31 janvier 2009
Comment se fourvoyer ?
L’après-midi du 30 décembre, décision fut prise de nous rendre dans l’un des temples de la consommation : la Part-Dieu à Lyon. Je me souvenais m’être rendu dans ce centre commercial alors que je ne devais pas avoir beaucoup plus d’une douzaine d’années et je n’y étais pas retourné depuis. Je dois dire que je n’avais rien raté, d’autant que S. ne trouva rien qui puisse l’intéresser. En sortant, nous décidions de nous rendre de nouveau à Fourvière, juste pour prendre un peu de hauteur. Nous commençons par prendre le tram à l’envers. Une fois remis dans le bon sens, nous empruntons le métro puis l’incontournable funiculaire. Je n’ai jamais détesté l’extérieur de la basilique, d’ailleurs très regardable avec cette lumière.



L’intérieur, il n’y a rien à faire, je n’arrive pas à me faire à cette « dégoulinance » de surcharges et de dorures.




Pas moyen là-bas de commettre le moindre forfait. Les veilleuses sont pourtant nombreuses et disposées en plusieurs « massifs », mais pas moyen d’être tranquille un instant, on entre à pleine porte. Je me souviens lors de l’assemblée générale à Reims en 2006 de la fédération dont S. faisait partie (je précise que cette fédération consiste à organiser des gueuletons à Paris chez des amis en faisant semblant de faire des réunions), un des convives qui officiait à Fourvière disait que les bénéfices liés aux cierges y était assez considérable.

Finalement, ce qui est peut-être le plus intéressant là-dedans, ce serait presque les grilles du chauffage au sol.

29 janvier 2009
De ciels en fleurs
Mardi matin, le ciel me sourit alors que le soleil est à peine levé en Belgique.

Ce soir, quittant le lieu de labeur, rendez-vous entre le voleur de choux et le berger.

Samedi, nous nous émerveillons devant l’amaryllis rose en plein épanouissement.

Hélas, victime de son poids et de son porte à faux, en pleine gloire, il chavire et c’est la destruction complète. Le blanc, quant à lui, haut de ses 100 bons centimètres poursuit ses épanouissements.

Le rouge n° 2 (le n° 1, c’était en novembre), court sur pattes, mais riche d’une force insoupçonnée, commence à déployer ses pétales.

Un ensemble floral dominé par des Hyacinthacées.

Et d’autres Amaryllidacées.

27 janvier 2009
Mont Saint-Michel dans le brouillard ?

Mais qu’est-ce donc que cela ? Le fantôme du Mont Saint-Michel transplanté sur le continent ?
Non, il s’agit juste de Saint-Romain-le-Puy, assis sur son cône basaltique dominant la plaine du Forez.
26 janvier 2009
Saint-Victor-sur-Loire
C’est au niveau de la retenue du lac du barrage de Grangent que l’on trouve Saint-Victor-sur-Loire en rive droite du fleuve. Ce village médiéval, installé sur un promontoire rocheux dominant la Loire, se caractérise notamment par la présence d’une église romane du XIe s. et d’un château du XIIIe s. J’étais passé ici une seule fois avant au début des années 1980 à l’occasion d’une formation à laquelle avait participé ma mère. Le lieu est fort connu et apprécié des Stéphanois, mais j’avais négligé d’y retourner. Je me souvenais de l’ancienneté de l’église qui m’avait impressionnée à l’époque (cela m’avait embêté qu’elle fut antérieure à la cathédrale d’Autun) ainsi qu’au caractère sombre et minéral du lieu. Pour le reste, j’avais tout oublié, jusqu’à la forme de l’église et du château.












25 janvier 2009
Grand jeu dominical
Le jeu consiste à deviner où se trouve le lieu représenté par l’ensemble des photos suivantes. A gagner : les photos d’un des lieux depuis lequel sont prises quelques-unes de ces photos.






22 janvier 2009
Joies intérieures et promesses de joies extérieures
C’est l’hiver, chacun, l’aura remarqué. Au jardin, c’est morne plaine et puis le temps n’est pas à la fête. Alors, pour nous remonter le moral, pour fleurir notre intérieur et nous illuminer d’un esprit joyeux, nous avons invité des bulbes à l’intérieur (amaryllis et jacinthes) que nous trouvons à un prix relativement bon marché en Belgique. Et nous essayons de faire en sorte que ces fleurs se relayent.


