29 avril 2008
Vacances britto-normandes (7) : rencontre belle-maternelle
Le lendemain matin, le lever se fait en douceur. Je tombe (à croire que c’était fait exprès) sur une brochure vantant les mérites du projet de centrale nucléaire de Plogoff (projet dont Madame K. nous avait parlé il y a quelques temps et que j’ignorais jusqu’alors). Le document date de 1979. Je le lis intégralement et malgré ses presque 30 ans d’âge, j’y retrouve les mêmes poncifs du lobby nucléaire. Je dis ça alors que moi-même, je ne fais pas partie des anti-nucléaires verbeux ou pseudo-idéalistes (pour être clair, je ne suis pas pro-nucléaire non plus). Je suis quand même effaré par ce que je lis et je prends conscience que par certains côtés (prise en compte de l’environnement), c’était la préhistoire et par d’autres, que presque rien n’a changé. En définitive, de quoi être démoralisé, même si le projet ne s’est heureusement jamais concrétisé pour de bon. Gloire à ceux qui l’ont combattu, que les raisons de la lutte aient été bonnes ou mauvaises. Pour me consoler, je suis tombé sur un Asterix que je me suis, pour une fois, dépêché de lire avant de quitter les lieux.
Après le petit-déjeuner, direction Quimper. Nous n’avions pas de nouvelles de la môman de S. qui s’était fait opérer la veille de la cataracte. Nous lui téléphonons chez elle : rien. Nous décidons donc d’aller à sa rencontre à la clinique. Quand nous arrivons, elle est déjà partie. Nous la rejoindrons chez elle. Arrivés sur place, S. lui téléphone. Elle est à des années-lumière de penser que nous puissions être là. Cela faisait si longtemps que nous l’avions pas vue (depuis le mariage). Nous allons finalement passer une partie de la journée avec elle. S. est heureuse. Son bonheur est partagé par tous les trois. Nous partons finalement pour la Normandie. J’avais en effet projeté une escale optionnelle à Étretat. Il est trop tard pour arriver jusqu’en Haute-Normandie. Nous faisons donc escale à Caen. Le choix hôtelier est restreint : nous testons pour la première fois « B&B » dans une chambre pour 4 imposée au prix majoré. A ce prix là, on constate que les concepteurs de l’espace « WC-salle de bain » ne devaient pas bien être dans leur assiette quand ils ont dessiné les plans : du grand n’importe quoi pour aller aux toilettes en rampant sous le lavabo.
28 avril 2008
Spéciale sauvetage klegerien
Madame K. dit qu’elle ne capte pas les noms de plantes, ce que je réfute, bien entendu. Je propose donc de réorienter son antenne interne. Me dira-t-elle que sa plante à fleurs blanches serait celle-là : Leucojum aestivum L. (Nivéole d’été) ?

27 avril 2008
Vacances britto-normandes (6) : approche capiste
La visite du Mont Saint-Michel terminée, nous devions trouver un coin pour manger. Sans connaissance des bons coins pour manger correctement à un prix raisonnable, nous avons repris la route pour le Finistère. Nous avons fini par « atterrir » dans une cafétéria de supermarché. Évidemment, le romantisme n’y était vraiment plus du tout. C’était à Lamballe. Alors, comme nous étions sur place, nous pouvions bien aller voir la collégiale Notre-Dame-de-Grande-Puissance. Hélas, elle était fermée.
Nous reprîmes la route. Nous finîmes enfin par passer sur des routes presque familières à mes yeux (près de « Carex »). Avant d’arriver à Douarnenez, nous revîmes la mer, que nous n’avions pourtant guère quittée des yeux les jours précédents, avait sur cette plage une couleur et un scintillement inédits et magiques. Nous arrivâmes enfin sur le lieu de rendez-vous. De là, Monsieur et Madame K. nous rejoignirent pour nous rendre dans les pays du bout du monde. Nous arrivâmes à P. et nous eûmes l’honneur du nouveau logis qui se hâtait de se terminer. Nous fûmes accueillis par un peintre fort sympathique (c’est pas bien de faire travailler ses ouvriers aussi tard). Et nous pûmes commencer l’inspection de la maison presque dans chacun de ses recoins. Après s’être émerveillé devant les carrelages et le triforium, avoir contemplé les lumières et la vue imprenable, nous eûmes le temps de prendre un bain se soleil sur la terrasse grande comme une salle de bal. Après avoir salué la maison et ses annexes, nous retournâmes à Douarnenez où nous attendait un restaurant d’une grande originalité, choisi par Madame K. De ce restaurant, on voyait ça. Des lumières qui illuminèrent tel un feu de joie ma resplandissante S.
