10 août 2007
Vacances diagonales
Comme nous avons de la chance et que j'ai encore plein de congés à prendre, et comme il va faire très beau à compter de demain, nous partons dans ces coins primitifs là :
Puis, nous irons dans ces contrées du milieu :
Pour terminer de façon très occidentale :
Rendez-vous donc à la rentrée de septembre. D'ici là, tout le monde a le droit de jouer (même si ce sera plus facile pour certains) en me disant où ont été prises ces photos.
Bonne continuation à toutes et à tous.
07 août 2007
Nouveau réveil de Saint-Georges
On dit que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Pour le pêcheur de carpes, la réussite appartient à ceux qui se lèvent tôt… et à ceux qui se couchent tard !
Lors de la semaine du 14 juillet, un coup prémédité de longue date fut mis à exécution. Le second soir de pêche se concrétisa par une prise. Cela ne fut pas fait sans difficulté : nuit tombante, canne dans une main, épuisette dans l’autre, rames de la barque dans les 3ème et 4ème mains car S., peu convaincue par l’imminence d’une prise (ce n’était pas la seule) était restée à son point de croix. Bref, après de longues minutes de combat avec le monstre des profondeurs, ce dernier finit par s’avouer vaincu et fut mis au sec. La bête devait faire dans les 4 kg, mais Maître Cornus sancti-georgii, tel le Héron de la fable, dédaigna sa proie et lui rendit aussitôt sa liberté, espérant dénicher un autre dragon d’un poids triple au moins.
(source : IGN, Géoportail 2007)
Le jour du 14 juillet, Cornus sancti-georgii ne resta pas dans son lit douillet. A 5 heures, il était debout et après avoir épié la nature en réveil et fomenter on ne sait quel stratagème, il fut à pied d’œuvre sur la chaussée de l’étang.
Le soleil finit par se lever, éclairant joyeusement les êtres arachnologiques.
Malgré la mort de leurs congénères disparus prématurément à l’automne dernier, les arbres méridionaux vinrent se mirer sur l’eau désespérément tranquille.
Après le feu d’artifice, après plus de 18 heures de tension ininterrompue, les gaules furent retirées. C’était l’échec. Cornus sancti-georgii, déshonoré, la queue basse, n’avait plus qu’à aller se coucher.
04 août 2007
Folies quimpéroises
Lors de notre séjour juillettiste, nous n'avons pas manqué de retourner voir Saint-Corentin. En face, nous avons acheté une assiette qui donne l'heure et un petit peu plus loin, un parapluie biplace à la mode des parasols basiliques (voir ci-dessous le haut du remplage du vitrail) parce que nous, nous sommes gais malgré la pluie.
Et puis nous n'avons pas manqué de voir une nouvelle fois ce que Maître Karagar vient de révéler à nos chastes yeux. Comme je ne veux pas jeter ma part aux chiens et que la photo est un peu différente, je la mets aussi.
Bonne continuation du week-end à tous.
03 août 2007
Dernière
Ce matin, le téléphone sonna alors qu’il n’était pas 7 heures. C’était mon père. Au début, je croyais que c’était la réponse du berger à la bergère puisque la veille j’avais appelé mes parents, encore couchés, vers 7h30 pour régler un truc, qui en réalité, n’était pas si urgent que ça. Mais comme dit mon père ; « on ne dort pas les uns sans les autres ». Et en fait, ce matin, il commença à blaguer par rapport à ça, puis changeant à peine de ton, il m’annonça tranquillement le décès de ma grande tante qui avait passé le cap des 97 printemps. Cela fait encore à peine plus d’un an, elle était encore en pleine forme à tous points de vue, à part qu’elle était de plus en plus malentendante, problème apparu environ 20 ans plus tôt. L’été 2006 lui fut funeste. Sans qu’il y ait eu un accident de santé majeur, elle perdit d’un coup le contrôle de son corps (dont la marche) et de son esprit (à part quelques rares éclairs de lucidité). Cela faisait donc un an qu’elle vivait en milieu hospitalier. En dehors de ces petits travers, j’en garde un excellent souvenir dans la mesure où ce que j’ai connu d’elle n’a été que gentillesse et attentions à mon égard. Si pour elle, il y a bien un bon dieu, elle va donc rejoindre son seul fils décédé d’un accident de voiture vers l’âge de 19 ans, son mari décédé il y a déjà 24 ans et sa sœur (ma grand-mère paternelle) qui nous avait quitté il y a 18 ans. Ma famille n’est pas très étendue. La mort s’est attaquée à la dernière représentante de cette génération. Je crains qu’elle ne s’attaque désormais à la suivante, laquelle a été heureusement plutôt épargnée jusque là. Mais d’ici là, j’espère avoir beaucoup de temps devant moi.
Une auberge morvandelle où elle aimait aller :
01 août 2007
Château de Bussy-Rabutin
Non loin d’Alésia (Alise-Sainte-Reine, Côte-d’Or), où nous étions passé l’an dernier, se trouve dans un lieu presque improbable un amusant château : celui de Bussy-Rabutin. Outre les extérieurs qui se laissent largement regarder (il s’agit d’un ancien château fort profondément modifié au XVIIe s.), ce qui est aussi très remarquable, ce sont les peintures qui ornent l’intérieur. C’est le comte Roger de Rabutin qui en est à l’origine. Il s’agit une incroyable galerie de portraits, de caricatures, parfois extrêmement pince sans rire ou acides sur la société à l’époque de Louis XIV et sur le pouvoir royal en général. S. et moi étions avec deux amis qui ne sont jamais les derniers pour se payer une tranche de rigolade. Comme il faisait très chaud et comme nous avions très soif, nous avons passé près d’une heure au bistrot, juste en face de l’entrée du château. Une heure de rire débridé. Si vous y allez un jour et que vous voulez rire, dites que vous êtes gendarme et que vous voulez boire un coca-cola.





