En novembre dernier, compte tenu de l’étroitesse du jardin, j’avais imaginé la mise en place de rhododendrons nains (probablement trois). Mais, sous les conseils de Pèresserhodo, nous décidions d’opter pour un seul qui ressemblerait plus à un « vrai » rhododendron, mais à croissance limitée. Dans notre région, ces plantes restent assez peu abondantes, on ne trouve pas ce que l’on veut et surtout, il y a à peu près personne pour nous conseiller. Pèresserhodo nous conseilla alors justement sur un rhododendron issu du Rhododendron yakushimanum, autrement dit, un hybride dont l’un des parents serait cette espèce. Décision fut alors prise d’aller quérir le plant en Bretagne. Seulement, Pèresserhodo, qui est un coquin légendaire en décida autrement et il nous fit la surprise de le mettre sous l’arbre de Noël.
A notre retour de vacances, la météo n’était pas favorable à la transplantation et il nous a fallu attendre presque trois semaines supplémentaires avant de planter la bête dans son emplacement définitif préparé depuis plus de deux mois. Le voici donc en situation, à la fois petit et imposant. Le voilà comme le premier vrai témoin d’une multitude de promesse de sourires joyeux au jardin. La suite, au printemps. Merci Pèresserhodo.



21 janvier 2009
Pour voir la montagne sur laquelle on a grimpé pour voir la montagne, il faut monter sur la montagne d’en face
Le 1er janvier, nous étions invités pour le café chez mon cousin et sa compagne, paysans dans la ferme que possédaient initialement mes grands-parents maternels puis mes oncle et tante. Comme nous étions en avance, j’avais émis le souhait d’aller nous balader dans la campagne environnante. Hélas, le brouillard, l’humidité et le froid empêchaient toute promenade agréable. Nous eûmes alors l’idée de reprendre la voiture et de nous hisser au dessus de la couverture nuageuse. Malheureusement, celle-ci se trouvait à une altitude supérieure à celle que nous imaginions. Ce n’est que vers 800 m d’altitude que nous trouvâmes enfin de soleil. Parvenus dans un endroit où je n’avais encore jamais mis les pieds (Monts du Lyonnais), nous pûmes apercevoir les sommets du Pilat où nous étions quatre jours plus tôt.



De retour chez mon cousin, après avoir dégusté le dessert maison agréable à souhait, et après le départ de la quasi totalité des convives, nous eûmes droit de la part de la maîtresse de maison à un discours qui ne fut pas sans me faire bouillir intérieurement. Nous eûmes droit à la relation de la récente opération de désenvoûtement de la bâtisse de la cave au grenier. Bien que récemment restaurée, c’est une maison que je connais bien. Des histoires à dormir debout, des fantasmes invraisemblables colportés par des imbéciles subsistent encore dans des mémoires oublieuses ou incultes, notamment au sujet d’un souterrain qui prend naissance dans la cave. Un souterrain dans lequel je me suis rendu gamin et qui n’a rien de mystérieux puisqu’il d’agit du point de départ d’un drain d’évacuation du trop-plein d’un puits. La compagne de mon cousin (lui était absent à ce moment là) m’a posé la question de comment je me sentais quand je me trouvais dans la cave à l’époque où je la fréquentais (mon père y conservais entre autres, du vin : quel scoop). Inutile de dire que je n’ai jamais rien senti là-bas dedans en dehors de la relative obscurité, de la fraîcheur et de l’humidité, ces deux dernières fort agréables en période de canicule. Je n’ai bien entendu jamais vu de fantôme, contrairement à notre interlocutrice. Cette dernière n’a bien entendu jamais connu mon grand-père, ce qui ne l’a pas empêché des s’imaginer des inepties à son sujet qu’elle n’a même pas osé évoquer.
Après cela, nous eûmes droit au procès de la médecine « officielle » ou « chimique » face aux thérapies alternatives à base de plantes, d’huiles essentielles et d’homéopathie. Notez à cet égard le mélange des genres qui ne fut pas sans m’agacer au plus haut point. Mais je n’ai rien dit, rien du tout. Je suis parfois d’un calme olympien. Si je m’étais laissé aller, j’aurais éclaté et elle n’aurait rien compris. Bien sûr, elle n’a pas tort à 100 %, mais son inculture scientifique lui ôte tout sens critique et j’ai bien l’impression qu’elle gobe tout ce que les « gourous » racontent dans des conférences à la noix, même s’il existe quelques rares personnes valables parmi celles qu’elle a pu entendre. S., qui évoquait quelques uns de ces soucis avec sa directrice, fit tomber notre interlocutrice dans un piège dans lequel elle tomba à pieds joints : le remède consistait en des huiles essentielles de Laurus noblis L. (Laurier sauce) et en un travail sur soi pour rester zen (je résume, mais c’est ça, un gamin de dix ans n’eût pas dit plus mal).
Après avoir salué mon cousin, qui était en train de terminer la traite de ses vaches et qui ne partage pas forcément les idées toutes faites et pseudo militantes de sa compagne, nous prîmes congé. Le malaise en moi n’est pas dissipé parce que je ne me suis pas exprimé. Mon absence de réaction n’est certainement pas de l’hypocrisie ni une façon de me défiler. A quoi bon entamer un débat véhément avec des gens que l’on voit quelques heures tous les ans ? Est-ce le début de la sagesse ou de la lassitude ?
20 janvier 2009
De ciels en clochers
De la fenêtre de la cuisine de la maison de mes parents, je n’ai pas pu m’empêcher de prendre ce ciel en photo, malgré la pollution visuelle conférée par ces poteaux et fils électriques et téléphoniques.