La soirée fut merveilleuse, bien que trop courte. On va encore s’en souvenir longtemps. Après ça, nous eûmes droit aux élixirs de Sœur Kleger, avant d’aller nous coucher dans notre hôtel particulier.
Vacances britto-normandes (5) : Mont Saint-Michel
Après avoir pris congé de nos amis, nous partons en direction du Mont Saint-Michel. Nous y arrivons vers 10h00 et nous nous acquittons des 4 € de parking. Les parkings n’ont pas bougé. Les travaux n’ont pas commencé (les retards s’accumulent et se comptent en années au moins) sauf pour le barrage sur le Couesnon immédiatement en amont. Cet ouvrage pourra se remplir à marée haute, et l’eau de mer, grossie par le débit du fleuve sera lâchée à marée basse. L’effet de chasse provoquera un auto-curage des sédiments dans la baie, sachant que le remblai actuel d’accès au mont sera en grand partie remplacé par un pont permettant la libre circulation de l’eau et des courants.
Lorsque nous arrivons sur place, il n’y a pas foule et nous pouvons tranquillement commencer l’ascension du Mont. Nous constatons le prix de l’omelette de la Mère Poulard (30 €). Cette vision d’horreur nous fera renoncer à tout projet de déjeuner sur place, même si nous pûmes constater l’existence de tables nettement plus abordables. Sous un soleil éclatant, nous nous arrêtons pour voir l’église paroissiale en travaux. Nous y observons le premier saint Michel. Nous parvenons au sommet pour visiter l’abbatiale. Le prix de la visite n’étant pas particulièrement bon marché, je pensais que le guide était compris. Nous commençâmes donc à nous joindre à un groupe ou la guide avait entamé une présentation globale de la baie et du mont. Au bout d’un moment, nous nous aperçûmes que les auditeurs étaient tous badgés. Après quelques photos extérieures de la baie à marée basse, nous pénétrâmes dans l’abbatiale. Il commençait à y avoir pas mal de monde à l’intérieur (nombreux groupes parlant toutes sortes de langues). Tout ce monde (tout est relatif car on peut penser qu’il n’y avait pas le dixième de la foule des jours d’affluence) m’empêcha toutefois de prendre le recul suffisant et de me recueillir d’admiration en silence, dans le calme et la sérénité que mériterait ce lieu. Enfin, nous pûmes quand même visiter l’ensemble de la merveille. J’imagine que S., qui en était à sa quatrième visite, n’a pas vu la même chose. Pour moi, il sera indispensable d’y retourner, évidemment hors saison et à l’ouverture du matin, ou en procédant de la même manière que ce que Madame K., c’est-à-dire en passant la nuit sur le mont (elle nous en parlera le soir même).
Après la visite, que devais-je constater dans la salle de vente de livres et de souvenirs ? Un morceau du tympan de Saint-Lazare d’Autun (la pesée des âmes) avait été reproduit ici (en plus d’autres sculptures issues d’autres cathédrales). Et bien entendu, aucune explication. Je me renseigne auprès des vendeuses et on ne me donne d’autres explications que ce sont des reproductions de sculptures de cathédrales. Comme si on n’avait pas vu ! Personne ne me donnera d’explication ?
