauvre). Ce ne sera jamais un géant, mais il a de l’allure. Égalera-t-il un jour les deux frênes éternels qui l’entourent ? Peu importe, il sera là jusqu’à la fin.