L’essentiel de mon enfance s’est déroulée sous le regard de ces deux clochers visibles depuis la fenêtre nord de la maison (grossissements forts ici). Deux villages qui ont pas mal grossi ces 30 dernières années. Le second, est celui de la commune de naissance de ma mère, même si elle habitait à l’écart, dans la campagne profonde.


19 janvier 2009
Retour sur images de tempête
Peut-être ces images ont un air de déjà vu pour certains, mais comme je n’avais pas eu l’occasion de les montrer moi-même, je les montre aujourd’hui afin de ne pas demeurer en reste et être dans l’air du temps de tempête. Lorsque j’ai pris ces photos, je me souviens de la maladresse avec laquelle je les avais prises, du moins au départ, car je n’attendais pas assez pour déclencher. Si j’y suis quand même arrivé, c’est grâce au mode rafale de l’appareil. Je garde encore un souvenir ému de la scène de ce petit épisode tempétueux estival, ainsi que des circonstances dans lesquelles nous avions vu ça.
En revanche, là où ça peut poser problème, ce sont les embruns quand on n’a pas un appareil étanche. Après cet exercice, le mien revint tout blanc !






18 janvier 2009
Pour voir la montagne, il faut grimper sur la montagne
Après notre séjour finistérien, nous mirent le cap sur RdG. Pour la première fois, nous pûmes faire le trajet entièrement sur des routes expresses et autoroutes, la jonction de l’A85 au delà de Tours étant maintenant complète. Je m’aperçus au passage que cette autoroute recoupe un nombre incroyable de massifs forestiers (au sud et au sud-est de Tours, en plus de ceux de Sologne). Les passages à gibier, cervoducs, crapauducs et autres tunnels ou ponts pour la faune ne sont que de pis-aller à la fragmentation des écosystèmes par ces grandes infrastructures. Je ne suis pas spécialiste de la question, mais je sais néanmoins que l’on fait beaucoup mieux maintenant qu’il y a quelques décennies pour réduire les impacts. Mais est-ce suffisant ? Sans doute pas, les moyens mis en œuvre ne suivent certainement pas, du moins jamais à la hauteur de ce que les écologues seraient en droit d’attendre. La route zéro impact est celle qui n’existe pas. Il n’en demeure pas moins que pour S. et moi, qui avons trouvé le moyen d’avoir des parents éloignés de 900 km, l’autoroute est encore le moyen le plus pratique pour voyager à peu près en sécurité avec armes et bagages. Bien que, simplifié, accéléré le voyage reste long, mais aussi coûteux en péage.
Après avoir récupéré le dimanche par un repas spécial oncle et tante côté maternel, cousins et petits cousins, je proposai le lundi d’aller respirer l’air frais dans la montagne, ma montagne, celle au pied de laquelle je suis né : le Pilat.


S., depuis l’an dernier, s’est exercé l’œil. Elle est maintenant en mesure de détecter les Alpes.

Et même le Mont Blanc !
Nous avons fini par la traditionnelle Jasserie, juste en dessous du Crêt de la Perdrix (1432 m).