Après la visite, nous descendons et nous arrivons finalement dans la rue des pires marchands du temple où des perroquets haranguent le passant pour visiter je ne sais quoi. Il y a pas mal de monde à ce moment là (c’est l’heure du repas de midi). Nous surprenons une conversation d’une commerçante qui dit que c’est le premier jour de l’année où il y a autant de monde. On peut prendre conscience que nous faisons partie des 0,00006 % des visiteurs annuels du mont ! Reste quand même un très bon souvenir de cette courte visite. En partant, je n’aurais pas voulu m’arrêter de le photographier, comme pour ne rien perdre de ces instants uniques.
25 avril 2008
Vacances britto-normandes (4) : Cap Fréhel
Après Saint-Malo le matin, direction le Cap Fréhel. Là-bas je découvre des expérimentations qui rappellent celles constatées l’an dernier au niveau de la Pointe du Raz et de Ploumanac’h. Je veux parler des opérations de restauration des landes et pelouses dégradées (par le piétinement notamment) et qui ont fortement régressé. Il se trouve qu’un de mes anciens stagiaires travaille actuellement sur cette problématique et ces sites font partie de son aire de jeu. Le temps était excellent et on doit bien dire que je ne suis pas resté insensible à ce lieu. Toutefois, pour en apprécier plus clairement les subtilités, notamment par rapport aux végétations, il faudrait néanmoins y revenir plus tard en saison et y demeurer plus longtemps pour mieux s’imprégner des caractéristiques du lieu.
Le Fort Lalatte se trouve en face.
Nous sommes ensuite rentrés pour prendre un petit bain de soleil sur une terrasse très amicale. Ce fut ensuite un repas de galettes et de crêpes au cours duquel S. s’illustra jusqu’au dessert !
20 avril 2008
Vacances britto-normandes (3) : Saint-Malo
Le lendemain matin nous n’avions rien programmé de spécial. Nous nous décidâmes finalement pour nous rendre d’abord à Saint-Malo. Ne connaissant rien de cette ville à part de vagues souvenirs de l’émission Thalassa, je n’étais pas forcément très enthousiaste au départ. Comme c’était lundi, St. ne travaillait pas, alors que V., elle, était consignée au travail pour une dure journée. Le franc soleil était revenu et je ne fus pas déçu par la ville. A midi, nous nous attablâmes à la terrasse semi-ouverte et semi-ombragée d’un restaurant : que demande le peuple ?
Vacances britto-normandes (2) : Dinan
Après un nouveau repas qui n’avait rien à envier au premier, nous nous rendons sous un ciel plus menaçant à un salon des « vins naturels ». Le terme de salon est un peu usurpé puisque cela se passait dans un petit village, sous un chapiteau planté dans une prairie. Résultat : de la boue malgré la paille disposée dans les passages. Quand on va dans un tel endroit, il est d’usage de ne pas boire, mais, après avoir tâté le vin, de le recracher dans le réceptacle prévu à cet effet. Il se trouve que ledit réceptacle n’était pas systématiquement présent, ce qui obligeait à cracher à même le sol, le résultat néanmoins masqué par la paille. Bien sûr, il y avait une autre solution : ne jamais cracher. C’est le principe qu’avait adopté quelques-uns qui avaient déjà pas mal de vent dans les voiles alors que l’après-midi était loin d’être terminée. Pour ce qui me concerne, ne conduisant pas, j’ai pu me permettre d’en boire une larme à chaque fois. Comme nos amis étaient venus là pour une raison précise, nous ne fîmes pas avec eux toutes les chapelles, mais nous eûmes néanmoins le temps d’en goûter un échantillon suffisant. Parmi les vins présents, certains m’étaient totalement inconnus. Certains m’étonnèrent agréablement (notamment des Alsaces), d’autres ne me plurent pas au moins au premier abord (suis-je trop « classique » ?) et enfin, je découvris des choses plus familières. Je dois néanmoins dire qu’on ne trouve pas dans un tel salon des conditions de dégustation suffisantes : lumière insuffisante, trop de monde, odeurs parasites, bruit… Je ne regrette cependant pas d’avoir vu ça.
Puis nous sommes repartis en direction de Dinan. Nous nous sommes garés près de la basilique Saint-Sauveur. Elle est essentiellement romane (XIIe s.), mais possède un clocher des XV-XVIe s. et un chœur gothique (XVIe s.)
L’église Saint-Malo est de nature gothique et a été commencée à la fin du XVe s., mais a été reconstruite au XIXe s. Sur la façade, j’ai vu un joueur de tennis !
Le reste de Dinan « n’est pas trop mal ». On retiendra notamment la tour de l’horloge, beffroi du XVe s. ainsi qu’un certain nombre de demeures et de rues qui valent le coup. Et enfin, une bâtisse que d’aucun reconnaîtra.
Vacances britto-normandes (1) : première étape
Après avoir complété en un temps record notre dossier de demande de prêt bancaire pour notre future éventuelle nouvelle maison dont on vous a montré la façade ici, nous pûmes entamer notre périple britto-normand. Tout au long du voyage qui devait nous mener d’abord dans les Côtes-d’Armor, nous évitâmes de justesse un nombre incalculable d’orages. Comme première étape, nous avions prévu d’aller voir l’église de bois de Honfleur dont j’avais entendu parler lorsqu’il y a près d’un an, j’y avais séjourné quelques heures (je me rappelle de l’hôtel dans lequel j’avais regardé la fin du débat d’entre deux tours de l’élection présidentielle, et le lendemain matin, le lever du soleil sur le pont de Normandie).
Tout d’abord l’église Saint-Léonard (XV-XVIe s.)
Et la fameuse église de bois Sainte-Catherine (XVe s.)
Autres vues sur le port, notamment avec l’église Saint-Étienne (XVe s. reconstruite au XIXe s.).
Avant d’arriver à destination, comme en manière de première présentation, nous avons pu observer le Mont Saint-Michel. C’était la première fois que je le voyais d’aussi près.
Arrivés chez nos hôtes, nous fûmes accueillis comme des princes. Nos réputations nous précédaient : nous tenons mieux à table qu’une bique sur ses cornes ! Au menu, magnifiques mets et vins rares. Toutefois, il est parfois nécessaire de faire des balades apéritives. Dans ce charmant petit village, nous découvrîmes le Cytisus scoparius (L.) Link (Genêt à balais) en fleurs.
L’église, dans toute sa relative modestie nous est apparue intéressante par le beau temps qui l’inondait. La fontaine Saint-Maudan ne démérite pas non plus.
19 avril 2008
Orchidées hollandaises
A part les jacinthes, les jonquilles, narcisses et les tulipes, il y avait d’autres fleurs à découvrir à Keukenhof. Parmi ces dernières, les orchidées occupent une place de choix. Normalement, je ne suis pas tellement orchidophile, mais comment résister à ça ? Evidemment, s’il s'agissait d’orchidées sauvages indigènes, ce serait au moins aussi bien, voire beaucoup mieux...
18 avril 2008
Tulipes hollandaises
Ce qui avait motivé le voyage des 9-10 avril en Hollande était bien les tulipes. Voici donc le plat de résistance du parc de Keukenhof. Certaines étaient disposées à l’intérieur. J’en avais déjà vu dans des catalogues, mais le fait d’en voir autant en si peu de temps m’a tourné un peu la tête. Oui, j’ai aimé ça et S. n’était pas en retrait non plus.
Alors on aime ou on n’aime pas, mais en voici un large échantillon. J’espère qu’il ny aura pas d’overdose. De toute manière, il y a un antidote.






































































































































































































































































